OOP
très, qui pertranseant. Super quos eollocabis per omnia carbones, et cooperies diligenter, sic tainen ut aliqua foraitiina inler ipsos carbones remaneant, per qoffi possis considerare, qualiter solidatura cireuinlluat. Quod cum videris, statiin aspersa modica aqua, ojicies atque lavabis leniter et siccabis, circumspiciensque diligenter si quid corrigendum est, corriges; rursumque liniens sicut prius, solidabis, sicque faciès, donec per oratiia firmum liât. Hoc modo parem auricul.iiii formabis atque solidabis. Quo peracto junge eas ulrasque ad vas calicis in suis loeis, et circa eas faciès duos tractus in ipso vase cum subula, per quos possis cousiderare, ut recte stent in solidando. Deinde funde purum aurum et admisce ei tertiam partem cupri rubei et puri, quod pariter fusura et modice percussum limabis penitus et pones in pennam anseris. Post haec accumula anle foenaeem magnum acervum carbonum, et in eis pone vas calicis, ita ut medietas ejus omnino sub carbonibus sit, et illa pars omnino emineat, super quam una pars auris ponenda est ; quam statim conjunges ei, et liuies ipsum vas cum auricula intenus et exterius cum solidatura, atque limaturam, quod in penna posueras, seminabis circa juncturas, qua auris vasi conjungitur, sicque circumposito igné aggerabis carbones in circuitu, sicut superius fecisti, circa auriculam, et ferros desuper compones quos carbonibus abundanter cooperies. In anteriori vero parte intra cavum vasis compone carbones insimilitudinem modici furni, ut carbones in circuitu densi jaceant, et foramen in medio appareatper quod possil sufilari, ut calor superius et inferius œqualis sit. Cumque videris solidaturam circumfluere , et quasi tertio inundare, asperge diligenter modica aqua, et ejiciens lava et sicca, rursumque simili modo soiida, et tandiu donec iirmissime adhaepeat. Conversumque vas in alteram partem, parem auriculam eodem modo conjunge et soiida.
et vous arrangerez tout autour les charbon*, de telle sorte qu'ils ne louchent pas à l'or, mais s'élèvent comme une espèce de mur plus haut que l'or ; vous mettrez alors deux ou trois fers légers qui passeront d'un côié à l'autre. Sur ces fers vous placerez des charbons partout, et vous couvrirez avec soin, de manière cependant qu'il reste quelques interstices par où vous pourrez voir comment la soudure fond et coule. Lorsque vous verrez cela, arrosez aussitôt d'un peu d'eau, retirer et lavez doucement ; vous regarderez attentivement s'il n'y a rien à réparer, pour le réparer de suite ; vous ferez un nouvel enduit, vous souderez, et vous continuerez l'opération jusqu'à ce que tout soit solide. Vous ferez et souderez de même l'autre oreille. Cela étant achevé, unissez-les toutes les deux à la coupe du calice à leur place ; vous ferez autour, avec une alêne, deux traits sur la coupe, au moyen desquels vous ■ pourrez voir si elles sont droites durant l'opération de la soudure. Fondez ensuite de l'or pur, et mêlez-y un tiers de cuivre rouge et pur, qui se fondra en même temps ; après la fusion, vous le battrez un peu; vous le limerez entièrement et le mettrez dans une plume d'oie. Après cela, amassez devant le fourneau un grand monceau de charbons, et placez au milieu la coupe du calice, de manière que la moitié soit sous les charbons, et que l'on voie au dehors l'autre moitié où doit se poser une des oreilles; vous l'y joindrez aussitôt, et vous couvrirez de soudure la coupe ainsi que l'oreille, à l'intérieur et à l'extérieur, vous sèmerez de la limaille qui est dans la plume, sur les jointures, où l'oreille est unie à la coupe. Vous arrangerez les charbons tout autour de l'oreille, comme plus haut, vous établirez des fers par-dessus et vous couvrirez entièrement de charbons. A la partie antérieure, dans le creux de la coupe, disposez les charbons en manière de petit fourneau, de façon que les charbons soient épais tout autour et quT
y ait au milieu une ouverture par laquelle on puisse souiller, afin que la chaleur soit égale par-dessus et par-dessous. Lorsque vous verrez couler la soudure et comme inonder pour la troisième fois, arrosez soigneusement d'un peu d'eau, ôtez, lavez et séchez. Renouvelez celte opération jusqu'à ce que l'adhérence soit complète. Tournez la coupe de l'autre côté, joignez et soude/; l'autre oreille de la même manière.
CAPUT LIT
De electro.
Quo facto toile partem auri tenuem et conjunge ad oram vasis superiorem, atque metire ab una auricula usque ad alteram; quae nars (1) latitudinis sit, quanta est grossitudo lapidum, quos imponere volueris ; et collocans eos in suo ordine, sic dispone ; in primis stet unus lapis quatuor margaritis in aiigdis positis, deinde eleclrum, juxta quod lapis cum margaritis, rursumque electrum, sicque ordinabis ut juxta aunculas seniper lapides stent, quorum domunculas etcampos, easque domunculas, in quibus electrum ponetidum est, compones et solidabis ordine quo supra, lit in altéra parte vasis similiter
(I) Tan ta?, tn Coil. Guelpli.
Dictionn. d'Archéologie sacrée. 11.
CHAP. L1V
Des pierres en verre coloré (ou émail). Cela étant fait, prenez un morceau d'or mince, joignez-le au bord supérieur de la coupe, et mesurez depuis une oreille jusqu'à l'autre. Ce morceau sera d'une largeur égale à la grosseur des pierres que vous aurez à poser. Disposez-les en ordre et placez-les de la manière suivante : établissez d'abord une pierre avec quatre perles aux angles, ensuite une pierre de vene, et vous disposerez les choses de manière que les pierres soient toujours près des oreilles. Vous arrangerez les cloisons et les fonds, où doivent être les pierres de verre, et vous les souderez comme plus haut. Si vous voulez
TRADUCTION
TIIEOPWL1 L1D. III.
placer des pierreries et' des perles sur le milieu de la panse de la coupe, vous ferez de la même manière. Cela fait, vous les joindrez et les souderez comme les oreilles. Après cela, dans toutes les cloisons où vous aurez à poser des pierres de verre, vous adapterez à part de petits morceaux d'or aplatis. Après les avoir unis avec soin, vous les retirerez; à la mesure et à la règle vous couperez une petite bandelette d'or un peu plus épaisse; vous plierez en deux autour^ du bord de chaque morceau, de manière qu'entre les bandelettes il y ait tout autour un petit espace, qui s'appelle la bordure de la pierre de verre. Ensuite, avec la même règle et la même mesure, vous couperez des bandelettes d'or excessivement fin, avec lesquelles, à l'aide de tenailles délicates, en les contournant, vous exécuterez tous les travaux que vous voudrez faire dans l'émail (1), des enroulements, des fleurons, des fleurs, des oiseaux, des animaux ou des images. Vous mettrez adroitement chaque partie à sa place, et vous l'y fixerez sur les charbons à l'aide de farine détrempée. Lorsque vous aurez rempli ainsi un morceau, vous souderez avec précaution, de peur que ce travail délicat et cet or mince ne se disjoignent ou ne se liquéfient ; vous opérerez ainsi deux ou trois fois, jusqu'à ce que toutes les parties soient un peu adhérentes.
De cette manière tous les émaux étant disposés et soudés, prenez toutes les espèces de verre que vous destinez à cet usage. Cassez-en un peu de chaque partie, et placez ensemble tous les fragments sur un morceau de cuivre , mais chaque fragment à part. Mettez au feu, placez des charbons tout autour et par-dessus, soufflez et examinez attentivement s'ils se fondent également. S'il en est ainsi, vous vous servirez de tous, mais si quelque fragment se trouve trop dur, mettez-le de côté. Prenez alors tous les fragments de verre éprouvé, mettez-les au feu séparément , et lorsque la chaleur sera élevée, jetez-les dans un vase de cuivre plein d'eau et aussitôt ils tomberont en poudre. Vous broierez cette poudre avec un marteau rond, jusqu'à ce qu'elle soit trèsfine. Vous laverez alors, vous placerez dans une "coquille propre et vous couvrirez avec un morceau de linge. Vous disposerez chaque couleur de la même manière. Gela fait, prenez un morceau d'or soudé, et sur une table unie vous le fixerez en deux endroits à l'aide de cire ; vous aurez une plume d'oie taillée en pointe , comme pour écrire , mais avec un bec plus long et won fendu ; elle vous servira à puiser celle des couleurs de verre que vous voudrez. Replacez ce qui sera de trop dans le vase que vous couvrirez; vous agirez de la sorte avec toutes les couleurs jusqu'à ce qu'un morceau d'or soit
(1) Le Irad. anglais, M. R. Hendrie, a rendu ici et en quelques autres endroits le mot eleclrum, par tiuimel ou émail.
(2) Sive aures, in ms. videlur.
(3) Àuri, in ms. inlerponitur.
faciès. Si vero volueris in medio venlris gemmas et margaritas ponere, eodem modo iacies. Quo facto conjunges eas et solidabis sicut auriculas. Post hœc in omnibus domunculis, in quibus electra ponenda sunt, coaptabis singulas partes auri tenues, conjunctasque diligenter ejicies , otque cum mensura et régula incides corrigiolam auri quod aliquantulum sitspissius, etcomplicabis eas circa oram uniuscujusque partis dupliciter, ita ut inter ipsas corrigiunculas subtile spatium sit in circuitu, quod spatium vocatur limbus electri. Deinde eadem mensura atque régula incides corrigiolas omnino subtilissimi auri, in quibus subtili forcipe complicabis et formabis opus quodeunque volueris in electris facere , sive circulos, sive nodos, sive flosculos (2), siveaves, sive bestias, sive imagines, etordinabis particulas subtiliter et diligenter unamquamque in suo loco, atque firmabis humida farina super carbones. Gumqueimpleverisunamparlem, solidabis eam cum maximacautela, ne opus gracile et aurum subtile disjungatur aut liquéfiât, sicque bis aut ter faciès, donec aliquantulum singulas particulee adhœreant.
Hoc modo omnibus electris composais et solidatis accipe omnia geueravitri, quod ad hoc opus aptaveris, et de singulis partibus parvum frangens colloca omnes fracturas simul super unam partem cupri, unamquamque partem per se ; mittensque in ignem compone carbones in circuitu et desuper, sufilansque diligenter considerabis si œqualiter liquéfiant: si sic, omnibus ulere; si vero aliqua particula est durior, singulariter repone. Accipiensque singulas partes probati (3) vitri, mittein ignem singillatim, et cum canduerit, projicein vas cupreum in quo sit aqua, et statim resiliet minuta tim, quod mox confringas cum rotundo malleo donec subtile tiat, sicque lavabis et pones in concham mundam, atque cooperies panno lineo. Hoc modo singulos colores dispones. Quo facto toile unam partem auri solidati, et super tabulant œqualem adhœrebis cum cera in duobus lotis, accipiensque pennam anseris incisam gracile sicut ad scribendum, sed longiori rostro et non fisso, hauries cum ea unum ex coloribus vitri, qualem volueris (i). Quod vero supcifuerit repone in vasculum suum et cooperi, sicque faciès ex singulis coloribus, donec pars una impleatur ; auferens ceram cui inhœserat, ponc ipsam partem super ferrutn tenue, quod habeat brevem caudam, et cooperies cum altero ferro quod sit cavum in simililudinem vasculi, sitque per omnia transforalum gracile, ita ut foramina sint interius plana et latiora, et exterius subtiliora ethispida, propter arcendos eineres, si forte superceciderint ; habeatque ipsum ferrutn in medio superius brevem annulum, cum quo superpo-
(i) Qui erit humicus, et cum longo cupro gracili et in summilatc subtili rades a rostro pennae subtiliter et implebis quemeunque fiosculum volueris, el quantum volueris: et Codice Guelph.
TITEOPH1L1 LID. I!I.
TRADUCTION
garni. Otcz la cire qui le maintenait, et placez ce morceau sur un fer mince, terminé par une queue courte ; vous couvrirez avec un autre 1er concave en forme de vase, percé d'une grande quantité de petits trous plus larges à la partie intérieure, plus étroits et hérissés à la partie extérieure, pour arrêter les cendres si, par hasard, il en tombait dessus. Ce môme fer aura au milieu et en dessus un anneau court pourl'ôter et le remettre. Cela fait, arrangez de grands et longs charbons et allumez-les fortement : vous ferez au milieu une place que vous unirez avec un marteau de bois ; vous y mettrez le fer en l'élevant par la queue au moyen d'une tenaille. Quand il sera placé vous le couvrirez avec soin, vous arrangerez les charbons tout autour et par-dessus, et vous prendrez un soufflet des deux mains pour souffler de tous les côtés jusqu'à ce que les charbons soient enflammés également partout. Ayez aussi une aile entière d'oie ou d'un autre gros oiseau, que vous étendrez et que vous attacherez à un morceau de bois. Elle vous servira à ventiler et à souffler fortement de tous cotés, jusqu'à ce que vous voyez entre les charbons que les trous de fer sont rouges Vous attendrez une demi-heure environ ; vous découvrirez peu à peu, jusqu'à ce que vous enleviez tous les charbons ; vous attendrez encore jusqu'à ce que les trous du fer soient noirs à l'intérieur. Vous enlèverez le fer par la queue, et vous le placerez, ainsi couvert, derrière le fourneau, dans un coin, jusqu'à ce qu'il soit complètement refroidi. Vous l'ouvrirez, vous ôterez l'émail et vous laverez; vous garnirez de nouveau et vous ferez fondre comme ci-dessus ; ce que vous ferez jusqu'à ce que tout soit rempli par le verre fondu également partout. Vous disposerez les autres parties de la même manière.
natur et elevetur. Quo facto compone carbones magnos et longos, incendens illos valde ; interquos faciès locum et œquabis cum iigneo raalleo, in quem elevaturferrum per caudam cum forcipe ; ita ut coopertum collocabis diligenter, atque carbones in circuilum compones etsursum ex omni parte, aceeptoque folle utrisque manibus undique sufflabis donec carbones aequaliter ardeant. Habeas etiam ah» m integram anseris, sive alterius avis magna?, qua? sit extensa et ligno ligata ; cum qua venlilabis et flabis fortiier ex omni parte, donec perspicias inter carbones ut foromina ferriinterius omnino candeant,sicque tiare cessabis. Exspectans vero quasi dimidia hora discooperies paulatim donec oranes carbones amoveas, rursumque exspectabis donec foramina ferri interius nigrescant, sicque elevans ferrum per caudam, ita coopertum pones rétro fornacem in angulo donec omnino frigidum fiât. Aperiens vero toiles electrum et lavabis, rursumqueimplcbis et fundes sicut prius, sicque faciès donec liquefactum eequaliter per orania plénum sit. Hoc modo reliquas partes compones.
à l'intérieur : vous cesserez alors de souffler.
CAPUT LV
De poliendo eleclro.
Quo facto, toile partem cera? ad longitudinem dimidii pollicis, in quam aptabis electrum, ita ut cera ex omni parte sit, per quam ceram tenebis (1). Deinde super durant colem et œqualem fricabis diutissime donec claritatem accipiat ; sicque super eamdem cotem saliva humidam fricabis partem lateris , qua? ex antiq'uis vasculis fracta? reperiuntur, donec saliva spissa et rubea fiât; quam linies super tabulam plumbeam œqualem, super quamleniter fricabis electrum usque dum colores ejus translucidi liant et clan ; rursuinque fricabis laterem cum saliva super cotem, et linies super corium hircinum, tabula? lignea? œqualiter affixum ; super quod polies ipsum electrum donec omnino fulgeat, ita ut si dimidia pars ejus humida fiât et dimidia sicca sit, nullus possit considerare, qua? pars sicca, qua? vel humida sit.
CAPUT LVI
De pede calicis et palcna atque fistula.
CHAP. LV
Manière dépolir les ornements en verre coloré (ou émaux).
Cela fait, prenez un morceau de cire de la longueur d'un demi-pouce, dans lequel vous adapterez la pierre de verre de manière qu'il y ail partout de la cire par où vous tiendrez. Ensuite sur une pierre à aiguiser dure et unie vous frotterez très-longtemps jusqu'à ce qu'elle prenne du brillant. Vous frotterez sur la môme pierre humectée de salive un morceau de poterie, provenant de vases antiques brisés, jusqu'à ce que la salive soit épaisse et rouge. Vous en enduirez une tablette de plomb unie, sur laquelle vous frotterez doucement la pierre de verre, jusqu'à ce que les couleurs en soient transparentes et claires. Vous frotterez de nouveau le morceau de poterie sur la pierre à aiguiser avec de la salive, et vous en enduirez un cuir de bouc attaché également sur une tablette de bois. Vous polirez dessus la pierre de verre jusqu'à ce qu'elle soit tout à fait brillante, de manière que si la moitié en est mouillée et l'autre sèche, on ne puisse distinguer quelle est la partie humide ou sèche.
CHAP. LVI
Dupieddu calice, delà patène et du chalumeau.
Deinde funde aurum in quo formabis pe- Fondez ensuite de l'or pour faire le pied
(\) Et fricabis ipsum electnini super hpidom salmlxum requalem diligenior cum aqua, donec aurum sequatiier apparent per omnia; ex Cod. Guetph.
«Ml
TRADUCTION
TiiiiOPHiLi lib. III.
Avec le nœud : au milieu du nœud et sur le bord du pied, tout autour, vous disposerez une bordure avec des pierreries et des pierres de verre, comme plus haut. Vous l'abonnerez également la patène de la dimension f t de la forme que vous voudrez ; sur le bord vous ferez une bordure de la même manière et avec le même travail. Vous ferez enfin un chalumeau d'or selon Les mêmes procédés qui ont servi à faire le chalumeau d'argent. Vous ornerez de la même manière de pierres et de perles les croix, les missels et les châsses des saints.
CHAP. I.VII
De la passoire.
Vous fabriquerez aussi une passoire d'or ou d'argent de la manière suivante. Battez un petit vase en forme de petit bassin, de la largeur d'un peu plus d'une palme : vous y adapterez une queue de la longueur d'une aune et de la largeur d'un pouce. Cette queue sera terminée par une tête de lion fondue et convenablement ciselée, qui tiendra le petit bassin dans sa gueule. Il y aura à l'autre extrémité une tête sculptée de la même manière, qui tiendra un anneau dans sa gueule, par où on le pourra porter, en y mettant le doigt. Le reste de la queue, entre les deux tètes, pourra être orné de nielle par endroits, et par endroits d'ornements battus et ponctués et d'inscriptions. Le petitbassin placé au bout, doit être percé au fond, sur une largeur de deux doigts en rond, de trous très-petits, par où l'on passera le vin et l'eau qui doivent être versés dans le calice, et qui servent à accomplir le sacrement du sang du Seigneur.
CHAP. LVIII
De la burette.
Si vous voulez fabriquer une burette pour verser le vin, battez de l'argent comme pour faire le nœud du pied du calice, sauf que la panse de la burette doit être plus large; le col en est allongé sur une enclume longue et effilée avec un marteau de corne et ensuite avec un petit marteau de fer. Lorsque la forme de la burette commence à se dessiner, il faut l'emplir de cire et la battre légèrement avec un petit marteau de fer, afin de façonner plus aisément la rondeur de la panse et la forme du col. Otez la cire et recuisez de nouveau sur les charbons. Remettez encore de la cire, et battez comme cidessus, jusqu'à ce que la forme soit parfaite. Cela fait, si vous voulez sur la burette façonner au marteau des images, des animaux ou des fleurs, faites à l'avance une préparation de poix, de cire et de brique.
CHAP. LIX
De la préparation qu'on appelle tenace.
Broyez très-menu un morceau de brique ou de tuile; faites fondre de la poix dans un vase de terre, en y ajoutant uu peu de cire. Ces deux substances étant fondues, mêlez-y la poudre de tuile, remuez fortement et versez dans l'eau. Lorsque ce mélange com-
(1) Imo formaveris.
(2) Alque elcclris, in Cod. Guelph.
dem cum nodo, in cujus midi medio atque in ora pedis in circuitu dispones iimbum cum lapidibus et electris ut supra. Patenarn quoquecum formabis (lj mensura et forma, qua volueris, circa orarn ejus eodem opère et ordine Iimbum operaberis, faciès et listulam auream ordine et modo quo superius argenteam,
Cruces quoque et plenaria et sanctorum pignorum scrinia , simili forma cum lapidibus et margaritis (2) deornabis.
CAPUT LVII
De colatorio.
Faciès quoque colatorium aureum sive argenteum hoc modo. Percute vas parvulum ad similitudinem modicœ pelvis, latitudine modice amplius unius palmée (3), (cui impones caudam longitudinis unius ulnœ et) latitudine unius pollicis, quœ cauda habebit in summitate caput leonis fusile et decenlissime sculptum, quod caput tenebit pelviculam in ore suo. Habebit etiam in altéra summitate caput simili modo sculptum, in cujus ore pendebit annulus, per inserto digito portari possit. Reliqua vero cauda inter duo capita decorari débet nigello per loca, et per loca opère fusiliet punctorio et iitteris versuum exarari in suo loco. Pelvicula vero quœ in summitate est, in medio fundo perforari débet, latitudine duorum digitorum in rotunditate, subtilissimis foraminibus per quœ colari débet vinum et aqua in calicem ponenda, per quœ sacramentum Dominici ■sanguinis conficitur.
CAPUT LVIII
De ampulla.
Si vero volueris ampullam componere ad fundendum vinum, percute argentum eodem modo, quo percutitur nodus pedis in calice, excepto quod venter ampullœ multo latior débet forniari, et collum ej.us super incudem longam et gracilem malleo corneo et mediocri ferreo débet constringi. Interdurn etiam ipsa ampulla, cum cœperit formari, impleatur cera et malleo mediocri ferreo leniter perculiatur, ut ei rotunditas ventris et effigies colli decentius et œqualius aptetur. Sicque éjecta cera super carbones iterum recoquatur, et denuo cera imponatur, ac sicut prius percutiatur, donec omnino formetur. Quo facto si volueris in ipsa ampulla imagines aut bestias sive flores opère ductili lacère, compone in primis confectionem ex pice et cera et tegula.
CAPUT LIS
De confectione quœ dicitur tenax.
Tere partem lateris sive tegulœ minutissime, et liquefac picem in testa ollœ, modicumque cerœ adde. Quibus pariter liquefactis commisce pulverem tegulœ et forliter commove atque in aquam effunde. Cumque cœperit refrigerari, intingue manus utrasque
(5) Ex Cod. Guelph, désuni in tnanuscripto Ilarleo.
oi: