CLASSIFICATION ADOPTEE PAR NOUS
Style romano-hyzantin.
Primordial, Secondaire ,
Tertiaire ou de transition ,
depuis le v' siècle jusqu'au x'.
depuis la fin du x' siècle jusqu'au commea-
cement du xir.
tout le cours du xii' siècle.
i Primitif ou h lancettes , xiir siècle. Secondaire ou rayonnant, xiv' siècle.
Tertiaire ou tlamboyant, xv' siècle et commencement du xvi . Style de la renaissance française. Commencement du xvi' siècle.
Pour les chAteaux construits dans le cours du moyen Age, M. de Caumont a proposé un classement particulier.
1" classe. Depuis le v siècle jusqu'au x', roman primitif.
2* — x*" et XV siècle, roman secondaire.
3' — Fin du xi' siècle et xir, roman tertiaire.
k' — xiir siècle, style ogival primitif,
5' — XI v siècle et première moitié du xv', style ogival secondaire et tertiaire,
6' — 2- moitié du xv' siècle et xvr, style ogival quartaire.
CLAUSOIR. — On appelle clausoir, du mot latin c/audere, fermer, une pierre qui achève un mur ou une voûte, en fermant le dernier espace qui restait vide.
CLAUSTRAUX (Bâtiments). — On appelle claustraux tous les bAtiments, en général, annexés à un cloître. Ce mot désigne quelquefois l'ensemble des bâtiments d'une abbaye. Voy. Abbaye, Monastère.
CLAVEAU. — Les claveaux sont des pierres cunéiformes, c'est-à-dire en forme de coin , qui servent à la construction d'une voûte ou d'une arcade, ou d'une plate-bande destinée à former linteau ou architrave.
Les claveaux sont ordinairement en nombre impair, afin qu'il y ait une clef : il y a cependant des monuments de style roraanobyzantin , en Auvergne, par exemple, où les claveaux sont en nombre pair ; mais cette disposition n'est pas heureuse et en môme temps elle est contraire à la solidité. Communément il n'y a qu'un rang de claveaux pour former les cintres des arcs. Il arrive cependant assez souvent, surtout aux arceaux qui forment l'amortissement des fenêtres, qu'il y a deux rangées de claveaux su- [)erposés. Parfois les claveaux sont engrenés; dans ce cas, les claveaux du rang inférieur bont garnis d'angles saillants, qui s'emboîtent dans les angles rentrants du rang supérieur ; ces espèces de claveaux sont taillés d'un côté en pointe, de manière qu'en les plaçant les uns sur les autres , à des dislances inégales, mais partagés par moitié, il y ait alternativement des angles saillants et des Dictiônn. d'Archéologie S4nn/^:E. L
angles rentrants qui se correspondent exactement. Cette disposition des claveaux engrenés, assez commune dans les monuments du Nivernais et de l'Auvergne , proJuit un bon effet.
Un claveau a six faces, dont voici les noms : la face inférieure, celle qui forme la voûte ou l'intrados de l'arcade, se nomme douelle ou intrados; la face supérieure, opposée à la précédente, se nomme extrados; les deux faces qui touchent aux autres claveaux s'appellent lits; enfin, les deux faces verticales, dont l'une , au moins, fait parement , sont dites les têtes du claveau.
Une observation a été faite dans les contrées du centre de la France, c'est que sur une étendue assez considérable de pays et dans un grand nombre de monuments de la même époque, les claveaux sont d'égale dimension , et, ce qui est plus remarquable, ils sont de la même nature de pierre, quoique cette espèce de pierre ne se trouve pas dans la localité ni dans les environs. Cette particularité a fait soupçonner avec fondement qu'il y avait , au moyen Age, durant la période romano-byzantine, des carrières particulières où la pierre d'une bonne qualité était exploitée en claveaux. Quand on construisait une église, dans une paroisse où la pierre était de mauvaise qualité , ou trop rare, et môme sans que ces deux raisons existassent , on se procurait plusieurs centaines ou [)lusieurs milliers de claveaux qui trouvaient Icjr emploi dans les arcades de l'édifice.