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mence à Ménès et se termine à la xi° dynastie. On aura une idée suffisamment exacte de l’antiquié de cétte période de histoire égyptienne, quand nous aurons dit que la xi° dynastie est encore antérieure de quelques années à Abraham. À l’ancien empire appartiennent les pyramides. |

e2° Moyen empire. I commence à la x1° dynastie et se termine avec la xvu°, qui fut contemporaine de Joseph. Dans le moyen empire se place la fameuse invasion des Pasteurs.

«3° Nouvel empire. Le nouvel empire voit l'Égypte arriver à l'apogée de sa puissance poli- | tique (xvin* dynastie). Moïse naït sous Ramsès I] (xix° dynastie). Au commencement de la xxu, Sésac (Sheshank) s'empare de Jérusalem. Sous la xx, un empire nouveau, Y'Éthiopie, paraît au sud de l'Égypte, à laquelle il va bientôt donner des rois (xxv° dynastie). Cambyse et ses successeurs forment la xxvn° dynastie. Le nouvel empire se termine enfin par la conquête d’Alexandre.

«ho Grecs et Romains. Les rois grecs, successeurs de celui des lieutenants d'Alexandre qui avait eu l'Égypte en partage, règnent sur les bords du Nil jusqu'au moment où le dernier

d'entre eux lègue à Rome, par son testament, l'antique terre des pharaons. L'Égypte devient province romaine. »

HORAMMON. Forme d'Harpocrate, coiffé des deux grandes plumes d'Ammon, ou mieux, forme d'Ammon enfant, symbolisant la faculté qu'avait le dieu égyptien de s'engendrer lui-même et de devenir son propre fils.

HORAPOLLON. Un recueil d'explications, en langue grecque, de quelques hiéroglyphes est attribué à un EÉgyptien nommé Horapollon, sur lequel on ne sait absolument rien, dont l'existence même est contestée et dont le nom est tout au moins suspect. Get ouvrage, quel qu'en soit l'auteur, a été d'un heureux secours pour Ghampollion, qui y a puisé des renseignements précieux; le sens des hiéroglyphes y est généralement bien saisi, surtout dans le premier livre, mais le commentaire en est alambiqué et sans valeur.

M. C. Leemans a publié. en 1839, une savante édition d'Horapollon. Th. Devéria, dans les Mélanges d'archéologie érypl. et assyr. (1, 61),

. a fait d'utiles observations sur l'étude d'Hora-

pollon au point de vue des groupes phonétiques. — Voyez Honoscorss.

HOR-DOUDOU-W. La rubrique du chapitre czxiv du Livre des Morts nous apprend que ce texte important fut mis en lumière par un fils du roi Menkara (1v° dynastie), le prince W'iis Y& Hor-doudou-w, qui l'avait trouvé, écrit en bleu, sur la base d’une statue du dieu Thoth, à Hermopolis.

HOREMHEB, roi de la xvni dynastie. — Voyez Horus.

HOROSCOPES. « Indépendamment des observances dont ils avaient amené l'usage, les anniversaires mythologiques frappaient d'une marque heureuse ou fatale l'heure de la naissance; par exemple, l'enfant né le 21 de Thoth devait mourir dans la faveur; si c'était le 9 de Paophi, il atteignait la vieillesse; le 4 de Tôbi, il parvenait aux honneurs et sa vie était longue. Les marques funestes sont plus nombreuses : venu au monde le 20 de Thoth, l'enfant ne pouvait vivre; si c'était le 5 de Paophi, il serait tué par un taureau, le 27 par un serpent. Né le 4 d'Athvr,

il périrait sous les coups; le 20, il ne devait vivre qu'un an, etc.» (Chabas, Papyrus Harris, p. 158.) Les amulettes et les papyrus magiques avaient pour objet de parer à ces horoscopes fâcheux.

Les Horoscopes étaient des prêtres chargés probablement d'observer et d'annoncer l'heure dans les temples. Is sont mentionnés par Clément d'Alexandrie comme figurant dans les cérémonies avec une clepsydre = ® (?) et une branche de palmier {. D'autre part, Horapollon dit (I, 4a) que les Égyptiens, pour désigner un horoscope, wpooxémov, écrivent un homme qui mange les heures, ävOpuroy vis pas écbiovra,; cette indication est naïvement exacte. Le groupe

qu'a vu Horapollon est le titre + & 5 * Y$ celui qui est dans les heures, dont le premier mot f, am, qui signifie pans, est abusivement affecté du déterminatif S, propre au mot am, MANGER.

Horapollon a été trompé par une de ces erreurs graphiques si fréquentes sur les monuments. Ce fait, déjà relevé par Th. Devéria (Catal. des manuscrits du Louvre, p. 121), démontre la justesse de l'observation de ce savant sur la manière d'appliquer les renseignements d'Horapollon, qui se rapportent aussi bien à des hiéroglyphes

HOR 269 phonétiques qu des hiéroglvphes idéographi-

ques.

HOR-SAM-TO-UI. — Voyez Horus.

HOR-SI-ATEW (D æ À 2 |: prénom roi d'Éthiopie connu par deux monuments : la stèle de Dongola (Denkm. V, 16), dans laquelle il nest que mentionné, et une stèle trouvée à Gebel-Barkal, qui lui est entièrement consacrée. On peut supposer qu'Hor-siatew était contemporain de la domination grecque en Égypte. Voir, dans la Revue archéologique (septembre 1865, p. 175), l'analyse donnée par M. Mariette de la stèle de Gebel-Barkal, qui est relative à des victoires remportées par Hor-si-atew sur des tribus nègres. Le texte se trouve dans les Monuments divers (pl. XI, XI), publiés par le même savant.

Hor-SHESOU Ki 1 À » Yh', c'est-à-dire susvants d'Horus. Ce sont des personnages divins qui assistèrent Horus à l'époque mythique de sa lutte contre Set. Is sont mentionnés avant Menès par le canon royal de Turin et cités par les

textes comme les représentants de l’âge le plus reculé. .

HORUS, dieu adoré dans plusieurs nomes de la basse Égypte. Le personnage d'Horus se rattache, sous des noms différents, à deux générations divines : sous le nom d'Haroëris th, ou Horus l'aïné, 1 est, nous dit une inscription d’'Ombos, né de Seb et de Nout (comp. Plutarque, d'Isis et d'Osvis, XII) et par conséquent frère d'Osiris dont il est le fils sous un autre nom : Haroëris représente ainsi la préexistence divine.

Sous le nom d'Harpocrate ND" ou Horus l'enfant, né d'Isis et d'Osiris, il est le successeur de ce dernier et symbolise l'éternel renouvellement de la divinité. Osiris est le dieu suprême, dont la manifestation matérielle est le soleil et dont la manifestation morale estle Bien. Le soleil meurt, mais 11 renaît sous la forme d'Horus, fils d'Osiris et soleil levant. Le Bien succombe sous les coups du Mal, dont Set est l'incarnation ; mais il renait sous la forme d'Horus, fils et vengeur d’Osiris Ounnowré $ 5" (être bon). L’avénement d'un pharaon était assimilé à un lever d'Horus, cestà-dire à un lever de soleil.

Hor-sam-to-ur WT = est une forme particu-

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