‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 69 sur 289 · CAS · texte numérisé non relu

CAS

vellement et d'éternité. C’est pourquoi les pharaons, toujours soucieux d'immortalité, avaient choisi le sceau pour inscrire leur nom propre. L'enroulement elliptique appelé cartouche, dans lequel sont insérés les noms royaux, n'est autre chose qu'un sceau plus ou moins allongé {] . Horapollon y voyait l’image du serpent qui se mord la queue, autre symbole d'éternité. On distingue deux cartouches : 1° le cartouche prénom, qui exprime toujours une assimilation du roi au soleil; c'est le nom divin; il est précédé du groupe

} We signifiant rot du midi et du nord, qui, d'après M. Grébaut (Hymne à Ammon, p. 173), est

un titre du dieu qui divise l'univers en partie australe et en partie boréale également vivifiées par ses rayons; 2° le cartouche nom propre, que précèdent les mots @ fils du solal; c'est le nom du roi considéré comme un Horus régnant sur terre. Tout pharaon était un véritable dieu descendu parmi les hommes; or, le dieu égyptien est doué de la faculté de s'engendrer lui-même, d’être à la fois père et fils (voyez Divmré). C'est ce qu'exprime, selon moi, le double cartouche dont l'usage paraît remonter à la v° dynastie.

CASATI (papyrus). — Voyez Parynus.

CAS 119 CASQUE. Le casque de guerre porté par

les rois était couvert d'une peau de panthère et orné de luræus; il était parfois accompagné d'un large ruban retombant sur lépaule. On le nommaït khepersh, et, aux basses époques,

khepesh.

CASSE-TÊTE. Le Musée du Louvre possède un casse-tête en bois pesant, cerclé d’anneaux de bronze épais et mobiles, qui, en s'accumulant à l'extrémité de l'arme, doublaient l'intensité du coup. Le casse-tête ordinaire est ainsi

fait \.

CASTAGNETTES. Je donne ce nom à des mains en bois ou en ivoire que lon frappait lune contre l’autre, pour marquer la mesure en accompagnant le chant ou la danse. Des manches plats, lésèrement courbés et terminés par une tête humaine, remplissaient le même office.

GASTES. Les inscriptions nous ont appris qu il n’y avait pas de castes en Égypte, attendu qu'un prêtre pouvait être en même temps chel

120 CER de troupe, juge et architecte, et que les charges . n'étaient pas toujours héréditaires.

CAUSATIF. La voix causative s'obtenait en faisant précéder le verbe d'un s (fl ou —).

Exemples : 7% ar (monter), ==“ s-ar (faire monter); & "2 kheper (être, devenir), NM & = s-kheper (donner l'existence). On cite quelques exemples de t causatif.

CÈDRE. Le cèdre était employé pour la confection des barques sacrées, des portes des temples et de certains autels; on en extrayait de l'huile pour onguents et diverses substances résineuses.

CERCEAU. Une sorte de jeu de cerceau qui se jouait à deux, avec des baguettes crochues, et dont il est assez difficile de se rendre compte, est représenté sur les murailles de Beni-Hassan.

(Voyez Wilkinson, Manners, II, 423.)

CERCUEILS. La forme et la décoration des cercueïls ont varié suivant les différentes époques. . D'après M. Mariette (Catalogue du musée de Bou- * lag), les cercueïls de l’ancien empire sont à

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