‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 70 sur 289 · CER · texte numérisé non relu

CER

face humaine, dénués de peinture, formés. de pièces assemblées avec des chevilles. Sur la poitrine, se lit la formule : « Ô toi, un tel, enfant du ciel, né de Nout.» Sous la xr° dynastie, le visage est peint en jaune ou en blanc, ou même en noir. Isis et Nephthys, agenouillées, enveloppent le cercueil de leurs aïles. (Voyez les cercueils des rois Antew, au Louvre, 1° étage.)

Les cercueïls de la xvm* dynastie sont peints intérieurement et extérieurement en noir: le masque est rouge ou doré; un vautour figure sur la poitrine.

De la xix° à la xxr° dynastie apparaissent les cercueils à vernis jaunâtre; les ornements sont semés à profusion; il y a plus de figures que de texte. La momie est enfermée dans deux, trois et même quatre cercueïls emboîtés l'un dans l'autre. Puis viennent chronologiquement les cercueïls à fond noir ou à fond de couleur de bois : masque rouge, coiffure très-ornée, momies à bretelles; puis les caisses à fond blanc, à couvercle divisé en tableau, et dont les hiéroglyphes sont peints en vert (xxn° à xxvi dynastie). La domination saïte inaugure l'usage des <ercueïls en granit et en basalte minutieusement sculptés. | |

Les boîtes de momies de basse époque sont nues ; les légendes qui y ont été tracées à l'encre sont souvent indéchiffrables.

Les scènes religieuses dont sont ornés les cercueiïls de la belle époque sont très-complexes et d'une interprétation fort difficile. M. E. de Rougé les a décrites en détail, d'après un bel exemplaire du Musée. (Voyez Notice sommaire du Musée égyptien, p. 105 de la nouvelle édition.)

CÉSARION, fils de Cléopâtre VI et de Jules César. Sa naissance a été l'objet de plusieurs tableaux religieux dans le temple d'Hermonthis. Une stèle démotique du Louvre fait allusion à cet événement (P. Pierret, Catal. de la salle hastorique, n° 335). Césarion est le dernier des Ptolémées; son cartouche le nomme Ptolémée, di

CHACAL. Le chacal, qui affectionne les réduits souterrains, est l'animal emblématique du dieu de l’ensevelissement, Anubis. À ce titre, il est représenté accroupi sur un coffret funéraire, muni du flagellum 3a et du sceptre . I figure souvent au sommet des stèles, avec la qualifica-

tion de Guide des chemins.

CHAÎNE. On a trouvé dans les tombeaux des chaines d'or, travaillées au lacet, d'une souplesse remarquable et qui peuvent soutenir la comparaison avec les produits de la bijouterie moderne. (Voyez au Louvre, Salle historique, vitrine Ï, et Salle civile, P.)

CHAISES. — Voyez Siécss.

CHAMBELLAN. Ce titre parait être représenté par le groupe 4[ TA : signifiant ceux qu se hennent aux angles de la chambre royale, et désionant de hauts dignitaires.

CHAMEAU. Quoique le chameau ne figure sur aucun des monuments que nous connaissons, la mention qui en est faite par quelques textes nous apprend que les Égyptiens l'employaient comme animal de charge et même lui apprenaient à danser. Au commencement du nouvel empire, on le tirait de l’Éthiopie, région où il abonde encore aujourd'hui. (Voyez Chabas, Études sur l'antiquité historique, p. hoo et suiv.)

CHAR. Montés sur une paire de roues à six ras, les chars égyptiens étaient dépourvus de

Page 1