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!a superficie est de 16,872. Sa forme est un grana roctangie. La façade extérieure, du cùl6 du midi, est ornée de 4V pilastres d'une proportion assez bonne, qui soutiennent un égal nombre d'arcades en ulein cintre ; ce qui prouve que les architectes pisans avaient déjà abandonné les voûtes d'arôte et les formes gothiques. Au-dessus de chaque chapiteau, et à l'endroit où les arcs se réunissent , est une tête de marbre, en forme de mascaron , dont le travail, ainsi que celui des chapiteaux, se sent du goût capricieux d'ornement qui ri'';j;nait alors. Tout l'édilice est construit en bi'aiix marbres blancs, la plupart tirés des montagnes de Pise, régulièrement taillés, unis et appareillés avec soin. Deux portes latéralc's donnent entrée dans l'intérieur du monument : c'est une vaste cour de '••SO pieds en longueur, environnée de portiques , formés par 62 arcades qui rappellent le style ogival. Les deux grands côtés ont chacun 26 arcades ; cinq seulement composent les deux petits côtés. Les arcs y sont , selon le goût de l'extérieur, portés sur des colonnes, auxquelles un soubassement continu sert de piédestal. Les galeries sont pavées de beaux marbres, et ornées de peintures fort curieuses. On y voit plusieurs ouvrages de Giotto, Cimabué et autres anciens maîtres. La reine Christine donnait à ces belles galeries le nom de tnuseum. De beaux sarcophages antiques en ornent le pourtour ; tantôt ils sont élevés sur des consoles, et tantôt placés sur un soubassement à hauteur d'appui. Sous ces portiques funèbres on voit encore les monuments des hommes célèbres, dont la république de Pise a conservé les images et houoré la mémoire.
CINQ-FEUILLES. — Expression empruntée au blason : c'est une espèce d'ornement en forme de rosace, qui présente cinq divisions, comme on a dit un quatre-feuilles pour un ornement analogue qui n'otfre que quatre divisions.
CINTRE. — Le cintre est un trait d'arc , ou figure courbe qu'on donne à une voûte, à une arcade. Dans le langage de la coupe des pierres , le cintre est le contour arrondi de la part'.e intérieure d'une voûte, pris en un endroit déterminé, ou peri)endiculairement à la direction : alors il s'appelle l'arc droit; ou obliquement à l'arête d'une face biaise , alors il s appelle cintre de face ou arc de face.
Celui de ces deux cintres, qu'on a le premier en vue pour tracer la voûte, s'appelle le cintre primitif. Celui qui résulte de celte première détermination s'appelle cintre secondaire.
Ces cintres, considérés dans la figure de leur contour, ont différents noms; celui qui est en demi-cercle complet s'a[)pell(' plein cintre; celui qui, étant supposé de largeur égale, ne s'élève pas à la mènie hauteur (juc le demi- COrcle, s'appelle cintre en anse de panier, ou cintre surbaissé; celui qui, dans la même suj)position, s'élève au-dessus du denii-ccicle, s'appelle cintre surhaussé, ou cintre surmonté ; celui qui est d'un arc de cercle beaucoup
moindre que sa moitié, comme du quart ou du sixième, s'appelle cintre bombé.
On appelle encore cintre cet assemblage do charpente qu'on fait pour bâtir de grandes voûtes, et soutenir les pierres, en attendant que les clefs y soient mises pour les fermer.
ÇIRCITORWM. Ce mot, dans les écrivains ecclésiastiques, signifie une Couverture d'autel. Voy. ce mot et Exdttis, Chasuble. U signifie aussi courtine ou rideau suspendu autour du baldaquin ou ciboire. Voy. Baldaquin.
CISELURE. — La ciselure est l'art d'enrichir et d'embellir les ouvrages d'or et d'argent, ou d'autres métaux, par des dessins ou sculptures en relief, travaUlés ou réparés avec une espèce de petit ciseau appelé ciselet. En architecture on appelle proprement ciselure le petit bord que l'on fait avec le ciseau autour du parement d'une pierre dure pour la dresser : ce qui s'appelle relever les ciselures.
Les sculpteurs de la période ogivale, surtout au XV' siècle et au xyV siècle, ont exécuté les ornements d'architecture avec le même fini , la même délicatesse que les ouvrages ciselés sur métaux. C'est donc de la ciselure sur pierre qu'ils ont pris à tâche de faire : rien n'est admirable comme les dais ou baldaquins qui ornent le frontispice des grands monuments , comme la cathédrale de Tours, celle de Troyes en Champagne, celle de Rouen , etc. Il y a d'autres œuvres non moins remarquables de ciselure en pierre, comm le jubé de l'église de la Madeleine , à Troyes, la clôture du chœur et le jubé de là cathédrale d'AIbi, etc.
Des critiques regrettent , peut-être aveC raison, que les artistes aient autrefois dépensé tant de goût, de science et de patience, à ciseler la pierre , parce que cotte matière n'a pas assez de dureté pour rés:ster aux mille causes de destruction qui tôt ou tard ruinent les œuvres d'art de cette nature. Hélas ! en effet, la plupart des chefs-d'œuvre de la ciselure en pierre ont disparu I Ceux qui n'ont pas entièrement péri sont aujourd'hui dans le plus déplorable état de mutilation. Il est vrai qu'il ne faut pas seulement en accuser la mauvaise qualité des matériaux, l'effet du temps qui ronge toute chose ici-bas et les accidents inséparables de la concUtion terrestre ; des vandales, au xvi' siècle, sous le nom de protestants ; d'autres vtmdales, au xvin° siècle, sous le nom de philosophes, ont prêché la destruction et ont armé la main sacrilège des soldats de l'émeute , hommes sans instruction, sans morale, sans frein, à la disposition de tous ceux qui savent les passionner, lesquols se sont fait un barbare plaisir de déchirer , du rompre , d'abattre et de démolir ! Les protestants et les philosoj)lies ont-ils jamais su faire autre chose? Non; les laits sont là, qui parlent haut !
CITÉ. — Autrefois cité, civitas , se disait des villes oii il y avait évêclié : la bulle d'érection, de division et d'assignation des évèchés de Poitiers, de Maillezais et de Luçon, est remarquable pour cela : le pape dit, dans cet acte, qu'il érige en cités les \illes de
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