SUS
gueur, depuis la porte du chœur jusqu'à la muraille absidale , 170 pieds; hauteur des voûtes. 70 pieds environ ; hauteur de la tour et de la llèche, 313 jtieds.
11 nous reste à parler des cloîtres, cjui ne le cèdent à aucune construction du même genre ni en beauté ni en étendue. Ils sont si' nés du côté méridional de la cathédrale; on y peut entrer à l'angle nord-e^tel à l'angle nordouest. Ils forment un carré d'environ îoO pieds de côté.
Cathédrale (VExctcr. — Les commencements de l'évêché d'Exetcr sont assez obscurs. Les historiens comptent neuf évoques depuis Crediton jusqu'à Aidulf. Léofric, issu d'une famille illustre do Bourgogne, transféra le siège épiscopal à Exeter. C'était un homme fort savant, qui fut en grande estime auprès du roi Edouard le Confesseur, qui le lit son chapelain et son chancelier.
L'église abb.itialo de Saint-Pierre à Exetrr fut choisie pour en faire la cathédrale. Cette église abbatiale avait été fondée, (n 932, pour des moines de l'ordre de Saint-Benoît. L'installation de l'évèque Léofric à Excler eut lieu en lOiG. Comme il se soumit enlièrement aux vues de Guillaume \% au moment de la conquête , il ne perdit pas son siège.
L'évèque Warelwast, d'origine normande, était tils d'une sœur de Guillaume le Conquérant. C'est à ce prélat qu'est due la fondation de la cathédrale actuelle d'Exetcr, quoiqu'aucune jiart e de cette construction primitive ne soit parvenue jusqu'à nos jours, excepté, peut-être , les tours du transsept. Les fondements lurent jetés en 1112; mais l'évèque ne vécut pas assez pour terminer son œuvre. Ses successeurs y travaillèrent jusque sous Pépiscopat de Henri Marischall , qui fut un grand bienfaiteur de la cathédrale d'Exeter, et mourut en 1206, après avoir occupé le siège pendant douze ans.
La cathédrale actuelle , à l'exception des tours ci-dessus mentionnées, e^t entièrement d'un autre âge et d'un autre style, et peut, par conséquent, être appelée la troisième cathédrale d'Exeter, depuis la translation du siège épiscopal dans cette ville. C'est, en grande i artie, un édifice du style ogival secondaire, ou du style ogival décoré , selon le langage adopté par les antiquaires de la Grande-Bretagne. Pierre Quivil,è]u évèque en 1280, en commença la construction; mais, comme il mourut en 1291 , il la laissa inachevée, et même assez peu avancée. Son J successeur, Thomas B^ tlon, continua les tra- ^ vaux pendant tout le tcm[)S de son épiscopal; il ne vécut pas assez pour voir la Un de l'œuvre. Son successeui', Walter de Sta; dedon , élu en 1307, occupa le siège épiscopal pendant vingt ans et fut un des priiicipaux bienfaiteurs de la caihédrale; il mourut aus>i sans voir son église terminée. Jeaii Grandisson, élu évèque en 1331, tint le siège i)endant quarant- années, durant lesquelles il réussit à achever la cathédrale, à l'exception de la chapelle de la Sainte-Vierge et de quelques détails du frontispice occidental : on
CAT
CAT
croit q'jc ce fut son successeur, Thomas UrentyDgliam , qui lit exécuter ces derniers travaux. Edmond Lacey , qui fut transfér»î d'Hereford à Exeter, fit construire la partie supérieure de la salle ca[)itulaire. Le trùne épiscopal, dans le cIkpui-, J"ouvrai;e le ])Ims remanpialdi' en ce ^onre do touic l'An.;!*'ferre, lut érigé par Jean Boollu», qui devint évéquo d'Kxeter en IVOo, et qui mourut en n7.8.
Dimensions de la catln'drale d'Exelcr :
longueur à l'intérieur, depuis le portail de l'ouest jusqu'à l'enlréc de la clia[)elie de la Sainto-Vierge, 320 pi-ds ; longueur de la (•linpelle de la Saiide-Vicrgc, (50 pieds; largeur de l'église, 7-2 pieds; longueur de la nof.dèjtuis lo portail occidental jusqu'à l'entrée du chœur, 168 pieds. La largeur de la nef et du clijour, entre les colonnes, est de Xi pieds ; longueur du transse[)t , du nord au sud, 138 pieds; largeur du même transsepf, 28 j-ieds. Hauteur des voûtes, depuis le pavé jusqu'à la partie la plus élevée, G(> j)ieds. Ce défaut délévation des voûtes nuit grandement à l'elTet de l'éditice à l'intérieur. La salle capitulaire a 50 pieds de long sur 30 pieds de large.
Les piliers de la nef sont composés do colonnettes groupées, couronnées de chajiiteaux frès-sim[des , sans feuillages, ornés seulement de moulure''. Les arcades sont ogivales et couvert s, à l'intr.idos, de moulures fort nondireuses. Le triforium , qui manque de profondeur, est formé de quatre petites arcades trilobées; au-dessus, sont les fenêtres, où l'on aperçoit déjà les premiers commencements du slyle perpendiculaire anglais. La grande fenêtre de la façade occidentale est l.irge et composée d'une grande quantité de formes rayonnantes élégannnent superposées.
A l'extérieur on reconnaît , au premier coup d'œil, que la tour du sud est d'aiehitecture romano - byzantine : les caractèr s n'en sont pas douteux. Toute la décoratif ai consiste en petites arcades simulées, à plein cintre, établies les unes au-dessus des aulies, à quatre étages.
Ouant à la façade occidentale, elle est fot intéressante, mais el.e manque d'élévation. On y voit trois portes assez [letiti'S, mais reliées l'une à l'autre jiar la décoialon la plus soiDptU'Use. Les muiailles sont entièrement couverles de niches, de statues, de statuettes et de sculptures de toute espèce. Cette ornementation est riche et originale; on peut justement l'admirer, mais elle n'a que des rapports éloignés de ressem!)la ce avec celle de nos grandes cathédrales françaises, (juoi qu'en disent certains archi'ologues anglais, qui, sans doute, ne sont jamais venus sur lo continent.
('alhc'drale de Bristol. — L'église abbatiale de Bri^lol fut changée en cathédrale par le roi Henri MU : ce n'est donc pas, à proprement parler, une église cathr'eir.de, puiscpie le siège épiscopal a été établi seulement par la puissance séculière. Ce fut en 15i2 (pie cet acte schismatiquc eut lieu. Nous ne forons pas 1 liisl(ure do l'abbaye; nous nous
bornerons à quelques courts détails archéo- Iogi((ues, d'autant plus que l'ancienne églises abbatiale de Bristol est tout à fait incomplète. Lljf^ 3St composée d'un transsopt,de deux travées, du clKpur et do la cha[)elle (le la S■linte-^'ierge. La longueur iuléiicun! est do no pieds; la longueur du transsopl est do 112 pie.ls; la largeur du chœur, y conqiris les ailes, est de 70 pieds; la largeur do la chapelle do la Sainte-Vierge est de 30 j)ieds. I es fenêtres ne sont nas tHYs-l'irges et sont toutes semblables : elles sont divisées ( n ([ualro |)arties par trois meneaux et surmonti'os do Irdccrics si- rap[>rochanl beaucoup de celles du style perpendiculairo anglais. Les contre-forts sont assez lourds, et suruiontés d'aiguilles pyramidales. Les galeries sont bordées de créneaux: ce qui donne beaucoup de loiirdeuc à l'aspect général do l'éditice.
Cathédrale d'Oxford. — Le siège épiscopal d'Oxford est encore de fonlalion schismaiique par Henri Mil. Willis de (iuimond commenç.i la fondât on du monument qui jjorie aujourd'hui le titre do cathédrale : ce prieur fit travciillor avec ardeur à la construction qui se continua sous ses deux successeurs immédiats. Il mourut, suivant certains auteurs, en 1130, et suivant d'aulres, en lUl. Plusieurs [larties de I édiiice actuel indiijuent des additions ou des restaurations faites à une date postérieure.
Le plan est extrènaement irrégulier. L'égii e consiste en ur:e nef, composée sei:loment de quatre travées, accompagnée de latéraux ; d'un transse[)t irrégulior, d'un chœur accompagné, d'un C(jlé, d'une nef collatérale, de 1 autre côté, de deux nefs collatérales, ayant à leur suite une autre nef assez largo, connue sous le nom de Chapelle latine. La longueur totale est de llo pieds; !a longueur de la nef do 78 pieds ; 1 1 longueur du tnui^sopt do 101 [)iods ; la longueur du chœur de 7-1- pieds : la largeur de la nef et des collatéraux est de 53 pie-ls.
Les voûtes en bois, au-dessus du chœur, sont dune construction hariie et élégante. Les nervures en sont nombreuses et viennent retomber sur des pendentifs d'un style original et gracieux. En somme, cette église, ne mérite p;is d'être comparée aux autres grandes cathéiir.des do lAnglotorro. La vue extérieure n'est pas très-animée : les murailles de la nef sont sans aucun mouvement ; celles de la cliapelle latine sont ornées de contre-l(,)rls, qui, sans être tressaillants, ne laissent pas (pie d'être d'un bon elfet dans la perspcoli e. La tour cent;ale, surmontée (l'une llècho, n'est ni trèsriche, ni très-élevée.
La salle capitulaire est une belle construction du styb' ogival primitif, voûtée en pierre, soutenue sur îles l'aisco.iux de colonnettes de marbre de Purlioek, dont les chapiteaux sont très-Jélieatemonl ouvragés.
i)GS cloîtres anciens il no reste (juc (juel- (jucs d*'biis propres à en faire aj^itrécior le style et r(''tent!ue.
Cathédrale de Lichfîcld. — Suivant le récii du Vénérable Bède, dans le cours du vir
cS7I
t. AT
AI
siècle, Ct'vulda ét.il)lit son siège (''piscopnl à Lioitnekl,.iujour(.iluii Lichlit'ld, où il mourut et fut enseveli. Vers t)90, Hedda, étant en possessior» de ce siège éi>iseoj)al, bàtil la pcpmi'Te église cathédrale, qui fut dédiée h saint Pierre et consacrée dans le mois de janvier, en 700. Quelques auteurs disent qu'Osway avait construit en ce lieu une église jM-écédemment, et que Hedda ne fit que la réparer et l'agrandir, O.:oi qu'il en soit, vers l'année 785, Otla, roi de Mercie, voulut faire éiiger en archevêché le siège deLichfield. H fit demandera Rome les honneurs du pallium et la juridiction métropolitaine pour l'évêque de Lichtield. Higebert, aîorsévêque, mourut surces entrefaites, et son successeur, Addul', jouit de la dignité archiépii-copale durant la vie du roi Otfa ; mais à la mort de ce prince, le pape Léon 111 rétablit l'archevêque de Cantorbéry dans tous lesdroits de métropolitain sur l'évèc'ié de Lichlield.
Depuis celte époque jusqu'à la conquête des Normands, l'histoire de ce siège ne |)résente rien d'intéressant. Kn l'année 1085 ou 108(), pour obéir aux piescriptions du concile de Londres de 1075, Pierre, évêque de Lichfield, transféra le siège épiscopal à Chester, où il mourut et fut enseveli. Son successeur, Robert de Lymesey, transféra lo siège épiscopal à Coventry ; Roger de Chnton , qui fut sacré en 1128,"' rétablit le siège à Lichfield, et prit le titre d'évê.iue de Lichlield et Coventry.
Roger de Clinton fut un des grands bienfaiteurs et de la ville et i!c la cathèdiale de Lichlield. 11 reconstruisit entièrement son église , et on reconn.nt encor.î à présent quelques fragments de construction qui remontent à cette époque. Il suffit de voir la cathédrale acîuelle de Lichfield ])0ur se convaincre que les diverses parties du nionument les pkis considérables appartiennent à des dates plus rap; rochées de nous. Walter de Langton , sacré évoque en 1290 , commença la construction de la chapelle de Notre-Dame, et fit voûter le transsept ; il mourut en 1321. Roger de Norburg lui succéda et continua les travriux importants qu'il avait commencés. L'écrivain FuUer dit que l'évêque Heyworth, consacré en li20, acheva la cathédrale : ell;3 resta da:is cet état jusqu'au temps df^s guerres civiles. Aucune cathédrale, en Angleterre, n'eut à soufi'rir ûc.s discordes intestines de la Grande-Bretagne autant que celle deLiclitield. Les deux pai tis s'y établirent successivement, comme dans une citadelle, de sorte qu'elle eut h soutfiir doublement dans la lutte. En IGGl, cette église était dans le plus triste état de /Mutilation : la restauration en fut achevée en huit ans.
Quoiijue a cathédrale de Licljfield ne soit pas une des plus grandes de l'Angleterre, elle possède néanmoins plusieurs particularités fort intéressantes. C'est la seule cathédrale de ce pays qui ait trois llèches, et qui soit parfaitement isolée.
Le plan est en forme de croix : le transsept est plus rapproché du portail occidental
que de l'abside- L'église se termine h l'est par la chai^ielh^ de la Sainte-Vierge, composée de neui travées et terminée par trois pans. Dimensions principales : longueur totale hors œuvre, iOO pieds ; longueur du transsept, 187 pieds; longueur de la nef, à l'intérieur, depuis le portad de l'ouest jusqu'à la porte du chœur, 175 pieds ; longueur du ch(eur, y compris la chapelle de la sainte Vie ge, 195 pieds ; longueur du transsept à l'intérieur, 152 pieds; largeur de la nef, y compris les collatiTaux, 06 pieds; largeur du cliœ'ur 37 pieds; largeur du transsept, 28 j)ieds ; hauteur des voûtes, 60 pieds; hauteur de la tour centrale et de sa llèche, 353 pieds; hauteur des deux tours du portail et de leins iïèches, 183 pieds. La .«-aile cai»itul,iire a 4-2 pieds de long, 27 de large et 23 de haut.
La façade de la cathédrale de Lichfield est tiôs-ornée et admirablement complétée par les deux clochers latéraux. Les trois portails sont moins développés que dans la plupart de nos grandes cathédrales de France. Il est à remarquer, en etîet, que les portails, en Angleterre, ne sont jamais ni si vastes, ni si ornés que chez nous. Les voussures y sont moins profondes, les voussoirs moins ornés. Au-dessus des portes règne une espèce de galerie composée d'arcs trilobés, avec des statuettes. Les supports, })lacés au-dessus, élaient primitivement destinés à porter des statues. 11 n'y en a actuellemerit aucune, soit qu'elles n'aient jamais été exécutées, soit qu'elles aient été détruites parle /èle puritain des prétendus réformés. La grande fenêtre centrale, [»lacée en retraite, avec sa rosace largement épanouie, produis un bel etfet. Le comble est lui-môme couvert d'espèces de panneaux d'ornementation, servant d'encadrement à une statue delà .^aiiite Vierge qui domine tout l'édifice.
La chapelle de la Sainte- Vierge appartient au style ogiv.'d décoré, ou .secondaire, quoique les piliers en soient /^ssez lourds et dé- ]iourvus de couronnement pyramidal. Cette chapelle est presque aussi élevée que le chœur, à l'extérieur, et les fenêt, es en sont remarquablement gracieuses. Elles sont divisées en trois compartiments et remplies au sommet d'un réseau de Irèll's. Au dehors, l'ogive de l'arcade est accomp.agnée de moulures qui se redressent en point > et montent jusqu'au sommet. La formiî polygonalo de l'abside de cette chapelle se rencontre rarement dans les monuments d'Angleterre, tandis qu'elle est fort commune en France.
Cathédrale de Glouccstcr. — Tous les auteurs sont d'.iccord pour admettre que Aldad ou Elded fut évêque de Cloucester en 490, et que Theonus, son successeur, fut transféré à Londics en 553. Mais, par suite des malheurs qui |)esèrent sur ce pay;,de même que sur la plupart des contrées de l'Europe, à l'époque de l'invasion des Normands, lévèché de Gloucesfer disparut complètement. Ge fut l'antique abbaye de Saint-Pierre , à Gloucester, qui le remplaça : le roi Henri VIII, par un acte schismatique, l'érigea en évêché jiar sa propre autorité, en faveur de Jean
CAT
Wakonian, diTiiiiU' abbé de Te\\kt'sl)iiry et uhapt'Kiin du ro'\
Le roi (juillaunio I" aprf'S la conrunMe de rAngleterre, lit iioinmor Sorlo, iiininc normand, à la trti' de l'abltaye de (iloiicestor. Cet abbé commença une nouvidle église, en 1089, d nt Robert, évéqtie île Horeiord. posa la pri'mirro pierre ; mais elle ne fut Unie (pj'en 1100, éjioijue à laipielle elle fut consacrée avec grande prtmj)e |)nr Sampson évé(pie de Worcester, assisté de diindulph, évc([U(; de Rocester, et de Henri, évéque de Ran;^or. Une grande partie de cette église subsiste encore et [)orte:escaractéresarchitectoni(iufs de la période archéologique à laquelle elle fut b/)tie.
Dimensions de l'église de Glouccster :
longueur exléiieure, y compris la cha|)t'lle de la Sainte-Vierge, i23 pieds ; longueur du transsept, 1'i-7 [)ieds ; longueur intérieure, 400 pieds ; limgueur de la nef, lï'* pieds ; longueur du chœur, liO pieds; longueur de la chapelle de la Sainle-Vierge, 92; longueur du transsept dans œuvre, 12S pieds ; largeur de la nef, *1 pie.is; largeur du collatéral du nord, 20 pieds 10 p.; largeur du collatéral du sud, 22 pie is ; largeur du chœ'ur, Si pieds
6 [). ; largeur de la chafielle de la Sainte- Vierge, 20 pieds i p.; l.irgeur du transsept, 37 p e Is 6 p.; hauteur de la nef, G7 jjiecis
7 p.; hauteur des Ci.llatéraux, kO pieds G p.; hauteur du cha^ur, 8G pieds ; de la cliapi lie de la Sainte-Vierge, 4-G pieds 6 p.; hauteur de la tour à la ba-e de la flèche, 225 pieds. Les cloîtres forment un carré de 146 pieds sur lio pieds ; ils ont 19 pieds de large sur 18 de haut.
Nous devons faire quelques remarques sur le plan géométral de la cathédrale de Gloucester. Tous les pdiers de la nef sont rouds. Le transsept est placé plus [)rés de ia région absidale que du portail lie l'ouest ; en y voit deux petites chapelles orientées , comuje dans les monuments de la période romanobyzantine. Deux chapelles absidales, placées de chaque côté de la cha[)elle de la Sainte- Vierge, sont à cinq pans. La chapelle de la Sa!nte-^'iel■ge forme une petite église à cinq travées, avec un t;anssepl et un sanctuaire ; cette chaoelle est charmante. L'entrée en est surmontée d'une espèce de tribune tr'èsornée. Les fenêtres, larges et hautes, so;;t traversées de memaux perpendiculaires. Les voûtes sont chargées de moulures qui s'entrecioisent iianstouslessens.il en est;. e même des voûtes des cloîtres : il est im[)oss;ble de rien imaginer de plus riche et de plus gracieux.
L'extérieur de l'église de Gloucester n'a rien de très -remarquable. Le portail de l'ouest est très-simple.
Cathédrale de Jlercford. — Les antiquités ecclésiastiques de Herelor d sont fort obscuriîs. Ce qui paraît certain, c'est que Putia fut évèque de Herelord en 680, quoiqu'on ne sache pas exactement combii n de temps il occu{)a ce siège. On ne trouve aucun document histori(jue (lui fasse mention de la cathédrale de Herelord avant 825, lors(jue
DiciiONN i>"Aiu,UKOLomK SicniiE. 1.
CAT 874
Millr^d, vice-roi dEgbert , roi de Mercie, construisit un édifice que le chroiriqueur, Jean Rrompton, dit avoir été une admirable église (le pierre. Moins df deux siècles après, cet édilice était dans un tel état de délabrement, (lue révè(pie Athelstan, qui fut promu à ce siège en 1012, entreprit de reconstruire entièrement sa cathédr-alc. Les vieux historiens n'entrent h ce sujet dans aucun détail. Ce second monument fut dt'truit bientôt après par les malheurs de la guerre.
Rober-t Lozing, ou Robert de Lorraine, sacré en 1079, commença la réédhication de sa cathédr-ale sur un plan plus étendu, etd'après le style architectonique usi'é de son teihps. On dit que l'évoque Raynelm, ([ui gouverna le diocèse de Hereford, de 1107 à 1115, compléta la nouvelle église. Aucune partie du monument actuel n'est antérieure h la construction de l'évêciue Robert de Lorraine. Depuis l'épiscopat de Lozing et de Raynelm, [)lusieurs autres prélats ont fait des additions et des changements à la cathédrale. La partie qui avoisine l'autel fut construite probablement par l'évoque de Vere, entre les années 1180 et 1199, le style de l'architecture étant exactement celui qui était en vigueur à cette époque. La chapelle de la Sainte-Vieige et la crypte établie dessous paraissent être d'une date un peu postérieure. L'évêque de Breuse ])asse pour avoir fait élever la grande tour centrale, entre les années 120Q et 1215 ; mais il est évident cpe les parties supérieures de cette tour ne peuvent pas être rapportées à cette époque. La voûte septentrionale du grand transsept a été fa.te probablement par les soins de l'évêque Cantilupe, qui siéga sur le trône épiscopal de Hereford depuis l'année 1275 jusqu'à l'année 1282. Bientôt après fut bûtie la salle capilu'aire et une partie des cloîtres. C'est encore à cette époque qu'il faut attribuer les collatéraux de la nef et du chœur, le transsept méridional, et entin la partie extérieure du grand porche du nord.
Dimensions de la cathédrale de Hereford : longueur hors œuvre, 352 piels; longueur dans œuvre, 325 pieds; longueur hors œuvre du transsept de l'ouest, 175 pieds; longueur dans œuvre du même transsept, 150 pieds; longueur hors œuvre du transsept de lest, 131 pieds; longueur dans œuvre du même transsept, 106 pieds; longueur de la nef, 130 pieds; longueur du chœur, 96 pieds. La largeur de la nef et des ailes est de 7i pieds; celle du clueur, 76 {)ieds; la hauteur des voûtes à la nef est de 70 [)ieds; celle des voûtes du chœur et du transsept occidental, Ci- pieds ; celle de la grande tt)ur centrale depuis la base jusiju'aux créi.eaux est de IW) pieds.
Le plan par terre de cette cathédrale est en croix à doubles croisillons. Tous les |»iliers de la nef sont ronds; il en est de mémo de trois piliers qui se trouvent au transse[)t de lest. La chapelle de la Sainte-Vrer-ge se tci-mine carrément, disposition commune à presque toutes les cathédrales de la Graude- Rretagne.
l'ar la ruine de la partie orcidenlalc des
CAT
CAT
doitres, toule la pnrtie inériiliona'e est visible. Le bas cùté est éclairé par dos fenêtres du style ogival di'coré, c'est-h-dire de l'époque secondaire. Les conîre-forts ne sont pas couronnés de clochetons. Le clerestory est du dessin le plus simple. En d'autres endroits «le l'église, on voit des fenêtres d'inégale dimension. Les plus larges appartiennent au style perpendiculaire anglais; les autres apj)àrtiennent au style ogival primitif.
La partie orientale delà chapelle de la Sainte- Vierge, de même que les autres murailles de cette même chapelle, offrent un beau modèle du style ogival primitif, sauf les gr.leries du comble à créneaux, qui appartiennent à une époque postérieure. On y voit cinq belles fenêtres à lancettes, au-dessous desquelles sont des panneaux remarquables, carrés ou ovales ou en losange. Celte chapelle est flanquée de deux contre-forts carrés, surmontés de clochetons pyramidaux très - élégants. La construction intérieure de ce petit momiment est très-belle. Les chapiteau^t des colonnettes sont bien sculptés. Au-dessoùs est une crypte partagée en deux nefs par une rangée de colonnes.
Cathédrale de Worcester. — Du temps de l'évèqueOswald, l'église abbatiale de Sainte-Marie devint la cathédrale de Worcest. r. Le style et les détails architectoniques de la cathédrale actuelle au chœur, à la chapelle de la Sainte- Vierge, au transsept oriental, appartiennent au style ogival primitif, sans que l'on puisse nommer les évêques qui les ont fait construire. On ne peut être dirigé dans cette appréciation archéologique que par les règles de l'analogie et de la critique des monuments. La cathédrale de AVorcester ayant été consacrée par l'évêque Silvestre, en 1218, en présence du roi Henri III et d'un grand concours de prélats et de gentilshommes, on en peut conclure que l'église venait d'être lécemment rebâtie.
Green établit que la nef de cette cathédrale, depuis les arcades de l'ouest du grand transsept justju'à la tour centrale, fut l'œuvre de l'évêque Blois, vers 122i. Durant l'épiscopat de AVakefield, lequel fut sacré évêque en 1375 et mourut en 139i ou 1395, quelques changements furent opérés liatis la partie de l'ouest, dans la nef et en d'autres endroits. Les amiales de Worcester rapi)orteut que la grande tour, c'est-à-dire la tour centrale élevée a l'intersection de la nef et du chœur, avec le grand transsept, tomba en 1175. La toui- qui existe présontement semble avoir été tinic en 137i, quoique le couronnement et la galerie paraissent avoir été refaits à une époque plus moderne.
Dimensions de la cathédrale de AVorcestor : longueur hors œuvre, ViC pieds ; longueur dans œuvre, 39i. pieds ; longueur de la chapelle de la Sainte- Vierge, 6J pieds; longueur du chœur, 120 pieds; longueur de la nef depuis le tanssijit de l'ouest jusqu'à la muraille orientale, 180 pieds; longueur du transsept de l'ouest, 128 pieds; longueur du iranssept de l'est, 120 pieds; largeur du chœur et de la chapelle 'Jie la Sa nte-Vierge,
avec les bas cAtés, 7V pieds, chaque collatéral ayant 18 pieds G p. de large; largeur de la nef majeure et des nefs mineures, 78 [ùeds, chaiiue nef mineure ayant 21 pieds de large; largeur du Iranssept de l'ouest, 32 pieds ; largeur du transsept de l'est, 25 pieds. Hauteur des voûtes au chœur, 68 pieds, à la nef, GO pieds; hauteur de la tour jusqu'au sommet des clochetons, 196 pieds.
Le plan est en forme de croix archiépiscopale; la salle capitulaire est ronde et a 9ô l)ie Is de diamètre dans œuvre; le cloître est cari é et a 100 pieds de côté.
Les arcades delà nef sont ogivales. Le triforium est composé de deux petites arcades i -gaiement ogivales. Le clerestory manque de hauteur; les dimensions manquent d'harmonie. La partie sei)lentrionale du transsept du chœur présente à deux étages trois fenêtres ouvertes à cùté les unes des autres, dont la baie est assez profonde et l'etfet très-original. La ]»lupart des colonnettes sont annelôes.
La crypte est certainement la partie la plus ancienne de la cathédrale actuelle de AVorce;.ter, mais elle n'est pas antérieure au temps de saint NA'ulstan. Elle s'étend sous le chœur et consiste en une nef, terminée en abside semi-circulaire, et en deux ailes collât raies. On a ajouté à l'intérieur de cette crypte un grand nombre de colonties, de manière que la nef majeure est divisée en quatre couloirs par trois rangées de colonnes, et chaque nef mineure en deux par un rang de colonnes semblables aux premières. Les voûtes en sont unies, lourdes et semicirculaires.
Cathédrale de Durham. — Au rapport du Vénérable Bède, Aidan, moine du monastère d'iona, arriva à la cour d'Oswald vers 635; il était revêtu du caractère épiscopal. Par ses exemples, non moins que par ses prédications, il réussit à convertir au christianisme les principaux personnages d'Ecosse et une grande multitude de peuple. Le roi lui donna la permission de se choisir un lieu de résidence dans le royaume : Aidan se retira dans l'île de Lindisfarne, qui depuis fut appelée l'île Sainte.
Le siège épiscopal fut conservé à Lindisfarne jusqu'au temps d'Eardulph, qui fut élu en 85i. Sept ans après, à cause des incursions des Danois, il transféra le siège àCliester-on-the-street, emportant avec lui les reliques de saint Cuthbert. Il y construisit une cathédrale, dont il ne reste pas aujourd'hui le moindre vestige. Le siège épiscopal resta dans cet endroitjusqu'en 995. Alors l'évêque Aldune, redoutant l'invasion des Danois, se retira à Ripon, avec son clergé, et le corps de saint Cuthbert. De là il alla sehxer en un lieu qui depuis reçut le nom de Durham. Les reliques de saint Cuthbert furent d'abord déi)0sées sous une tente , ensuite dans une petite église, où elles restèrent jusqu'à Tachèvement de la cathédrale, bâtie par l'évê([ue Aldune. Telle est l'origine du siège de Durham, et quoique l'évêque et son clergé aient été obligés de se réfugier à Lindisfarne pour échapper à la vengeance de Guil-
CAT
CAT
laiimo le Conquérant, ils revinrent bientôt i Diuharu.
Guillaume le Conquérant fit placer sur le siège de Durham Walcher, homme de naissance illustre, originaire do la Lorraine, auquel il donna une grande puissance et le comté de Northumberland; mais cet év(^que, exerçant sa juridiction civile avec trop de sévérité, fut assassiné le 14 mai 1080. Son successeur fut Guillaume de Saint-Calais, qui commença, en 1093, la cathédrale actuelle de Durhàm; mais il mourut deux ans après, sans avoir vu les travaux terminés. Ranulphe Flambart, qui lui succéda, finit la construction des murailles, et Galfrid Rufus ou Je Roux, l'évêque qui vint immédiatement après lui, construisit la salle capitulaire, actuellement démolie. Hugues Pudsey, qui tint le siège épiscopal depuis 1153 jusqu'à 1195, fit bûtir le porche de Galilée. Durant répiscojTat de Richard Poore et de Nicolas Fcrnham, la ntf fut voûtée, la tour centrale, les parlies avoisinantes , la c'iapelle des Neui-Autels, derrière le chœur, furent également bâties. La partie inférieure des tours de l'ouest fut construite par Waltcr Kirckliam, entre les années 12'i-9 et 1260. Anthony Beck, élu en 1283, voûta le chœur et bâtii la sacristie. D'autres évèques firent des additions et des modifications à la construction générale du monument, mais le corps de l'édifice resta le môme, sauf plusieurs actes de vandalisme, commis à l'époque de la prétendue réformation et par le fanatisme des [luriiains.
Dimensions de la calhédiale de Durham : longueur totale dans œuvre de l'est à l'ouest, y compris la chapelle des Neuf-Autels et le porche de Galilée, 510 pieds; longueur du transsept du nord au sud, 170 pieds; longueur de la chapelle des Neuf-Autels, dans la même diiection, 135 pieds; largeur de la nef et des ailes, 80 pieds ; largeur du chœur et des collatéraux, 80 pieds; largeur du transsept avec ses collatéraux, C2 pieds; hauteur de la nef et du chœur, 69 pieds 6 p.; hauteur des tours de l'ouest, 138 pieds; hauteur de la grande tour centrale, 214 pieds.
Le plan grométral de cette cathédrale a cela de particulier, que la région absidale est terminée par une espèce de second transsept, connu sous le nom de chapelle des Neuf- Autels. Le transscj t est placé plus près de la région absidale que du portail de l'ouest; celui-ci est précédé d'un porche ou chapelle de Galilée (comme porte le plan dessiné par B. Baud et gravé [»ar B. Winkles), beaucoup plus étendu que dans les autres cathédrales d'Angleterre. On y compte 12 piliers ou colonnes doublées. La coiistruction de celle cha[)elle est très-intéressante : les colonnes doublées sont très -élégantes et très-hardies; elles soutiennent des arcades ornées de chevrons brisés en très- grande quantité. L'etlet de ce [)elit monument accessoire est très-original.
L'architecture de la chapelle des Neuf-Aulels est belle el curieuse. La narlie inférieure des murailles est décorée a arcatures trilobées, surmonh'cs de qualre-fcuilles. Les ar-
cades sont toutes à ogive aiguë; les piliers sont formés de coloinieltes groupées, dont le fût est annelé vers le milieu de la hauteur. Les voûtes sont appuyées sur des nervures scul|)tées.
Dans la grande nef, on voit de grosses colonnes rondes, dont le fût est orné de losanges ou réliculations ou d'espèce de zigzags régulièrement espacés. Les arcades sont semi-circulaires et ornées de moulures romano-byzantines. L'effet extérieur est fort imposant.
Cathédrale de Carlisle. — La ville de Carlisle, ravagée parles pirates du Nord, fut abandonnée pendant près de deux siècles. EUo fut relevée de ses ruines par le roi Guillaume le Roux, qui y plaça, comme gouverneur, Gauthier, prêtre normand, et qui y construisit un monastère dédié à la s.iinte Vierge. Le monastère fut achevé et doté par Henri I", qui y plaça des chanoines réguliers. L'église ahbaliale devint cathédrale lorsqu'un siège épiscopal fut établi à Carlisle. Cet établissement eut lieu lorsque Atholwold, chapelain et confesseur du roi Henri 1", prieur de Carlisle, fut sacré évéque par l'archevêque d'York, nommé Thurstan. L'érection du siège éj)isco{)al de Carlisle, dit Willis, qui cite VAnglia sacra, date du 11 avril 1133, et le sacre de Athelwold eut lieu le 14 mai do la môme année.
Telle est l'origine de l'évêché de Carlisle, qui est moins ancien que la plupart des évêchés d'Angleterre. Les documents historiques concernant la construction de la calhéilrale actuelle de Carlisle sont peu nombreux, et les dates des principales parties du monument peuvent être plus aisément fixées par le style de l'architecture que par des documents authentiques. Lorsque cet édifice était intact, c'était un noble et magnifique édifice; mais, hélas ! les puritains du temps de Cromwell détruisirent la plus grande partie de la nef et se servirent des matériaux pour en faire des constructions militaires. Le transsept, avec ce qui reste do la nef, est évidemment de l'époque de la fondation du prieuré du temps de Henri I" et de Gauthier. Le chœur et ses collatéraux sont d'un style d'architecture entièrement difl'érent. Camden dit que cette partie du monument fut élevée au moyen de contributions spéciales, vers l'année 1350 : la forme et les détails de celle construction sont bien en rapport avec celle date. En 1292, un incendie accidentel détruisit la cathédrale , avec la moitié de la ville. Dans cet incendie, cependant, la nef n'eut sans doute pas trop à soutfiii', car elle conserva sa forme et son apparence primitive jusqu'au temps des guerres civiles du xvn' siècle. Le chœur probablement souli'rit davantage, puisqu'il fui rebAti peu de temps après. Le souverain pontife avait accordé des indulgences à ceux qui contribueraient en quelque manière, en donnant de rni'gcnt, des matériaux, ou en travaillant à l'œuvre sainte. Camden dit que le beifi-oi, c'est-à-dire la tour centrale, fut élevi- par révoque William Sliickland, en
CAT
CAT
OtOi. Hvitchinson dit que (jU(>l(iuc$ p;ir»ios (le IV^difioe sacro furent agrandies ou répandes par le prieur Ciondil)our, en IWi-, s'il faut s'en rapporter aux lettres initiales qu'on lit sur ces parties. D'autres réparations, additions ou modilications furent faites successivement par plusieurs prieurs : il est inutile de les indiquer en détail.
Longueur de l'église de Carlisle : longueur du chœur, 137 pieils ; longueur du transsept, 12i pieds; largeur du chœur et des ailes, 71 pieds; largeur du transsept, 28 pieds; hauteur du chœur depuis le pavé jusqu'au sommet de la voûte, 75 pieds; hauteur de la tour jusqu'au sommet du parapet, 127 pieds.
Cette cat'iédralo fut dédiée à l'honneur de la sainte Vierge. Le plan en est aujourd'hui fort irrégulier, à cause de l'ahsence de la nef. Laspect de l'éditice est sévère et imposant, comme celui de tous les monuments (fui ont été élevés durant la période romanobyzantine.
Cathédrale de Chcster. — Dans l'histoire du pays de Chestcr \mr Ormcrod, on lit des détails sur la formation de l'abbaye de Saint-Werburgh, à Chester. Hugues, comte de Chester, la sixième année du règne de Guillaume le Roux, commença la construction d'un nouveau monastère pour y placer des moines de l'ordre de Sa'nt-Benoît. Richard, moine de l'abbaye du Bec, en fut étal»li le premier abbé. Le siège épiscopal de Chester est encore un de ceux qui furent établis par un acte schismatique du roi Henli VJIL L'église abbatiale fut alors désignée pour être la cathédrale. Ce n'est pas un édifice raagniûque : il n'est pas toutefois dépourvu d'intérêt. Il est b.Ui en forme de croix, mais si irrégulièrement que le croisillon du sud n'est pas du t«ut en rap|)Oit avec celui du nord. L'ensemble n'a pas une grande distinction et ne peut guère être comparé qu'aux cathédrales irrégulières de Rochester, de Bris:ol et d'Oxford. La position, en outre, n'est pas propre à faire valoir l'édifice, car il est entouré de maisons et de constructions de différent genre.
Dimensions de la cathédrale de Chester : longueur totale de l'est à louest, 350 pieds; longueur de la nef, 175 pieds; longueur du chœur, 100 jneds; longueur de la cha[ elle de la Sainte-Vierge, GO pieds; longueur du transsept du nord au sud, 180 pieds; 1 rgeur de la nef, y compris les ailes, 7i pieds 6 p.; largeur du chœur et desco'latéraux, 74 pieds 6 p.; hauteur de la nef et du chœur, 78 pieds; hauteur de la tour, 127 pieds; hauteurdela chapelle de IaSainte-Vierge,33pieds.
L'intérieur de cette cathédrale ne produit pas un effet très-satisfaisant. Les murjilles sont nues et di'pourvues de triforium dans leur hauteur. Les voûtes sont renifilacées par un plafond en bois qui détruit toute perspective et fait paraître l'église moins élevée (ju'elle l'est en réalité. On regrette cette disposition d'autant plus vivement , qu'on aperçoit la naissance de voûtes en pierres. Le clerestory est plus hautq.i'à l'ordinaire et compense en quelque sorte l'ab-
sence du triforium. Les piliers sont construits en faisceau de colonnettes, avec do riches bases et des chapiteaux à feuillages. Les arcades sont ogivales, formées de deux centres et de belle dimension.
11 n'y a pas de crypte sous cette église, et les monuments funéraires qui s'y trouvent ne sont ni nombreux ni remarquables. Les cloîtres sont bûtis du côté du nord de l'église, contrairement à l'usage; ils ont environ 110 pieds de carié. Le stylo architcctoniquequi domine dans leur co;islruction est celui du xv's ècle; les voûtes sont en pierre, avec des clefs sculptées.
Cathédrale de Ripon. — L'évêché de Ripon est de création moderne. C'est un établissement fait en dehors des règles canoniques, par la puissance séculière, en dehors de l'autorité ecclésiastique. La ville de Ripon fut la proie de grands malheurs à plusieurs reprises, et elle eut beaucoup de peine à se relever de ses ruines. L'église d'un monastère de Bénédictins fut convertie en cathédrale. On en connaît à peine l'histoire archéo'ogique, et on ne possède qu'un petit nombre de pièces authentiques propres à faire connaître les dates de la construction. Un travail fort étendu a été fait sur ce sujet par Robert Darley Waddilove, en 1810. Dans cet ouvrage, on attribue le frontispice do l'ouest, y compris les tours, la tour centrale, le transsept, avec une partie, du chœur et des collatéraux, au temps d'Etienne, et ces parties de l'édifice sont regardées comme ayant été élevées pnr ïhurston, archevêque d'York. En 1317, l'église et la ville de Ripon furent détruites par les Ecossais. Le rétablissement en eut lieu par les efforts di l'archevêque Melton. On dit qu'il agrandit l'église du côté de l'est, presque du double de l'étendue primitive. Cela se passait vers 1331. Le môme auteur pense que la grande fenêtre de la muraille orientale fut exécutée dans la dernière partie du xiv" siècle.
Quoique la cathédrale de Ripon ne puisse le disputer en magnificence à quelques-unes des grandes cathédrales de l'Angleterre, elle est cependant supérieure à celles do Carlisle, de Chester, d'Oxford, de Bristol, de Rochesler et de Chichester , et elle rivalise avec colles d'Heroford, d'Exeter et de Worcester. Le plan n'a rien d'extraordinaire. Le frontispice occidental consiste en un galbe entre deux tours carrées, mais la hauteur et la largeur des murailles occidentales de la nef sont fort grandes, et les tours qui se trouvent dans la ligne de prolongement forment une partie de cette façade régulière et élégante. La partie inférieure comprise entre les deux tours est occupée par trois portails à ogives : celui du milieu est plus élevé que les deux autres, et tous les trois sont ornés de colonnettes, de moulures et de formes architecturales appartenant au style ogival primitif. Au-dessus des portes sont cinq fenêtres à lancettes semblables. Enfin, à la partie supérieure sont cinq autres fenêtres élancées, dont celle du centre plus élevée que les autres qui vont en diminuant de hauteur de chaque
CAT
côté. Lostours sont divisécsen quatre cMages : le premier est orné de petites aicndes ui^iyales ; les autres le sont d'une jolie fenèliM! à lancette, accompagnée de deux arcades aigui's.demèmefunneet de môme dimension.
Dimensions de la catiiédralo de Uipon : 'a longueur totale dans œuvre, de l'est à l'ouest, est de 2()6 pieds 6 pouces; longueur de la nef jusqu'à la porte du chœur , 107 pieds; longueur du chœiM-, 101 pieds; largeur de la nef et des ailes, 8T pieds ; largeur du choeur ft (\o^ collatéraux, m pii-ds 8 pouces ; hauteur du cliœur 79 pieds ; la hauteur des tours <'sl denviron 110 ; elle est la même pour les trois tours.
Au-dessous de la tour centrale, il v a une petite crypte ; c'est une espèce de salle voûtée sur 11 |)ieds de long, 7 pieds 8 pouces de large et 9 pieds de haut. Elle forme une chapelle dédiée à la Sainte-Trinité; il y avait jadis un autel. La cathédrale est consacrée à saint Pierre et à saint Wilfrid.
Le premier évù»pie schismatique de Ri[)on est Charles-Thomas Longley , élu en 1636 , en vertu d'iui acte du parlement.
Cathédrale de Saint-David. — Le siège de Saint-David remonte à la plus haute antiquité. L'origine en est ainsi rapportée par Willis, cpii appuie son récit sur le témoignage de Godwin , Lcland et Whaiton. Un évoque, nommé Elveus, est dit avoir baptisé sanil David. Gistilianus, autre évoque de Caerleon , était oncle de saint David. La translation du siège de Caerleon h Menevia fut due à la grande vénération pour saint David, h l'amour qu'on avait pour saint Patrice, qui en fut le fondateur; cette même yénératiuii })our saint David fut cause que les évèques prirent le titre de ce saint évoque, en langue vulgaire , tandis qiie leur titre en latin fut toujours celui d'Episcopi Menevenses.
Saint Patrice mourut eni72, dans la 1 1 P année de son âge, quelques années a vaut que saint David gouvernât ce siège. Dubritius eut juridiction sur tout le pays de Galles, en qualité de métropolitain et d'archevêque de Caerlejn : étant tiès-avancé en âge, il résigna son tilre en faveur de saint David. Quel- (lue temps après , Dubritius mourut 011^522, ou, selon d'autres auteurs, en 612. Son successeur, David, était de race royale, étant hls de Dantus, prince de ria:]es, et oncle du loi Arthur. C'était un homme très-instruit cl très-éloquent, et d'une incroyable austérité. Sa sainteté fut manifestée par des miracles, et il mourut après avoir gouverné son église pendant soixante-cinq ans. On connaît à |)eiiie le nom des successeurs de saint David. Lendivord , le 9- évèque, eut la dou- 1 -ur de voir sa cathédrale brûlée par les Saxons de l'Ouest, en 712, sous le règne du roilna. Le aj' évèque, Asser. fut un écrivain distingué. Sainpson , le 25' évèque ou archevêque, fuyant la peste qui ravageait son pays, se relira à Dol , en Ilrctagne, et y londa un siège épscopal. L'auteur anglais avance (pic Sampson, ou saint Samsou , exerça la juridiction uiétrof>olitaiiic en Ihe-
CAT 882
tagne, malgré les réclamations de rarchevètjue de Tours. Les prétentions des évoques ce Dol au titre d'archevêque ne remontent pas si haut, et l'origine en est bien connue. Qu(u (pi'il en suit, après le départ de Sampsoi!, le siège de saint David perdit sa juridiction m(''tro;:olitaine , et ses successeurs eurent seulement le titre d'èvêques de Saint- David. Tous les évêques du pays de Galles jiassèrent sous la juridiction de rarchevôque de Cantorbér. .
Willis dit qu'en l'année IITO^ lorsq e Pierre de Leia devint évèque de Saint-David, la cathédrale fut entièrement ruinée lar les Danois et auties pirates, de manière que cet évoque fut obligé de la reconstruire en grande partie. Cette reconstruction ne serait autre que celle del'édilice actuel, comme on peut s'en convaincre en examinant les détails et les caractères de l'architecture.
Dimensions de cette cathédrale : longueur de l'est à l'ouest, 290 pieds ; longueur de la nef, 124 pieds; hjiigueur du chœur et de res[)ace qui se trouve par derrière, 80 pieds ; longueur du traiisse,)t, 180 pieds ; largeur du vaisseau, y compris les ailes, 76 pieds ; hauteur du vaisseau , 46 pie Js ; hauteur de la tour centrale, 127 pieds.
La nef est spacieus >; il y a six arcades semi-circulaires de chaque coté , ornées de moulures toriques et de zigzags. Les arcades du triforium et des fenêtres sont également ornées de moulures romano-byzantines. Le toit de la nef n'est pas en rapport avec le style de la construction , quoiqu'il soit riche et curieux : -il est plat, en chêne d'Irlande, composé de compai tiraents carrés , avec des pendentifs de chaque côté, unis les uns aux autres par de petits arcs dans le style Tudor, le tout délicatement travaillé.
Le chœur est très-petit; il occupe seulement l'espace qui est sous la tour centrale : il est garni de stalles assez bien sculptées.
La cathédrale est dédiée à saint David et à saint André.
Cathédrale de Llandaff. — Le siège é[)iscoi)al de Llandafî est presque aussi ancien que celui de Saint-David. Godwin assure que rarchevêque Dubritius rés'dait tantôt à Caerleon et tantôt à Llandaif. Lorsque Dubritius résigna son siège en faveur de saint David ^ Llandaif devint un siège èpiscoji.d distinct. Le j)rem:er évoque en fut Eliud ou Telciau, personnage d'une grande réputation de sainteté, durant sa vie , à la mémoire duquel on consacra des églises a|)ràs sa mort.
Llandaif et Saint-David sont situés dans le sud du pavs de Galles, et leurs églises sont plus étendues et d'une architecture plus distinguée que les églises de Bangor et ue Saint- Asaph, ([ui sont dans le nord d'rmême pays ; mais Llandaif est dans un état de ruine |»lus (léplorabe (pie le monument de Saint-David. Le Ueve dit que lèditice actuel fut commencé eu l'année 1120, par Urbain , qui fut sacré évê(pie de ce sié'ge en 1108. Si celle église fut achevée, elle fut détruite plus lard, puis'jue le style du monument aetuci ne saurait se concilier avec cette date reculée. Je?u
CAT
de Monmouth, sacré évèque en 1296, passe pour avoir été le constructeur ou le restaurateur de la plus grande partie de sa cathédrale, et la date de son épisr opat est bien en rapport avec le style d'architecture du monument. ^Malheureusement cette église est aujourd'hui dans un triste état.
Le frontispice occidental est curieux, mais en ruines. La porte est à plein cintre, surmontée d'un premier rang de fenêtres, dont celle du centre est plus haute que celles qui sont de chaque côté. Entre la fenêtre centrale et les deux latérales , il y a une petite arcade très-aiguë qui simule une fenêtre fermée. Au-dessus on voit sept ouvertures , dont celle du centre est à ogive, les autres sont trilobées : cette disposition est originale et élégante. Ces ruines sont très-pittoresques et animées par la venlure qui recouvre les pierres rongées jiar la vétusté.
Dimensions de la cathédrale de Llandafï: longueur totale de l'est àl'ouest, y compris la chai)elle de la Sainte-Vierge et la partie de la nef qui est en ruines, 270 pieds; largeur de la nef et des ailes, 65 pieds; largeur du chœur et des collatéraux, 6o pieds ; hauteur du plafond , 65 pieds ; hauteur des ailes, 30 pieds ; il y a environ 70 pieds de la nef en ruines. La chapelle de la Sainte-Vierge a 58 pieds de long, 25 de large, et36dehaut. La cathédrale est dédiée à saint Pierre, à saint Paul, à saint Dubritius, à saint Teilciau et à saint Odoceus. Cathédrale de Saint- Asaph. — Tous les auteurs s'accordent à dire que Kentigern, évoque de Glascow, fut le fondateur du siège épiscopal de Saint-Asaph, lorsqu'il fut contraint de quitter l'Ecosse, vers le milieu du \\' siècle. 11 y resta quelques années, après quoi il revint en Ecossp, laissant Asaph, un de ses disciples, en qualité de successeur au siège épiscopal. C'était un homme plein de piété, qui donna son nom à la ville et à l'église, qui depuis fut appelée Saint-Asaph. I! mourut en 596, et depuis ce temps jusqu'à lli3, il n'est fait aucune mention de cette église ni de ses évêques. Quoiqu'il y ait eu une succession constante d'évêques, dit Tanner, cependant, à cause des guerres entre l'Angleterre et le pays de Galles, à cause d'autres malheurs, comme la révolte d'Owen Glandower, l'église cathédrale, la maison éfùscopale et les maisons canoniales furent détruites. Après une de ces dévastations, ou dans la crainte d'une nouvelle, l'évêque Anian, deuxième du nom, résolut, en 1278, de transférer le siège à Ruddlan, à deux milles du côté du nord. Mais l'archevêque de Cantorbéry le détourna de son projet et lui lit changer de résolution : il lui persuada de rebâtir sa cathédrale au même endroit, plutôt que de transférer le siège épiscopal à Kuddlan. La plus grande partie de la construction actuelle est l'œuvre de lévèque Anian. Les voûtes, ou plutôt le toit et le })lafond furent détruits, en IW*, par Owen Glandower, et ne furent pas rétablis avant l'année H90. Les nmrs restèrent dans "Il état de îuines pendant plus de quatrevnijjts ans, jusqu'à ce que l'évêque lledi»au
entreprit de réparer les murailles et de rétablir le toit. Cette cathédrale eut encore à souflVir beaucoup dans la grande révolte, lorsqu'un grand nombre de soldats, avec leurs chevaux, s'établirent dans le vaisseau de l'église et y commirent toute sorte d'indignités. Après la restauration de la monarchie, les évoques travaillèrent successivement à réparer leur cathédrale. Telle est l'histoire de la cathédrale de Saint-Asaph. qui n'est autre que l'histoire des désastres dont elle fut sans interruption assaillie et désolée. Aujourd'hui, cette église en porte encore les traces, et, en outre, elle a été défigurée par des ornements modernes d'un assez mauvais goût.
La tour, appuyée sur quatre arcades ogivales, a été voûtée en plâtre, pour imiter les nervures. Le chœur a été récemment reconstruit : les voûtes en sont également en plâtre. Il n'y a de remarquable dans le chœur que les dais des stalles, œuvre de l'évoque Redman, qui ont échappé à la destruction. 11 n'y a, dans cette église, ni crypte, ni chapelle de la Sainte- Vierge , ni cloîtres, ni salle capitulaire, ni aucun monument accessoire, funéraire ou autre, méritant d'être décrit ou mentionné.
Dimensions de la cathédrale de Saint- Asaph : longueur de l'est à l'ouest, 179 pieds ; longueur du tr.mssept du nord au sud, 108 pieds ; largeur de la nef et des ailes, 68 pieds ; largeur du chœur, 32 pieds ; hauteur de la nef du pavé jusqu'au point le plus élevé du toit ou plaiond en bois, 60 pieds ; hauteur de la tiur centrale, 93 pieds. Cathédrale de Bangor. — On ne connaît aucun détail historique sur la cathédrale primitive de Bangor. On no voit certainement aucun vestige de l'architecture romano-byzantine dans le monument actuel. Vers le milieu du xiii' siècle, la cathédrale fut détruite et le diocèse de Bangor ravagé par les Anglais. Il est très-probable que cette cathédrale fut rebâtie vers la fin de ce même siècle : mais elle fut certainement de nouveau détruite, en li02, par Owen Glendower, qui y mit le feu, parce que l'évêque de Bangor, Richard Younge, défendait les intérêts du roi Henri IV. Depuis ce moment jusqu'à 1496, l'église resta en ruine : alors l'évêque Henri reconstruisit le chœur. Il aurait bien voulu restaurer entièrement son église ; mais il fut transféré à Salisbury et ensuite à Cantorbéry, ce qui l'empêcha de mettre à exécution ses bons desseins. Un des principaux bienfaiteurs de l'église de Bangor fut l'évêque Thomas Skeftington, qui fut sacré évêque le 17 juin 1509. La cathédrale eut encore à soullrir des horreurs de la révolution des puritains.
A l'intérieur, la cathédrale actuelle de Bangor est très-simple et très- pauvre. Six arcades à ogive obtuse de chaque côté, avec quelques moulures, s'apfiuyant sur des piliers octogones, également très-simples, séparent les collatéraux de la nef principale. Comme h Saint-Asaph, il n'y a à Bangor ni crypte, ni chapelle delà Sainte-Vierge, uicloi-
CAT
CAT
tro, ni sallorapiliilairo ni moniimoiUs accessoires qui méritent une description i)articulièrc. Dimensions de la cathédrale de Bangor : longueur de l'est à l'ouest, y compris la tour, 233 pieds; largeur de la nef et des ailes, 00 pieds ; longueur du transsept, du nord au sud, OG pieds; hauteur de la nef jusqu'au point le plus élevé du plafond, 33 pieds ; hauteur de la tour, GO pieds,
Les cathédrales d'Angleterre, mt^me dans leur état actuel de nudité, od'rent à l'observateur intelligent des marques des anciennes croyances catholicpies, sous l'influence desquelles elles ont été jadis construites. Depuis trop longtemps, hélas 1 ces magnifiques monuments servent aux cérémonies du culte prétendu réformé, cérémonies qui ne sont pour la plupart que la jiarodie de nos vieilles cérémonies traditionnelles du catholicisme. On a souvent fait la remarque que le froid protestantisme avait été, dans les arts chrétiens, ce 3u'il fut constamment en religion, c'est-à-dire estructeur. L'œuvre des prétendus réformateurs du xvV siècle fut toute dénégation. A force de nier les vérités révélées, enseignées par l'Eglise, leurs descenlants et leurs continuateurs en sont venus, en Allemagne, à rejeter toute révélation, à refuser de reconnaître l'existence môme de Jésus-Christ. Les protestants d'Angleterre, ceux du peuple, au moins, par une inconséquence heureuse, gardent encore un grand nombre de vérités chrétiennes ; mais quels ravages n'a pas faits le socinianisme dans la classe des hommes instruits ! Chose étrange ! Plus les protestants ont d'instruction, moins ils sont chrétiens 1 Punition de Dieu. — Espérons que les vieux monuments catholiques de l'Angleterre serviront bientôt au culte catholique !