SCI : SALOMONIS SIC : EST
1STIVS : IN MEDIO : ROV1S : ATQ. :
LliONIS :
A Moreaux, ce bœuf, ce lion, servent de piédestaux à deux statues décorées des insignes de la dignité épiscopale dont furent revêtus, durant leur vie, les personnages qu'elles représentent. Au dessous, on lit les inscriptions suivantes, d'un côté :
D'S M1SEREATVR GVIL'MI : ADALELMI PICTAVENSIS EPI :ARNAVDI :
ARCHIDIACONI : PAT : Ml.
De l'autre côté :
D'S MISEREATVR : GRIMOARDI :
PICTAVENSIS EPI : ET : ARNAVDI
ARCHIDIACONI : PAT : NR.
« Ce Guillaume Adalelme, évoque de Poitiers, est mort en liiO, et Grimoard, évêque de Poitiers, est mort en llil ou lli2. Ni l'un ni l'autre n'a été canonisé ; et pourtant, si l'on en juge par la construction de l'église de Moreaux, ce fut peu après le décès de ces prélats que les moines reconnaissants accordèrent à leurs images la place d'honneur qu'ils occupent, en mémoire de quelques bienfaits signalés.
« Or ceci se passait au milieu du xne siècle, époque qui coïncide parfaitement avec la date présumée de la construction de la plupart des façades où se voient les statues équestres. La conclusion à tirer de ce simple rapprochement, continue M. de Chergé, me parait rigoureuse: à Moreaux, les fondateurs, personnages religieux, brillent au fond du temple qu'ils ont construit ou doté, décores des insignes de la puissance religieuse ; à Civray, à Melle, les fondateurs laïques sont représentés avec les attributs de la puissance temporelle. » (Séances ge'n. tenues à Lille, pag. 70 etsuiv.)
M. Du val et M. Didron y voient la représentation d'un fait tiré soit de la Rible, par exemple le châtiment d'Héliodore, dans le temple de Jérusalem, soit de la vie des saints, comme le fait si connu de saint Mar-