CIBORIUM
les statues d'apôtres; suivant un usage répandu, on leur avait mis dans les yeux des pierres de couleur; les pierres d'Alabanda, en Carie, seraient d'un rouge foncé. Le fait de mettre la verge haute aux mains des anges, dès le iv siècle, n'a rien de surprenant, il n'en est pas de même de la croix : haslas ciim crucibus; on n'en a ù cette époque aucun autre exemple.
La différence de poids entre les deux statues du Sauveur s'explique par l'emploi d'une sella et d'un Ihronum, ce dernier comportant un dossir, des accoudoirs; on peut ainsi expliquer un écart de vingt livres. Entre les statues d'apôtres et les statues d'anges l'écart est de quinze livres, et peut s'expli-
2918. — Cippe du musée de Bourges.
D'après Roliault de Fleury, La messe, t. n, pi. xc.
quer par les ailes massives et de grandes dimensions.
Ce somptueux ciboriiim fit partie du butin oniportc par l'armée des AVisigoths au commencement du v" siècle. Sous le pontificat de Sixte III : lecit Valenlinianiis Augusius ex rogatu Xysli episcopi jastidium argenlium in basilica Constanliniana qiwd a barbaris sLiblalLun f Lierai pens. libras WCX'^.
III. Saint-Laurent. — Il est fort probable que l'exemple donné par la basilique constantinienne fut promptement et généralement imité. Deux médailles d'origine romaine, trouvées dans les catacombes, nous ont conservé les plus anciennes figurations de ciboria que nous connaissions. Voir Diclionn., t. i, col. 1825, fig. 491-492. On y voit un ciboriam soutenu par des colonnes torses et cannelées en spirale, le bas est terme par des transennes ou claires-voies et un fidèle s'approche avec un calice d'oblation. Sur l'architrave, une herse de cierges allumés, suivant un usage que Paul le Silentiaire signale à Sainte- Sophie. Nous ignorons l'autel figuré sur cette médaille, tandis que sur la deuxième nous savons que c'est le tombeau de saint Laurent. Un ciboriam à quatre colonnes torses s'élève au-dessus de l'autel, il est orné d'arcades à sa partie supérieure et laisse tomber des guirlandes de son architrave. La base est garnie de claires-voies
qui enferment l'autel. Cette médaille est d'autant plus précieuse qu'elle nous montre la confession de saint Laurent à l'époque constantinienne et depuis avant le pontificat de Sixte III vers 432, lequel modifia l'ancien ciboriam, en sorte que la description du ciboriam constantinien s'applique seule à notre petit monument '.
IV. Sainte-Pétronille. — Un autre monument antique, malheureusement réduit à un simple fragment, est un tronçon de colonnette de marbre blanc.
làce regsrdanl la /Jef
2919 — Ciborium constantinien du Latran (restitution). D'après Robault de Fleury, La messe, t. n, pi. xc.
de 0">24 de diamètre, qui a dû primitivement soutenir le ciborium des Saints-Nérée-et-.\cbillée, dans les ruines de l'antique basilique de Sainte-Pétronille. Au miUeu du tût, on voit un bas-relief dans le style du iv« siècle. Le martjT vêtu de la tunique et du pallium, les mains liées derrière le dos, est attaché à une croix en forme de T que surmonte la couronne qui doit être le prix du martyre. LTn soldat vêtu de la tunique ceinte et de la chiamyde est debout derrière le patient, le saisit de la main droite et de la main gauche brandit le fer avec lequel il va le frapper. Ce tronçon s'était peu à peu enfoncé à une grande profondeur dans les galeries inférieures du troisième plan du cimetière, sous le pavé de la basilique, et s'était arrêté aux fondations. Voir Diclionn., t. i, col. 422, fig. 68.
Vers le v= siècle nous trouvons une pyxide d'ivoire de la collection Basilewsky sur laquelle est représenté un ciboriam. Il se compose de deux colonnes en spirale qui soutiennent une niche dont une coquille voudrait
' Lifter ponlificalis, édit. Miimmsen, t. i, p. !)S. Rossi, Bull, di arcbeol. crisl., 1869, p. 51, 52.
'Ee
CIBORIU.M
simuler la perspective. Une lampe y est suspendue. De chaque côté sont attachées deux cornes qui figurent Vélhrog et le loulab. Ce ciborium abrite un autel sur lequel reposent les tables de la Loi. Bien que le tabletier ait voulu se rapprocher, dans la mesure de ses connaissances archéologiques, de ce qui pouvait convenir à l'histoire de Moïse dont la pjTcide rappelle trois épisodes, il n'afguère fait qu'ajouter le symbole juif à un type d'autel chrétien' (fig.2920).
V. Thess.\lonique. — Les mosaïques de Saint- Georges à Thessalonique nous ont conservé plusieurs spécimens de ciboria. Bien que les dessins de Texier ne soient pas d'une exactitude très rigoureuse, on peut accepter, d'une manière générale et faute de mieux, les données qui s'y trouvent. L'n premier
— Ciborium figuré sur une pyside de la collection Basilewskv.
D'après Rohault de Fleury, La messe, 1. 1, pi. 41.
ciborium se voit dans une abside : il se compose d'un toit pyramidal, porté sur quatre colonnes. La maladresse de la perspective pourrait donner lieu de croire que le toit est polygonal, mais la présence de quatre colonnettes de support et l'usage constant du plan carré ne permettent guère de s'arrêter à cette idée d'un plan polygonal. Le sommet est couronné d'une aigrette et les pans du toit imitent des tuiles en forme d 'écailles. L'entablement dessine trois bandes : les deux, inférieure et supérieure, ornées de treillis or sur fond rouge : celle du milieu, d'une série de disques or sur fond bleu. Des pendeloques rouges sont accrochées au-dessous de cet entablement entre les colonnes : au milieu, une lampe bleue semble imiter le cristal de roche. Les chapiteaux sont byzantins, les fûts en spirale, les bases reposent sur une marche garnie d'arcatures alternativement bleues et rouges. Les colonnes sont d'or; le fond de l'abside ofire.une série d'arcades -.
A Saint-Démétrius de Thessalonique, le ciborium d'argent était une des pièces les plus précieuses du mobilier liturgique : « Cet ouvTage, écrit un de ses admirateurs, aussi sacré que remarquable, s'élève au milieu du temple dans la partie gauche. Il est de forme hexagone, soutenu par six colonnes, avec des murs en même nombre, d'argent fin, et orné de ciselures, et la couverture de même s'élève circulairement surlles six ^côtés et supporte comme sur une base
' A. DarccI, Colleclion Basilewsky, in-4», Paris, 1S74, p. 6, n. 29; Garrucci, Sloria deWarle crislitma, t. vi, pi. cxl] p. 61; Rohault de FIeur>-, La messe, t. i, pi. xLi, p. 122; t. 1, p. S. — = Ch. Texier, Archiiccliire b>i:anline, in-tol' Pans, 1S64, pi. xxxii-xxxiii; Rohault de Fleur\-, op. cil.,
une sphère d'argent d'une grandeur non médiocre, sur lacpielle courent comme des tiges de lys admirables et au-dessus rayonne le signe de vie, l'adorable croix de noire divin Sauveur. > Un peu plus loin il est question des portes d'argent du cibrtrium '.
VI. Saint-Clément a Rome. — La basilique de Saint-Clément, déjà si précieuse à tant de tilres.devait encore fournir un ciborium du commencement du vi« siècle, ses deux chapiteaux, son architrave, sa date et le nom de son auteur. Cette trouvaille était digne de celui qui l'a faite, J.-B. De Rossi,et qui en
2921. — Chapiteau du Cihorium de Saint-Clément. D'après une photographie.
a montré toute l'importance historicfue en même temps que l'intérêt artistique •. L'inscription d'un des chapiteaux donne le nom de Mercurius.
+ MERCVRIVS PB SCE E[ccZ. Rom. serim]S ■ DN\
Ce prêtre Mercurius devint pape sous le nom de Jean II, il érigea l'autel de Saint-Clément entre 514 et 523. Xous le retrouverons en étudiant la basilique de Saint-Clément. Voir ce mot.
De l'architrave il reste un fragment formant le socle d'un chancel à gauche, côté de l'évangile, prés de la porte latérale du chœur: on v lit cette inscrii>tion : ALTARE TIBI DEVS SALVO HORMISDA PAPA MERCVRIVS PRESBYTER CVM SOCIIS OF(/t77). Si on complète ce fragment, ainsi que la longueur de l'inscription autorise à le faire, elle nous olïre 2'"80 de longueur sur O""!? de hauteur. Les deux autres fragments épargnés ne l'ont été que gr;ice à leur réemploi dans le tombeau du cardinal Vcnerio, mort en 1489 '. L'inscription du chapiteau ne laisse
t. ir, p. S. — ' Ch. Texier, op. cil., p. 134. — • De Rossi, Bull, di arch. crist., 1870. p. 163; Gamicci. Sloria dcW arle cristiana, t. vi, pi. 409; I^ohault de Fleury. Lu ine.-isc, l. ii, pI.xr-ni;Venturi, SloriadeW arle i(a;..Mi]ano. 1901. t. i. p.91, fig. 74. — 'Ce tombeau est situé dans la ue[ de ^;iiichc.
r.flYPRE
V. Orfèvrebie. — En 1899, quelques pièces d'orfèvrerie furent trouvées près du monastère d'Acheropcetos, situé à dix kilomètres environ de Kcrynia, dans la partie nord de l'île. Ce trésor se composait d'un petit nombre d'objets '■ :
Vn bassin circulaire en argent. Au centre, une croix dans un encadrement de feuillage et une moulure. Croix et feuillage sont nielles. Voir Diclionn., t. ii, col. 608, fig. 1458. Au revers sont cinq poinçons : deux circulaires, un rectangulaire terminé en arc, un carré, un cruciforme. Ces poinçons portent des li-
Un récipient hexagonal en argent, probablement un encensoir'. Voir ce mot.
Vingt-quatre cuillers d'argent '. Deux d'entre elles portent sur le manche une inscription : AY+AV, et une autre moins énigmatique : OeOACOPOY. A l'intérieur de la spatule, quelques-unes portent un animal vu de profd à la course : un griffon, une panthère, un tigre, un cerf, un ours, un cheval, un rhinocéros, un lièvre, un lion, un bélier. Au revers de la spatule, une décoration foliacée très délicate'. '
Une autre trouvaille a été faite depuis à Lapéthos:
2914. — Le mariage de iJaviil. D après The archseolog ia, t. i.x, pi. '1.
gures, des monogranunes et des inscriplions : a. en légende + ICOANNIC, monogramme nETPOY ^■.') ; b, légende et monogramme TPY((())(JON ; c, légende + OCùM(AC); (/ légende (+lûû)ANNOY, monogramme; e légende et monogranune CiCINNIC (fig. 2913).
Un bol ou bassin profond, en argent, monté sur un pied circulaire très endommagé. Au centre, un médaillon offrant le buste d'un personnage nimbé, saint Serge ou saint Bacchus. Voir Diclionn.. t. ii, col. 008, fig. 14.59 =.
* O. Dalton, A lnjzunlinc silver treasiirc, dans The oJ'chœologin, 190U, t. lvii, pi. xvi, n. 2, p. 165; Calalogiie, p. 86, n. 397. pi. XXIV, n. 1 . — - .1 byzantine, pi. xvi, n. 1, p. 159; Calahyne, p. 87, n. 398, pi. xxiv,2. — » .1 byzantine, p. 168. pi. xvn; Catiihyne, p. 87, n. 399. — • A byzantine, p. 170, fig. 12, pi. xvni; Catalogue, p. 89, n. 400-424, pi. xxv. — ^ .1 byzantine, p. 172, fig. 17. — ' C. Enlart, Trouvaille d'argenterie et de bijoux faite à Chypre, dans le Bull, de la Soc.
elle contient des monnaies de l'année 505 à 085; en outre, cinq plats d'argent décorés au repoussoir et représentant une cérémonie nuptiale, David inspiré, David combattant un ours, enfin deux autres moins importants, entrés comme le trésor d'Acheropidos au British Muséum '^, sauf quelques pièces conservées au musée de Chypre et dans la collection Pierpont Morgan '. En voici d'ailleurs un inventaire sommaire : Trois plats figurant : a) l'onction de David'; h) la présentation de David ;i Saiil; c) David revêtu de
nat. des antiq. de France, 1903, p. 172; O. Dalton, A second treasure from Cypriis, dans The archarologia, 1906, t. i.x, p. 1-24. — ' Sambon, dans Le musée, a\TiI 1906; Cli Dlchl, Manuel d'cu-t byzantin, 1910, p. 294-296, fig. 154-155: O. Dalton, Byzcmtine siliiersmilh's work jrom Cyprus, dans Bijzanlinische Zeitschrijl, 1906, t. xv. Plusieurs pièces ont été cachées, en attendant de pouvoir être emportées hors de Chypre. — • The arehicologia, t. lx, p. 2, 7, flg. 3.
CHYPRE
l'armure royale. — Deux plats plus petits figurant David tuant un lion; David et un guerrier. — Un ))Iat plus grand figurant le combat de David contre Goliath: tous ces plats sont poinçonnés. — Seize médaillons d'or, dont quatre grands avec effigies et légendes de Maurice Tibère, de Justin, de Justinicii, de Théodose, ayant dû entrer dans la décoration d'un collier. — Bracelets, colliers, pendants d'oreille'. — Un grand plat d'argent (diamètre 0°'44) monté sur pied circulaire; au centre, un monogramme dans une guirlande -. — Un plat d'argent (même diamètre) : au centre, une croix dans une guirlande '. — Un plat d'argent (diam. 0'°14); David tuant un ours'. — Un plat d'argent {même diamètre); le messager Samuel aborde David, dont le type est identique à celui d'Orphée». — Un plat d'argent (diam. 0'»27), représentant le mariage de David' (fig. 2914).
« Sur les petits disques (0""14) on retrouve dans les paysages qui occupent le fond de la composition, dans la façon dont les épisodes sont traités comme des
VI. BiBMOGR.\PHiE. — (;. D. Cobham, A biblio- (jrapby of Cypnis, i" édit., Xicosia, 1900; A handbook of Cyprus, in-12, London, 1901. — O. Dalton, A byzantine siluer treasure from Ihe district of Kerynia, Cyprus, now preserued in Ihe British Muséum, dans The archœologia, 1900, t. lvii, p. 159-174; A second silver treasaie from Cyprus, dans The (u-chœologia, 1906, t. Lx, p. 1-24; Byzantine silnersmith's u>ork from Cyprus, dans Byzanliniscbc Zeitschrifl, 1906, t. XV ; Catalogue of early cliristian antiquities, 1901, p. 86, n. 397-424, pi. xxiv-xxv; Byztmtine art and archeeolugy, in-S°, Oxford, 1911, p. 541, 569 sq., fig. 327, 353-361. — H. Delehayc, Saints de Chypre, dans Analecta bollandiana, 1907, t. xxvi, p. 161- 301. — C. Enlart, L'art gothique et la renaissance en Chypre, 2 vol., in-8°, Paris, 1899. — J. Hackett, A history of the orlhodox Churcli of Cyprus from the coming of the apostles Paul and Barnabas to the commencementoj the british occupationiA.D. 45-A.D.1S7S), together with some account of the latin and olher Churches
2915. — Lampes, candélabre, pichets en bronze. D'apiOs TUe arcltœotogia, t. L.K, p. 24, fig. 17
scènes de genre, chasses et bergeries, dans l'attitude (les personnages, le souvenir de la tradition alcxandrine et du style pittoresque hellénistique. Les grands disques au contraire (0'»27) offrent des compositions plus solennelles et plus rares qui procèdent du style monumental; les personnages y sont symétriquement groupés devant une construction à arcade centrale soutenue par quatre colonnes, qui rappelle le fond du bouclier de Théodose, à Madrid : et comme dans ce monument, à l'exergue inférieur, des motifs allégoriques, de stj'le antique, figurent divers objets en harmonie avec le sujet représenté. Dans les costumes apparaît le même mélange caractéristique de personnages vêtus à la mode byzantine et de figures tout antiques. On verra ailleurs le vif intérêt qu'olTrent ces monuments pour l'histoire de l'iconographie byzantine et ce qu'ils apprennent sur l'origine de l'illustration du psautier. Ils ne sont pas moins remar- (|uables par la valeur artistique, par la beauté de la composition, par l'élégance harmonieuse des figures. Ce sont assurément, parmi les monuments connus de cette époque, les chefs-d'ceu\Te de l'orfèvrerie byzantine, et il y a tout lieu de les attribuer à un atelier syro-égyptien et de la date du vi"^ siècle '. »
Enfin quelques lampes, chandeliers et pichets en bronzes (fig. 2915).
' Tlie arcliœoloniii. p. 2, 3, 11, fig. 7. — = Ibid., pi. i, fig. 1 , p. 3, n. 1. — • Ibid., pi. i, fig. 2, p. 3, n. 2. — ' Ibid., p. 7,
cvisting in the island, in-8°, London, 1901. — Koliler, Mélanges pour servir à l'histoire de l'Orient latin et des croisades, Paris, 1900. — E. Michon, Inscription chrétienne de Chypre, dans le Bulletin de la Soc. ncU. des antiq. de France, 1901, t. lxii, p. 185-192. — F. Xau, La légende des saints évêques Hcraclide, Mnason et RJiodon, ou l'apostolicité de l'Église de Chypre, dans la Revue de l'Orient clirétien, 1907, t. xii (II" série, t. ii), p. 124-136; Une lettre apocryphe de Paul et Bcwnabé au.v Cypriotes, dans la même revue, p. 136-138. — E. Oberhummer, Berichl liber Géographie von Griechenland, III, Kypros. dans Jalvesberichl iiber die Fortsclirifle der klassisclien Altertumswissenschaft, 1893, t. Lxxvii, p. 2i)-96; Die Insel Cypern, {11-8", Miinchen,
1903, t. I. — A. Palmieri, Chypre, dans Dictionn. de théologie catholique, t. 11, col. 2424 sq. ; La predicazionc del cristianesimo netV isola di Cipro, dans Bessarione,
1904, p. 4-12. — P. Perdrizet, Notes sur Chypre, dans le Bulletin de Correspondance hellénique. 1896, t. XX, p. 349-351, pi. XXIV. — Petit, Vie et ouvrages de Xéophyte le Reclus, dans Échos d'Orient, 1898-1899, p. 257-258. — S. Vailhé, Formation de l'Église de Chypre (-131), dans les Échos d'Orient, 1910, t. xiii, p. 5-10.
H. Leclercq.
fig. 4 fc. — ' Ibid., p. 8, fig. 4a. — ' /6i<i., pi. n, p. 3, n. 3. 'C. Diehl, op. cit., p. 294-296.
Réseau de bibliothèques
Université d'Ottawa
Échéance
Library Networl<
University of Ottawa
Date Due
a 3 9003 0 063902^9b ' '^ « " ° <- ^ P E R N fi N