REL
du bien contre le mal. Ils sont représentés par un personnage à double tête d'épervier et d'animal typhonien; on les appelle quelquefois les deux hons. (Voyez Todtenbuch, xxxvir, 1 ; xxxvinr, 1; LXXX, 25 CXXIIT, 13 CXXXIX, 1.)
RELIGION. L'état de la science ne me permet pas de donner, dans un livre qui ne doit contenir que des notions certaines, un exposé de la religion des anciens Égyptiens. Cette religion, obscurcie à nos yeux par la complexité de la mythologie qui la recouvrait, s'est prêtée jusqu'ia à de nombreuses explications, souvent contradictoires, dont aucune n’a été unanimement adoptée; mais ce qui est hors de doute, ce qui, pour tout le monde, se dégage clairement des textes, c'est la croyance en un dieu unique. Le polythéisme que les monuments semblent accuser n’est qu'apparent; les innombrables dieux du panthéon ne sont que la mise en scène de l'Étre unique dans ses différents rôles (voyez Diwiniré). Le goût de l'allégorie, qui créa l'écriture hiéroglyphique, devait se retrouver dans lexpression des idées religieuses; ces idées ont été pour ainsi dire étouflées, surtout dans les bas temps, par une symbolique trop touflue.