‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 211 sur 289 · PAP LA · texte numérisé non relu

PAP LA

matique et sucrée, et les Égyptiens la mâchaient, crue ou bouillie, afin d’en absorber seulement le jus. Avec les pellicules qui formaient l'écorce de cette plante, on faisait des voiles, des nattes, des sandales, des vêtements, des couvertures, des cordes, etc.; avec la moelle, des mèches pour Îles flambeaux. Avec les tiges, on tressail des corbeilles et on construisait même des bateaux.

Voici quelle préparation on faisait subir au cyperus papyrus pour en obtenir le papier. Après avoir coupé les deux extrémités de la tige, on détachait les fines membranes concentriques qui enveloppaient la moelle; on posait à plat sur une planche une première couche de ces membranes, et on appliquait une seconde couche en travers sur la première. Les Romains appelaient la première couche slamen (chaîne) et la seconde subiemen (trame). Ïl est impossible de savoir d'une manière certaine quel était le liquide. dont on se servait pour faire adhérer le subiemen au stamen. Lorsqu'on avait ainsi obtenu une feuille de papier, ôn la pressait, et divers feuillets (plagulæ), collés latéralement les uns au bout des autres, au nombre d'une vingtaine habituellement, et placés par ordre de finesse,

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