BAT
BASTONNADE. Les monuments nous montrent la bastonnade administrée à des hommes et à des enfants étendus à terre, et tenus par les pieds et les mains. On voit des ouvriers stimulés à coup de bâton et même une femme qui, agenouillée, est fustigée sur le dos par la main d'un homme (Wilkinson, Manners, 11, L1). Il est triste à dire, pour la procédure égyptienne, que ce traitement était infligé non-seulement aux coupables, mais aux inculpés et même aux témoins. Un papyrus judiciaire dit positivement (Zertschr. für àgypt. spr. 187, p. 62) que «un voleur fut interrogé à coups de bdton : la bastonnade lui fut donnée sur les pieds et sur les mains.»
BATAILLES. Les ruines de Thèbes nous ont livré divers tableaux de batailles sculptés sur les murailles des temples. On y voit le pharaon haranguant ses soldats, la distribution des armes, le défilé des troupes, la mêlée, l'attaque des forteresses, les chevaux du roi foulant aux pieds les ennemis vaincus, le dénombrement. du butin et des mains coupées. On a aussi des représentations de combats sur mer : la flotte égyptienne, manœuvrant à la voile et à l'aviron, est aux prises avec la flotte ennemie; les navires s'a-