‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 293 sur 303 · CHRIST (LETTRE DU) TOMBÉE DU CIEL — CHRONIQUE ALEXANDRINE 1Ô · texte numérisé non relu

CHRIST (LETTRE DU) TOMBÉE DU CIEL — CHRONIQUE ALEXANDRINE 1Ô

tir du fol. 35G, appendice au Hainianota Abaw. Texte remontant à plus de deux siècles, plein de fautes de copie et d'omissions.

2. Tubingue, ms. ;cth. IS, écrit en l'année 7180 de 1:1 création, ou 1C8S de notre ère. Le texte précède ici celui du Hainianota Abaw.

3. Londres, Hrit. Muséum, add. 16219. Catalogiis codicum manuscriiitoriim orientalium, qui in Museo Brilannim assenmnlur. P. III, Codiccs lethiopicos amplcrlens, p. 10.

4. Ms. (le Truinpi), ZcilschrifL der deulschen morijenlàndischen Gescllscha/ly t. xxxiv, p. '241 sq.

5. Londres, Brit. Muséum, Or. ms. ÏS4, fol. 205 «- 208 a, col. 1. D'après Wrifilit, Catalogue of Ihc elhiopic manuscripts in the British Muséum, acquired sinee Ihe ycar 1S47, London, 1877, n. 314. Écrit en 1695. C'est le meilleur texte, selon Hittner, qui en fait la base de son édition, tandis que Pralorius avait [>ris le ms. de Berlin, corrigé à l'aide des n. 2 et -3.

0. 7. Codices 111 et 112, d'ap. Zotenbcrg, Catalogue des manuserils éthiopiens de la Bibliothèque nationale. Le premier serait de 1625, d'après Zotenberg (ce qui est peu vraisemblable), et le second de 1742.

8. 9. 10. Manuscrits de A. d'Abbadie, conservés maintenant à la Bibl. luit.

D'après le Catalogue raisonné des manuscrits éthiopiens appartenant à Antoine d'Abbadie, le texte se trouve dans le eod(X 15 sous le titre : « Lettre à Athanase, laquelle tomba du ciel, » avec le Hainianota Abaw, ainsi que dans le cod. 93. Dans le cod. 214 elle se trouve seule, et porte le titre : « Lettre d'Athanase, tombée du ciel dans sa main un dimanche. » Ce dernier ms. présente des variantes souvent très proches de l'arabe et a en conséquence une particulière valeur pour la constitution du texte.

C'est le texte éthiopien qui a été le plus souvent étudié. En 1817, Hwald édite une traduction partielle du Mazhafa Tomur (livre de l'épître), d'après un manuscrit donné par un missionnaire à la bibliothèque de Tubingue, et y voit une production purement éthoiiienne '. Pratorius publie en 1869 une édition complète de ce document ', qu'il croit d'origine copte et arabe. La même thèse est reprise par Trunipp, qui prouve par les arabismes contenus dans la lettre qu'elle est traduite de l'arabe, et propose quelques corrections au texte de Pratorius, d'après un manuscrit nouveau '.

En 1893, M. René Basset publie une traduction française du livre de l'épitre, dans ses Apocrypiies éllnopiens '.

I.e texte éthiopien est une « seconde » lettre issue directement de l'arabe, sans influence syriaque. La préface indique expressément que le livre est traduit d'un document arabe *, qui dépend lui-même d'un texte copie, mais ce texte copte est inconnu, et d'ail-

' Zeilsclirilt Jer detiLselien mnrgenliindisclien Gescllsduifl, 1S47, 1. 1, p. lG-21 : Veber eine zweite Sammliing àthiopisclwr Handsctiri/len in Tiibinuen. — ^F. Pratorius, Mazlui/a Tomar. Dus œtliiopisvtw Briefbiiclt nacli drei Uandsclxrijten heraitsgcficbcn imd uber.selzt, Leipzig, 1869. — ^Zeitsctirip der deidsclien moigenliindisclwii Gesellsclta/t, 1880, t. xxxiv, p. 241 sq. Xiini Brie/biiclie. — ^ Les upocrypiies éltiiopiens traduits en franç:tis, Paris, 1893, in-8", t. ii, 20 p. Mds'li'afa T'onuir. — U^itlner, op. cit., p. 217 — * Scaliger le troiu'a dans un codex Puteanus, aujourd'hui à la Bibl. nat., tnnds latin JSS4: il le publia dans son Tlicsaurus lenipnrunt, 160G, Append., p. 44 sq; 2" édit., 1658, trè. incorrecte; 3"^ édit., A. Schœne : Eusebii chronicorinn liber prier edidit A. S., in-4», Berolini, 1875, p. 175-239, cl. p. .KV-xvi. Cette 3' édit. a été reproduite par la CoIIeclio Teubneriana : Clironicti minora enttegit et eniendiwit Car. Frick, in-S°, Lipsia;, 1892, 1. 1, p. Lxxxtii-ccx, ccxxi-ccxxii, 183-371. — ' Ms. Madrid, 121, fol. 5462 : A-.»;»i;-.T;i>,,- -f.; ■;i- t!; ToC.;-,' uioC; Toï N".i: Als. Vienne, Iheolog. gr. CLIII, toi. 29S

leurs le copte lit de bonne heure place à l'arabe comme langue popul.iirt en Egypte. D'après les dates des manuscrits, le I.ii're de l'épitre remonterait seulement à la seconde moitié du xvii' siècle. C'est la dernière transformation de la lettre du Christ.

Grâce aux travaux du P. Delehaye et de M. Bittner, l'histoire littéraire de notre apocryphe a clé remarquablement éclaircic. Son origine seule demeure obscure, bien qu'elle puisse être placée, en Orient, après la découverte de Cari Sclimidt, étudiée plus haut. Quoi qu'il en soit de ce problème, qu'aucune conjecture ne saurait résoudre, il n'est pas sans intérêt de voir quelle forme étrange a pu prendre et garder jusqu'à nos jours la préoccupation d'obtenir la sanctification du dimanche. Ce souci est toujours actuel, et nous aide à excuser une supercherie si bien intentionnée.

E. Renoir.

CHRIST (portraits). Voir Jésus-Christ.

CHRISTIANISME. Voir Exp.\nsion du chris-

TI.\MSME.

CHRONIQUE ALEXANDRINE. En 1606, Scaliger publia le texte d'un chronographe de l'antiquité découvert par lui et qui prit dès lors le nom expressif qu'il garda : E.xeerpta Barbari *. Le manuscrit qui lui fit connaître cette chronique, fonds latin 4SS4 de la Bibliothèque nationale, est écrit en onciale mérovingienne du viiie ou plus probablement du vu* siècle. Il contient aujourd'hui 63 feuillets, mais ne paraît pas complet. En haut de la première page, on lit en minuscule Caroline du ix" siècle : Cronica georgii ambionensis epi vel sicul alii dicunt vietoris turonensis epi. Cette indication ne nous apprend qu'une chose, c'est qu'à la date où elle fut écrite on ne connaissait déjà plus l'auteur de ce petit écrit.

L'original était écrit en grec et son traducteur latin était un Gaulois vivant au vi« siècle, ce dont peuvent faire foi des gallicismes assez nombreux; quant à la langue de l'original, il est évident que des phrases comme solis confi.vus est ab Acheis ne peuvent s'expliquer que par un original grec : t'o "1/:o- r,>,w ■j-ÔTù)v 'AyaiMv. Outre la version latine du Bar barus, des portions considérables de l'original grec ont été retrouvées à Madrid et à Vienne ", et connues surtout par des lainbeau.x d'un papyrus niaUieureusement fort mutilé, mais enrichi de curieuses miniatures *. Ces lambeaux, au nombre de 72, ont pu être rapprochés et former 29 groupes, parmi lesquels il s'en trouve 12 presque réduits en poussière. Texte et miniatures sont ainsi reconstitués en partie.

Voici, page pai page, le contenu de ce manuscrit.

Fol. 1. Calendrier. Re lo. En tête, les noms des saisons; au-dessous, les douze mois du calendrier romain personnifiés jiar douze femmes vues à mi-

v*», 299 r". Cf.A.Bauor, dans .Mé/anr/es .VicoZe, in-8'', Genève, 1905, p. 1-9; A. Bauer. Die Clironilc des llippotytos im AlatritensisGrœcits 121, dans Texte und L'ntersiiclutngen, nouv. série, 1905, t. xiv. — * .\. Bauer et J. Strzygowski, Eine .■llexandrinisclieWettelironil:. Text and Miniatureneines griecliisclien Papyrus der SamndungW . Gotenist' ev, Iierausgegeben und erktirt, in-t", Wien, 1905, forme le lasc. 2 du t. li des De 'Usctiripen der l^aiserliclten .\I<adeniie der \Vissenseliaften in Wien; pttihs.-liist. Klasse. Cf. A. Bauer, Zur Liste der prW' feeti .Augustates, dans Wiener Studien, 1902, t. xxiv, p. 347- 351 ; Aus einer neucn Weltelironili, dans Festsctirift Otto Hirselifeld, p. 330-335; L>ie Ilruehstitcl<e einer grieehisctien Weti clironik auf eineni Pa\yrus der Sammtung Gotenisclie/, dans Verliardlungen der 47Versammlung deutsclier l'bilologen und Scliulnuinner z-i Hutte, 1903, p. 122-125. Cf. K. K(rumbacher), dans Byzantiniselie Zeitseliri/t, 1903, t. xii, p. 639; 1904. t. xiii, p. 580; Seyinour de Ricci, L'nc clwonique atexandrine sur papyrus, dans la Reuue arcliéologique, )908, p. 108-11'). Voir la Bibtiograptiic.

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