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de joueurs de paume et d'enfants, en peau et en cuir cousus; elles sont remplies avec du son ou avec du jonc tressé en boule. On a également recueilli des balles en bois, à compartiments peints en bleu et en rouge.
BANDELETTES. En toile plus ou moins fine, suivant la qualité du mort, elles atteignaient une longueur de plusieurs mètres; elles étaient étroitement enroulées autour de chaque membre, 1s0lément, puis elles enveloppaient le corps entier de leurs méandres, de leurs spirales, de leurs circonvolutions infinies; par l'épaisseur de leur superposition, elles arrivaient à restituer au cadavre la plénitude de formes que lui avait enlevée la dessiccation. Le démaïllottement d’une momie est une opération qui demande plusieurs heures; les momies thébaines sont les mieux enveloppées. — Voyez ÉMBAUMEMEnT.
BANNIÈRE. Sorte d’étendard IL surmonté
d'un épervier (oiseau d'Horus), Dans la bannière était inscrite la devise particulière prise par chaque roi à son avénement. Le sens mystique de ces devises, ainsi que des légendes qui les accompagnent, repose toujours sur l’assimila-
tion du pharaon avec le soleil levant, dont Horus est le type; ce sont les véritables anaglyphes dont parle Clément d'Alexandrie, par lesquels les Égyptiens transmettaient les louanges des rois
sous forme de mythes religieux.
BANQUETTES. La tombe de Ramsès III, à Thèbes, a livré des modèles de banquettes ou canapés sans dossier, dont le coussin était en cuir ou en coton teint de vives couleurs, et le coffre en bois ornementé. (Wilkinson, Manners and customs, I], 190.) |
BARBE. Nous savions par la Bible, par Hérodote et par Diodore, que les Égyptiens ne portaient pas leur barbe; les monuments nous les montrent toujours soigneusement rasés, et ils imposaient cette habitude à leurs prisonniers. Les dieux seuls et les rois, qui sont les représentants de la divinité, ont le menion orné d’une barbiche postiche, nattée 3, dont j'ignore le sens re- . ligieux, mais le caractère sacré de cet appendice est prouvé par les simulacres de bronze qu'on en a trouvés mêlés à d’autres insignes divins. (Voyez au Louvre, salle des dieux, vitrine G, une barbe en bronze incrusté d’'émaux.)
BARBIER. L'usage étant général, en Égypte, de se raser les cheveux et la barbe. les barbiers y pullulaient et, en raison de la concurrence, tiraient peu de profit de leur industrie. Un papyrus (Sallier, Il) nous donne, à cet égard, quelques détails. «Le barbier rase jusqu'à la nuit. Lorsqu il se met à manger, alors seulement il se met sur le coude. Il va de pâté de maisons en pâté de maisons pour chercher les pratiques; il se rompt Îles bras pour remplir son ventre, comme les abeilles mangent de leurs travaux. »
(Traduction de M. Maspero.)
BARI. Hérodote et Diodore nous disent que Bäpis est le nom d’un bateau (æAoïo») égyptien. C'est l'exacte transcription du mot | XX "11 bari, en copte Bzpx, barque, bateau.
BARQUES SACRÉES. «Les barques sacrées étaient promenées à certains. anniversaires.
Chaque temple avait plusieurs de ces barques qui étaient le plus souvent en bois précieux, et pagois même en argent ou en or. Au centre s'élevait une petite chapelle ou n40s «ms, dans laquelle était enfermée une image de divinité, qu'on recouvrait d'un voile. À la proue et à 1
poupe étaient disposés des emblèmes divins, richement travaillés. Dans les processions publiques, le plancher qui supportait ces barques était porté sur les épaules des prêtres. » (Mariette, | Catal. du musée de Boulag, p. 13.) On lit dans la salle hypostyle de Karnak cette description d'une barque dédiée par Séti [I à Ammon-Ra :
rEhe était garnie d'or étranger, éclatante de pierres précieuses, ornée de lapis. Une image de Ra était placée à l'avant. Elle iluminait le fleuve par sa splendeur, comme un lever de soleil… On lacclamait sur son passage lorsqu'elle remontait vers Thèbes.» D’autres barques sacrées sont figurées à Karnak; l'une d'elles n'a pas moins de quarante pieds de long. (Voyez Champollion, Notices publiées, Il, 5o et 126.)
M. Mariette a découvert, dans le cercueil de la reine Aah-hotep, une barque en or massif qu'il décrit ainsi : « Portée sur un chariot à roues de bronze, sa forme rappelle celle des caïks de Constantinople et des gondoles de Venise. Les rameurs sont en argent massif. Au centre se tient assis un petit personnage armé d'une hache et d'un bâton recourbé. À l'arrière est le timonier, qui dirige la barque au moyen d'un gouvernail; à l'avant un chanteur, debout, règle Îa