‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 16 sur 289 · ANI · texte numérisé non relu

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est une forme du dieu solaire Shou {voyez ce nom) et, à ce titre, on le trouve associé à la déesse Tewnout. H était le dieu de la ville de This.

ANIMAUX. Les animaux que nous savons avoir été connus des Égyptiens, ceux du moins qui sont représentés le plus souvent sur les monuments, ou mis à contribution par l'écriture hiéroglyphique, sont : le cynocéphale, le lion, le chacal, le loup, l'hyène, l'éléphant, Fhippopotame, le porc, le cheval, l'âne, l'oryx, la gaselle, l'antilope, l'autruche, le cerf, le bélier, la brebis, la girafe, le taureau, la vache, le veau, le lièvre, le chien, le chat, le rat, l'aigle, l'épervier, le vautour, le hibou, l’hirondelle, le passereau (?), libis, la grue, le héron, le vanneau, l'oie, le canard, le crocodile, le lézard, la tortue, la grenouille, le poisson Latus, le Rami, loxyrhynque, la mouche, la sauterelle, la mante, l'abeille, le scarabée, le scorpion, le céraste, la vipère, l’aspic, le ver.

Bien que la religion égyptienne n'ait pas encore été très-approfondie, la connaissance que nous en avons ne nous permet pas d'admettre que ce peuple, dont les anciens sont unanimes

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à nous vanter la sagesse, ait adoré des animaux. Les Égyptiens, forcés de différencier aux yeux les nombreux personnages de leur panthéon, nv sont parvenus, en raison de leur inexpérience artistique, qui ne leur permettait. pas de varier les traits du visage, que par la diversité des coiffures et en affublant leurs dieux de têtes d’animaux. Ces têtes d'animaux ne sont autre chose que des emblèmes, des hiéroglyphes dont la valeur originelle nous est inconnue, malgré les explications subtiles, alambiquées et fort peu égyptiennes d'Horapollon et d’autres auteurs. Il est facile de comprendre que le rôle prêté à ces animaux les ait rendus sacrés, et qu'il en soit résulté des pratiques superstitieuses largement exploitées par la classe sacerdotale.

La lionne était consacrée à Sekhet, le cynocéphale à Thoth, le chacal à Anubis, lhippopotame à Ta-ouer, le bélier à Noum, le taureau à Apis, la vache à Hathor, la chatte à Bast, l'épervier à Horus, le vautour, emblème de maternité, à Maut, l'ibis à Thoth, le vanneau à Osiris, le crocodile à Sébek, la grenouille à Hake-t, le scarabée à Khepra, le scorpion à Selk; enfin l'aspic (urœus, voyez ce mot) était un emblème à la fois divin et royal.

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AN-MAUT-W. C'est-à-dire le..... de sa mère.

Haute dignité sacerdotale dont les insignes sont la peau de panthère et la tresse de l'enfance. Hi est permis d'y voir, pour celui qui en était investi, une assimilation à Khem-Horus ou Ammon thyphallique, nommé mari de sa mére (voyez Khem), car l'An-maut-w est très-souvent appelé Hor-an-maut-w. N a, comme Horus, la coiffure de l'enfance, et, dans les décorations du tombeau de Ramsès Ie, il figure sur le trône même d'Osiris.

ANNÉE. L'année civile se composait de douze mois de trente jours chacun; ils étaient groupés en trois saisons ou tétraménies, lesquelles étaient auymentées de cinq jours complémentaires. « La première saison se nommait [IS sha, elle correspondait à linondation® la seconde L15 per, était l'époque des semailles, et la troisième = ms © shemou, celle des moissons. Mais ces dénominations, certainement empruntées à la nature dans l'origine, n'avaient plus de sens actuel dans l’année civile, car cette année, se composant invariablement de trois cent soixante-cinq Jours, sans admettre aucune intercalation, relardait d'environ un jour en quatre ans sur la

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marche naturelle de l’année solaire. Une année civile aussi imparfaite ne pouvait servir pour guider la marche des travaux agricoles, mais le Nil y suppléait, dans la pratique, par la régularité parfaite du retour périodique de son débordement.

« Les dates publiques se réfèrent uniquement à l'année du pharaon régnant ei ne rappellent aucune ère fixe.. La seule exception connue est celle de la stèle de Sân, qui a été érigée sous Ramsès IT et rappelle l'an GCCC d'un roi antérieur.

« Les Égyptiens avaient différents cycles, dont la valeur numérale ou la sigmification sont inconnues jusqu'ici. L'inscription de Rosette parle d'un cycle de trente ans, qui s écrivait par le caractère (4). Il existait également une longue période nommée { À © #5 hentt, mais on ne connaît pas encore sa valeur numérique; on peut seulement présumer, par son emploi dans le résumé des règnes mythologiques, au papyrus de Turin, que cette période dépasse des milliers d'années. » (E. de Rougé, Chrestomathe, 11, 129.)

Pour l'année sothiaque, voyez Sorms.

ANOUKÉ, en égyptien ANK. Cette déesse est

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