‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 229 sur 289 · L42 PLA · texte numérisé non relu

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long des berges, où la profondeur de l'eau et la force du courant ne leur permettraient guère de croître en paix; mais les canaux, les étangs, les mares que l'inondation laisse derrière elle en sont littéralement encombrés. Deux espèces surtout, le papyrus et le lotus, sont connues en Europe à cause du rôle quelles jouent dans l'histoire, la religion, la littérature sacrée ou profane de l'Égypte. Le papyrus se plaisait dans les eaux paresseuses du Delta et devint l'emblème mystique de cette région; le lotus, au contraire, fut choisi pour symbole de la Thébaïde. Les anciens confondaient sous ce nom des individus appartenant à trois espèces de nymphéas différentes. Deux d’entre elles , le lotus blanc et le lotus bleu, portent des fruits assez semblables, pour la forme, à ceux du pavot; leurs capsules renferment de petites graines de la taille d’un gran de millet. La troisième espèce, la nymphæa nelumbo, ou nénufar rose.

est décrite fort exactement par Hérodote (II, 92).

e La nourriture habituelle du peuple était le blé et les différentes espèces de céréales, le froment, l'orge, le sorgho, l'olyra et la zea, que Île sol d Égvpte produit cu abondance. La vesce, le lupin, la fève, le pois chiche, la lentille, plu-

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sieurs espèces de ricin venaient naturellement dans les champs; la vigne prospérait dans certaines parties du Delta et de l'Heptanomide; l'olivier était rare et circonscrit dans quelques districts. » (Maspero, Histowre ancienne des peuples

de l'Orient.)

PLUME D’AUTRUCHE. Cette plume, dont voici .

la forme À, sert à écrire le nom de la Vérité, et elle est placée sur la tête des quarante-deux personnages divins qui figurent dans la scène du jugement de l'âme, et qui sont dits maîtres de la vérité. D'autre part, À est employé, mais avec une autre prononciation, pour écrire le nom du dieu Show, qui personnifie la lumière du soleil. y avait donc, dans l'esprit des Égyptiens, entre la lumière et la vérité, une sorte d'équation que je me contente d'mdiquer.

PLURIEL. Le pluriel se rendait idéographiquement par le nombre trois, 115, dont l'expression phonétique est la voyelle % , u. Le pluriel se formait aussi par la triplication d'un mot : &, âme; @, dmes. |

POÉSIE. « La poésie Îvrique égyptienne aflec-

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tionne les antithèses et les périodes à parallélismes; elle est riche d'images : les conquérants s'élancent à la poursuite de l'ennemi comme de jeunes lions, ils les attaquent comme des lions furieux; 1ls fondent sur eux comme le céleste épervier sur de faibles oiseaux, comme de jeunes taureaux se ruant sur des chèvres timides, comme une flamme qui se développe et que rien n'arrête; ils sont des remparts pour leur armée au jour de la bataille; leur force est un rocher de diamant, leur volonté une montagne de métal; leurs ennemis sont de jeunes poulains surpris par un lion furieux, une litière pour les pieds de leurs cavales. Dans sa splendeur, Île roi est lui-même une montagne d'or. » (Chabas, Hymnes et invocahons, dans Bibliothèque orientale, tome I, p.170.)

La langue poétique est caractérisée par la coupe symétrique des phrases et le parallélisme des expressions; on peut s'en faire une idée par les observations suivantes, qua suggérées à M. Grébaut l'étude minutieuse du texte de l'Hymne à Ammon-Ra, du musée de Boulaq, traduit par lui. (Voir p. 31 et suiv. de son Mémoire.) « Chaque phrase, développement d'une pensée unique, conslitue un verset, divisé en deux par-

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