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en est ainsi du sarcophage de Ramsès III. Cette richesse de détails augmenta encore sous les Saïtes. Le sarcophage de Taho (Louvre, D, 9) est un chef-d'œuvre que les graveurs ne se lassent pas d'admirer.» (E. de Rougé, Notice des monum. du Louvre.)

Les scènes dont sont ornés ces monuments se réfèrent à la course nocturne du soleil dans les régions souterraines. (Voyez ci-dessus, p. 254, et consultez Sharpe et Bonomi, The alab. sarcoph. of Oimeneptah, et Sharpe, Egypt. insenphons.)

Au commencement du nouvel empire, et pendant l'époque saïte, on a fait des sarcophages en forme de momie dont la matière est le granit, le basalte ou la pierre calcaire; les plus anciens portent une simple inscription d'une colonne courant de la tête aux pieds, ou de courtes légendes tracées par bandes horizontales et verti- . cales qui se croisent sur la poitrine; sur les plus récents sont gravées des légendes mythologiques relatives aux génies funéraires, à Isis et Nephthys, ete., tandis que sur la poitrine plane l’épervier à tête humaine, symbole de l'âme.

SAR-TETA U 21). roi de la wi dynastie.

SCA 493 SATI. — Voyez AstaTiQuEes.

SATI 7, 1f, déesse qui accompagne toujours Noum dans les ex-voto des cataractes; elle est le second membre de la triade nubienne de Noum, Sati et Anouké: sa coiffure est la cou-

ronne blanche traversée par une paire de cornes.

SAWEK f. C'est la déesse des livres, celle qui préside aux fondations de monuments. Elle était vénérée à Memphis dès la 1v° dynastie.

(Voyez Todtenb. chap. iv, 5; Mariette, Fouilles d'Abydos, pl. L; Brugsch, Zetschr. +872, p. 9.)

SCARABÉE %&. Les scarabées recueillis en Égypte sont innombrables; on en a trouvé de toutes tailles et de toutes matières: les plus nombreux sont en terre ou en pierre émaillée, et portent ou des noms royaux ou des devises mystiques dont l'interprétation est extrêmement diffcile. (Voyez Louvre, salle historique, vitrine O; salle des dieux, vitrine Q, R, S.) On ne pourrait s'expliquer la fréquence de ces objets si l'on ne savait que le scarabée a, comme emblème, une immense portée religieuse. En effet, 11 représente dans l'écriture hiéroglyphique le mot

TE

h94 SCA

kheper, qui signifie devenir, prendre forme, et au passif étre devenu, exister, d'où le copte CURE, Jert, esse. Cet insecte était admirablement choisi pour symboliser la grande loi de la transformation, comprise par les sages de l’ancienne Égypte et dans laquelle ils voyaient, avec raison, la négation de la mort. — Voyez Mort, Mérauor- PHOSE.

M. Mariette nous dit (Catalogue du musée de Boulaq, p. 34) que les momies de la xr° dynastie portent presque toujours un scarabée au doipt de la main gauche. On employait les scarabées comme bagues et comme ornements de colliers.

À Memphis, de la xix° à la xxi° dynastie, se rencontrent les gros scarabées en pierre dure que l'on introduisait dans le corps même de la momie. Sous les Ptolémées, les momies les plus pauvres en sont pourvues. Mais ces derniers scarabées, dits funéraires, ont un sens particulier; ils ont pour destination de remplacer le cœur de l'homme qui a été embaumé à part et placé, avec les autres viscères, dans les vases dits canopes, confiés à la garde des génies Amset, Hapi, Duaumautew et Kebhsennouw; cet organe ne sera rendu au mort qu'après le jugement d'Osiris, sil lui est favorable. Les textes inserits sur les

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