CATACOMBES
0 Roma nobilis, orbis et domina, €iinctarum urbiuni excellentissinia, Roseo martyrum sanguine rubea, Albis et virginum liliis candida , Salutem dicimus tibi ! Per omnia Te benediciraus, salve, per saccula.
{Uijmne chrél., exlr. d'un ras, du Vatican. )
Importance de l'étude des Catacombes de liome pour le chrétien, le théologien, l'historien, l'antiquaire, le philosophe el l'artiste.
Il y a dans Rome deux cités bien distinctes : la Rome païenne et la Rome chrétienne; la première s'offrant à nos souvenirs avec son origine merveilleuse, son sénat, ses consuls, ses grands capitaines, ses héros, sa population remuante, ses conquêtes et ses révolutions; la seconde se présentant avec ses pontifes, successeurs de saint Pierre, ses martyrs, ses luttes généreuses, oii les vaincus en versant leur sang sont devenus plus célèbres que leurs vainqueurs ; ses vierges, ses docteurs, ses basiliques et ses splendides monuments. L'une qui vit dans notre esprit par l'effet de notre première éducation littéraire, dont nous connaissons, par mille détails curieux, l'organisation sociale, civile et militaire, dont nous avens nommé tous les grands hommes, en étudiant les chefs-d'oeuvre de sa littérature et en passant, pour ainsi dire, les premières années de notre adolescence au milieu de ses campagnes, de son Forum et de ses camps. L'autre qui vit au fond de nos cœurs dans l'amour inaltérable que nous portons au centre de l'unité catholique, qui nous montre la grande figure des apôtres et se personnifie, s'il est permis de s'exprimer ainsi, avec notre foi elle-même. Si la Rome antique resplendit dans l'histoire d'un éclat que
toute nation envie et que nulle n'égalera jamais, sans doute, la Rome nouvelle brille d'une gloire plus grande encore aux yeui des chrétiens : elle garde pour la religion immortelle de Jésus-Christ des promesses qui dureront toujours. Nul cœur aujourd'hui ne palpite pour les cendres, depuis longtemps refroidies, de la Rome des consuls et des Césars : le silence du tombeau, à peine troublé par les recherches de l'archéologue et de l'historien, pèse lourdement sur les débris de ses grandeurs passées. Tout cœur catholique, au contraire, bat pour les destinées de la ville des apôtres el des pontifes, s'émeut au spectacle de ses grandeurs toujours croissantes, s'unit à ses craintes et à ses espérances : la pierre du sépulcre qui r.'couvre les ossements sacrés des martyrs est un monument de gloire et non de tristesse et de deuil.
Pèlerin de la science et de la religion, nous abandonnons volontiers les souvenirs et les monuments de la Rome païenne aux explorations des antiquaires, nous aimons mieux nous attacher à la recherche des souvenirs et des monuments primitifs de la Rom3 chrétienne. Nous abandonnons pour quelque temps les riches é lifices qui font l'ornement et l'orgueil de la ville, pour descendre dans la profondeur des obscures Catacombes. Rome chrétiennejouit toujours d'une vie abondante et pleine ; mais neus commencerons par interroger en elle, avant tout, la poussière de ses morts. N'est-il pas d'ailleurs naturel de penser d'abord aux choses de la tombe, qui sont partout les premières ou les plus grandes?
« C'est dans les Catacombes de Rome, dit M. Raoul Rochette, que se trouvent les monuments les plus anciens et les plus authentiques que le christianisme nous ait laissés de son premier Age. Partout ailleurs ces monuments sont restés enfouis sous la terre, ou voués à l'oubli, ou consumés par la vétusté ; ou bien ils ont été détruits par la main de l'homme, qui détruit encore plus de choses que le temps. Mais à Rome, une si giande quantité des travaux des premiers fidèles s'est conservée jusque dans les entrailles de la terre et à travers tant de siècles, qu'il est impossible de méconnaître, devant un pareil fiit, le dessein de la Providence, qui avait voulu placer le berceau de la primitive Eglise au centre même do l'unité catholique, et lier en quelque sorte la destinée de la nouvelle Rome à celle de la ville éternelle (1). »
L'aspect des Catacombes, les objets qu'on y rencontre, œuvres d'art ou autres, intéressent vivement le chrétien. Quand on pénètre dans ces souterrains ténébreux, il semble qu'on y respire quelque chose de la foi et du courage des premiers chrétiens. On y rencontre à chaque pas des témoigna^ gcs éloquents en faveur des croyances^ et des pratiques des nouveaux convertis. C'est aux lieux fréquentés par les premiers disci-
(1) Tableau des Catacombes, l vol. in-12. Paris,
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pies d'une religion que l'on peut espérer (io retrouver les traces authentiques de Ta Ihésion de leur intelligence aux dogmes et de la soumission de leur volonté aux préceptes moraux qui en constituent le fon i essentiel et distinclif. Aussi, nous ressentons une vive. joie en voyant nos croyances et nos traditions contirinéos par des monuments primitifs d'une autorité irrécusable. Les catholiques tiennent à honneur de conserver pur et inaltérable le dépôt de la révélation chrétienne : n'est-ce pas pour eux un argument invincible que l'i lentité des articles de foi qu'ils professent aujourd'hui avec ceux que croyaient et défendaient les martyrs qui ont habité et qui habitent encore les Catacombes ? Nous repoussons de toute l'énergie de notre âme la funeste doctrine du progrès et du développement dans le dogme chrétien ; la parole de Dieu, quand elle est clairement manifestée et qu'on y adhère, doit être acceptée dans son intégrité, sans subir la moindre modification. Quel triomphe pour le théologien catholique de montrer cette parfaite identité entre l'enseignement acluel de l'Eglise romaine et celui des apôlres ou des hommes apostoliques 1 Les cimetières sacrés offrent donc au chrétien, et surtout au théologien, comme un arsenal d'armes toutes prêtes pour combattre avec avantage les prétentions des novateurs. Dans les luttes de la controverse que les catholiques soutiennent contre les héréti ques! les débris, môme les i)lus insignifiants en apparence, fournissent des arguments <i'une force irrésistible. Nous ne pouvons pas ici entrer dans de longs détails : qu'il nous soit permis, pour appuyer nos asser- 4ions, de rappeler comment les peintures et les sculptures, si fréquentes dans toutes les parties des Catacombes, sont propres par leur seule prés-^nce h déconcerter les prétentions des iconoclastes anciens et des protestants modernes. Dans une foule d'inscriptions nous lisons en toutes lettres l'expression des vérités dogmatiques que les prétendus réformateurs du xvi' siècle accusent l'Eglise romaine d'avoir inventées ou dénaturées : la présence réelle de Jésus- Christ dans l'Eucharistie, le purgatoire, la pénitence, l'efticacilé do la prière, l'intercession des saints, la prééminence de saint Pierre sur les autres apôtres, eic.
C'est dans ce sens ({ue nous citerons ces belles paroles de saint Cyj)rien : 0 (enebras sole ipso lucidiores, ubi constituta sunt Dti templa (1) !
A un autre point de vue, l'étude des Calaconabes chrétiennes promet h l'historien et à l'antiquaire une riche moisson d'observations. 11 y a, jusque dans les moindres détiils, des signes d'une grande révolution sociale. Au moment où le christianisme apparut dans le monde, les liens mo. aux étaient relâchés d'une manière etl'rayante. La civi- I sation allait s'engloutir dans un abîme épouvantable : la corruption di^s mœurs ame-
nait la barbarie, barbarie mille fois plus terrible (pjo celle dont le spectacle nous afflige chez les sauvages errant au mdifu des forêts. Mais la prédication de l'Evangile jette au sein de cette société dépravée dos germ 'S de rénovation. Pour l'accomplissement de cette profonde parole du Sauveur, les pauvres sont évangelisés (2), à Rome, comme dans les auties villes, comme maintenant encore, les malheureux, les gens du peuple, c'est-à-dire, tout ce qui était [)auvre, avili, opprimé, fut d'abord appelé à jouir des lumières et des bienfaits de l'Evangile. Dans les souterrains ténébreux des Catacombes, nous contemplons partout les signes de cette marche admirable du christianisme. La doctrine nouvelle compta ses premiers adeptes dans les rangs du peuple, et presque tous les monuments des cimetières sacrés indiquent une origine humble et modeste. C'est évidemment le peuple qui élève de ses propres mains ces pauvres tombeaux, qui dessine ces peintures grossières, qui recommande le souveuT de ses frères par ces inscriptions où abondent les incorrections et les fautes de langage.
Quand on veut suivre exactement les phases diverses et les évolutions de l'art à ses différentes périodes, on est obligé de demander aux monuments des Catacombes des renseignements qu'on chercherait en vain ailleurs. Il existe une lacune très-longue dans l'histoire générale des beaux-arts qu'il est impossible de remplir sans emprunter des éclaircissements aux premiers monuments figurés du christianisme. Depuis les empereurs sous lesquels les lettres et les arts firent briller leurs dernières inspirations, jusqu'au réveil de la littérature et de l'art à une époque mieux favorisée, les sculptures et les peintures qui ornent les souterrains sont les seuls produits du génie artistique. C'est une vérité proclamée par tous les auteurs qui se sont occupés de la ma clie do l'ait dans l'antiquité : Séroux d'Agincourt, en particulier, dans son ouvrage de \ Histoire de Cari par les monuments, l'a reconnu et publié hautement.
Mais, si l'historien, qui se plaît h étudier le progrès des arts, à en signaler le développement ou la décadence, trouve de nombreux éléments de travail au sein dos Catacombes, quelle mine féconde d'observations de toute espèce y rencontrera l'aichcologuo qui fait une étude spéciale des monuments anciens! Là, mille objets divers viennent solliciter son attention et fournissent de curieux points de comparaison h ses découvertes. A l'aide d'une foule d'objets insignifiants en apparence, il fait revivre j^our ainsi dire des coutumes oubliées et nous révèle |»lusieurs traits île la vie privée des gons du peuple, généralement si jieu connue. Enfin, rarti>te lui-même, qui s'(ax'upe de reproduire sur la toile, le marbre ou l'airain, les grands sujets religieux, trouvera dans les Catacombes, outre de puissantes
(1) S. Cvprian.. lib. iv, ad Multh.
(2) Vauperes evangelis. n'.ur. (MîUh. x^o.)
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émotions, quelques vestiges des pratiques anciennes entait ei'art. 11 y verra cunnnent les ilisci|ilcs des apùtres comprenaient l'art dirt^tien et de quelle manière ils ont exprimé leurs idt^es dans des compositions hardies et originales; dans les tai.)leaux de l'archassme chrétien il apprendra quels sont les ty|ies hiératiques, consacrés par la tradition et dont il n"est pas permis de s'éloigner, sans commettre un crime contre le goût et les convenances.
Idée qétxi'r :îe des Calaconihes ; description d?s principaux souterrains: disposition des sades ou cubicula; un moi su- les monuments anilogues.
L'origine dcsCalacombes de Rome remonte à la naissance même de la ville; c'est assez dire qu'il «st à peu près impossible à la science hislorique de préciser une date à ce sujet. Du moment où l'on creusa le sol pour en eitrairo une espèce de tuf volcanique, d'un excellent emploi dans les constructions, les Catacombes eiles-mômes commencèrent h se former. Le but que Ton se proposait en fouillant la terre, afin de se procurer la pouzzolane , nous explique la dénomination de 5ab!onnières, arenariœ, que les Latins leur avaient imposée (1).
Lorsque les chrétiens eurent mis en usage les retraites obscures des souterrains de la Campagne romaine, soit pour y réunir rassemblée des fidèles, soit surtout pour y dé- Doser les corps de leurs martyrs et de leurs î'rères, le nom primitif fut changé. Dans les ])remiers âges du christianisme , le changement d'un nom annonça la révolution produite par l'Evangile dans les croyances elles sentiments de l'humanité sur la mort. Aux anciens noms par lesquels on désignait communément les lieux de sépulture, la foi chrétienne substitua, dans la lang ie qu'elle créait, le nom de cimeli're, qui signitie en grec un dorfoj'r (2). Chaque église, l'égl se de Home surtout, se m;t à veiller ses morts, ou, suivant l'expression de saint Paul, ses endormis (3) , comme une mère veille son en-
(1) Les souterrains de Rome sont désignés dans un passage d'une harangue de Cicéron, par un mot et à une occasion qui ne laissent, ni lun ni l'autre, de prise au moindre doule ; c'est dans le f^iscours yiour Cluenlius où il est dit (ju'un certain Asinius, attiré sous le prétexte d'aller dans les jardins ou maisons de campagne des faubourgs, et entraîné i dans des canit-rcs hors de la porte Kxqniline, n in AUE.NARiAS quasdam extra po.tam Eiquilinam ), y fut secrètement égorgé. C'est une locution équivalente qu'emploie Suétone, dans une circonstance analogue, lorsqu'il raconte que >'éron, réduit à l'extrémité et conseillé par Phaou de se retirer « dans quehiue caverne souterraine» {in specum e(j sl.v arenœ), refusa •îe s'ensevelir ainsi tout vivant. Vitruvc, dans son langage technique, se sert, pour désigner les souterrains en question, du mot employé par (icérnn.
(2) Kotpiâw, diimir ; ■/.oi[j.ri-ri[ji<JV, dor'or. « In r.hristianis mors non est mors, sed d rmilio e! scmuus appellatur. (S. llieron., eptil. 29. )
(")) « Nolumus autem vos ignorare, fralres, de dorpiieuijbus, ut lîOii conirisîeniini, sicul et cxleri qm ipciii non !;alicul. > (/ Tiess, iv, vl .)
faut au hnrcoati. On sait avec quelle religieuse sollicitude les chrétiens s'occupaient de tout ce qui avait rapport h ceux de leurs frères qui avaient versé leur sang pour la défense de la foi. Nous lisons, dans un des ])lus anciens documents de IKglise romaine, (jue le pape saint Clément, qui vivait au i" siècle, divisa Rome en sept régions, pour lesquelles il désigna des notaires chargés de recueillir, chacun dans son district, les renseignements les plus exacts et les plus détaillés pour rédiger les actes des martyrs (1). Les soins dont on entourait leur dépouille mortelle allaient de pair avec ceux qu'on donnait à leur mémoire. Les dames romaines, en particulier, s'empressaient de remplir ces derniers devoirs de la piété avec une tendresse courageuse, imitant ainsi, et souvent au péril de leur vie, rexem[^le que leur avaient laissé Marie-Ma;ieleine, Salomé et leurs compagnes , ces premières chrétiennes du Calvaire. Les noms de Basilisse et d'Anastasie (2), qui ensevelirent saint Pierre et saint Paul ; de Per|)étue (3), de Lucine (k), des deux sœurs Pudentienne et Praxède (5), qui couraient par toute la ville pour emporter les corps , et recueillaient le sang sur lo pavé avec des éponges; d,e Piautille (6), de Félicité (7), d'Apollonie (8), qui consacrèrent aussi leurs pro; riétés, leurs veilles nocturnes et leurs mains à l'inhumation de ces restes sanglants; tous ces noms brillent, dans les récits funèbres de ce premier âge , comme des lampes placées dms des caveaux anli'ques (9).
Outre le nom de cimetières, les auteurs ec-' clésiastiques ont souvent employé d'autres locutions pour désigner les souterrains de Rome; les plus usitées sont celles de Catacombes, Catatombes, cryptes, etc.
Les Catacombes, dans le principe, étaient des carrières de sable peu profondes et peu nombreuses. iMa's , à mesure que la ville de Rome prit de l'extension, les souterrains se multiplièrent et se creusèrent davanîage. Les édifices , en s'élevant avec une grandeur et une magnificence en rapport avec la fortune incomparable delà république romaine, em- ' pruntèrent leurs matériaux aux souterrains. Après plusieurs siècles de gigantesques travaux, sans compter ces mille ouvrages moins importants exécutés sans cesse par une nation laborieuse, les cairières prirent des accroissements prodigieux. Bientôt les souteirains, par l'etret d une exploitation active et prolongée, é;endirent leui^s méandres sous
(1) « lîic fecit septcmrcgioncs dividi nolariis fidelibus ÉcclesiîE, qui gosta martyrum sollicite et curios« uiuisquisque pcr suam regioneni porquirerent. » ( Anast, Ijibliolh., l b. Po:iii(., nom. Damasi.)
(2) Menât, a^ud Lan , tom. \.
Martijrol. Hoin., 4 Aug.
Ib.d. 50 Julii.
Actus san. tar. m ///.
Ad. SS. liufin. et Secund.
Ait. SS. Maiii ei fi'ior.
Ibid.
Esquisse de Rome cli ét'enne, par l'abbc Pii.
Gcrb'.U, loMi. I, p.8G.
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toute la Campagne romaine. Ce furent «Jes g.-.leries innombrables, s'enlrecroisanl dans tous les sens, se dirigeant de tous côtés, si-l" n [(.'S veines de la pouzzolane, taillées sans art ni méthode, descendant parfois jusqu'à une jtrofondeur de vingt-six à vingt-sept mètres, I et quelquefois affleurant, pour ainsi dire , la ; surface du sol, dentelles ne sont séparées ' (juo par une voûte peu épaisse. Ces galeries étroites, larges de un à deux mètres, sur une liauteur de deux 5 trois mètres, sont ordinairement longues de plusieurs kilomètres, quand aucun éboulement n'a eu lieu. Dans les parois des murailles ont été ci eusés, dans le tuf volcanique, quatre, cinq et six rangs de niches superposées, destinées à recevoir les corps des martyrs et des chrétiens. On trouve des Catacombes où se distinguent des excavations succe>sives, exécutées en ditlërents temps et à diverses profondeurs, formant jusqu'à quatre étages , entièrement remplis de tombeaux il) ; on descendait d'un étage à l'autre par des escaliers grossièrement taillés dans le sol môme.
Les Catacombes, telles que nous les voyons aujourd'hui (nous parlons seulement de leur disposition souterraine), ont-elles toutes une origine antique, remontant aux époques les plus reculées de la république, ou du moins à une époque antérieure à l'ère chrétienne? C'est une question fort impiortante et dont la solution intéresse vivement l'archéologie sacrée. Nous rencontrons souvent, dans les écrivains ecclésiastiques , l'expression de crypte neuve, crypta nova, et les inscriptions chrétienn s répètent souvent la même parole (2). Les souterrains ainsi désignés appartiennent-ils au travail des chrétiens, ou bien faut-il entendre simplement des galeries nouvellement appropriées aux usages des chrétiens ? La plupart des antiquaires italiens s'accordent à regarder ces excavations , différentes des cryptes primitives, comme ayant été creusées sous les premiers persécuteurs de la religion chrétienne , quand , en verlu des édits , les fidèles furent condamnés en masse au travail des carrières (orf fodicndam (irenam). Ils ajoutent encore, et le P. Marangoni défend ce!te opinion avec quelque vivacité, que de nouvelles galeries n'ont jamais été percées par les chrétiens dans le but di-
(I) Séroux d'Agincoiirt, llist. de Ta t par les monuments, planche IX, n"» 17 el 19, a doiiiié la coupe (i"iiiio, Calacoinbe curieuse, à plusieurs éla;j;es.
("2) Nous rappfiriprons ici une iiiscriplion où ou lit ea uiol : Cr- plu iio y/ ; on y verra eu nieiue Icuips un fcvemple des premiers uionumenis do l'ép'giaphic chrclienne. Elle est publiée dans Doldctli ;
IN cm PTA NOV.V REïUO SAN C rtS EMEUUM SE VI VAS i:\LER
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