‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 93 sur 289 · DIV · texte numérisé non relu

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nel, antérieur à tous les êtres sortis de lui, puis dans son rôle d'organisateur des mondes, enfin dans son rôle de Providence qui, chaque jour, conserve son œuvre, c'est toujours le même être réunissant dans son essence tous les attributs divins. Get ètre qui, en soi, un et immuable, mais aussi mystérieux et inaccessible aux intelligences, n'a ni forme ni nom, se révèle par ses actes, se manifeste dans ses rôles, dont chacun donne naissance à une forme divine qui reçoit un nom et est un dieu.r

Rappelant diverses formules égyptiennes qui présentent les dieux tantôt comme engendrés par le dieu unique, tantôt comme étant ses propres membres, M. Grébaut ajoute : «11 faut remarquer que, loin d'être une expression de polythéisme, ces formules avaient précisément pour but d'en écarter l'idée. Ge ne sont pas les dieux qu'on adore, au contraire, on leur dénie l'existence personnelle; on adore, sous le nom d'un dieu quelconque, le dieu caché qui, en se transformant lui-même, en s'enfantant pour de nouveaux rôles, engendre les dieux, ses formes et ses manifestations... Le dieu qui n'a pas de forme et dont le nom est un mystère (ce sont les expressions égyptiennes) est une âme agissante qui

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remplit des rôles nombreux, personnifiés par les dieux; ceux-ci sont des formes procréées, c'està-dire animées par l'âme qui les revêt, ou, pour nous servir de l'expression de l'hymne de Boulag, qui les habite. Elle circule de rôle en rôle, sans perdre jamais une seule des qualités qui sont de son essence divine. De quelque nom quil l'appelle, sous quelque forme qu'il la cherche, quelle que soit la manifestation sous laquelle il la reconnaît, le croyant la proclame loujours l'âme de tous les dieux, le dieu unique qu n'a pas son second, et lui attribue toutes les perfections divines. »'

DOCTEUR. On traduit par docteur, savant, le titre archaïque > sab, rapproché du copte c&o, doctrina, et qui se trouve presque toujours associé à des fonctions de scribe.

DODÉCARCHIE. Après le pillage de Thèbes par Assourbanipal, roi d’Assyrie, et la fuite d'Ourdamani, beau-fils de Tahraka, douze de ces descendants des chefs des Mashaouash, qui étaient devenus Égyptiens par leur établissement prolongé dans le Delta, gouvernèrent la basse Égypte pendant quelques années (vi siècle

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