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les fondements de la monarchie éthiopienne en introduisant à Napata, la capitale, le culte du dieu thébain Ammon. C'est de ces prêtres que descendent évidemment les premiers rois éthiopiens. À la fin de la xxi° dynastie, le roi éthiopien Piankhi-Meriamon s'empara de l'Égypte qui. de maïtresse, devint sujette, et les successeurs de Piankhi remplissent la xxv° dynastie. (Voyez SHABAKA, AMÉNIRITIS, SHABATOKA, TAHRAKA, ÂMEN- MÉRINOUT.) Cette domination prit fin lorsque l’un des douze princes qui gouvernèrent la basse Égypte après, les invasions assyriennes se fit nommer roi, sous le nom de Psamétik I”, et inaugura la xxni dynastie. L'Éthiopie resta gouvernée par des rois indépendants, dont les mieux connus jusquà présent sont Aspourta, Hor-si-atew, Nastasnen, Arkamène (voyez ces noms}; c'était un royaume parlant la même langue et honorant les mêmes dieux que l'Égypte, une sorte de Belgique égyptienne, a dit M. Mariette. Ce savant a publié dans la Revue archéologique (septembre 1865) l'analyse de quatre stèles découvertes par lui sur l'emplecement de Napata, et auxquelles sont dues presque toutes les notions qui précèdent; il en a donné les textes dans ses Monuments divers. Le
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meilleur guide à consulter sur l'époque éthiopienne est le mémoire publié par M. E. de Rougé dans les Mélanges d archéologre égyptienne el assyrienne, sous le titre d’ Étude de quelques monuments
du règne de Tahraka.
Érorres. D'après M. E. de Rougé (Nouce sommaire des monuments évyphens du Louvre, p. 61), le lin est, sans exception, la seule matière des toiles de momie et des étoffes recueilles en Égypte; on n’a retrouvé aucun tissu de coton. La fabrication égyptienne était parvenue à tisser des toiles d'une finesse telle, qu'elles ont été assimilées, par des hommes spéciaux, à la plus belle mousseline de lInde, vendue cinquante francs le mètre. On voit au Louvre des étoffes brodées, brochées; des toiles frangées, des peluches et des échantillons de laine teinte en rouge et en jaune qui ne doivent pas appartenir à l'époque pharaonique (Salle civile, armoires B, C).
ÉToILEs. Les Égyptiens regardaient les étoiles comme des lampes (Khabesou) suspendues à la voûte céleste. « Au premier rang de ces astreslampes, on mettait les décans, simples étoiles ou
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groupes d'étoiles en rapport avec les trente-six ou trente-sept décades dont se composait l’année égyptienne; Sopt ou Sothis, notre Sirius; Sahou (Orion) consacré à Osiris et considéré par quelques-uns comme le séjour des âmes heureuses; les Pléiades, les Hyades et beaucoup d’autres dont les noms anciens n'ont pu encore être identifiés d'une manière certaine avec les noms modernes. » (Maspero, Histoire ancienne des peuples
de l'Orrent.) ÉTOLES. — Voyez BRETELLES DE MOMIES.
ÉVENTAILS. I faut distinguer deux sortes d'éventails destinés à protéger la personne royale :
1° Le chasse-mouches ?, composé d’une plume d’autruche richement emmanchée; 11 était l'insigne caractéristique des princes, des chefs et des premiers fonctionnaires publics. + détermine les mots exprimant la protection.
2° Le flabellum ou umbellum ® , qui était tenu par des officiers inférieurs ; comme hiéroglyphe, le flabellum détermine le mot khaïb (ombre). Le chasse-mouches et le flabellum ornent souvent les barques sacrées.
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EXÉGÈSE. Le seul exemple d'exégèse que nous connaissions dans la littérature égyptienne se rencontre au chapitre xvu du Livre des Morts. Ce chapitre, qui est comme un résumé de la doctrine religieuse, se compose d'une série de versets suivis d'une glose explicative. Malheureusement ce commentaire, souvent conçu en termes aussi mystiques que le texte qu'il prétend expliquer, nous laisse encore beaucoup d’énigmes à deviner. Le chapitre xvi du Livre des Morts a été l’objet d'une belle étude publiée, en 1860, par M. E. de Rougé dans la Revue archéologique.
EXODE DES HÉBREUX. « La chronologie présente trop dincertitudes, tant dans l'histoire égyptienne que dans la Bible, et spécialement quand il s’agit de mesurer la période des Juges, pour -que l'on puisse, a prior, et par un simple rapprochement de dates, définir sous quel roi eut lieu la sortie d'Égypte. La difficulté est encore plus grande quand 1 s'agit du patriarche Joseph, puisque la longueur du temps de la servitude en Égypte est elle-même l'objet de nombreuses controverses. Moïse ne se sert jamais que du mot générique Pharaon, qui veut dire le roi. Mais en recueillant soigneusement les par-
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ticularités éparses dans le récit biblique, on y trouve d'abord un roi qui forçait ses esclaves à bâtir la ville de Ramsès dans la basse Égypte. Ensuite, lorsqu'on veut calculer le temps que Moïse dut passer chez Jéthro pour fuir la colère du roi, si l'on réfléchit que Moïse tua l'Égyptien dès qu 1 fut parvenu à la virilité, et que le livre saint lui donne quatre-vingts ans à l'époque de la sortie d'Égypte, on voit que le règne indiqué fut excessivement long. La Bible dit, en effet :
« Après un long temps Île roi mourut.» Un seul Ramsès convient à toutes ces circonstances, c'est Ramsès 1, qui régna soixante-huit ans et qui fit, en effet. construire dans la basse Égypte une ville à laquelle 1l donna son nom. Moïse revint d'Arabie aussitôt qu'il apprit la mort du souverain qu'il avait irrité. Le récit des plaies d'Égypte et de la terrible catastrophe qui accompagna la sortie des Israélites ne paraît compatible qu'avec un petit nombre d'années. Ménephtah, fils de Ramsès II, est sans doute le pharaon de la mer Rouge; mais le récit de Moïse autorise à penser que Île roi ne fut pas personnellement victime de ce désastre. Îl paraït, en effet, avoir régné dix-neuf ans, et peut-être ne s'est-il pas écoulé un temps aussi long entre