‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 7 sur 289 · AGR · texte numérisé non relu

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récolte des blés. Des moissonneurs les coupent par poignées au-dessous de lépi. La récolte était mesurée sous les yeux du propriétaire ou de son intendant, et un scribe en enregistrait le total. Après avoir été vanné et mis en sac, le grain était transporté enfin dans les greniers.

Les Égyptiens cultivaient la vigne et fabriquaient de la bière. La racine du lotus, la tige du papyrus, le figuier et autres arbres analogues, des espèces de melons et de pastèques servaient à leur alimentation, et la culture du lin jouait un grand rôle dans leur industrie.

Dans le papyrus Sallier, [, pl. 6, un seribe, voulant établir la supériorité de la profession du scribe sur tous les états manuels, dépeint très en noir la condition de l'agriculteur. Outre l'inconvénient de voir les grains rongés par toutes sortes d'animaux destructeurs, ou la . moisson volée, 1l rappelle que la douane égyptienne prélève une dime sur la récolte, et que les fermiers ont à subir nombre d'exactions et de mauvais traitements. (Voyez Maspero, Du genre émstolure chez les Égyptiens, p- 39.)

Le cent dixième chantre du Livre des Monts

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montre les mânes se livrant à des travaux agricoles, qui sont manifestement annoncés par le sac aux semences et les outils de labourage dont sont munies les figurines funéraires. (Voyez Description de l'Égypte, mémoires , Î, 52; Champollion-Figeac, L'Égypte ancienne, p. 187; Wilkinson, Manners and customs of the ancient Egyptans,

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