POI
ties à peu près égales, se faisant pour ainsi dire contre-poids, et présentant un parallélisme d'idées et d'expressions. Pour l'expression, le parallélisme consiste dans la répétition des mêmes tournures syntaxiques et des mêmes formes grammaticales, ou au moins dans l'emploi de tournures et de formes analogues. Il est aussi mis en relief par le retour des mêmes mots et par des allitérations; mais ces ornements accessoires, fort précieux pour nous, car ils rendent sensible la règle de construction poétique, font souvent défaut. Quant aux points, c'étaient, je crois, de simples accents, marquant le repos de la voix après une suspension de sens, et dont le nombre, variable avec la longueur du verset, reste le même dans chacune de ses deux parties principales. »
Poips. Voici la série descendante des poids que les inscriptions nous ont fait connaître :
Le =, (en, valant 90 grammes;
Le {, et ou qad, valant 9 grammes;
Le a], pek, valant ot, 7.
On a recueilli des poids en granit, en bronze, en albâtre, en hématite surtout, mais aucun ne porte de marques; ils ont ordinatrement une
k46 POI
forme ronde et plate ou de cône tronqué. H y en à aussi en forme de taureau ou de tête de taureau, de gazelle, d'hippopotame ou d'autre animal. (Voyez E. deRougé, Chrestomathie, p.119; Lepsius, Die Metalle.)
POINTS. Les points rouges que l'on remarque entre les lignes, dans les manuscrits hiératiques, avaient pour objet de marquer le repos de la voix. (Voyez ci-dessus Poésie.)
Poissons. La basse Égypte a toujours été abondamment pourvue de poissons d’eau douce, et même de poissons de mer qui venaient frayer aux embouchures du Nil. Les papyrus nous ont conservé le nom de plusieurs poissons servant à alimentation, et dont quelques-uns sont étrangers à l'Égypte : le Ÿ, out; le | ® D W, baka (fahaka des Arabes); le *,; deux sortes de ]'% 7 Al, Bari : l'ameskaou, Le haouana (Select papyni, pl. xcvi, ligne 6-9); le khepnen de l'Euphrate; les poissons ad et kheptpennou des rigoles d'inondation. (Maspero, Genre dore, p. 104 et suiv.)
Des statues en bronze nous montrent des déesses dont la coiffure est surmontée d'un pois-