AN
AMYRTÉE. Manéthon donne ce nom à l'unique roi de la xxviu° dynastie. Amyrtée était d'origine saite et, d'après ce même auteur, régna six ans. On a retrouvé son nom égyptien dans le car-
touche Amen-roud, mais, de source
égyptienne; on ne sait rlen sur son règne.
Champollion appelait sarcophage d'Amyrtée un sarcophage en brèche trouvé à Alexandrie, dans l'édifice appelé mosquée de Saint-Athanase; il est, en réalité, au nom de Nekhtanébo [®. Ce monument est aujourd'hui au Musée Britannique; M. Sharpe a publié une partie des inscriptions dont il est couvert dans Égypian 1nscriphons, 1, 28-32. (Voyez aussi Description de
l'Egypte, vol. V, pl. k1.)
AN. Deux rois ont porté ce nom. Le premier se classe dans la v° dynastie; son prénom est
(CS 11— ); le second, à la fin de la xin° ou
au commencement de la xiv°, avec le prénom Gus
AN. Nom géographique égyptien servant à désigner deux villes : Héliopolis ou An du nord, et Hermonthis ou An du sud.
h0 ANA AN-AA (R11=) Ce roi, qui est sans
doute de la x dynastie, n'est connu que par une mention du papyrus Abbott.
ANAGLYPHES. «Les Égyptiens, dit saint Clément d'Alexandrie, emploient les anaglyphes quand ils veulent transmettre les louanges des rois sous forme de mythes religieux» (Stromates, V). Ge passage obscur et encore inexpliqué, sur lequel ont disserté Letronne, Champollion et de Sacy, a servi de base à Goulianof pour l'édification d'un système de déchiffrement absolument insoutenable et tombé dans un oubli mérité. Je crois qu'on peut reconnaitre les anaglyphes de Clément d'Alexandrie dans les groupes hiéroglyphiques qui constituent les bannières et les cartouches prénoms des pharaons, et qui nous transmettent, en effet, sous forme de mythes rehpreux, les louanges de ces rois. Ces légendes, inintelligibles pour le vulgaire, n'étaient compréhensibles que pour les initiés; elles sont encore très-obscures pour nous, mais peut-être s'expliqueront-elles d'elles-mêmes lorsque nous aurons pénétré plus avant dans la mythologie égyptienne.
On donne aussi le nom d'anagliyphes à un
ÂNE hi
système’ d'écriture secrète (voyez ce mot) dont certains monuments funéraires et religieux nous ont fourni des exemples.
ANASTASI (Papyrus). — Voyez Parvrus.
ANCÈTRES. (Chambre des ancêtres, de Karnak.) Monument analogue aux Tables d'Abydos et de Sakkarah, découvert à Karnak (Thèbes) par M. Prisse, et transporté par lui à la Bibliothèque nationale. C’est une sorte de petite salle ornée de bas-reliefs peints qui représentent Thouthmès [IT consacrant des offrandes devant les images assises: de’ soixante et un de ses prédécesseurs, nommés hiéroglyphiquement. Malheureusement ces cartouches, qui se suivent sans ordre chronologique, ne nous sont d'aucun secours. pour un classement historique; ils sont pnis au hasard dans les dix-sept premières dynastes. M. E. de Saulcy a publié, en 1863, une étude sur ce monument, qui a été reproduit avec soin par M. Lepsius (pl. Î de Auswahl der
michtigsten urkunden, etc.).
ÂNE. Plutarque” rapporte, dans le Traité d'Isis’ et d'Osiris, que l'âne était en horreur aux
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Égyptiens et regardé par eux comme un animal impur, parce qu'il était consacré à Typhon. Les monuments nous autorisent à révoquer en doute cette assertion, car ils nous montrent les Égyptiens faisant de l'âne un fréquent usage et en prenant le plus grand soin, au moins pendant l'ancien empire. Que l'âne ait eu un rôle mythologique, cela est incontestable, mais ce rôle n'est pas encore expliqué. Le chapitre xz du Livre des Morts est intitulé : Repousser le mangeur de l'âne, c'est-à-dire un serpent, que la vignette représente s apprêtant à dévorer cet animal. Un autre chapitre du même livre parle d'une conversation mystérieuse entre l'âne et le chat (Devéria et Pierret, Le Papyrus de Nebqged, pl. vi, 23).
ANHOUR. Dieu. Il est représenté debout, dans l'attitude de la marche et vêtu d'une longue robe. Il est coiffé d’une perruque au-dessus de laquelle se dresse l'uræus, et sa tête est surmontée d'un bouquet de quatre plumes. Une corde est placée dans ses mains. Son nom, dont le sens est Celui qui amène le cel, et la corde qu'il tient permettent de supposer qu'il symbolise une des forces cosmogoniques. Anhour