STYLE ROMAN
Époques.
xie siècle.
xue siècle.
Époques.
Époques.
/ où l'art transformé prend un caractère qui lui est propre, » quoique formé du mélange de l'art antique et de l'art néo-grec.
Ioù les influences orientales énergiquement ravivées par le retour des croisades, donnent à l'art un nouvel épanouissement, une richesse et une finesse inusitées précédemment dans l'ornementation et l'exécution.
IIIe PÉRIODE.
De la fin du xne siècle jusqu'au milieu du xvie : style ogival. xui° siècle, style ogival primitif ou à lancettes. xive siècle, style ogival secondaire ou rayonnant.
xve siècle, style ogival tertiaire ou flamboyant. Ce style se continue durant les premières années du xvie siècle, en s'enriehissant d'ornements plus nombreux et plus fins.
IVe PÉRIODE Du commencement du xvie siècle jusqu'au milieu du xvne : Renaissance.
(lre moitié du xvie ( Mélange du style grec avec le style ogival ; caractères prosiècle. I près à la Renaissance française
De la 2e moitié du xvie siècle jusqu'au milieu du xvne.
L'art abandonne toutes les traditions de la période ogivale; il conserve néanmoins encore des formes et des détails inconnus aux anciens.
EQUESTRES (Statues). — Sur le frontispice de quelques églises de la période romano-byzantine on voit des statues équestres, d'une grande dimension, sculptées en rondebosse à la place d'honneur, comme à Civray, en Poitou, et foulant ordinairement un homme sous les pieds de leur cheval. Ce sujet a été l'objet de discussions intéressantes, au congrès archéologique tenu à Lille en 18i5 : nous devons en donner ici une courte analyse. Antérieurement à la session de la Société française pour la conservation des monuments historiques, tenue à Lille, et que nous venons de mentionner, un habile antiquaire, M. de Chergé, avait essayé d'expliquer la présence des statues équestres au portail de certaines églises du xie siècle et du *uc. 11 y voyait la figure des fondateurs des
églises, et il appuyait son opinion sur des conjectures fort ingénieuses. La présence d'un personnage foulé aux pieds du cheval était un symbole de la puissance féodale et des droits des seigneurs sur la personne de leurs vassaux. MM. Duval et Jourdain d'Amiens combattirent cette opinion en disant que, sur les monuments du moyen Age, on ne rencontrait jamais la ligure des fondateurs, mais seulement celle des saints, ou des représentations historiques ou symboliques tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament. Ce n'est, en effet, que dans de très-rares exceptions que l'on rencontre le portrait des fondateurs au frontispice des monuments religieux. 11 suffit toutefois que lo fait existe et qu'il ait été constaté, pour que le sentiment émis par MM. Duval et Jour-
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dain suit regardé comme trop absolu. Ces! ce que M. «le Chergé a démontré avec beaucoup de vivacité : il a cite en môme temps deux faits tirés de l'archéologie 'lu Poitou et fort curieux. « A sept lieues de Poitiers, dit-il, au milieu des ronces et d<^ herbes sauvages s'élèvent les ruines de l'antique abbaye de Moreaux. La façade du cùié de l'ouest subsiste encore assez intacte pour ôtre étudiée avec fruit. Son portail roman, ses contreforts, tout accuse le système de construction du xn' siècle et un ensemble harmonieux complet sans sutures ni raccords. Aux deux côfés de ce portail, sont sculptés en forte saillie, a droite un lion, à gauclie un bœuf. C'est une réminiscence des lions et des bœufs qui supportaient les bassins placés à l'entrée du temple de Salomon. En preuve, lisez cette inscription gravée en belles lettres capitales sur l'un des voussoirs :
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