‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 72 sur 276 · NS · texte numérisé non relu

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longitudinc, et duos in tatitudtnc, rt unum in mcdio, ubi requiescit qui clavis affigitur. Saint Augustin parle non -seulement des quatre extrémités de la croix, mais encore il en explique la signification symbolique.

Après avoir cité ces paroles de saint Paul (Eph.es. m , 18) : Ut possitis comprehendere cum omnibus sanctis quœ sit longitudo et latitudo, et sublimitas et profundum, il s'exprime de la sorte , en écrivant à Pauline (Epist. 112, cap. 13) : Ego hœc verba apostat* Fauli sic ùitcl/igcre soleo : in latitudine bonu opéra charitatis ; in longitudine perseverantiam in bonis usque in finem ; in altitudinr, spem cœlestium prœmiorutn : in profundo , inscrutabilia judicia Dei, unde îsta gralia Dei in homincs vrnit ; et hune intellcctum coaptare ctiam sacramento crucis.

Pour rapporter encore quelques extraits des écrits des saints Pères, nous citerons, parmi les plus curieux, les passages suivants. Saint Grégoire de Nysse (Orat. in resurrect. Domini) s'exprime ainsi : Partes iflius (crucis) singulas propriis nominibus appcllavit Apostoïus. Eam enim quœ a mtdio deorsum vergit , profundum vocat ; quœ autan sursum, altitudinem; latitudinem vero et longitudinem, illas quœ utrinque transversœ protendunlur, ut quœ hinc amedio produciturf latitudo ; quœ auleyn illinc, longitudo nominetur. Saint Augustin, outre les passages déjà mentionnés, parle ainsi [Tract. 18 in Joan., § 5) : Lata (crux) est in transverso ligno quo extenduntur pendentismanus ; longa est a transverso ligno usque ad terram, ubi dorsum pedesque figuntur ; alta est in cacumine quo transversum lignum sursum versus exceditur. Le même docteur ajoute (In psal. cm) : Erat latitudo in qua porrectœ sunt manus, longitudo a terra surgens in qua erat corpus infixum , altitudo ab illo divexo ligno sursum quod eminet, profundum ubi fixa crut crux, et ibi omnis spes vitœ nostrœ.

Le poëte Sédulius écrit les ve.s qui suivent :

Neve quis iqnoret speciem crucis esse colendnm, Quœ Dominum portant, ovans ratione potcuti, Qunltuor inde plaqua qnudrati colliqit orbh ; Splendidus aucloris de vertice fulqel Eous, Occiduo sacrœ lambuntur sidere plantœ, Arcton dextra tenet : médium Leva crigil uxem.

Saint Isidore de Séville, écrivant sur le chap. v du livre des Juges, dit : lstc trecentorum ((iedeonis iuilitum) numerus in T lit*tera conlinetur, quœ crucis speciem tenet, cui si super transversum lineam id quod in cruce eminet addetur, non jam crucis species, sed ipsa crux esset.

Saint Jean Damascène (De fide orthodoxa, lih. iv, cap. 11), dit la même chose : Quatuor extremœ crucis partes p?r médium ccnlrum inter se cohœrenl et constringuntur.

Quant aux clous qui ont servi h attacher Notre-Seigneur à la croix , étaient-ils au nombre de trois ou de quatre ? Saint Grégoire de Tours, et plusieurs des écrivains ycclésiasliques les plus anciens , pensent

qu'ils étaient au nombre de quatre : Unum ex quatuor clavis, dit saint Grégoire de Tours (Ilelena), deponi jubet in pclago (Ds Gloria martyr., cap. vi). « Les quatre clous, dit Innocent III, sont les quatre vertus principales. » Raban Maur, archevêque do Mayenne admit aussi le nombre de quatre clous. Ces auteurs ont-ifs été guidés, dans leur opinion, par l'histoire, ou par les crucifix qu'ils avaient sous les yeux ? c'est ce qu'il nous serait impossible actuellement de savoir. Mais ce que nous pouvons affirmer, c'est que les plus anciennes images du crucifix ont toujours quatre clous.

Les crucifix avec trois clous sont aujourd'hui fort communs, et l'on en trouve dans toutes nos églises. Mais cette manière de représenter le Christ eu croix, paraît beaucoup plus moderne que l'autre. On peut consulter à ce sujet le chap. 6 du hv. iv De sacris imaginibus, auctore Joanne Molano, et les Annales archéologiques dirigées par M. Didron.

Relativement à la couronne d'épines, nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons dit à l'article Autel (Accessoires des autels). Voy. encore lib. iv, cap. 7, du Traité dessaintes images de Molanus^

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