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représentant une truie chassée d'une barque par un cynocéphale.
ÉCRITURE. — Voyez Démorique, HIÉRATIQUE, HrérocLyPReEs.
ÉCRITURE SECRÈTE. L'usage d'une écriture secrète chez les Égyptiens a été signalé, pour la première feis, par Ghampollion dans sa Grammaire (p. 33). M. de Rougé, dans son Catalogue des grands monuments du Louvre et dans son Rapport à M. le Directeur des musées nationaux, est revenu sur ce fait à propos de la stèle G. 65 et d'une autre inscription de Leyde. Dansla Zetéachr. für ägypt. Sprache, 1873, p. 138, M. Goodwin a expliqué un passage du sarcophage de Séti °, conçu en cette écriture particulière (voir aussi un article de M. Le Page Renouf dans le mème journal, 1874, p. 101); enfin le même sujet avait été, longtemps auparavant, étudié par Th. Devéria dans un travail resté inachevé et par conséquent inédit.
Il résulte de ces recherches que l'écriture secrète, dont l'usage remonte .à la xvin® dynastie, au lieu d'être purement idéographique comme on l'avait cru d’abord, est, au contraire, essen-
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tiellement phonétique; son caractère propre est de supprimer les déterminatifs, de substituer aux signes-lettres de l'écriture normale des caractères phonétiques d'un emploi rare et recherché, ou seulement voisins par la forme et le son, et aussi de procéder par voie d'homophonie et par calembours. La stèle GC. 65 du Louvre qui, ainsi que presque tous les textes de cette nature, offre heureusement une même légende en écriture mystique et en écriture régulière, fournit les équivalences suivantes :
— — Ÿ, am, dans.
2 7 T7, him-tw nebt pa, sa femme, dame de maison.
10 =... NS: Anna.
“T4 = LH, souten skha, scribe royal.
—% — 1, mour, préposé.
1& — w, him-t, femme.
9 — me, 6-1, fille, etc.
ÉDFOU. Le nom ancien de cette ville de la haute Égypte est À | @, Teb, copte z° Tu, d'où Edfou; c’est la même ville qu Apolhnopohs
magna.
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Le temple d'Edfou, bâti sur le même plan que le temple de Dendérah, avait eu la mème destination religieuse, ainsi que le démontre un dialogue entre un dieu et un roi, dans lequel se trouve en outre la consécration de l'édifice à Horus, puis la description détaillée de ses diverses parties. | Lu
Les inscriptions d'un naos en granit placé dans le sanctuaire permettraient d'attribuer à Nekhtaneb IL (xxx° dynastie) la fondation du temple d'Edfou, mais l'ensemble de la construction est ptolémaique. M. Mariette, à qui on doit le déblayement de ce vaste édifice, y a récolté une ample moisson de textes d'un grand intérêt pour l'étude de la religion. Les inscriptions sculptées sur les soubassements des murailles ont fourni de précieuses indications géographiques, publiées et expliquées par M. J. de Rougé. Des donations royales de terrains sont inscrites sur le pourtour du temple. Enfin une importante partie des textes d'Edfou est relative au mythe d'Horus; elle a été publiée par M. Naville, en 1870.
ÉGIDES. On donne le nom d'égides à de petits monuments ordinairement en bronze, for-
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més du collier ousekh æ plus ou moins ornementé, et que surmonte une tête de déesse (Maut, Hathor, Sekhet, Bast, etc.). La poignée des égides est contournée en menat * sur lequel sont gravées des représentations religieuses. De petites égides en argent, en or, en cornaline. servaient de pendeloques.
ÉGYPTE. Le nom antique de l'Égypte est mŸ 6, Kem. Ce nom, justifié par la couleur du sol, signifie notr (voyez Plutarque, d'Isis et d'Ostris, ch. 33). L'Égypte est aussi appelée FF AAA …—, Pays du sycomore, et | TG, Pays du figuier; enfin on trouve, dans le décret de Rosette, le nom ©, difficile à expliquer, mais qui devait avoir un caractère religieux.
La haute Egypte est désignée le plus ordinairement par un bouquet de lotus-lys , espèce de glaïeul, et la basse Égypte par le papyrus Ÿ, qui croissait en abondance dans les marécages.
ÉGYPTOLOGIE. Tel est le nom que lon donne à la science créée par le génie de Champollion. Trois revues lui sont aujourd’hui consa-
crées : une en Allemagne, la Zeitschrift für àgyp-
GAMOLEA OXFORD MUSEU“
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üsche Sprache und Alterthumskunde ; deux en France, les Mélanges d'archéologie égyptienne et assyrienne, etl'Épyptologie, journal publié à Chalonsur-Saône par M. Chabas.
On peut se procurer tous les ouvrages d’égyptologie chez les libraires suivants : F. Viewes, 67, rue de Richelieu; Klincksieck, 11, rue de Lille; Maisonneuve, 15, quai Voltaire.
ÉILEITHYA, chef-lieu du nome Latopolites
(haute Égypte). Nom antique 4 |&, Nekheb. —
Voyez Er Kas.
ELECTRUM. M. Lepsius a cru voir l'alliage d'or et d'argent appelé electrum par Pline dans le groupe n° que Champollion traduisait or pur; mais cette identification n'est pas unanimement adoptée. (Voyez Lepsius, Die Metalle in den ägypt. Inschrifien.)
ÉLÉMENTAIRES 8 (Dieux). Les dieux élémentaires sont appelés les Huit, 4, parce qu'ils forment quatre couples d'un dieu et d'une déesse, conformément à ce qu'en dit Sénèque : « Ægypti quatuor elementa fecere; deinde ex singulis bina, marem et fœminam. » (at. quest.
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II, 14.) Leurs noms varient souvent, mais leurs aitributions sont clairement définies par une inscription d'Edfou, qui les appelle «les irès-grands de la première fois, les augustes qui étaient avant les dieux, enfants de Ptah sortis de lui, engendrés pour s'emparer du Nord et du Midi, pour créer dans Thèbes et dans Memphis, créateurs de toute création. »
ÉLÉPHANT. Dans une inscription récemment découverte, un Amenemheb raconte qu'à une chasse dans le pays de Ninive Thouthmès IT prit cent vingt éléphants, et que lui, Amenemheb, réussit À s'emparer du plus grand de la troupe, après l'avoir blessé au pied ; d'où l'on peut conclure que c'est de l'Assyrie que provenait l'ivoire importé en Égypte au xvut siècle avant notre ère. (Voyez Chabas, Mélanges, 3° série, 9° partie, p. 300 et suiv.) Cependant il en arrivait aussi de l'Éthiopie et de l'intérieur de l'Afrique, et les Ptolémées chassaient l éléphant sur les confins de lAbyssinie. On voit à Philæ le dieu Nil apportant un éléphant comme offrande que le roi devait présenter à Îsis; mais ce proboscidien, qui a donné son nom à l'île d'Éléphantine, ne figure pas dans la mythologie égyptienne.
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ÉLÉPHANTINE % s|, capitale du premier nome de la haute Égypte. La dénomination grecque ÉAsDawrivn est la traduction exacte du nom antique de cette île, car ? | signifie éléphant; elle était aussi nommée lo, Kebh. «1 y a soixante et dix ans, on voyait à Éléphantine un temple déjà à moitié démo, que les auteurs du grand ouvrage de la Commission d'Égypte ont nommé le temple du Nord; un autre temple d'admirable proportion, qu'on appelait le temple du Sud et que, par les dessins exécutés alors, nous savons être d'Aménophis III; une porte monumentale de granit, enfin un quai à pic sur le fleuve et précédé, du côté nord, par un nilomètre. En 1822, les deux temples et le nilomètre ont disparu. Le quai, ouvrage d'époque romaine, où des matériaux sans nombre provenant d'édifices plus anciens ont été utilisés; la porte de granit, qui est ornée sur ses deux montants des cartouches d'Alexandre Il, sont encore debout. Près des maisons modernes, une mauvaise statue d'Osiris, où l'on déchiffre à grand peine les noms de Méneptah, marque la place où se trouvait la façade du temple d'Aménophis IL. » (Mariette, lüinéraire des invilés du Khedive.)
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EL-KAB (Eïleithya) est situé un peu au nord d'Edfou et sur la même rive que Radesieh. Une forteresse, dont on voit encore les remparts en briques crues, y avait été élevée contre les ineursions des Héroushas. On remarque à El-Kab une chapelle au nom du prince Setaou; un petit hémispéos ptolémaique dédié à Isis; un petit temple d’Aménophis III et, parmi les tombeaux voisins, ceux de Paher X@ — , d’'Ahmès, dit Pennekheb, de Setaou et d’Ahmès, fils d’Abna, chef
des nautoniers.
ÉLYSÉES (CHamps). — Voyez Aarov.
ÉMAIL. D'innombrables objets, tels que figurines funéraires, scarabées, amulettes, parures diverses, nous permettent d'apprécier l’habileté des émailleurs égyptiens. Voir notamment les belles figurines bleues de l'armoire E de la Salle funéraire du Louvre, et, dans la vitrine M de la Salle historique, celles à couverte blanche produite sans doute par loxyde d'étain; la coloration des autres émaux était obtenue, pour la plupart, par l’oxyde de cuivre. Voir aussi les divers échantillons d'émaux de la vitrine L de la Salle civile. Quantité de bijoux en or, de sta-