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Manners and customs, À, ho ; II[, 363.) Les enfants en âge de marcher étaient vêtus d'une longue robe tombant jusqu'à la cheville, mais is sont d'ordinaire représentés entièrement nus; quelquefois leur cou est orné d’un collier de verroteries auquel pend l'image de la déesse Vérité,
Dans l'esprit des Égyptiens, la prospérité de l'État était en proportion de l’accroissement de la population ; aussi les parents étaient-ils obligés à nourrir tous leurs enfants. Dans le chapitre cxxv du Todtenbuch, le mort se défend d'avoir écarté le lait de la bouche des nourrissons. Chez les Égyptiens, dit M. Chabas, la privation d'enfants était considérée comme une suprême infortune.
ENFER ÉGYPTIEN. Dans les textes des papyrus et des sarcophages consacrés à la description de la région d’outre-tombe, appelée e =, que parcourt le soleil pendant la nuit, un chapitre important est réservé aux supplices qui attendent les impies. Ils y sont représentés par des âmes, des ombres plongées dans des gouffres de feu où l’on voit aussi des têtes coupées. À ces gouffres président des bourreaux féminins,
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des déesses à tête de lionne qui, selon les énergiques expressions des rédacteurs égyptiens, «vivent des cris des impies, des rugissements des âmes et des ombres, qui leur tendent les bras du fond de leurs gouffres.» On lit sur le sarcophage de Séti [* cette sentence lancée aux damnés, et qui est véritablement terrible par la récurrence de pensée qu'elle suppose chez les morts (les morts pour la seconde fois, comme disent les textes) : « Vous ne verrez plus ceux qui vivent sur terre, jamais!»
Ces supplices s'exécutent sous les ordres d'Horus, qui, en punissant le mal, venge son père Osiris, lÉtre bon. (Voyez Th. Devéria, Catal. des manuscrits du Louvre, p. 33; P. Pierret,
Études égyptol. Il, 135.)
ENREGISTREMENT. Les contrats démotiques d'époque ptolémaïque sont suivis dun petit texte en écriture grecque qui nest autre chose que l'enregistrement de ces actes. Les Lagides ordonnèrent en effet que tout acte de vente fût soumis, à peine de nullité, à l'enregistrement des tra- ” pézites (banquiers du gouvernement). Cette mesure avait surtout pour but d'exercer un contrôle régulier sur les fermiers des impôts.
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ENSEIGNE. Devise mystique que les rois inséraient dans leur bannière et que le dieu Thoth était censé avoir écrite de sa propre main. — Voyez Bannière.
ENSEIGNES. -— Voyez ÉTENDARDS.
ÉPAGOMÈNES (Jours). Les Égyptiens ajoutaient à leurs trois saisons de quatre mois (voyez ANNÉE) cinq jours épagomènes ou complémentaires qui, joints à la somme des jours des douze mois, constituaient une année de 365 jours.
Le premier jour épagomène était dit jour de la naissance d'Osiris :
Le deuxième, jour de la naissance d’Aroërts;
Le troisième, jour de la naissance de Set;
Le quatrième, jour de la naissance d'Isis ;
Le cinquième, jour de la naissance de Nephthys.
Dans l'écriture démotique, ils sont simplement nommés jours de fête.
ÉPERVIER. 'épervier W est l'oiseau d'Horus, lequel symbolise la renaissance de la divinité sous la forme du soleil levant. C’est à ce titre
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que Ra (le soleil) est représenté avec une tête d’épervier coiffée du disque g. La bannière des pharaons, qui sont eux-mêmes des Horus, est surmontée d'un épervier. Aux basses époques, . cet oiseau sert à écrire le mot dieu; sous la forme % , il donne le nom de la déesse de l’Amenti. L'épervier à tête humaine % est l'hiéroglyphe de l'âme.
ÉPINGLES. On a recueilli de grandes épingles à tête dor et d'autres de diverses formes,
Jongues d'environ 190 millimètres, sans tête, dorées au sommet et bien empointées.
EPIPHI, troisième mois de la saison dite des moissons, ou été; en copte Ent, en arabe si, en égyptien cms mm.
ERPA. On s'accorde à reconnaître au titre erpa “= le sens de prince hériher. I] indique aussi la suprématie en général; on était erpa dans un temple (stèle de Mentou-nesou, au Louvre), et Seb, père des dieux. est appelé erpa des dieux.
ERGAMÈNE. — Voyez ARKAMÈNE.
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ESCLAVES. Nous sommes dénués de renseignements sur Île régime des esclaves en Égypte. On s’est habitué à donner le nom d'esclaves aux hommes désignés par les groupes | YR‘, hon-u, et @ en R!, bak-u, mais ce dernier mot doit se traduire plus vraisemblablement par ouvriers. On voit souvent les rois offrir aux dieux les esclaves qu’ils ramenaient de leurs expéditions, ce qui veut dire qu'ils les affectaient aux travaux que nécessitait le culte. Sheshank I consacra au culie du son père Nimrod un esclave syrien qu'il avait payé 14 ten d'argent (280 francs). Thouthmès IIT ajouta le don d'un esclave aux colliers et bracelets par lesquels il récompensa la vaillance d'Amenemheb, un de ses officiers. La lecture des textes permel de supposer que , certaines lois d'humanité protégeaient la situation des esclaves: le droit des maîtres n'était pas absolu.
ESNEH, nom antique : ©, Snout, capitale administrative du nome Latopolites. « Dans l'état actuel, on ne voit du temple d'Ésneh que sa grande salle antérieure. La façade et toutes les colonnes de cette salle sont d'époque romaine. On y lit les cartouches de Claude, de Domitien,