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Djanoutri. Le temple de Dendérah fut commencé sous Ptolémée XIII, mais des traditions égyptiennes en faisaient remonter la fondation au temps des premières dynasties; il fut terminé sous Domitien: 11 était consacré à la déesse Hathor. Couvert d'hiéroglyphes de la base au sommet, et jusque dans des cryptes qui ne devaient jamais recevoir la lumière du jour, ce magnifique édifice, dont le déblayement est dû à l’activité de M. Mariette, lui a fourni la matière d'une publication de quatre volumes in-folio de textes d'un déchiffrement difficile, à cause de l'époque de décadence à laquelle ils ont été rédigés, mais qui sont riches de renseignements sur la religion égyptienne. Ces quatre volumes ne forment guère que la cinquième partie des inscriptions que renferme ce vaste monument.
DENNOU A4 YR. Ce titre, qui s'applique à des fonctions très-diverses, me paraît avoir le sens général de chef, directeur. La meilleure preuve que j'en puisse fournir est cette qualifcation donnée à Ramsès VII, dans un papyrus de Turin : le grand Dennow de l Épypte.
DERRI (Nubie). Ramsès IT y fit creuser, dans
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un rocher de grès, un temple qu'il dédia au s0lil. (Voyez Champollion, Monuments et Nonces descriptives, p. 86.)
DÉS À JOUER. H est difficile d'affirmer que les dés trouvés en Égypte soient d'époque pharaonique. Îls sont ordinairement de forme cubique; les nombres y sont représentés par des points noirs. Le Musée du Louvre en possède un de cette sorte, en ivoire, et un autre dont la forme est celle de deux pyramides réunies par la base, l’une au-dessous de l’autre ; les unités ysont marquées par des trous. (Salle civile, vitrme N.)
DÉTERMINATIFS. Signes idéographiques qui, placés à la fin d’un mot, lui servent, pour ainsi dre, d'illustration : c'est ainsi que les mots exprimant une idée de force sont déterminés par le bras armé +; que ceux exprimant une idée de mouvement sont déterminés par les jambes en marche A ; que ceux exprimant une idée de lumière sont déterminés par le disque rayonnant à , etc. Paur les mots dant l'explication n'a pas encore été donnée, on comprend combien est précieux le secours des déterminatifs.
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qui indiquent à première vue à l'investigateur dans quel ordre d'idées le sens doit être cherché. Une liste explicative des détermiriatifs les plus usités a été donnée, par M. E. de Rougé, à la page 123 de sa Grammaire.
DEUIL. Le deuil est exprimé par les deux mains levées à la hauteur du front, la paume en dedans, ou par une main posée sur la tête, peut-être pour y répandre de la poussière.
Dans les funérailles, le deuil se manifestait par des danses particulières. M. Mariette décrit ainsi une scène de deuil, sculptée sur un basrelief de Sakkarah : « Des femmes sautent avec les plus étranges contorsions; d'autres font retentir une sorte de tympanum. Des hommes marchent à grands pas en agitant une tige de roseau. Ces danses funèbres sont encore pratquées aujourd hui dans la plupart des villages de la haute Égypte. Ce que le bas-relief de Sakkarah n'a pu rendre, ce sont les ululations discordantes dont ces danses sont accompagnées.»
DÉVORANTE DE L'ENFER (La). La dénomination égyptienne de cette bête fantastique, qui doit être le prototype de Gerbère, est celle qu
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détruit les coupables, la Dévoranre ©, dame de la région occidentale. Ge monstre à gueule béante est assis sur un petit pylône, en face d'Osiris, dans la scène du Jugement de l'âme (Todtenb.
ch. cxxv; voyez les papyrus encadrés dans la salle funéraire du Musée égyptien). Son corps, dont la forme varie suivant les manuscrits, participe du lion, de la truie et de l'hippopotame.
DIADÈME (Double). — Voyez Pscnenr.
DIALECTES. L'existence d'au moins deux dialectes dans la langue égyptienne, dialecte du nord et dialecte du sud, n'est pas douteuse, puisqu'elle a été reconnue dans la langue dérivée, le copte; elle est d’ailleurs constatée par ce passage d'un papyrus du temps des Ramessides (Anastasi, 1, p. 28,1.6):«Tes paroles sont confuses, etc... Elles sont comme la conversation d'un homme du Delta avec un homme d'Éléphantine. » |
Malheureusement, les inscriptions sur pierre et sur papyrus ne nous fournissent aucun moyen de préciser les différences dialectales, par la raison que nous ignorerons toujours quelles étaient les villes où ces textes furent rédigés.