‹ Dictionnaire d'archéologie sacréeChapitre 125 sur 195 · Dans l'ouvrage anglais, on met au · texte numérisé non relu

Dans l'ouvrage anglais, on met au

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nombre dos calli(''tlr''ilos irnsiours ('.^lisos nù jin siéjjcùpiscopal a vie rtaljli par Henri \ IIJ, on 15'i-2. ta pui-ssanee civile n'a évideniniciit aucun droit pour fonder de pareils étahlisscuients, sansie conscntcnKMit et le concours de la puissance ecclésiastique. Afin de rendre plus coinplôtos les notices que nous donnons ici sur les grands monuments an- [;lais, nous en ferons cependant une trèsbrèye description.

Nous ne suivrons pas l'ordre des sièges, quoi([uc cet ordre soit plus logique et plus naturel; nous suivrons celui (pn a été ailopt(i ]>ar l'auteur du livi-e anglais. Nous indi(pierons toutes les mesures en pieds <inglais. Chaque i)ied anglais é(iuivaut;i 30 centimètres 2 millimètres.

Cathédrale de Salishurj/. — La cathédialo de Salisbury, par l'unité de sa constiuction et les beautés de détail , est un des monuments !es plus célèbres de toute l'Angleterre. L'érection de l'édifice date du commencement du règne de Henri III, etpoite les caractères d'une époque où l'architecture ogivale était parvenue au terme de la perfection. Excepté l'église de Westminster, bâtie sous le même règne, aucu; c ne saurait lui être comparée; et les auteurs anglais font un tel éloge do la cathédrale de Salisbury, que l'un d'eux ne craint pas de dire qu'elle occupe , parmi les monuments de la Grande-Bretagne, le môme rang que le Parthénon parmi les monuments de la Grèce.

La cathédrale actuelle a été fondée par l'évoque Richard Poore, en 1220, la cinquième année du règne de Henri III. On lit, dans une inscription placée sur le tombeau de cet évoque , que l'église fut quarante ans en construction ; elle fut terminée , par conséquent, en Î2G0. (On voit cotte inscription latme dans Antiq. Sarisburicnsis, pag. 137.) Vu moment de la fondation, les cinq premières pierres furent bénites par Pandul[)lie, légat du souverain pontife, la première au nom du pape, la seconde an nom du roi, la ti oisième au no.n du couito de Salisbury; la quatrième au nom de la comtesse sa fennue, Ela, tille de Guillaume d'Evreux; la cinquième au nom de l'évècpie. Cinq ans après l'ouverture lies travaux, onjjouvail célébrer l'ollice divin ijans le chœur, et l'édilice fut consacré par Etienne Langton, archevêque de Cantorbéry, 9n 1225. Trois jours après , l'évèque Pooro fut transféré sur le siège de Durham. Robert Bingham, son successeur, en 1229, s'appliqua avec zèle à continuer l'œuvre si bien commencée : il mourut en 12VG. Guill lumc d'York , évoque qui jouissait d'une gr.inde faveur auprès du roi Henri III, fut nouun*' à l'évèché ue Salisbury en 12V7 : il mourut en 12o(), après avoir secondé avec empressement les efforts de ses deux illustresprédécesseurs. L'évèque Giles de Bridport (Uit la coi.solation de voir l'achèvement-des travaux, la s^-cunde année après son élévation à l'épiscopat. Le 30 septembre , la cathédrale fat dédiée à la bieniieurcuse vierge Marie , avec les plus

pompeuses solennités. La c<'-n'monie fut faite par Boniface , archevêque de Cantorbéry, au milieu d'un grand concours, tant du clergé cjuD de la noblesse et du peuple.

Le plan de la cathédrale de Salisbury est en forme de croix grecque , c'est-à-dire à double transsept. La plus grande longueur du mnnunu'nt, hors œuvre de l'ouest à l'est, est de 't80 pie.ls anglais. La longueur hors œuvre du grand transsept est de 232 pieds, et celle du transse[it oriental est de 172 pieds. On compte 58 piliers h l'intérieur, outre-les colonnes engagées dans les nmis. La chapelle de la sainte Vierge, à lextréniité de l'abside, est de forme cariée, ayant deu\ travées en longueur. L'édifice est acVompagné de cloîtres et d'une salle capitulaire. Les cloîtres sont bAtis en carré, de manière h former quatre belles galeries autour du préau : chaque galerie est composée de onze travé. s et de (hx «arcau'es, donnant sur le préau, .'ur une longueur d'environ 180 pieds; la largeur des galeries est de 18 pieds et celle de la salle capitulaire, qui est octogonal s est do 58 [)ieds.

On remar(|ue h l'intérieur, parmi les caractères architectoniques, des ornements qui ont été fréquemment usités en France dans le cours du xiV siècle, et que nous rencontrons habituellement sur les monuments do transition. C'est ainsi que plusieui-s arcades sont ornées de chevrons brisés et de moulures très-fortes. L'arcade, surmontée de créneaux , qui sépare l'intertranssept des croisillons , ne produit pas un bon etlet.

La façade principale est magnifique. Le caractère en est plein de noblesse et de dignité. L'ornementât on en est riche , sans être surabondante, et les trois hautes fenêtres qui surmontent la porte centrale sont d'un heureux elfet. Nous y reconnaissons, ainsi que dans les arcades aveugles cjui décorent les murailles, l'élégance et la pui-eté des formes du style ogival prim'tif. Sur le centre de l'église s'é ève une tlèclio trèshardie; nous en avons parlé à l'article Ai-

GlILLK.

Cathédrale de Cantorbénj. — Le jiremier siège épiscopal de la Grande-Bretagne fut établi à Cantorbéry par saint Augustin, l'a- ])ùlre de l'Angleterre. Le christianisme n"ét dt pas alors inconnu en Angleterre, et Ethelb'rt, cinquième roi de Kent, qui embrassa le christianisme et fut bai»tisé par saint Augustin, avait éiiousé un-e femme chrétienne, Beriho, fille de Cherebert , i-oi d' Frvmce. L'église de Cantorbéi-y eut à soutlVir île l'invasion danoise : elle fut réparéo par l'arclievè(pie Eudes en 938. Mais, en 101 1, une llotto norrjbreuse aborda aux i-ivages de 1 .Angleterre, et la ville de Cantorbéry i\it détruite par les pirates d mois. La cathédivde fut entièrement ruinée : il n'en re^ta (pie la partie inférieure des murailles. Elle demeura ilans cet état de désolation jusiju'à l'avènement de Kanut au irône; elle fut re.vlaurée en 1017. Un inceuilic la détruisit vers launée 1007, et lousipie Lanli'aiic, ubJ)é de Caeii, fut nommé ai( h vèipie de Cantorbéry et jirimal

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(i'Aiigh^lorrtî |Kir le roi (juillaume le Con- (Iiu'Maiit , il trouva son église dans le plus (liste état . Lanfianc était architecte aussi tiahile que prélat distingué : il s'appliqua à la reconstruction de sa cathédrale. Elle fut consaiTée à Jésus-Christ, en llli, par l'archevêque Raoul : on en voit la description dans l'hisloire des archevêques de Canior- 1» 'rv, écrite par le moine Augustin, qui mourut en 1205.

Après le meurtre de saint Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, commis le 28 décembre 1170, la cathédrale fut exsé -rée pendant un an : une nouvelle consécration eut lieu au milieu de l'aliluence des populations chrétiennes qui invoquaient la protection de leur saint archevêque, que l'Eglise ne tarda pas à |)laccr au rang des martyrs.

Le 5 septembre 117i, le cliœur et d'autres parties de l'église furent consumés par le feu. Toute la partie oriei.tale de la cathédrale fut rebâtie entre l'année 1175 et l'année 1180, sous la direction de l'architecte français Guillaume de Sens et d'un autre arch têcte également nommé Ga.llaume.

L'érection de la chapelle de la Trinité et de la tour circulaire adjacente, pour recevoir les reliques de saint Thomas , récemment canonisé, p o luisit une des parties les plus intéressantes de la cathédrale de Gantorbéry. La translation des reliques de saint Thomas eut lieu le7juill t 1220. Gette cérémonie fut relevée j^ar la pr.'sence du roi Henri III, de Pandulphe, légat du pape, du cardinal archevêque Langton , de l'archevêque de Ueims et d'autres piélats.

Durant l'épiscopat de l'archevêque Peckara, quelques ailtJilions furent faites à la cathé- (Irale sous la direction du prieur Eastry : on dit que la clôture du chœur fut cou'^U'uite jiar lui : les sculi)tures en sont très-belles. II fut prieur de l'église du Ghiisl, de 1285 à 13 )1 . Quelques- uns des bâtiments accessoires il la cathédrale furent reconstruits ou augmentés depuis l'épiscojiat de l'archevôciue Keynold , chancidier et trésoiier, en 1313, jusqu'à celui de rarchevè([ue Sudbury, qui monta sur le siège de Gantorbéry en 1375. En 137G, on ueconstruisit le transsept occidental et la nef tut également rebâtie, sous la direction de Sudbury, dans le style ogival

?[ui dominait généralement alors. Les travaux urcîit continués par les archevêques Courtenay, Arundel et Ghiche!ey.

Du temps du prieur Goldstone, qui fut nommé en li'tO, la chapelle de la sainte "Vierge fut éiig 'e. Ge même prieur termina la tour du sud-oue:'t, commencée par l'archevêque Ghicheley. Le prieur Selling contribua magnilifjuement à embellir la cathédrale, en y faisant placer des vitraux peints; c'est à lui qu'on doit la construction de la grande tour centrale, appelée autrefois le cloch'r de l'Ange. Il est inutile de nommer ici tous les personnages qui ont conlrihué par leurs largesses à embelhr l' édifice célèbre do Gantorbéry. Mentionnons seulement des tapisseries données par Thomas Goldstone, prieur de l'église du Ghrist, depuis IWi jus-

qu'en 1517, dont on voit aujourd'hui ui;i> jtartio h la cathédrale d'Aix, en Provence.

La cathédrale de Gantorb('ry est bâtie sur le pian de la croix archié{)iscopale, c'est-àdire, à doubles croisillons. L'abside est circulaire. La longueur totale extérieure e>t do 5V5 pieds sur loG pieds de largeur, au transsept oriental. La chapelle circulaire à l'est est aj)pelée Couronne de Becket.

Sous cette église il existe une crypte qui peut être regardée comme une des |)arties les plus intéressantes du monument; die est plus étendue qu'aucune autre en Angleterre. La longueur dans œuvre de cette belle et curieuse construction est de 230 pieds, et la largeur, prise au transsept, est de 130 pieds; elle est, en eifet, en forme de croix, et de gros piliers la divisent en trois nefs, comme 1.1 partie sunéiieurc de l'église. Depuis l'extranité oc-ideMt.de jusqu'à la distance do 150 pieds du cùlé- do l'est, se trouve la partie de la crypte l-i plus ancienne ; il est assez uifiicile d'en préciser la datedeconstruction; quelques-uns l'attribuent, avec vr..isemblance, à rrrchevèque Lanfrauc.

Les cloîtres de la cath Mrale de Gantorbéry existent encore, niais ils sont moins bien conservés que ceux de plusieurs autres cathédrales. La salle capitulaire est très-belle; nous en avons donné la description à l'ariiclo Salle capitulaire. — Voy. Capitulaire.

On Vi il encore dans la cathédrale de Gantorbéry un grand nombre de monuments funéraires et quelques fragments de vitraux peints antiques.

Cathédrale d'York. — On croit que la cat'iédrale d'York fut érigée sur l'emplacement d'une église en bois, fondée vers 627 par Edwin , roi de Northumberland ; elle fut dédiée à saint Pierre, par Paulin, premier évoque d'York, un des missionnaires envoyés par le pape saint Grégoire le Grand, pour prêcher le christianisme en Angleterre. En CV2, cette églisL' fut construite en pierre par Oswald , successeur d'Ed^vin au trône de Norlhumberland. Saint Wilfrid , qui est mieux connu eomme fondateur des églist s de Ilipon et d'Hexham , répara et orna l'église d'York vers l'année 720 ; mais, en 7il, l'édifico devint la f^roie des flammes. La cathédrale d'York fut rebâtie par l'archevêque Egbert, et ruinée ensuite par lej; Danois, avec une grande partie do la ville.

Le premier archevêque d'York, après la conquête des Normands , fut Thomas, chanoine de Bayeux, l'un des chapelains du roi Guillaume : il acquit Je titre de premier fondateur de sa cathédrale, parce qu'il la rebâtit sur un plan plus étendu que celui qu'elle avait auparavant. L'existence de cette église eut une courte durée, puiscjuc, en 1137, elle fut détruite par un incendie accidentel, avec ï'abbnye de Sainte-Marie , rebâtie par le roi Guillaume le Roux, et un grand nombre d'églises paroissiales. En 1171 , l'archevêque Roger travailla à reconstruire le chœur et la crypte ; cette crypte , indubitablement l'œuvre de l'archevêque Roger, est un des plus intéressants spécmens de l'architecture an

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