‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 242 sur 276 · C.APUT LXXI · texte numérisé non relu

C.APUT LXXI

Quomodo dcnigretur cuprum.

De cupro supradicto, quod rubeum dicitur, fac tibi laminas atlenuare (1), quanta? longitudinis velis. Quas cum incideris et aptuveris opcri tuo, pertrahe in illis tlosculos, sive bestias, aut aliud quod volueris, et l'ode cum gracili ferro fossorio. Deinde toile oleum, quod fit de sernine lini, et cuiu digito superlinies per omnia tenue, alque cum penna anseris œquabis, et tenens cum forcipe pones super prunas ardentes. Cumque modicum ineâluerit, et oleum liquefactum fuerit, denuo cum penna œquabis rursumque împones prunis, sicque faciès donec exsiccetur. Quod si videris per omnia œquali'.er esse, mille super carbones valde ignitos, et tam dîujaceat, donec cesset fumare. Et si salis nigrum fuerit, bene ; sin autem, valde parum olei cum penna super caliduui ita Iinies, œquatumque denuo conllatis carbonibus superpone, faciens sicut prius. Cumque refngeratum fuerit, non in aqua sed per se, cum ferris rasoriis valde acutis rade

(I) Attenuari ?

vaut le fourneau ; lorsqu'il sera échauffé, vous y mettrez la feuille de plomb repliée avec la raclure; vous arrangerez les charbons par-dessus et vous ferez fondre. Lorsque la fusion aura eu lieu suivant les procédés pour purifier l'argent, de temps en temps vous citerez les charbons, vous ajou-

brûlerez en souillant longtemps, jusqu'à ce

que l'or soit pur.

CHAP. LXX

Comment on sépare Vor de l'argent.

Lorsque vous aurez raclé l'or ne dessus l'argent, mettez cette raclure dans un vase où l'on a coutume de fondre de l'or ou de l'argent et couvrez-le d'un morceau de linge, de peur que le vent du soufflet n'en enlève quelques parcelles ; approchez du fourneau et faites fondre. Ajoutez des morceaux de soufre selon la quantité de la raclure, et avec un charbon effilé remuez avec soin, jusqu'à ce que la fumée cesse ; versez aussitôt dans un moule de fer. Battez ensuite légèrement sur une enclume, de peur qu'il ne jaillisse un peu du noir que le soufre a brûlé, parce que c'est là l'argent. Le soufre, en effet, ne consume pas l'or, mais l'argent seulement, qu'il sépare de celte manière de l'argent : vous le garderez avec soin. Faites fondre l'or de nouveau dans le même vase et ajoutez du soufre. Lorsque vous l'aurez agité et versé, ôtez et garde/ ce qui est noir; continuez cette opération jusqu'à ce que l'or soit pur. Tout le noir que vous avez conservé, mettez-le dans un vase avec de l'or brûlé et de la cendre ; ajoutez du }>lomb ; brûlez ainsi, et vous retrouverez l'argent. Si vous voulez le garder pour la niellure, avant de brûler, ajoutez du cuivre et du plomb dans les proportions que nous avons plus haut mentionnées, et mélangez avec le soufre.

CHAP. LXXI

Comment on noircit le cuivre.

Faites battre des lames aussi grandes que vous voudrez du cuivre indiqué ci-dessus et que l'on appelle rouge. Lorsque vous les aurez coupées et ajustées à votre ouvrage, dessinez dessus au trait des fleurs, des animaux, tout ce qui vous plaira, et creusez le trait au burin. Prenez ensuile de l'huile de graine de lin, et vous en enduirez légèrement la surface avec votre doigt ; vous unirez avec une plume d'oie; et à l'aide de tenailles, vous placerez sur des charbons ardents. Lorsque cela sera un peu chauffé et que l'huile sera liquide, vous unirez de nouveau avec la plume et vous replacerez sur les charbons; vous continuerez jusqu'à ce que ce soit sec. Si vous voyez qu'il y en a bien également partout, mettez sur des charbons fortement enllammés, et laissez jusqu'à ce que la fumée cesse. Si cela est assez noir, c'est bien ; dans le cas contraire, étendez très-peu d'huile avec la plume sur

TRADUCTION

THEOPH1L1 UB. III.

je cuivre chaud, unissez bien, placez sur les charbons embrasés et faites connue plus haut. Lorsque ce sera refroidi, non dans l'eau, mais de soi-même, avec des fers à racler très-aiguisés raclez soigneusement les fleurs, de manière que les champs paraissent noirs. Si ce sont des inscriptions, agissez à votre bon plaisir, suivant que vous voudrez qu'elles soient noires ou dorées. Lorsque la lame aura été soigneusement raclée, vous l'aviverez aussitôt avec la préparation de suite ; lorsqu'elle sera dorée, vous ne la r d'elle-même; vous polirez comme il a été manière.

diligenler flosculos, ita ut campi appareant nigri. Si vero litterœ fuerint, in tuo sit arbitrio, utrum eas nigras volueris esse an deauratas. Cum vero lamina diligenler rasa fuerit, statim invivabis eam cum confectione vinicei lapidis et vivo argento, et mox deaurabis, deauratamque non exstingues in aqua, sed per se refrigerabitur, poliesque sicut supra dictum est, et eodem modo colorabis.

tartre et de vif-argent ; vous dorerez enefroidirez pas dans l'eau ; elle se refroidira dit ci-dessus, et vous colorerez de la même

CHAP. LXXII

Du travail ciselé.

Amincissez des lames de cuivre comme précédemment, mais qu'elles soient plus épaisses. Après y avoir tracé des dessins dans le genre de travail que vous voudrez, vous creuserez le trait comme ci-dessus. Ayez ensuite des fers effilés ou plus larges, selon la dimension des champs ; ces fers seront par un bout légers et aigus, et par l'autre bout obtus ; on les appelle meizil. Posez la lame sur une enclume, percez tous les champs, en frappant avec un marteau sur les fers ci-dessus désignés. Lorsque tous les champs seront percés de cette manière, vous les unirez au moyen de la lime partout jusqu'aux traits. Cela fait, vous dorerez et vous polirez la lame, comme plus haut.

On fait de celte même manière les tables et les lames d'argent sur les livres, avec des images, des fleurs, de petits animaux et des oiseaux, dont on dore une partie, à savoir les nimbes des personnages, les cheveux, les vêtements par endroits ; l'autre partie reste d'argent. On fait aussi des lames de cuivre gravées, noircies et raclées; on les met ensuite dans un vase rempli d'étain fondu , atin que les parties raclées soient blanches, comme si elles étaient argentées. Elles servent à consolider les sièges peints, pauvres.

CHAP. LXXIH.

Du travail pointillé.

On fabrique aussi des lames de cuivre de la manière marquée plus haut, et on grave délicatement des images, des fleurs, des animaux, et l'ouvrage est disposé de manière que les champs soient petits ; on les nettoie avec du sable fin ; on les polit avec des instruments propres à ce travail, et on les colore. Après cela on les pointillé avec un poinçon qui se fait de la manière suivante. On fabrique en acier un instrument de la longueur du doigt, effilé par un bout et plus gros par l'autre bout. Après avoir été limé bien également par le bout le plus effilé, on fait un trou à l'extrémité et au milieu en frappant avec un marteau sur un fer très-pointu ; on lime ensuite avec beaucoup de précaution autour de ce trou, jusqu'à ce

(1) Codex Guelpherb. nieizel hubet.

CAPUT LXXII

De opère interrasili.

Atténua tibi laminas ex eodem cupro sicut superius, sed spissius, quas pertractas quo-cumque opère volueris iodies, ut superius. Deinde habeas ferros graciles et latiores, secundum quantitatem camporum, qui sint in una summitate tenues et acuti, in altéra obtusi, qui vocantur meizil (1); ponensque laminam super incudem, campos omnes perforabis, cum supradictis ferris percutions cum malleo. Gumque omnes campi tali modo fuerint perforati, cum limis parvulis œquabis eos per omnia usque ad tractus. Quo facto deaurabis, et polies laminam, ut supra.

Eodem modo fiunt tabulœ, et larninœ argenteœ super libros cum imaginibus, floribus atque bestiolis etavibus, exquibus pars deauratur, videlicet coronœ imaginum et eapilli atque vestimenta per loca, et pars remanet argentea. Fiunt etiam et laminœ cupreœ et fodiuntur, et denigrantur ac raduntur ; deinde in patellaliquefacto stagno mittuntur, ut rasurœ albae fiant, quasi deargentatse sint. Ex his ligantur cathedra* pictœ, et sedilia, atque lecli ; ornantur etiam libri pauperum.

les chaises, les lits, et à orner les livres des

CAPUT LXXIII

De opère punctili.

Fiunt etiam laminœ de cupro, modo quo superius, et fodiuntur gracili opère imaginum, llorum sive bestiarum, et ila disponitur opus, ut campi parvuli sint, deinde purgantur cum subtili sabulo, et cum ferris ad hoc opus aptis poliuntur et colorantur. Post hœc ferro punctoiïo punguntur, quod hoc modo formatur. Ex ehalybe fit ferrum ad mensuram digiti longum, in una summitate gracile, in altéra grossius. Quod cum in graciliori parte œqualiter limatum fuerit, cum subtilissimo ferro et malleolo percutitur in medio ejus subtile foramen, deinde circa ipsum foramen diligenter limatur, donecora ejus in circuilu œqualiter acuta fiât, ita ut quoeunque percutialur brevissimus circulus appareat.Post haec ipsum ferrum modicecale-

ns~

rni:op;iiLi lid. m.

TRADUCTION

fartuui,utvix candescat, temperctur in aqua. Deinde tene ipsum ferrum sinistra manu et mnlloolum doxtra, sedeatque puer ante te qui laminam teneat super ineudem, et aptet in locis suis in quibus percussurus es, sicque mediocriter percutiens super ferrum cum malleolo impie campum unum subtilissirais circulis quanto propius possis conjungere unum allcri. Impletis campis omnibus in huntt modum pone ipsam laminam super nrunas candentes, usque percussiones illae fulvum colorem recipiant.

uns des autres. Lorsque vous aurez rempli lame sur des cbarbons ardents, jusqu'à ce fauve.

CAPUT LXXIV

De opère ductili.

Percute tabulam auream sive argenteam quanta? longitudinis et latitudinis velis ad elevandas imagines. Quod aurum vel argentum, cum primo fuderis, diligenter circumradendo vel fodiendo inspice, ne forte aliqua vesica sive fissura in eo sit, quœ seepe contingunt ex incuria, sive negligenlia vel ignorantia aut inscitia fundentis, cum aut tarais calidum, aut nimis frigidum, aut nimis festinato, aut nimis productim effundilur. Cumque considerate et caute fuderis, si hujusmodi vitium in eo deprehenderis, cum ferro ad hoc apto diligenter effodies-, si possis. Quod si tantœ profunditalis vesica sive tissura fueril, ut efïodere non possis, rursumque oportebit te fundere, et tandiu donec sanum sit. Quod cum fuerit, provide ut i.ncudes et mallei tui omnino aequales et politi sint,cum quibus operari debes,etomni diligentia procura ut tabula aurea vel argentea ita eequaliter ex omni parte attenuetur, ut in nullo locospissius sit quam in alio. Cumque sic atlenuata fuerit ut unguis vix impressus appareat ex altéra parte, et omnino sanissima, statim pertrahe imagines quod volueris, secundum libitos tuos. Pertr.ihes autem in ea parte, quee sanior et decorior vidctur, leniter tamen et sic ut ex altéra parte modiee appareat. Deinde cum ferro curvo bene polilo fricabis leniter caput imprimis, quod altius débet esse; sicque convertens tabulam in recta parte fricabis circa caput et cum ferro œquali et polito, ita ut campus descendat et caput elevetur, et statim circa caput cum inalleo mediocri super ineudem percuties leniter, sicque coram fornace superpositis ciirbonibus in ipso loco recoques, donec candescat. Quo facto et tabula per se refrigerata, iterum in inferiore parte cum curvo ferro fricabis leniter et diligenter fossarn capilis interius, convertensque tabulam in superiori parte denuo cum œquali ferro fricabis, et depones campum ut monticulus elevetur capitis, rursumque cum malleo mediocri circa ipsum leniter percutiens, appositis rarbonibus recoques; sicque seepe faciès, diligenter elevando interius et exterius, et crebro percutiendo, totiesque recoquondo donec monticulus illeducatur ad altitudinem Dictionn d'Archéologie sacrée. II.

que le bord tout autour soit aiguisé, de manière a marquer un cercle très-petit quand on le frappe. Ensuite on fait légèrement chauffer cet instrument, de manière qu'il soit à peine ardent, et on le trempe dans l'eau. Tenez cet outil de la main gauche et le marteau de la droite ; faites asseoir devant vous un enfant qui tienne la lame sur l'enclume et qui la place à l'endroit où vous voudrez frapper. En frappant légèrement ainsi sur l'outil avec le marteau, remplissez un champ de très-petits cercles que vous rapprocherez le plus près possible les tous les champs de cette manière, posez la que les points frappés prennent une couleur

CHAP. LXXIV

Du travail au repoussé.

Battez une lame d'or ou d'argent, de la longueur et de la largeur que vous voudrez pour faire des images en relief. Après avoir fondu d'abord cet or ou cet argent, examinez attentivement en le raclant ou en y creusant des traits s'il n'y a point quelque vessie ou fissure, ce qui arrive souvent par l'incurie, la négligence, l'ignorance ou l'inexpérience du fondeur, lorsqu'il est fondu trop chaud, trop froid, trop vite ou trop lentement. Quand vous aurez fondu avec attention et précaution, si vous remarquez un défaut de ce genre, vous creuserez soigneusement avec un fer propre à cet usage, si vous le pouvez. Si la vessie ou la fente est d'une profondeur telle que vous ne puissiez pas la faire disparaître, il vous faudra fondre de nouveau , jusqu'à ce que le métal soit sans défaut. Lorsque vous l'aurez obtenu , veillez à ce que vos enclunv s et vos marteaux soient bien unis et bien polis, et faites en sorte que la lame d'or ou d'argent soit amincie également de tous côtés , afin qu'il n'y ait aucun endroit plus épais qu'un autre. Lorsqu'elle aura été amincie de manière que l'impression de l'ongle paraisse à peine de l'autre côté et qu'elle paraîtra sans aucun défaut, tracez aussitôt les images que vous voudrez. Vous ferez le dessin du côté qui vous semblera le plus beau et le plus parfait , légèrement toutelois et de façon qu'il soit un peu apparent du côté opposé. Ensuite avec un fer courbé bien poli vous frotterez d'abord la tète, qui doit avoir le plus de saillie. Tournez la lame et du côté droit frottez autour de la tôte avec le fer uni et poli, de manière à creuser le champ et à élever la tête , et aussitôt autour de la tête vous frapperez légèrement avec un petit marteau sur l'enclume; vous placerez des charbons devant le fourneau, vous recuirez cet endroit jusqu'à ce qu'il soit ardent. Cela fait et la lame refroidie d'elle-même, vous frotterez de nouveau par derrière, avec le fer courbé, le creux inférieur de la tète. Retournez la* lame, frottez sur la partie supérieure avec le 1er poli, et abaissez le fond afin de donner plus de relief à la tète ; vous battrez encore

«eu

TRADUCTION

THEOPHILI L1B. III.

au -marteau tout autour et vous reporterez au feu. Vous ferez souvent la même chose, et donnant soigneusement de la saillie intérieurement et extérieurement , en battant fréquemment, et en chauffant à chaque fois, jusqu'à ce que ce relief atteigne la hauteur de trois ou quatre doigts, plus ou moins selon le nombre des figures. Si l'or ou l'argent est encore un peu trop épais, vous pourrez frapper intérieurement avec un marteau long et eftilé, et amincir, s'il en est besoin. Si dans la lame il doit y avoir deux têtes ou trois, ou un plus grand nombre, vous ferez autour de chacune comme il vient d'être dit, jusqu'à la saillie que vous voudrez. Ensuite avec le burin dessinez le corps ou les corps des ligures; et ainsi en étirant ou en battant, vous leur donnerez le relief que vous voudrez, veillant cependant à ce que la tête soit toujours plus saillante. Après cela, vous indiquerez le nez , les sourcils , la bouche , les oreilles , les cheveux , les yeux , les mains, les bras, les plis des draperies, les escabeaux, les pieds, et ainsi intérieurement vous ferez la saillie légèrement et doucement avec des fers courbés de petite dimension, faisant grande attention à ne point rompre ou percer le métal. Si cela arrive par ignorance ou négligence, il faudra souder de cette manière. Prenez un peu d'or ou d'argent et mêlez-y un tiers de cuivre ; vous fondrez ensemble et vous en ferez une limaille fine; vous brûlerez du tartre de vin, et vous le mélangerez avec du sel et de l'eau : ce mélange vous servira à enduire la fracture, que vous couvrirez de limaille. Lorsque le mélange sera sec, vous en mettrez plus épais encore, et approchant des charbons intérieurement et extérieurement, vous soufflerez doucement jusqu'à ce que vous voyez la soudure couler. Lorsque vous le verrez , arrosez d'eau légèrement aussitôt ; si cela est solide, c'est bien; sinon recommencez jusqu'à ce que cela soit solide. Si la fracture est large, joignez-y avec soin une parcelle d'or ou d argent également mince, inie vous souderez de la même manière, jusqu'à ce qu'elle adhère de toutes parts. Lorsque la saillie des images aura eu heu jusqu'aux traits délicats, si c'est de 1 or, vous les ferez immédiatement, vous polirez soigneusement et vous colorerez avec du noir brûlé jusqu'au rouge et du sel, comme ci-dessus dans le travail du calice. Si c'est une lame d'argent et que vous vouliez, dans les images, dorer les nimbes, les cheveux, les barbes et des parties de vêtements, il faut faire cela, avant d exécuter les traits délicats, de la manière suivante. Arrangez deux parties seulement d'argile bien finement broyée et une troisième partie de sel : mêlez dans un vase avec de la lie de cervoise médiocrement épaisse; vous couvrirez de cette préparation tout l'argent qui devra rester blanc,

tiium digitorum aut quatuor, sive plus ve. minus secundum quantitatem imaginum. Si autem ipsum aurum vel argentum adhuc aliquantum spissius est, poteris interius cuin longo malleo et gracili percutere et attenuare, si opus fuerit. Quod si duo capita, vel tria seu plura in tabula esse debeant, circa unumquodque ita facere debes sicut dixi, usquo ad altitudinem quantam volueris. Deinde cura pertractorio ïerro désigna corpus vel cornora imaginum, et ita deducendo et interdum percutiendo, elevabis ea quantum libuerit; hoc tamen procurans ut caput semper sit altius. Post hœc designabis nares et oculorum supercilia, os et aures, capillos, oculos, manus et brachia, caeterasque vestimenlorum umbras, scabella et pedes, et sic interius cum minoribus curvis ferris elevabis leuiter et diligenter, summopere cavens ut non rumpatur aut perforetur. Quod si ex ignorantia seu negligentia contigerit, hoc modo solidari débet. Toile ipsius auri vel argenti modicum, et admisce tertiam partem cupri, fundensque pariter limabis subliliter, combustoque viniceo lapide, et adilito sale commiscebis aqua, ex quo tenuiter liniens, fracturam supersparge limaturam. Qua siccata denuo confectionem superlinies spissius , et sic inferius et superius admotis carbonibus leniter flabis, donec videas solidaturam defluere. Quod videns statim asperge leniter aqua, et si firmum fuerit, bene; sin autem, denuo similiter fac usque dum firmum fuerit. Si autem fractura lata fuerit, diligenter conjunge ei particulam ejusdem auri vel argenti eequaliter tenuem, quam simili modo solidabis, donec ex omni parto adhœreat. Cumque elevatura imaginum perducta fuerit usque ad subtiles tractus, si aurum fuerit, statim faciès eos et polies diligenter, atque colorabis cum atramento usquo ad ruborem combusto, et sale, ut supra in opère calicis. Si vero argentea fuerit tabula, et volueris in ipsis imaginibus deaurare coronas, capillos, barbas, et partes vestimentorum, hoc oportet fieri prius quam subtiles tractus fiant, hoc modo. Compone duas partes argillae simplices, subtiliter tritœ, et tertiam salis, et in vasculo commisce cum fece cervisiae mediocriter spissœ, qua confectione cooperies omne argentum quod volueris ut album remaneat, et quod deaurandum est, maneat intectum. Quod cum siccaveris super prunas, deaurabis loca singula diligenter sine aqua, deaurataque lavabis (1) et polita incolorabis. Deinde cum carbonibus subtiliter tritis et lignis gracilioribus et grossioribus fricabis diligenter, usque per omnia œque clarum sit. Post hœc et in auro et in argento fac subtiles tractus, quos et faciendo pariter polies, donec ad perfectionem perducas. Cum vero tabulas illas aureas vel argenteas pleniter elevatas atque politas contigere volueris, toile ceram et liquefac in vase tictili vel cupreo, atque commisce ei tegulam subtiliter tritam sive sabulum, ita ut sint huj us duœ partes et cerœ tertia. Quod cum

(1) Yiliose îevabis, in Cod. Uurl.

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