‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 137 sur 289 · JUG · texte numérisé non relu

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d'un tableau bien connu du chapitre cxxv du Livre des Morts. Dans la grande salle où trône Osiris, le mort est introduit par la déesse Vérité; Horus et Anubis procèdent aù pèsement de ses actes, que représente son cœur : posé sur un des : plateaux de la balance, cet organe doit équili- ” brer exactement la statue de la déesse Ma +,

que supporte l'autre plateau. Le résultat de la pesée est ainst énoncé par Anubis : « Le cœur fait l'équilibre par son maintien; la balance est satisfaite par l'Osiris N.» En foi de quoi Thoth enregistre la sentence : « I] lui est accordé que son cœur soit à sa place (cest-à-dire dans sa poitrine).» L'homme rentré en possession de son cœur pouvait accomplir une nouvelle existence.

Ce qui a été raconté par d'anciens auteurs sur des assemblées populaires, jugeant les rois après leur mort et leur réfusant la sépulture quand leur conduite les en rendait indignes, est absolument faux et, on peut le dire, anti-égypten. Les rois étaient des dieux pendant leur vie et après leur mort, et leurs actes échappaient au contrôle humain. T1 faut renoncer à cette légende, qui a donné lieu à tant de réflexions phi-

losophiques.

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