EMP
tuettes en bronze et de meubles étaient incruslés d'émaux.
EMBAUMEMENT. La première opération consistait à extraire du corps, par une ouverture pratiquée au flanc gauche, les intestins et les viscères; la cervelle s'enlevait par les narines au moyen d'un instrument recourbé. Puis on introduisait des aromates dans les cavités de l’abdomen et de l'estomac, et, dans la tête, du bitume liquide, qui durcissait en se refroidissant, ou quelquefois de simples chiffons. On desséchait le corps en l'exposant à un courant d'air chaud; on le plongeait ensuite dans un bain de natron et l’on appliquait du bitume sur la peau pour la préserver des variations hygrométriques. Enfin les bandelettes, après avoir été imbibées d’une composition végétale, insecticide et très-odorante, étaient minutieusement enroulées autour du corps. — Voyez Banpecerres. Les intestins et les viscères étaient embaumés à part dans les vases dits canopes (voyez ce mot). Voyez dans Champollion, Monuments, 188, les instruments dont on se servait pour les diverses opérations de l'embaumement.
EMPIRE. Pour la division de lhistoire de
ENC 205 l'Égypte en ancien empire, moyen emprre et nouvel empire, voyez Dynasries.
ENCENS. L'encens qu'on brülait sous forme de grains ou de pastilles, devant les dieux, était extrait d'arbres résineux de l'Arabie. Dans les tableaux de l'expédition dirigée, dans le Pount, par la reine Hatasou, cette résine ou gomme résneuse, appelée FA :, anti, est figurée adhérente au tronc des arbres transportés en Egypte; on la voit aussi récoltée dans des vases, des paniers, ou amoncelée en meules: sa couleur est rouge ou jaune d'or.
ENCENSOIR. L'encensoir -=» avait la forme d'un bras supportant un petit brasero, sur lequel étaient jetés les grains d'encens. Quelques encensoirs avaient un manche à tête d'épervier et étaient munis d'une petite coupe destinée à recevoir les grains d'encens que l'on devait brüler. Plusieurs fonctionnaires sont appelés porte-encensoir du roi; le roi lui-même tenait souvent l’encensoir dans les cérémonies religieuses.
ENCRE. L’encre employée pour l'écriture sur papyrus était d’un très-beau noir et permettait