‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 252 sur 289 · SOU · texte numérisé non relu

SOU

d’étoffes transparentes. Les beaux colosses sculptés sous la xix° dynastie n’empêchent pas d'attribuer à cette époque le commencement d’une prompte décadence de l'art égyptien, qui se remarque surtout dans les monuments consacrés par les particuliers.

« Les statues de l’école saïte ont au contraire reconquis la finesse et le naturel; la coiffure, assez volumineuse, se compose ordinairement d'une étoffe qui enveloppé complétement les cheveux. Le basalte égyptien, d’un grain si fin, fournit aux saïtes une matière de prédilection, et sa dureté semble n'avoir été qu'un jeu pour ces puissants artistes.

« Sous les Ptolémées, les figurines de style égyptien deviennent très-rares. On conserve, au Vatican, deux colosses en granit de Ptolémée et d'Arsinoé Philadelphes; leur style est encore purement égyptien; ils se rapprochent des saïtes sans les égaler. Le Louvre possède une belle tête royale, bien franchement égyptienne par sa matière et sa coiffure, mais dont le modelé rappelle au contraire les artistes grecs. Il ne serait pas raisonnable de classer parmi les statues égyptiennes les imitations romaines de la villa Hadriani, dont les auteurs n'ont emprunté à l'art

Page 1