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glo-riOrni.Tii(l(! : ce consislc en une sc'riti de piliers massifs, ornés do lignes en s|)iralo cl de sculptures romanes assez grossières.
Kn 1-2-27, TarehevOquc Waller (-rev commença l'érection du transsept septentrional qui i*ul achevé, en 12()0, par Jean le Uoiiiain, trésorierde l'église sous le rèi;ne de Henri III. H construisit encore la tour de la cathédrale. Son tils, Jean le Romain, (]ui devint archevêque d'York en 128.') , jeta les fondements de la nèfle 7 avril 12î)l. Cette partie de l'église fut terminée i)ar son success(MH', rarchevé(pie Guillaume de Melton, (jui fut aussi trésorier et chanci'lier d'Anglelerre. L'archevêque Jean Thoreshy jeta les fondements du chœur actuel le 29 juillet i;?!)l; Waller Skirlaw, alors archidiacre (FKast-Uiding, contribua largement à cette construction, l^a façade occidentale parait avoir été achevée par Jean de Birmingham , trésorier (le l'église. On attribue généralement la construction de la salle capilulaire h. Waller ilrcv, archevêque sous les règnes de Jean el d'Henri III ;maiselle est probablement d'une liate [)ius récente.
Cne restauration soignée de la cathédrale d'York, en ce qui concerne la décoration inférieure , fut f.ile, sous la direction de M. Markham,par rarchiteclc M. Shout, lorsque la plus grande partie de l'intérieur de l'église fut détruite par le feu, le 2 février i829.
Le plan de l'église mélroi)olitaine d'York est en forme de croix; les dimensions en sont considérables. La longueur est de 515 pieds, et la largeur au transsept de2V0 pieds. La façade occidentale a liO pieds de largeur à la base. L'église est à trois nefs, et les collatéraux accompagnent le lianssei)l, de la même manière que la nef majeure. L'abside se termine carrément. Le transsept est situé au milieu de l'église , h égale distance de l'abside et de la façade princi[)ale. La salle capilulaire , construite sur un plan octogonal, a 57 pieds de largeur.
L'extérieur de la cathédrale d'York, quoique bâti à différentes époques, depuis le règne de Henri HI jusqu'à celui de Henri VU, dans une période de temps de plus de 250 ans, présente cependant à l'icil un caractère d'harmonie et d'unité qui saisit 4.'t qui plaît.
Les Anglais comparent la façade de la cathédrale d'York à la célèbre façade de la cathédrale de Reims. La comparaison ne peut guère être faite ; les deux monuments ne se ressemblent que sous un seul rapport, celui de la magnificence ; mais les formes architectoniques et la disposition même de l'architecture sont loin d'être semblables. Nous n'établirons noinl de parallèle , et nous dirons que la façade de la cathédrale d'York doit certainement être comptée parmi les chefs-d'œuvre du moyen Age. Klle est ornée aussi somptueusement (pie l'imagination le peut désirer, et le goùl lu plus éimré n'a rien à re()rendre dans rétablissement des lignes principales, en sorte (pie la iviison d la fantaisie sont égalemojit satisfailes de cette féerique déc(;ralîon. Ltîs deux tours, parta-
gées en trois étages, par des fenêtres élégantes , accompagnent admirablement tout l'ensemble et le complètent avec la plus grande distinction. La tour centrale est aussi fort remanpiable; elle est carrée et percée d'ufie belle fenêtre sur chaipie face. De mèuie que celles du gi-and portail, elle n'est l)assurmonti''e d'une pyramide : elle est couronnée de créneaux.
Calhédralr de Londres. — L'église épiscopale de Londres reconnaît pour fondateur le saint ap(Mre de l'Angleterre , .\uguslin , archevê(pie de Cautorbéry. Klle subit de nombreux accidents , à la suite des(iuels elle fut toujours rebUie avec plus de magniliconcc, jus(iu'à sa reconstruction moderne en stylo italien de la renaissance. L'architecte fut ('hristophe Wren. La longueiu' totale do l'édifice actuel est de 500 pieds ; la largeur du frontisi)ico occidental, avec les tours, est de 180 i»ieds ; la longueur du transsept, sans y comprendre les fiortiques, est de 250 ; l.i circonf/'i-encedc toute la conslruclion a 2292 pi' ds. A rinlerscction de la nef el du transsept s'élève un magnifique d(jme de 1V5 pied.s de diamètre. Nous aurons suflisfunment fait connaître cette église, lorsipie nous aurons dit qu'elle ressemble à l'église S;iinte-Geneviève, à Paris, aujourdliui le Panl!iéon, et que les Anglais prétendent qu'elle est la reproduction du fameux temple de Sainl-Pierro de Rome.
Cathédrale de Wells. — La cathédrale primitive de Wells, qui fut érigée par NVulf, successeur dAdhelm, premier évêque de Wells, fut très-redevable h la munilicence de l'évêtiue (iiso , un des chnpelains du roi Edouard le Confesseur. Cet évêque, ajtrès avoir accru les revenus de l'église, augmenta le nombre des chanoines, et lit construire plusieurs bâtiments accessoires, tels que le cloître, la salle capilulaire et le dortoir ; il fit agrandir et embiMlit le clKeur do la calhé(irale ; il mourut en 1087, aprc'S avoir gouverné l'église de Wells pendant l'espace de 28 années.
Jean de Villula, natif de Tours, en France, avant été promu à l'évêché de Wells, après avoir professé la médecine àBath, fil di'-molir les bâtiments construits par l'évêque (iiso, à l'usage des chanoines , el fil élever à la [)lace son palais épiscopal. 11 transféra ensuite l'évêché à Bath, ville pour laquelle il manifesta toujours une prédilection mar- ([uée. H mourut en 1122. A sa mort, il y e> ♦ grande dissension entre les chanoines ne Wells et ceux de Bath. On eut recours à l'arbitrage des évêques , et ceux-ci décidèrent (ju'ci la mort de l'évêque, son successeur serait élu par les chanoines de Wells et do Bath, en nombre égal, et que révêcpm prendrait désormais le titre de Bath el ^Vells.
Jocelin Trotman, natifde lavillcde Wells, dont on lui donne quehjuefois le m>m et l'un des chanoines de cette église, fut élu évê- (pie en 1205, et consacré h. Roiiduig. Peu do tr-mps après, d encourut la disgià(C du roi , jtarce qu'il lança un interdit sur le royaume,
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daniTS Tordre du pape : il fut forcé de quitter' son évèché et de passer cinq années en exil. A son retour, il travailla a l'agrandissement de la cathédrale de Wells. 11 commenra le travail vers Vil'* : rédilicc fut de nouveau consacré le 23 octobre 1239. Cet évoque fit reconstruire non-seulement le frontispice occidental, dans Fétat où nous le voyons présentement, l'un des plus remarquables s|)écimpns de l'architecture ogivale en Angleterre , mais encore deux chapelles qu'il dota, l'une dans son palais, à Wokey, l'autre à Wells. L'évè |uc Jocelin mourut le 19 novembre l-i2, et fut enseveli au milieu du chœur. Le plan général adoj)té par cet évèque fu' suivi dans les travaux entrepris par sessiic'^csseurs, jusqu'à l'achèvement total du monument i^ar l'évoque Stillington, en lV6o.
Le stvle d'architecture, adojité sous le règne de 'Henri III, est remarquable par les belles i)rui)ortions et par le goût qui a été déplové dans l'ornementation. On voit, à la cathédrale de Wells, les preuves les ] lus sur|)renantes de l'habileté et du goût des architectes. Les amateurs et connaisseurs estiment i)articulièrement les sculptures qui ont été exécutées sous la direction de l'évoque Jocelin. Au portail occidental, on voit , du côté du midi, des hauts reliefs représentant les différents traits de la création , le déluge et les actions les plus importantes des patriarches. Du côté opposé sont figurées les j)rincipales circonstances de la vie de Notre- Seigneur. Au-dessus sont deux rangs de statues, plus grandes que nature, dans des niches, et re[)rési'ntant d( s rois , des reines , les patrons de l'église, des saints, des évoques, des înoines. Aujirès du fronton est le Sauveur [trésidantau jugemeni, accompagné par h'S anges et par les douze apôtres. Les arcades inférieures de chaque côté, tout le long du frontispice occidental, et sur les portails du nord et du midi , sont remidies de figures sortant de leurs tombeaux, exprimant l'espérance, la crainte, Fétonnement, la stupéfaction, le désespoir, et tous les sentiments inspir('s par la présence du souverain Juge. Ces sculptures appartiennent au ciseau des artistes chrétiens du mo.ren âge, qiii étaient nombreux en France. Il devait en exister alors en Angleterre, et il n'est pas nécessaire de recourir aux Italiens pour en expHquer la belle ordonnance et l'habile exécution, comme l'ont fait quelques écrivains anglais.
La longueur totale de la nef de la cathédrale de Wells est de 191 pieds ; la largeur totale , y compris les ailes , est de 67 pieds. Le chœur a environ 108 pieds de long, et le ti-anssept 135 [ne.is. La hauteur est moindre qu'à Salisburv. La tour centrale a 16i) pieds de haut. Le plan géométral est extrêmement élégant : il est en forme de croix archiépiscopale , à moins que la chapelle de Saint- Jean et celle de Sainte-Catherine , qui se correspondent, ne soient pas considéré, s connu-,' un véiilab!c transsept. La chapelle de
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la Sainte- Vierge est à cinq pans et d'une architecture très-élégante.
Le cloître est très-élemlu et est composé , (lanz son intégrité , de 39 travées de voûtes. 11 est situé au midi do la cathédrale, tandis que la salle capitulaire est jilacée au nord ; cette salle est le chef-d'œuvre du genre. — Voj/. Capitulaiue.
On compte 4G j)iliers à rintérieur de l'église ; dans la grande nef, ils sont composés de plusieurs faisceaux de colonnetfes, coul'onnés de chapiteaux à feuillages. Les arcades sont ornées, à leur intrados , do nervures nombreuses, et entourées d'une seule grosse moulure torique, formant archivolte et venant s'appuyer sur une espèce do console saillante. La galerie ou triforium s'ouvre surlanef|)ar une série de petites arcadesà lanci'tte, toutes semblables enti-e elles. Les nervures de la voûte retombent sur des colonncttes très-courtes, portées en encoibellement sur des feuillages , au niveau de la tèt ' des petites arcades du triforium; celte disposition manque de légèreté. Rien de plus lourd et déplus disgracieux que les arceaux qui séparent les croisillons de l'intertranssept.
Nous dirons peu de mots de la façade occidentale : elle est fort belle et mériterait une longue description. Les ornements y sont multipliés et très-délicats. Les tours qui l'accompagnent ne sont pas surmontées de flèches : elles sont garnies de contre-forts saillants qui pro luisent un charmant effet.
Il y a à Wells une crypte fort curieuse, qui sert de base à la salle capitulaire. On y remarque des détails d'architecture intéressants : la voûte a environ 15 pieds de hai-t. Les nervures, qui sont très-fortes , convergent toutes vers un pilier central.
Cathédrale de Rochesler. — Un évèché , avec un collège ou chapitre de prêtres séculiers, fut fondé à Rochester sous le règne d'Ethelbert, roi anglo-saxon de Kent, peu do temiis après le commencement de la prédication du moine saint Augustin. L'église, fondée en 600, achevée quatre ans après, fut consacrée à Dieu sous l'invocatio;) de saint Ai.dré. En 676, Rochester fut détruit par Ethelbert, roi de Mercie, et la ville eut encore beaucoup à souffrir des invasions des Danois en Angleterre dans le ix*" siècle ; mais elle reprit son importance sous le règne d'Atlielstan.
L'église cathédrale de Rochester était une des plus anciennes constructions de l'Angleterre, après la conversion des Anglo-Saxons; mais elle fut ruinée sous le règne de Guillaume le Conquérant.
Giudulfe, moine de l'abbaye du Bec, près de Rouen, en Normandie, fut consacré évêqie de Rochester par Lanfranc, archevêque de Cantorbéry, le 19 mars 1077. C'était un prélat distingué par sa science, son industrie, et son zèle pour les intérêts de l'Eglise. L'évèque Gondulfe remplaça les chanoines séculiers par des moines de l'ordre de Saint - Benoît. 11 obtint, par l'entremise de son puissant jiation, ra.''chevê(iue Lanfranc, des
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secours suni>anls |)our lairo rchilir ^^a t.a- Ihrdralo.
LY'^lisc artuflle est bUic sur le plan hasîlical, avoc tramatept : une tour massive s'élève au poiut d'intorsortion de la nef cl du Iranssept. Ce monument est un beau spj'iciinen de rare!iito(^lu'C romnno-byzantine de la (in du xi' siècle : il en porte les caractères, eJciTimés d'une manière distin^u<^'e, dans ses principales parties : il n y a que ccrlai' s accessoires qui aient été ajoutés h la construction primitive. A, sa mort, le roi Cluillainne le Cnnipiérant fit des dons assez considérables h la cathédrale de Rochester, en ti''moigna;j;e de l'aireclion et de l'estime particulières rpi'il professait pour l'évôipie Hondulfe, qui jouissait d'une grande réputation connue ar*iiilcc(e, et que le roi employa souvent pour diriger ses constructions, notamment pour b'tir la tour de Londres. Ce qui paraîtra peut-èfre extraordinaire, c'est que i'évèquc Conduire était fort habile d ns l'art «le constiu're des chàleaux fuits, et qu'il leur donnait des dispositions propr. s h déjouer les stratagèmes de la guerre. L'évêque (jondulfe, après avoir occupé le siège de Rochester jiendant 32 ans, sous les règnes de Ciuillaume I", de Guillaume II et de Henri I", mourut le 7 mars 1107; il fut enseveli devant le ;rand (".utel de la cathédrale. Radul|)he, son successeur, ayant été nommé a-î-chevèque de Lantorbéry en lllV, Ernulfe, abbé de Péterborough, fut élevé f» l'évèché de Rochester. Cet évêque était aussi un architecte distingué : on lui doit la construction des salles ca;iitu!aires de Péterl orough et oe Rochester. La cathédrale de Rochester fut entièreuieiit achevée sous réiriscop.d de Jean, qui (.'evint évêque en 1125; il était auparavant archidiacre de Cantorbéry. La déd-cace du monument ei;t lieu le jour de l'Ascension, 7 mai 1130, en présence du roi Henri 1", dui.e foule de prélats, de gentilshommes et d"ui:e grande rau'titude de peupi". Pendar.t la cérémonie un incendie ter rible désola la ville et endouuuagea l'église; un malheur semblable arriva en 1137 et en
Plusieurs évèques contribuèrent encore à rembellissement de la cathédrale, jusfpi'à l'époque de funeste mémoire, où Henri \"1ÎI s'empara du prieuré de Saint-André à Rochester : elle eut grandement à soulfrir au temps de la prétendue réforme.
Le frontispice occidental de la cathédrale, un des plus parfaits modèles de l'archiiccture anglo-normande, fut construit avec toute l'habileté dont l'art était capable dans ce temps. La porte centrale est formée par une très-belle arcade en retraite, composée do riches moulines, et supportée par quatre jiiliers, dont les chapiteaux sontornés defeuillages et d'animaux fantastiques. Les piliers sont annelés et deux d'enire eux sont en forme de cariatides, et présentent les statues du roi Henri 1" et de la reine .Mathilde, Mlle de Malcolm HI, roi d'Kcossc. Ces deux statues sont assurément les [>!us anciennes do toute l'Ani^lcterrc. La ligure du roi porte
un sceptre de la main droite et un livre de la main gauche; celle de la reine porte un ro deau ou banderole, synibole des nombre": i' s concessions accordées au pricur(J par les souverains de sa maison. Toutes 1: s moulures de l'arcade sont enrichies de scul|)liires, représentant des arab vaques, des médaillons ou des t'-les d'animaux, avec des feuillages. Le linteau, appuyé sur les impostes de la [)orte, otfie la représentation des douze apùtres. Sur le tympan on voit le Sauveur tenant un livre de la main gauclie et donnant la bénédiction de la main droite. La figure de Jésus-Christ est accompagnée des symboles des quatre évangélistes; cette composition est fort intéressante. On en rencontre de semblables assez fréquemment en France; en Angleterre elles sont très-rares.
I a grande nef de la cathédrale de Rochester est fort curieuse h étudier. On y rcconi:ait le beau style romano-byzantin, auquel nous sommés redevables" en Franco d'une si grande quan'iti'- d'édinccs religieux, dans le cours du xr siècle et le commencement du xii'. Les arcs sont semi-c'rculaires, ornés de zigzags et entourés d'une archivolte couverte de pointes de diamant. Les piliers sont carrés et sont garnis sur leurs faces ai.té'ieure et [postérieure de colonnettes destinées à servir de sujipurl à d'auti'es colonne les qui ne dépassent pss la base du triforium. Cette disposition n'est pas heureuse, parce ([u'eiie ne jîarail pas motivée : dans nos églises romano-byzaniines du centre do la France, une disposition analogue se voit souvent ; elle est mctivée, en ce ([ue la colonnetle monte jusqu'à la retombée des voi'ites. pour en recevoir les arcs-doidjleaux. Nous pouvons citer comme exemple de ce dernier fait }a curieuse église de Prcuilly, en Touraine, édifiée aux premières années du \i' siècle, plus d'un demi-siècle avant le commencement des travaux de la cathédrale du Rochcsfer.
Le triforium, ou galerie, est composé d'un grand arc, serablai)le à celui du premi«,r étage, encadrant deux arcs moindres, appuyés sur une colonnette; au-dessus de ces deux arcs est une ouverture en œil-de-bonif. Tous ces arcs, sans exception, sont h plein cintre, bien b;Uis. liun bon style roman, et sont propres à faire honneur au talent d(! l'évoque architecte Gondulfe, qui en a dirigé la construction. Les fenêtres sont également à plein cintre et la voOte est en bois.
La cryi^te de la cathédrale de Rochester, s'étendant sous une partie du chœur et sous le grand transse[)t, est très-S[iacieuse : elle fut l'œuvre de (iuillaume de Hoo et achevée peu di' temps avant 1227; on y remarquo encore des traces de peintures à frescpie.
Cathédrale de }Vinc/iester. — Le siège épiscopal de Winchester remonte à la i)lus haute antiquiti''. C'est là que Egberl fut couronné roi de toute l'Angleterro en 827, i)ar \Vighton,évè(p4e de Winchester. Un dt'S principaux bienfaiteurs dk' l'église et tle la ville de Winchester fut saint Swithin, natif do celle ville ou des laubourgs, cl issu d'une
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noble famille. IJ fut ordonné prêtre par Uelmstfln, évèque de Winchester, et misa la (été du monastère qui, plus tard, fut connu 50US le nom de prieuré de Saint-Swithin. U devint précepteur du prince Etliel\vul()h, (jui, étant monté sur le trône après la mort «le son père, lui procura Tévèché de Winchester. La mémoire de ce saint est restée \o ujours populaire dans le pays qu'il a comblé de bienfaits.
La première cathédrale de "Winchester, menaçant ruine, fut rééditiéc parle roi Kthelwold, el consacrée en 980. Quoiqu'il soit bien conHu que la cathétirale de Winchester fut augmentée sous le règne de Guillaume le Conquéiant, lorsque Walkelyn prit possessfon du siège épiscopal, et que la plus vieille partie de l'édifice actuel soit communément attribu 'e à ce prélat, un arcliitecte qui n'est })ai sans mérite, après avoir nasse plusieurs années à restaurer cette église, prétendait (ju'une portion de l'égîise anglo-saxonne subsistait encore. La partie la plus remarquable du travail de l'évèque Walkelyn est b!en reconnaissable aux arcs plein cintre, aux chevrons brisés, aux billettes et autres moulures usitées dans l'architecture roraanobyzantine, ou anglo-normande.
Le transsepl septentrional appa tient en entier, sauf quelques détails, à la restauration de la lin du xr siècle. Les caractères aichilectoniques sont si évidents, rjuc l'œil le moins exercé ne saurait s'y méprendre. Les grandes arcades, celles dulriforium, les fenêtres, sont à plein cintre. Les fenêtres soht fort curieuses : la principale ouverture est accompagnée de deux petits arcs trèsbas, appuyés sur des colonnettes.
Godfroy de Lucy, évêque de Winchester, du temps du roi Jean, construisit toute la partie orientale de l'église, avec la chapelle de Notre-Dame; cet évêque mouiut en 120i.
Will am de Edington , évêque de Winchester, et qui fut aussi trésorier et chancelier du roi Edouard III, entreprit de rebâtir la grande nef de sa calhédral«. il mourut en 1366, ayant achevé seulement le frontispice occidental et une petite partie de la nef.
Le célèbre W'illiam de Wykeham, qui succéda à Edington sur le siège épiscopal de Winchester, s'appliq la à l'œuvre de son église cathédrale, dont il rebAtit la principale ()artie, depuis le portail de l'ouest jusqu'à la tour centrale, dans le style ogival le plus pur.
La partie orientale de l'église, depuis la tour centrale jusqu'aux ailes bâties par l'évêq'a3 -le Lucy, fut élevée par Fox, au commencement du XVI' siècle, avec toute l'élégance de la période des Tudor.
Dans cette église, qui a été nommée avec raison une école d'architecture, on voit de remarquables spécimens de la naissance, du progrès et de la perfection de l'architectuie ogivale.
La nef de la cathédrale de Winchester est considérée comme une des plus belles de r.\nglelerre; elle a la même longfweur, à peu près, que celle de la cathédrale d'Yark.
Ceux cjui voudront avoir des notions plus étendues sur la cathédrale de Winchester consulteront avec fruit le savant ouvrage du doct'^ur Milner, mort évêque catholique en An^j;iCterre, et qui a pour titre : Histoire et description des antiquités de Winchester.
Dimensions de la cathédrale do Winchester : la longueur totale de l'ouest h l'est est de oVd pieds ; celle du transsept, du nord au sud, est de 208 jiieds. La largeur de la nef, y compris les ailes, est de 86 pieds ; la hauteur est de 78 |)ie.is. On compte 52 piliers à l'intérieur de ce moimment, sans y comprendre les piliers engagés dans les murs.L.ilongucur totale, hors œaivre, est de 535 pieds. Le plan général est très-élégant : le transsept est plus rapproché de la région absidale que dans d'autres monuments d'Angleterre, ce qui produit un bon etfet : la nef a onze tr.ivées de chaque coté.
Entre le sanctuaire, les ailes et la chapelie de la Sainte-Vierge, sont plusieurs cryptes, consistant en trois api)artements distincts, dont deux sont certainement très-anciens, tandis que les autres sont comparativement de construction moderne. Le style et le dessin des anciennes cryptes correspond à celui du transsept, ainsi qu on le j)eul aisément reconnaître aux piliers et aux arcades. L' s piliers el les murailles sont d'une tiès- .'<i;lide nlaçonncrie, sans moulures ni sculptures d'ornement.ition.
II y a, dans la cathédrale de Winchester, un gi-and nombre de monuments funéraires, dont on peut vor la description dans L' livre du U. D. Milner.
Cathédrale de Lincoln. — Le Vénérable Bède est le premier auteur qui fasse mention d'un temple consacré au culte chrétien à Lincoln. Il dit que saint Paulinus, missionnaire romain, et comjia;nonde saint Augustin, après avoir converti le gouverneur Bl'etta ou Blecca, construisit en cet endroit, en 628, une église en I)ierre, d'une admirable architecture, dont les murailles étaient encore solides de son temps, plus d'un siècle après , quoic|ue la toiture eût été détruite. Cet édihce ne fut p<as une église cathédrale; car on ne voit nulle part qu'en c[uittant la ville, saint Paulin y lassa un évèque. Nous n'entendons jilus parler de cet éditice jusqu'en 1088, lorsque Kemi transféra le s ége épiscopal de Dorchester à Lincoln, et fut appelé le premier évêque de cette ville. U est bien connu que Rémi appropria l'église paroissiale de Sainte- Marie-Madeleine à Lincoln, pour en faire sa calh(''dra e.
Quelques auteurs ont affirmé que le mo- \ nument élevé par Paulinus était si beau et si parlait, trois cent soixante ans après lo temj'S de Bède, lorsque Rémi vint à Lincoln en 1088 , qu'il y lit seulement quelques additions, et que lorsque Hugues de Bourgo- }ine fut élu évèciue en 1186, il reconstruisit sur un plan plus vaste la cathédrale ruinée par un tremblement de terre, en conservant plusieurs parties de la façade occidentale qu'il trouva suffisamment solides, lesc^uelles parties avaient été déjà conservées par llenii
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del'4gl-ise originale «le Paulirius, et qui, diton, forment atijnunlMjui une parti(; du frontispice occidenial de la catliédiale actuelle. Mais où sont les preuves satisfaisantes de ces all(^gations?
L'éditice (jue Paulinus érigea dans le vu" siècle, et qui n'était qu'une ruine dans le VIII', |-.eut très-bien avoir été la merveille de ces doux siècles, sans l'avoir été encore du XI', s'il existait réellement à cette éfiOfjue.
An commencement du xr siècle, l'art de bâtir eut une vraie renaissance , et avant la fin de ce même siècle , beaucoup d'églisis remarquables par leurs dimensions et leur architecture, s'élevèient en Allemagne, en France et en Angleterre; aussi voyons-nous que l'église de l'évè pic Rémi ne fut pas un inédioere édilice. Le |)lan, suivant Lelauil et autres auteurs , représentait une double croix , c'est-h-dire , une nef et un double Iranssept, dont l'un était à la place ordin.ùre, l'autre, de moindre dimension, mais[)arallèle au premier, et plus à l'orient, ce qui précisément est le plan de la cathédrale actuelle. A l'extrémité occidentale il y avait deux tours, sans comjiter la tour centrale, qui était à l'intersection du plus grand transsept de la nef et du chœur. Du frontispice occidental , ({ui a trois fenêtres à plein cintre, au grand lransse|)t, il y a huit arcades circulaires, supportées par des colonnes cylindriques de la plus grande lourdeur et surmontées d'une rangée correspondante de fenêtres en plein cintre. Vers le milieu de la muraille, audessus des ar(\i les se trouve un passage qui conduit aux fenêtres tout autour de l'église , (;t (pii donne communication de la tour centrale aux tours du frontispice occidental. Dans 1.1 p.utie o.ienlale du grand transsept sont six arcades , dans chacune desi}uelles est une chapelle dédiée à un saint. Du grand transsept jusqu'à la muraille orientale du second, il y a cinq arcades, à l'est desquelles existe seulement une arcade de chaque côté, après lesquelles les bas-côtés du nord et du midi s'unissent en formant un demi-cercle , à l'extrém té orientale de la cathédrale, derrière le grand autel. De celte cathédrale on ne saurait douter ({u'il ne subsiste encore quelques parties qui se trouvent dans l'église actuelle; par exemple, le milieu du frontis[)ice occidental , à la hauteur de la rangée des cintres entrecoupés, avec leurs colonnes, et les tours de l'ouest, jusque vers le fond des grandes fenêtres à leur partie supérieure.
Le Lincolnshire fit partie du royaume de Mercie , et du temps de Paulinus , il était sous la domination <i'un roi [laïen; maisonsuite il tomba sous la juridiction dosévêqucs de Mercie. Aucun siège épiscopal, cependant, ne fut étal)li duis le comté de Lincoln, jusqu'à l'année G78, lorsque la province de Lindsey, ayant été séparée de la Mercie par Egfrid, roi de Northumberland , fut par \m établie en diocèse particulier, et le siège de l'évèque placé à Sidnacoster, lieu connu de nom seulement , et sur la situation duquel les anliipiains sont foit divisas d'o[>ini<»îi.
Dorchesicr, à huit milles d'Oxford, fut le siég(» del'évêipie avant Sidnacestei. Biriiuis, missionnaire envoyé par le pa:io Honorius , pOvii convertir les Saxons de l'Ouest, réussit si bien à se faire reconnaître on (jualité d'évèipie d«! la province , par le roi Kinigils, (pi'il choisit la ville de Dorc'iostor conmie siège é|)iscopal , et en devint le |)remier évê- (jue en G'Ui. Un an a|)rès qu(( Sidna(;ester fut érigé en siège épiscopai , Leicester le fut également. Eadhedcst reconnu comme ayant été le premier évêque de l'un , et Tottà de l'autre. Neuf évêques siégèrent successivement à Sidnacoster; après quoi, sous Léovinus, le 10° évêque, le siège fut réuni à celui de Dorrhester. Les anciens écrivains comptent huit évêques à L' icoster ; après eux, le siège fut encore uni à celui de Dorciiester, qui continua à être le siège épiscopal do cet immense diocèse , jusqu'à ce ([uo le sièg(» fut transf.'ré, en 1088, à Lincoln , par Remigius, qui fut, par conséquent , le dernior évè(iue de Dorchestor et le pr^'Uiior de Lincoln.
Remigius était un moine de Fécamp, en Noî-maudie, et l'on pense qu'il était original! e dllalie. Il s'attacha à la fortune do (juillaume,duc de Normandie, en Angleterre, qui le récom|)cnsa de ses tidèlos services en Un donnant l'évêché do Dorchestor, après en avoir déposé d'abord le titulaire, Alexanure, qui en était alors évê(iue, et qui s'oj)posa co irageusemont aux innovations du conquérant normand. Rémi était un homme de grand talent, d'énergie et de résolut on , comme le prouve le succès qu'd obtint dans une contestation qu'il soutint contre l'archevêque d'York , qui s'elforTait d'empêcher que lo siège épiscopal fut fixé à Lincoln, prétendant que Lindsey faisait partie de son diocèse.
Immédiatement apr-ès son élévation à l'évêché de Dorchestor, Remigius entreprit do rebâtir sa cathédr-ale à la place qu'elle occupait; mais, considèr-ant qu'il n'était pas convenable que le siège d'un diocèse si important et si étendu restât dans une ville si obscure, située sur les fiontièr-es , autorisé d'ailleurs par un décret rendu au concile de Londr-os en 1075, (jui permettait d'enlever les sièges épiscopaux des villages petits et sans rfc/f/i.NC, |!Our les tr-ansporter dans des places importantes et fortes , il résolut de transfér-or son siège épiscopal à Lincoln , place alors très-floiissantc et oij le chAtoau , que l'on construisait aloi's, |)r'Oinottait aux gens d'église cette protection que l'incertitude dos temps r*endait alors irécessaire.
On choisit sur le sonmiot do la montagne do Lirrcoln un omplacomonf pour y établir- la ('■ithédralo, mais on no connait pas r(''poqir(î j)!'éciso do la fondation ; ce fut, sans (louto, pou do temps après lo concile de 1075. Mais il est bien connu (|uo le monumeirt était sur lo point d'ètr-e achevé on l'anrrèo 1092, lorsque Remigius, sentant sa lin prochaine, invita tous les prélats du royaume à assister à la consécrvition de l'édifice et à sa dédicace, qui devait être faite en l'honneur do la trèssainte \'io;'go, le i) mai. .Mais Rcmig'us muu-
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rut lo 8 n ai 1092, la veille du jour lixé [)Oui' la cérémonie.
Robert Bloet, second évéque de Lincoln et successeur immédiat de Remigius, termina et consacra la cathédrale cette même année; mais, en 112V, elle fut gravement endommagée par un incendie. Alexandre, 3' évéque, répara ce malheur : cet évoque possédait, ainsi que son oncle Roger, évèque de Salisbury, et son IVére Nigellus , évéque d'Ely, un amour et un goût reraarqual)les pour Tarchitecture. On dit qu'il réussit à voiltcr en pierre son église.
Dans la suite, le grand bienfaiteur de celte cathédrale fut le finueux Hugues de Grenoble, appelé encore le Roui'guignon, G' évoque de Lincoln , qui reconstruisit la principale partie du monument actuel, de 118G à 1200: circonstance qui |)eul paraître extraordinaire, vu la solidité des constructions normandes, d'autant plus que l'éditice prindtif avait été récemment restauré et embelli par l'évèque Alexandre, à peine un siècle auparavant.
Quelques-uns ont supposé que l'érection de voûtes en pierre sur des murailles destinées à porter seulement un toit en charpente, avait tellement fait souffrir les murs, qu'il fut nécessaire de rebâtir la plus grande partie de l'église. Mais un historien contemporain, Benoît, abbé de Péterborough , donne à ce sujet une raison bien i)lus probable. Il nous apprend que l'église fut lézardée du faite à la base par un tremblement de terre qui arriva en 1185, un an a[)rès l'installation de l'évoque Hugues.
Selon toute apparence, cependant, on fit de plus grands travaux qu'il n'était nécessaire, à cause de la magniticence que l'on se plaisait alors à déployer dans l'architecture qui prévalait partout à cette époque, et surtout à cause de l'art ogival qui , pour la première fois, vers ce temps, fut importé en Angleterre des pa s étrangers.
Quoi qu'il en soit, il est certain que l'évoque Hugues démolit au moins la moitié de la cathédrale et bAtit le tr,anssej)t oriental tel qu'il existe, avec ses chapelles, tout le chœur, la salle du chapitre, la partie orientale du tr.inssept occident-d, avec une partie des additions faites au frontispice occidental primitif, comme on s'en peut convaincre jusqu'à l'évidence par le style architectoniquc (.[ui règne dans ces parties de l'édilice dans son état actuel, sans avoir recours à l'histGire, qui confirme cependant la môme chose.
En l'année 1791, lorsque le chœur fut pavé de nouveau, on découvrit que l'église de l'évoque Hugues ne s'étendait pas à l'est plus loin que l'endroit où s'élève aujourd'hui l'autel et qu'elle se terminait par une nmraiile à trois pans.
Il faut ajouter que la muraille occidentale du grand transse{)t, à la hauteur de la seconde rangée des fenèti-es, fut construite par le môme évoque.
Le porche de Galilée ou du nord fut certainement bâti après la nmraiile à laquelle il est adhérent, comuie on peut :;'en convain-
cre pleinement en regardant la chambre qui se trouve au-dessus. Il est donc probable que ce Iranssepl fut construit au temps de la n.orl de l'évèque Hugues , et fini peu do temps après, ainsi que le {lorche de (,'alilée. La nef, et le reste du grand frontispice de l'ouest, sont regardés, avec grande raison, comme ayant été bâtis vers le môme temps jiar révè(]ue Hugues de Welis, qui occupa ce siège depuis 1209 jusqu'à 12:15, et qui fut cerlainement un prélat riche et libéral.
Dans l'année 1235, la cathédrale souffrit considérablement par la chute d'une partie de la tour centrale, construite alors depuis peu de temps. Le fameux évèque Grostesîe réi)ara la cathédrale et reb'.til la tour depuis la première fenêtre environ au-dessus du toit.
La partie orientale de la cathédrale, au delà du transsept supérieur, fut commencée en l'année 1306, suivant quelques-uns, tandis que d'autres, s'appuyant sur des raisons sans valeur, prétendent que cela n'eut lieu qu'un demi-siècle plus tard.
Maintenant il est reconnu généralement que la partie supérieure de la grande toui-, dont le stylo correspond exactement à celui de la partie orientale de la cjithédrale, fut commencé en 1336, et lorsque nous ajoutons à cela que les architectes du moyen âge ne font pas toujours attention aux [ilans de leurs l-rédécesseurs , nous en pouvons conclure que ces deux portions de la cathédrale appartiennent à la même date. La construction des cloîtres peut, pour la môme raison, avoir été continuée en même temps. Les fenêtres supérieures de chacune des tours occidentales sont toutes les deux d'une date postérieure; mais nous ne possédons aucun document historique authentique qui nous apprenne exactement quand elles furent bâties.
La partie supérieure de l'extrémité méridionale du grand transsept, les stalles du chœur, les statues et les fenêtres au-dessus des portails de l'ouest, peuvent certainement être rapportées à la fin du xiv" siècle, ainsi que les fenêtres supérieures des tours occidentales.
Les pinacles au-dessus des contre-forts, du côté ouest du grand transsept et du côté sud de la nef, sont les dernières additions matérielles faites à la cathédrale, excepté les monuments funéraires et les chapelles, qui ont été établis jusqu'à la réformation. A cette époque, et durant les guerres civiles, ces monuments, ainsi que toutes les autres cathédrales , monastères et prieurés , fur. nt dépouillés de leurs magnifiques vases sacrés, châsses et autres objets précieux. Les statu s et les vitraux peints furent détruits et mutilés; les murailles furent dégradées et déshonorées.
La perspective de la cathédrale de Lincoln, à l'intérieur, est très-pittoresque. On ne peut reprocher qu'un seul défaut à ce monument, c'est que la hauteur ne répond pas assez à îa long :eur et à la largeur.
Dans le chœur , 'es arcades du rez-de-
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chaussùô sont ogivaies et s'appuient sur des j)iliers composés tlo colonnettcs réunies en iaisceau. Entre chaque arcade, un peu audessus du chapiteau du lù'ier, se trouve une espèce de console qui supporte de minces et lirèles colounettes qui vont recevoir la retJuihée des voûtes. Le triforium n'est dél^burvu ni d'élé.^ance ni d'originalité. Dans vhaque travée, deux arca les, divisées eliesnuMnes en deux autres petites arcath's à ogive, reposent sur un faisceau de colounettes, à chapiteaux de feuillages, fort gracieuses. Les fenêtres manquent d'élévation et sont comprises entièrenuMil dans la hauteur de la retombée latérale de la voûte : il y a une espèce de second triforium par-devant, avec des colonnettes annelées
Nous ne donnerons pas de plus amples détails sur l'intérieur de la cathédrale de Lincoln, (luoique ce monument soit sans contredit l"un des plus remarquables de l'Ang'eterre, et nous pourrions ajouter, de toute l'Europe : nou-s serions enlr.(înés trop loin. 11 y a encore une grande quantité de monuments funéraires parfaitement conservés.
Le plan de l'édifice est en forme de croix archiépiscopde. La longueur totale hors œuvre est de o2V pieds; la longueur du grand transsept est de 222 piels; celle du transsept oriental est de 170 pieds. La largeur de la grande nef, y compris les collatéraux, est de 80 pieds; la nef majeure seule est large de 45 pieds; chacun des. collatéraux a lo pieds; la région absidale se termine carrément.
La salle capitulaire est bâtie sur le plan du décagone ; elle a 60 pieds de diamètre.
Cathédrale de Chichcster. — Wiifrid, archevêque d'York, forcé de quitter sou siège, se r(;tira, en GSO, en un Heu ajjpelé Selsey ou Selsea. 11 y resta cinq ans, et il est considéré comme le premier évè(iue. A son départ, les évoques de Winton prirent le gouvernement de cet évôché jusqu'en 711, lorsque la pro- V nce des Saxons du Sud eu fut séparée |)ar un décret synodal. Alors Eddbrighl , abbé de Selsey, piit le titre d'évèque. \'ingt et un évèques après lui gouvernèrent cette province et jouirent du même titre. En 1070, Sligaiid, cha[»- lain du roi (juillnumc le Conquérant, fut nommé é\ê(jue de Selsey, et après y avo r séjourné douze ans, il ti-ansféra le siège épisco[)al à Chichester, oCi il est toujours resté depuis.
L'évêque Stigand demeura cinq années seulement à Chichester. Il jeta les fondations de sa c<ithédrale, à laijuelle travaillèrent ses successeurs. Mais Uaoul 1", après un incendie qui la détruisit en partie, en entreprit la reconstruction , en respectant le p'an de Stigand. 11 engagea fortement le roi Heuril" !-i le second r dans ce grand dessein. VAn en 1091, il mourut en 112.'{. 11 est probable (jue les murailles furent élevées aVant sa mort. L'évôcfue Siffrid 1", qui leur sueeéda a|)rès une vacance de deux ans, compléta les ti-aviiux commencés par son [)rédéc'.'S e.ir pcii-
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dant son épiscopat, qui dura Ireule-deux ans.
En 1186,1a cathédrale fut endommagée, sanj lître détruite, par un violent inceiidie. Sous l'épiscopat de Siifrid II , lequel fut élu en 118), et mourut en 120V. Les travaux de rc^stauralion furent si considérables, (juc I église l'ut de lujuveau consacrée en 1100.
Kalph Neville, élu en 1222, passe pour avoir dessiné et commencé la tlèclie, uiais il ne vécut pas assez j)our la terminer; il mourut en 12V'i-. Cili;e.t de Saint-Léotard , é u en 1288 et mort eu l.'ÎOV, b :lit la chapelle de la Sainte-Viergt}. Jean de Langlon, élu en 1305, finit le sanctuaire et le coté méridional du transsept : il mourut en i;]36.
L'intérieur de cette cathédrale est trèsimposant. La nef est bien i)roportionnée et pleine de dignité. Chaq le coté est compose de huit travées d'arcs en plein cintre , appuyées sur des piliers vigoureux llanqués de colonnes et de colonnettes. Au-dessus est un triforium, foriné d'une grande arcade qui en circonscrit deux autres plus petites; ce triforium est surmonté d'une galerie au niveau des fenêtres.
L'addition faite h la cathédrale par l'évêque SiilVid est cette espèce de galerie supérieure; c'est un beau modèle du style ogival |)riinitif. L'arcade centrale est sem.i - circulaire . disposition admise pour conserver l'unité et l'harmonie entre les formes principales du monument. Les deux arcades latérales sont ogivales; les petites colonnes de cette galerie sont en niirbre de Petv.orth.
On voit dans cette cathédrale deux beaux piliers form-és d'une colonne centrale, et do quatre colonnettes entièrement isolées. 11 y a des piliers semblables à la cathôJrale de Laon. Les chapiteaux à- feuillages de la colonne et des colonnettes sont à crochets et fort élégants.
Le pian de la cathédrale de Chichester est en forme de croix. La longueur totale est de 410 pieds hors œuvre, et de 380 dans œuvre. La largeur de la nef, y compris les ailes, est de 91 [deds. La longueur du transsejd est de 130 pieds sur une largeur de 34 pieds. La cliapeile de la sainte Vierge a quatre travées de chaque côté et 60 pieds de long sur 20 pie Is de large.
L'extérieur de celte cathéd-aiie ne répond l'.as à l'intérieur. La |)ers|)ective en est lourde et peu gracieuse. La flèche néanmoins est trcs-élancée et d'un bon eifet. Li [)ortail occidental n'est pas aussi ric'ie que ci'tto p .rtion des uKjnumenls l'est communément dans les grands édifices. Ajoutons (ju'd y a encore, à l'intérieur, de nombreux monumerds funéraires, ilont quelques-uns ^ûnt très-remar([uables par 1 1 richesse de la matière e la linessi- tie l'exécution.
Cathédrale d'Ehj. —La re igion chrétienno déclina ])eu h |)eu en .\ngleterre, après l'in-- V .sion d s Saxon>^. Elle était jjrescpie entièrement éteinte en[»lusieurs régions, lorsque le pa|)e Grégoire le (îrand envoya de \\uu\o |»lusieurs zélés ndssionnaires, ayant mis a leur tôtc le célèbre moine saint Au^juatin.
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L"île d'EIy faisait alors partie du royaume de l'An^lelèrre de l'Est, fondé par Ulla , huitième successeur de WoJen, vers l'ann '6 575. Le christianisme eut quelque peine h s'y établir; entin, il y tleuril sous le règne de Sigebert, qui, aprè*; avoir gouverné heureusement pendant l'espace de quatre années, prit l'habit religieux et lit profession (liuis l'abbaye de Burgh-Caslle , qu'il avait fondée.
Longtemps après, en 1100, Richard, abbé (l'EJy, "obtint du pafic et du roi le pouvoir d'ériger s n abbave en évèché; mais il moirut avant d'avoir été sacré évoque. En 1107, Hervey, évèque de Bangor, fut élu abbé d'EIy. Celui-ci réussit .^ fonder r(''vèché d'Ely, du consentement de l'évèque de Lincoln.
La foniiation de la cathédrale actuelle d'EIy est due à Siméon, abbé d'EIy, du temps de Henri i" et de Guillau ne le Rouv : il ne put réussira bâtir que l'ancien chœur et le transsent : il n'en reste aujourd'hui ([ue le transsept. La nef., la grande tour occidentale et les ailes sont anrès cs'la les parties les |)]us anciennes : la première fut terminée eu 117i, et la dernière eu 1189. En 1200, le portiqne occ dental fut commencé ; il fut achevé en
En 1252, cette cathédrale fat augmentée, à l'orient , de six arcades. Vers cette époque, une tlèchefut élevée sur l'ancienne tour centrale , ce qui probablement contribua à sa ruine, qui arriva en 1322.
En 1321 , fut construite la chapelle de Notre-Dame, aujourd'hui chapelle de la Trinité.
En 1322, on commença l'octogone, et, l'année suiv .nie, on constru sit, dans la région orientale, trois arcades qui avaient élé fortement endo.nmagées })ar la chute de la tour centrale. En 1328, l'ouvrage en pierre de l'octogone fut terminé; en 13't2, l'ouv.a^e eu bois, la lante ne et le toit de ce même octogone, fut achevé. A'ers le même temjxs ou exécuta les stalles du chœin-; depuis lors on fit seulement des restaurations ou quid- ([ues additions peu considéiabJes à la cathédrale d'Ely.
L'église d'EIy jiossède de beaux spécimens des trois princijiales variations caractéristiques de style ogival en Angleterre. Le |iortdil de Galilée et le presbytery fur.nt érigés au moment où le style igivai primitif était |);irvenu à son plus haut point de perfection ; i'ootogone, trois travées dans la région absidale et la cha|)elle de la Sainte-Vierge furent élevés dans le style décoré anglais, c'est-à-dire dans le style ogival secondaire ou rayoni:ant. Enfin, la chapelle de l'évoque AÎcock fut construite dans le style perpendiculaire anglais.
11 y a quelques particularités notables dans la construction de la cathédrale d'Ely. Ainsi la lanterne ou l'octogone est fort remarquable; il en est de môme de la chapelle de la Sainte-Vierge, qui n'a pas été placée à l'endroit qui lui est si)écialement consacré dans toutes les Cathédrales, et qui forme un
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editiie à part. La façade principale est formée j»ar une seule tour fort élevée
Le plan géoméiral est en forme de croix latine, le transsept étant plus rapproché de l'abside (jue du portail de l'ouest. La longueur hors (i'uvre, y compris le porche de Cialilée. est de S'iO pieds. La longueur hors (euvre du Iranssept est d ' 193 pieds. La longueur de la nef est de 250 pieds; la largeur, y compris les bas-côtés, est de 78 pieds. L'octogone a Go mètres de diamètre. La cha- |)elle de la Sainte-Vieigo, actuellement la chapelle de 'a Trinité, a 100 pieds de long sur environ oô pieds de large. Le plan de celte cathédrale est d'une belle régularité et d'un enseudde très-harmonieux.
L'octogone et la lanterne, à l'intérieur de l'église, produ sent un eti'et charmant. Qurdre des côtés sont formés |)ar les grandes travées qui communiquent dans le vaisseau et le transsept; les quatre autres côtés ont un caractère tl'originalité c[ui n'est pas sans élégance. L'arcade inférieure est accompagnée d'une colouîiette portant une espèce de niche ornée; elle est surmontée de trois petites arca les entourées d > feuillages, servant également de niches. Au-dessus s'ouvre une large feiiètre à q lalre divisions, couronnée d'un réseau ilu meilleia^ goilt. C'est Uii tracery, suivant l'expression des Anglais, formé de quatre-feuilles et de cœurs allongés, agencés avec élégance.
La grande nef est d'une architecture pesante ; cela vient du style romano-byzantin qui y domine presque exclusivement. Les piliers n'ont point de chapiteaux ouvragés; ils sont surmontés de simples dés cubiques. Les arcades sont semi-circulaires, de môme que celles dutriforium.
La façade de l'ouest n'est pas richement décorée. Le porche qui précède la grande tour n'est pas dépourvu d'ornements ; mais il est en saillie et rompt ainsi l'harmonie des grandes lignes de la tour centrale. La muraille extérieure du transsept méridional ohVe une disposition architecturale fort remarquable ; cette ordonnance un peu sévère tire sa beauté de la manière habile dont l'architecte a su placer toutes les baies. Au premier étage sont Iro s fenêtres à lancette, dont celle du milieu un peu plus haute que les deux autres. Au second étage sont cinq fenêtres également à lancette : celle du milieu est plus haute que les deux autres de chaque côté qui vont en décroissant. Au troisième étage sont trois fenêtres à lancette semblables; elles sont accompagnées do deux fenêtres trilobées simulées, en forme de niches. Au sommet du pignon il y a trois es[)èces de rosaces simples, creusées dans la muraille et peu profondes. Les deux contreforts d'angle sont aussi divisés en étages et ornés d'arcades multilobées , formant des niches. Enfin, faisant retraite, sont deux, ailes, percées chacune d'une fenêtre, et garnies à leur extrémité latérale de contre-forts couronnés de clochetons aigus, o.'ués de crosses végétales.
La chapelle de la Sainte-Vierge ou de la