‹ Dictionnaire d'archéologie égyptienneChapitre 98 sur 289 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

dante. M. Lieblein considère comme dynasties collatérales les ix°, x°, xi°, xt, xvÉ, xx et xxv', d'une durée de 1,777 ans qui, déduits des 5,332 années de la rédaction des listes manéthoniennes donnée par l'Africain, réduit à 3,559 ans la durée totale de l'empire égyptien, chiffre adopté déjà par M. Lepsius. M. Mariette, au contraire, pense que les dynasties collatérales, beaucoup plus nombreuses quon ne le suppose, ont été préalablement éliminées par Manéthon, et qu'aucun monument ne nous autorise à nier la succession de ses listes. (Consulter sur ce sujet Brunet de Presles, Examen des dynasties épyphennes; Lepsius, Kômgsbuch der Æpypter; Mariette, Histoire d'Egypte, p. 7o; Lieblein, Recherches sur la chronologie éuptienne. ) — Voyez CHRONOLOGIE.

EAU. Le nom de l’eau, en égyptien Œ il, mdi, W h ==, mou (xs00% en copte), est le même qu'en hébreu 5 et qu’en arabe L: L'eau détermine les idées de fraicheur et d'écoulement

et me paraît symboliser, au sommet des stèles, l'écoulement du temps.

ÉCL 195

ÉCLIPSES. Diogène Laerce prétend que les Égyptiens avaient noté 373 éclipses de soleil et 832 éclipses de lune, mais les monuments sont muets à cet égard. On a cru voir, dans une inscription du règne de Takélot Il (xxu° dynastie), la mention d'une éclipse de lune; M. Chabas a démontré (Mélanges, Il, 72; Zaischr. 1868, kg) le mal fondé de cette con- Jecture.

On lit dans le Traité d'Isis et d'Ostris, $ 55 : «Les Égyptiens disent que Typhon tantôt frappe l'œil d'Horus, tantôt le lui arrache, et qu'après lavoir avalé il le rend au soleil. Par les coups dont il le frappe, ils entendent les diminutions que la lune éprouve chaque mois, et, par la privation totale de l'œil, l'éclipse de cette planète, que le soleil répare en l’éclairant de nouveau dès qu'elle s'est dégagée de l'ombre de la terre. »

L'œil d'Horus étant l'ouda 3 qui désigne aussi la lune, M. Lefébure (Le mythe osirien, P. 51) a rapproché ce passage du chapitre exvi du Livre des Morts, dans lequel il reconnaît la fable de Set ou Typhon se déguisant en pourceau pour avaler l'œil d'Horus, métamorphose à laquelle fait allusion la scène des sarcophages

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