IV
AHMÈS Ie ou AMOSIS, premier roi dela xvin° dv-
nastie (Ci) . Cartouche prénom Ra-
neb-peh. Lorsqu'il parvint au trône, l'Égypte septentrionale était occupée par les Pasteurs. Il alla les assiéger à Avaris, située probablement dans le voisinage de Péluse, et dont 11 sempara après deux combats sur eau et un engagement sur terre. Cette victoire lui permit de poursuivre les envahisseurs jusque sur les frontières de la Palestine. Après cette campagne importante, qui rendit à l'Egypte son indépendance , il eut à
lutter contre les Nubiens, qui avaient profité de son absence pour se soulever, et il put enfin, l'an xxn de son règne, inaugurer une ère de paix et de prospérité et reconstruire les temples de Thèbes et de Memphis. (Voyez Brugsch,
Ah AHM
EHsioire d'Egypte, p. 8h; et Chabas, Les Pasteurs en Egypte, p. ho.)
AHMEÈS, reine. Femme et sœur de Thouthmès [°", fille, peut-être, d'Amosis ou d'Aménophis l*. Elle portait le titre de erpa, c’est-à-dire héritière. xvur° dynastie.
AHMES-NOWRÉ-ARI (— fil = | . Princesse
noire épousée par ÂAmosis (Ahmès [*) dans le but évident d'assurer sa domination sur les populations nègres, toujours en rébellion contre’ Égypte. Cette reine est peinte en noir sur les monuments, mais ses traits sont rectifiés, leur caractère nègre est dissimulé, comme par une sorte de respect pour la personne royale qui, il est intéressant de le constater, semblait être inconciliable, pour les Égyptiens, avec l'irrégularité du visage. (Voyez son portrait dans les Monuments
de M. Lepsius, IIl, 1.)
| AHMÈS-SI-ABNA. Ce personnage est le héros d'un récit copié à El-Kab par Champollion, et publié depuis par M. Lepsius (Denkmäler, I,
12). Gette inscription est célèbre dans la science
AHT 7 45 parce que, dans un mémoire où il en traduisit les sept premières lignes, M. E. de Rougé inaugura, pour le déchiffrement des hiéroglyphes, une méthode d'analyse rigoureuse qui fut une révélation pour le monde savant. On peut dire que c’est à l'apparition du mémoire sur Ahmès, chef-d'œuvre de lucidité et d’érudition pénétrante, que fut foridée l’école égyptologique. Champollion avait livré la clef des hiéroglyphes, M. de Rougé nous en expliqua le manement. |
Dans le texte d'E-Kab, Ahmès raconte à la postérité qu'il a été gratifié sept fois du collier d'or pour des faits d'armes accomplis sous les rois Amosis, Aménophis [* et Thouthmès I.
(Voyez E. de Rougé, Mémoire sur l'inscription du tombeau d'Ahmès, chef des nautonmiers; Brugsch,
Histoire d'Évypte, p. 86; Chabas, Les Pasteurs en Égypte, p. 19.)
AHMÈS-SI-PAIRI ( — Mlle X |. Ce roi
na encore été mentionné que par le papyrus Abbott; on croit qu'il appartenait à la famille d'Amosis.
ANTES (1! 2) . Roi que M. E. de Rougé classe
avec doute dans la cinquième dynastie (Men.
sur les six premières dynasties, p. 88).
AÏ RTE NTI: . Prêtre devenu roi sur
la fin de la xvint dynastie. Fonctionnaire sous le règne d'Aménophis IV, il lui succéda faute d'héritiers naturels et rétablit le culte d’Ammon, qu'avait aboli son prédécesseur. Cependant Ai fut considéré comme un usurpateur, car son nom a été martelé avec acharnement. — Un autre Aÿ, dont le prénom est Ra-mer-nowré, se classe dans la x dynastie.
AIGUIÈRES. Les Égyptiens se servaient d'aiguières pour l'ablutiôn des mains avant le repas. On en a trouvé deux en or dans la tombe de Ramsès IIL:; ce sont des vases comme celuici ÿ, mais à col plus allongé, posé sur un bassin de cette forme w. Le Louvre possède une aiguière au nom d'une prêtresse d'Hathor.
AIGUILLES. Celles qui ont été trouvées jusqu'à présent n'ont dû servir qu'à des travaux assez grossiers. Elles sont en bronze et d'une longueur de 8 à 10 centimètres. |
AIGUILLES DE CLÉOPÂTRE. Les aiguilles
AKA 17
dites de Cléopdtre sont situées vers la partie orientale d'Alexandrie, sur la mème plage où sélevaient les anciens palais des Ptolémées. Ce sont deux obélisques en granit rose, portant Îles cartouches des rois Thouthmès III et Ramsès IIT: l'un est debout, l’autre renversé. Ils avaient été enlevés d'Héliopolis pour orner, dit-on, l'entrée d'un temple de César.
AIMANT. L'aimant naturel ou fer magnétique, qu'on supposait provenir d'Horus, paraît avoir été une substance sacrée; mais le fer non magnétique était maudit comme une substance provenant de Set ou Typhon. Gela explique très-bien l'extrême rareté des objets en fer dans l'antiquité égyptienne, car on n'aurait pu s'en servir qu'avec une grande répugnance ou même au mépris de la religion (T. Devéria, Mélanges d'archéologie égyptienne et assyrienne, I, 3). — : Voyez Fer.
AIRAIN. — Voyez BRONZE.
AKAOU-HOR (WA {IS |. Roi de la v° dy-
nastie, qui paraît avoir tenu peu de place dans l'histoire.