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du costume en usage dans le xvi' siècle. Audessus des pilastres régnent dans la longueur du soubassement sept consoles soutenant ('entablement en marbre noir du tombeau, sur lequel sont placées deux statues à genoux, d'une belle proportion, représentant les deux cardinaux d'Amboise, l'oncle et le neveu, revêtus des ornements de leur dignité et dans l'attitude de la prière. Le fond du monument est décoré d'un bas-relief représentant saint Georges, patron des cardinaux d'Amboise, terrassant et perçant de sa lance un dragon. Sur les côtés sont distribuées six figurines placées dans des niches richement décorées et séparées par des pilastres enrichis d'arabesques d'un excellent goût. Ces figurines sont placées dans l'ordre suivant : 1° Un évèque ou archevêque; 2° la sainte Vierge; 3° saint Jean-Baptiste ; 4.° saint Romain, archevêque de Rouen tenant en laisse le dragon connu sous le nomde la Gargouille; 5° un personnage que l'on croit être saint Roch, portant un ciliée et accompagné d'un quadrupède; 6° un archevêque donnant sa bénédiction. Toutes ces ligures sont rehaussées de filets d'or. Sur la même ligne et aux deux extrémités opposées, contre les pilastres formant contre-forts, sont deux statuettes d'archevêques, surmontées de dais travaillés très-délicatement à jour. Au-dessous de celle placée à gauche était une figure de l'Espérance, comme l'indique l'inscription gravée sur la plinthe. Au-dessous de celle placée, à droite, se voit une figure de la Virginité , tenant un lis d'une main etun livre d'Heures de l'autre. Au-dessus de cette suite de figures est une voussure richement sculptée et ornée de caissons; cette voussure soutient un entablement décoré d'une frise richement sculptée et surmontée d'un attique dans lequel sont distribuées les figures des douze apôtres , placées deux à deux dans des niches espacées par des pdaslres ornés de petites figures de prophètes. Le couronnement de l'atlique se compose d'une suite d'élégantes tourelles àjour ornées de figurines, et entremêlées de petits pinacles également à jour, accompagnés de petits anges qui tiennent une guirlande suspendue, à laquelle sont attachées des cartouches, au nombre de six, portant le nom et les armoiries de Georges d'Amboise.
Toute la partie inférieure, c'est-à-dire celle qui forme le sarcophage , est seulement en marbre, et tout le reste, à partir de la tablette sur laquelle sont agenouillés les deux cardinaux, est en albâtre.
Une partie des arabesques qui décorent ce tombeau est rehaussée en or; la richesse de la composition, la beauté et la finesse de l'exécution des ornements. et des figures, le font également admirer des artistes et des amateurs
Cuivres funéraires. — Ce sont de larges plaques de cuivre ou de métal mélangé , comme le laiton , incrustées dans de grandes dalles de pierre , faisant ordinairement partie du pavé d'une église, et représentant,
soit par leur contour, soit par des traits gravés en creux, la figure du défunt. En plusieurs cas, au lieu d'une figure , il y a une croix ornée ou décorée de feuillages, avec des emblèmes religieux ou autres devises ou symboles inspirés par la piété. La coutume de graver l'effigie des personnages défunts sur des plaques de cuivre parait avoir commencé, en Angleterre, vers le milieu du x*ive siècle. Ces cuivres funéraires , monuments d'une espèce particulière, lorsque les circonstances le permirent , furent parfois élevés au-dessus de tombeaux saillants; mais le plus souvent ils sont incrustés dans la pierre, pour faire partie du pavé des églises. On peut présumer avec vraisemblance que ces cuivres gravés furent introduits dans les édifices religieux, afin d'éviter l'encombrement qui n'eût pas tardé à résulter d'une trop grande quantité de tombes saillantes.
Les cuivres funéraires, dans leur état primitif de perfection et leur caractère propre, forment une œuvre de décoration aussi bello qu'originale. En les examinant de près , on découvre que les traits creusés dans le cuivre étaient, dans le principe , remplis d'une substance résineuse colorée , une espèce de mastic analogue, sans doute, à celui qui remplissait les creux des pierres tombales en liais.
Les dessins des armoiries , de même que les autres traits de la gravure, étaient donc garnis de mastic coloré , dans la plupart des cas , et, dans quelques circonstances exceptionnelles , ils furent remplis d'émaux de couleurs variées. Des feuillages , des colonnettes, des dais ou tabernacles forment la partie principale et distinctive de cette ornementation.
Les plus remarquables spécimens de cuivres funéraires, en Angleterre , sont les suivants : Le cuivre funéraire de John d'Aubernoun, mort en 1277, à Stoke-Dabernon, comté de Surrey; celui de Roger de Trumpington, mort en 1289, à Trumpington, comté de Cambridge ; celui de Robert de Buers , mort en 1302 environ, à Acton, comté de Sulfolk ; celui de Robert de Septvans , mort en 1306 (il est très-remarquable), à Chartham, comté de Kent ; celui d'Adam Bacon , ecclésiastique, à Oulton, comté de Suffolk.
C'est un fait digne de remarque que les plus anciens spécimens soient d'un dessin plus élégant, et surtout mieux compris, que ceux qui ont été exécutés les derniers. Les premiers présentent d'ailleurs une telle similitude dans le dessin, que l'on serait porté à croire qu'ils ont été gravés par la même main. On pourrait peut-être conclure de la perfection des formes et de la pureté du trait que les cuivres funéraires que nous possédons actuellement ont été précédés de plusieurs autres, moins parfaits, qui ont disparu.
Au lieu de cette supposition des antiquaires anglais, ne pourrait-on pas admettre que les artistes qui gravaient les pierres tombales, en France, n'ont gravé les cuivres funéraires de la Grande-Bretagne que lorsque
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