‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 279 sur 289 · TAN · texte numérisé non relu

TAN

qu'on a vu surgir ces beaux sphinx à tête humaine coiffée d'une crinière de lion, d'un aspect étrange et grandiose, qu'ils ont laissés sur le sol de Säân et qu'on a reconnus pour leur œuvre, malgré les martelages des pharaons postérieurs. M. Brugsch a retrouvé, sur une statue d'époque romaine, le nom hiéroglyphique de Tanis, "7" @, Djan, conservé dans le copte =zns. La fondation de cette ville peut remonter à la x1r° dynastie; on y trouve des traces de la xui. Les sphinx en granit du Louvre, qui en proviennent, paraissent être de cette époque. La xviu® dynastie abandonna cette ville des Pasteurs qui rappelait des souvenirs odieux, mais, au commencement de la xix° dynastie, Ramsès IT releva ses temples, les décora, les orna d'obélisques et y établit le culte du soleil sous les formes ordinaires de Ra, Toum, Horus, auxquels il associa Soutekh. Sous la xxr° dynastie, Tanis fut la capitale de l'Égypte; elle fut encore en honneur sous la xxn° et la xxm°, mais la xxvi® dynastie transporta à Saïs le siége du gouvernement:

Tanis ne fut cependant pas complétement délaissée, car on y a recueilli des monuments ptolémaïques. L’édit de Théodose lui porta le dernier coup. (Voyez Mariette, Les fouilles de Tanis,

TAT 537 dans la Revue archéol. 1861, 1862; Calal. de Boulaq, p. 258.)

TANNAGE. Sur la préparation des peaux et l'opération du tannage, voir les tableaux recueïllis à Gournah par Champollion (Monumenis, pl. czxvi). |

TAOUSER (a 1{ 0; À |, reine de la xix° dy-

nastie, épouse de Siptah; elle se disait fille d Ammon et elle est représentée, à Biban-el-Molouk, portant la coiffure de ce dieu. (Voyez

Denkimäl. VIT, 201 a.)

TAT ou DAD Ÿ. Le ta, dans lequel on a vu primitivement un nilomètre, puis un autel à quatre degrés, semble n'être autre chose qu'une selle de sculpteur; la planche xuix des Monuments de Rosellini représente, posé sur cet objet, un vase quun sculpteur est en train de tailler; les barres horizontales de l'hiéroglyphe, qui existent bien sur la selle en question, Ÿ, figurent sans doute des tablettes destinées à recevoir les outils. Le ta! est un emblème religieux. H sert de colonne dans les chapelles qui, sur les peintures des momies, renferment les images

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