‹ Dictionnaire d'archéologie sacrée (volume 2)Chapitre 78 sur 276 · XXV. Six bassins, partie de vermeil, partie d'argent · texte numérisé non relu

XXV. Six bassins, partie de vermeil, partie d'argent

XXVI. Un grand bâton de chantée de vermeil semé de fleurs de lis. Un autre bâton un peu moins grand. Deux petits bâtons d'argent pour les bâtonniers. Deux cuillers de jaspe garnies d'argent. Un orgue d& moyenne grandeur, dont les tuyaux étaient d'argent.

XXVII. Le grand livre des Evangiles écrit sur du vélin en lettres d'or, ayant un couvercle d'or du poids de 38 marcs k onces, semé de perles et de pierreries. Le missel écrit de même, en avait un de vermeil du poids de 26 marcs ; et le grand psautier un autre du même poids.

XXVIII. Le livre delà Vie de saint Martin d'un caractère fort antique était couvert de plaques d'ivoire et d'argent. Le livre des Evangiles, dont on se servait plus souvent, avait un couvercle d'argent du poids de 33 marcs. Celui des Epîtres un semblable. Celui des collectes en avait un du poids de kQ marcs. Celui des capitules un de 19 marcs. Presque tous ces couvercles étaient fermés de perles et de pierreries.

XXIX. Deux couvertures de custode de drap d'or relevées en broderies et enrichies de perles.

XXX. Quatorze parements d'autel de drap d'or relevés en broderies, la plupart semés de perles.

XXXI. Vingt-une chapes de drap d'or frisé. Trente chapes de velours à fond d'or et à ramages. Quatre-vingt-sept chapes de différentes couleurs, de satin et brocard à fleurs d'or, avec leurs orfrois et chaperons en broderie de fin or.

XXXII. Treize ornements sacerdotauxeomplets pour les messes solennelles, de drapd'or frisé, velours et satin à fond d'or, de même que les chapes relevées en broderie. Douze autres ornements sacerdotaux un peu moins riches tous complets. Chaque ornement était composé de vingt-une pièces, qui sont une chasuble, deux dalmatiques, et deux tuniques, quatorze tunicelles et deux chapes, pour les vingt-un ollieiers qui servent h 1 autel aux jours des fêtes les plus solennelles.

XXXIII. Une chasuble de drap d'or, semée de perles et de pierreries, avec son étole, manipule, parement d'autel, et d'amicts enrichis de même.

XXXIV. Soixante-trois aubes parées de pièces de drap d'or relevées en broderie de même que les ornements. Cent cinq araicts parés de même que les aubes.

Les aubes non parées, les nappes d'autel, les ornements plus communs dont on se servait tous les jours, ceux qui étaient destinés pour les messes privées, et tous les autres meubles qui sont nécessaires à une grande église, dontcellede Saint-Martin était abondamment pourvue, qui furent aussi pillés par les huguenots, ne sont point compris dans cet inventaire, non plus que les pierreries, les perles, et les autres pierres précieuses, dont le dénombrement ne pourrait être qu'ennuyeux au lecteur.

IONIQUE. — Ordre d'architecture. Yoy.

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jeu

Arcuitecti iu:; Ouduk; Ciivpjtkai ; Entablement; Colonne.

ISODOMOS. — Yoy. Appakeil.

IVOIRE. — L'ivoire avait été fort estimé de tout temps pour la confection d'ornements et surtout pour recevoir des sculptures et «les ciselures de la plus grande finesse. Afin de faciliter aux antiquaires et aux amateurs une appréciation motivée des œuvres d'art en ivoire., nous expliquerons quelques termes terlmiqnesqui s'y rapportent. L'ivoire d'une défense enlevée depuis peu de temps à un éléphant a une teinte verdatre : c'est ce qu'on appelle vulgairement de Yivoire vert. Lorsque l'ivoire est bien sec il est d'un blanc parlait. L'ivoire jaune est celui qui est resté trop longtemps exposé à l'air, sans précaution. L'ivoire à fibres trop apparentes est Yivoire yrenu. Les ouvriers en ivoire appellent fèves les taches occasionnées par la carie ou par d'autres accidents. Les fibres ne sont pas entre-croisées lorsque l'ivoire est coupé longiludinalement ; on ne voit pas alors les 4n<iiîtfs. On préfère communément la coupe transversale.

Le plus ancien monument d'ivoire mentionné dans l'Ecriture sainte est le trône de Saîomon. L'ivoire néanmoins est mentionné dans les psaumes de David. Yoy. Hébraïque (Art).

On savait sculpter l'ivoire dès les temps les

f)lus reculés. Nous trouvons dans les anciens îistoriens que les sculpteurs s'en servirent de bonne heure pour décorer et même faire en partie les plus grandes siatues.

On a trpuvé dans les Catacombes de Rome pi usieursfragments d'ivoire sculptés; malheureusement les échantillons antiques de cette substance se décomposent aisément.

A l'époque de la Renaissance, on a beaucoup travaillé l'ivoire. On en possède de nombreux spécimens d'un travail aussi parfait que soigné.

Quant aux monuments du moyen âge prorement dit, ils sont assez nombreux encore.

ous en avons parlé incidentellement en plusieurs endroits et notamment aux articles

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Djptyqi Eset Couvertures des livres ( Yoy. ces mots).

ixnrx. — Les premiers chrétiens, dès le berceau de l'Eglise, avaient imaginé certains signes qui pouvaient aider à se faire reconnaître entre eux, surtout pendant l'ère cruelle des persécutions. Ces signes restèrent secrets et ne furent jamais connus des ennemis du nom chrétien. Nous en trouvons un exemple fort remarquable dans les Actes de sainte Cécile. Quoique ces Actes ne soient pas authentiques, ils n'en donnent pas moins à ce sujet des renseignements que personne ne saurait contester. Dorn Guéranger, dans la vie de sainte Cécile, qu'il a publiée récemment, essaye de prouver l'authenticité de ces Actes; mais il est loin d'y avoir réussi : son argumentation est malheureusement au-dessous de la tâche qu'il s'était imposée. Le mot ixevc et le poisson, peuvent être regardés comme un signe et comme un symbole. C'est surtout à ce point de vue que l'on a coutume de les considérer. Nous avons déjà eu l'occasion de parler de ce symbole intéressant à l'article Catacombes ( Yoy. ce mot ) . 11 était impossible de renfermer un sens [dus étendu sous un signe aussi restreint et avec un moindre nombre de lettres. Le mot grec qui signifie poisson renferme, en ell'et, les initiales d'une phrase entière qui signifie Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur.

Sur l'usage où étaient les chrétiens de su servir du mot ixwvc, poisson, pour désigner le Christ, et sur le symbolisme de ce mot, on peut consulter : Clément d'Alexandrie, Pœdayog. lib.in, cap. 10, et lib. v, cap. 2; Tertullien, de baptismo, cap. 1 ; saint Jérôme, Epist. 43 ; Origène, in Leviticon, lib. vu, cap. 10; saintEucher, Forma spiritualis, cap. h; saint Ambroise, de Sacramentis, lib. ni, cap. 1; saint Optât, contra Parmen. lib. in; saînt Augustin, de Civitate Dei, lib. xvm, cap. 23; saint Prosper, de Prœdicatione, part, ii, cap. 19; Arringhi, Roma subterranea, lib. v, cap. 19 ; lib. vi, cap. 38; Eabretti, Inscriptiones antiyuœ , cap. 8, pag. 5G8, et cap. i, pag. '16-2; Du Cange, De inferioris œvi nuinisinatibus, n" 35 et ii'*.

JAMBAGE. — Le jambage et le pied-droit sont un même objet. On désigne ainsi le montant latéral d'une porte, d'une fenêtre, d'une cheminée. Le tinteaimst appuyé à ses extrémités, sur les jambages. Le jambage reçoit les moulures propres à l'ordre d'architecture auquel appartient la construction dont il dépend : il peut recevoir des ornements [dus ou moins nombreux. Dans beaucoup d'églises ogivales de diverses époques, les deux faces, extérieure et rentrante des jambages des portails sont couvertes de caissons ou cartels contenant des figures, ou même des sujets de petites dimensions. Durant la période romano -byzantine surtout,

on y remarque souvent la représentation

des figures du zodiaque.

JÉRUSALEM CÉLESTE.— On donne quelquefois ce nom à un système de décoration assez répandu à la tin du xn* siècle cl au commencement du xin', lequel se compose de la représentation d'une foule de petits monuments groupés en manière de couronnement, au-dessus des dais des statues ou groupes de sculpture et même sur des chapiteaux.

Cette expression et l'objet qu'elle désigne ont eu pour origine la description de cette cité céleste, à laquelle de nombreux passages de l'Ecriture sainte font allusion. Les

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