‹ Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgieChapitre 87 sur 303 · MINE SENEM · texte numérisé non relu

MINE SENEM

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Ces deux personnages avaient été des solistes et à ce titre avaient eu leur rang marqué. Jlais il n'en fut pas toujours ainsi; une confusion tendra de bonne heure à s'étabUr entre chantres et lecteurs, un moment viendra et qui n'est pas très éloigné où lecior et cantor ne feront plus qu'un '. A Alexandrie, les fonctions de lecior et de canlor pouvaient être remplies même par des catéchumènes, d'autres Églises les réservaient à des baptisés '. Les Pères latins désignent couramment les solistes par le nom de lecior '.

Le pape Damase, qui avait consacre deux compositions en vers ii des chantres, devait se montrer protecteur du chant liturgique. Une poésie attribuée à saint Jérôme dit à son sujet ' :

Psallere qui docuit duîci moduhimine sanctos^ Not^erat iste dccem legis qui u^rba dedisset. Quoi digitis citharam chordis totideniquc dicavit Xomina vel signum^ numerum cru.v ipsa noiaiet. 5 Credere quid dubitas? Virtus régit omnia Cbrisli, Qui varias funxit uno sub carminé tinguas, Vt pecudes volucresque Deum cognoscere possint Hic sonus est fidei, mentes qui muUet amaras.

n. 1 ; Dcunasi epigrammata, édit. M. Ihm, p. 38. n. 33. — * Damasi epigrammata. p. 1,

1754. app.

Lipsia", 1S9

n. 1, ligne 10. — ^ De Rossi, Bull, di archeol. crisl., 187ô, p. 78; Roma sottcrranea, t. m. p. 236 sq., 244. n. 2; Gruter, Inscr., p. 1174, n. 1 ; Baronius, .Annales, ad ann. 385; Merenda, op. cit., append., n. iv; De Rossi. Inscripl. chrisl., t. II, p. 109, n. 61 a; Buecheler. Anthol. epigr., n. 761 ; .\. de Waal, op. cit., p. 311; M. Ihm, Damasi epigrammata, p. 2S,n. 21. — ' Sozoméne, Hist. eccles., 1. IV, c. m, P. G., t. Lxvii, col. 1116, le dit d'un martyr Martianus. — ' Il suit de là également que le soliste n'était pas occupé à la messe proprement dite. Dans la liturgie romano-grégorienne également le chant responsorial n'a lieu qu'avant l'ofTertoire. — ' De Rossi, Bull, di arch. crist., 1883. p. 3 sq.. 21 sq.; Liber pontiflcalis, édit. Duchesne. t. I, p. 210, Tommasi, Opéra, édit. Vezzosi, t. iv, p. xxii; D. Giorgi, De liturgia romani pontifîcis, 1743. t. n, p. Lxxxivsq. — 'II. ïhm, Damasi epigrammata, p. 66. n. 63.

Sic creulura prior tanio pro munere rjaiidel, 10 Offerat ut duniino saluet qiios gralia uocis. Quisqtie siiil veniat cupieiis haurire flitenla Inveniet latices seruant qui dulcia mella-

Une lettre apocryphe de Damase à saint Jérôme voulait même aller plus loin et accréditer l'opinion qu'avant ce pape il n'existait ni cliantres ni chant d'aucune sorte dans l'Église de Rome : Grœcorum psallenlium ad nos dirigere tua fraiernilas delectetiir : quia lanliv apud nos simplicitatis indarjo est, ut tanium in die dominica apostoli cpislola una recitetur et evangelii capilulum unum dicatur et nec psallentium mos tenelur,nec hymni dccus inore nostro cognoscitur'-.

Sous Damase, le prêtre Léon consacra la basilique d'Hippolyteàl'Agro VV/fino. L'inscription qui rappelle ces travaux débute par une exhortation aux fidèles '.

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