‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 302 sur 303 · CIBORIUM · texte numérisé non relu

CIBORIUM

tantôt debout, isolés sous des arcades. Les conditions d'un ciborium imposaient une disposition qui nous parait judicieusement comprise dans l'essai de restitution de Rohault de Fleury (fig. 2919). Non seulement il fallait se ménager la place nécessaire aux douze

pas recevoir plus de quatre statues d'apôtres'groupées deux par deux de chaque côté du Christ assis.

Sur les faces latérales, huit statues d'apôtres, quatre de chaque côté.

Sur la face postérieure, regardant l'abside, le Christ

2917. — Ciborium du Latran dans l'antiquité. D'après Rohault de Fleury. La messe, t. n, p. 3.

statues, mais tenir compte de la poussée d'un tel poids. Ces apôtres tenaient en main des couronnes, geste et symbole que nous rencontrons fréquemment au IV' siècle et notanmient sur la mosaïque de la salle dite du Concile au Latran, où les vingt-quatre \'ieillards tendent :eur couronne à l'agneau. Il existe bien d'autres représentations d'apôtres tenant des couronnes, sur des mosaïques, des sarcophages. La face antérieure, d'après ses dimensions, ne pouvait

assis sur un trône entouré d'anges. Il se pourrait que cette représentation n'eût pas encore eu alors de précédent. Assez longtemps après, les mosa'iques de Saint-Apollinaire de Ravenne nous montrent de même le Sauveur sur un trône, bénissant de la main droite et ramassant de l'autre main les plis de son manteau. Quatre anges tenant la verge haute sont debout à ses côtés. Les statues d'anges du baldaquin semblent avoir été façonnées avec plus de luxe que

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