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ICHTHTOSAURE (t;(Ovf , poision^ 9«vper, Uxard). — Animal marin de l'ordre des sauriens, dont plusieurs espèces fossiles pré-« sentent une organisation ibrt extraordinaire. Elles offrent des combinaisons de formes et de structure presque incroyables, et qui les mettaient en harmonie avec des modes d'eiis-i tence dont aucun exemple ne nous est offert par les espèces actuelles de la classe des reptiles. Leurs restes abondent, surtout dans le lias et dans les formations ooHtiques de la série secondaire (534) : et ce ne sont pas seule* ment des animaux voisins des crocodiles ou des gavials du Gange que l'on y rencontre , mais aussi, et en bien plus grand nombre, Ces lézards gisanCesques qui habitaient les mers et les golfes des époques où cette histoire nous reporte.
f'armi les espèces les plus remarquables
de ces reptiles, il en est quelques-unes qui
ont été reunies pour constituer le genre ich-
th>osaure IpoissonMzard)^ ainsi nommées
. à ca'Jise J'une certaine ressemblance de leurs
(SSI) Le dépôt principal où ron ait trouvé ces animaux est le lias de Lyine -Régis; mais Hs abondent aussi dans tonte retendue ou^occupe cette formation en Ancieterre, c'est-à-dire aepuis les côtes du Dorsel juBoua celles du Yorkshirc, en traversant les comtés de ^mmerset et de Leicester. On les rencontre aussi dans le lias dv la France et de l'Allemagne.
vertèbres avec celles des poissons. Si nooi étudions ces créatures sous le rapport de leurs organes de locomotion et des moyens d'attaque ou de défense qui résultent de leur structure extraordinaire , nous y trouv^^roos des comibinaisons de formes et d'ac^aBg^ ments mécaiiiiqiieSxqiit se rencontrent encore dispersées dan$ certains Qrdxes oo dans cer* taines classes actuellement existantes, miis jamais réunies dans un seul genre. Cest m qu'un même individu off^ la museau d'on marsouin et les dents du crocodilei^ la téied'uo lézard et les vertèbres d'un poisson, le sternum d'un ornithorhynque et les nageoires d'une baleine. L'ichthyosauce, par sonaspett général, devait rappeler de bien près le ruarsouln moderne,^ ou l'épaplard (rfc/pAww*orca). U avait quatre pattes élar^es, sortes d'avirons , et son corps se terminait en arrière par une queue lonçue et puissante. Les pl^us grands de ces reptiles ont dû avoir plus ae trente pieds de long.
On connaît sept ou nuit espèces dn genre ichthyosaure , et elles se ressemblent luiiics par les points généraux de leur organisalion,
Le genre ichthyosaure paraît avoir cQmmeoe« i^ le muscbelkalk, et être parvenu jusqa^à lafon^ tion crétacée en traversant la période o^Jiibiqoe k" entière. La couche la plus rëoente dans bqi|dK^ ait trouvé quelques restes an^rtenant à ce geii| est la marne crayease de Douvres, o« Us oi^ ^ découverts par M. ManU^II.
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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el par la présence de ces diTer» organes singuliers dans lesquels Ressaierai de faire Toir des mécanismes et des arrangements en rappel arec leurs habitudes et leur mode ae Tie.
TAe. — Le tête, qui chez tous les animaux , est la rj^on la pins importante et la plus caractéristique, Sut Toir, au premier coup d'cBfl, que les icbthyosaures étaient des reptiles qui , bien que Toisins des crocodiles modernes par plusieurs de leurs caractères » ae rapprochaient néanmoins encore dayan* Ufgd aes lézards. Ils ressemblent aux crocodiles plus qu*à aucun autre animal « par la forme et Tarrangement de leurs dents. Mais» ta lieu oue Touverture de leurs narines aoit placée, comme chez ces derniers, à Feitrémité du museau , on la Toit , comme chez les lézards» tout près de l'angle antérieur de Torbite oculaire. Mais, ce que teur télé offre de plus remarquable, c'est le volume extraordinaire des yeux qui dépassent ceux de tous les animaux non contemporains (535). Leurs mâchoires doivent avoir en une ouverture énorme; car elles ont jusau'à sixpieds dans la plus grande espèce, lickthyotaurut plalyodon; et on ne peut révoquer en dente que la voracité de cet animal ait été en proportion de ses moyens de destruction. Son cou est court comme celui des poissons.
Denis. — Les dents de Tichthyosaure sont coniques , et ressemblent beaucoup h celles des crocodiles; mais elles sont beaucoup plus nombreuses, puisque, dans certains cas, on en trouve jusqu'à cent quatre-vingts. Elles varient du reste suivant les espèces , et ne sont point implantées dans des alvéoles profondes et séparées, comme celles de ces derniers animaux ; mais elles sont rangées dans une rigole longue et continue , creusée dans l'os maxillaire, et oJ!l la séparation en alvéoles distinctes est représentée, à l'état de vestige, par quelques replis f>eu saillants qui tiennent aux parois de la rigo.e et s'élendent dans Tintervalle des dents. Xe mécanisme à l'aide duquel les vieilles dents ::ont remplacées par des dents nouvelles, est à peu près le même dans les ichthyosaores que dans les crocodiles. La dent nourefle prend naissance au pied de l'ancienne ; celle-ci , par suite de la compression latérale
{SS5)Qb voit dans b eofleclkHi de M. Johnson, k Bnstol, le crine d^oa ichthvosaanis piatyodon, dont les «viles orbitaires ont 44 ponces dans kar plus grand diamètre.
(538) La sdéroliqne osseuse des îebthyosaures se rapprodie beaneoiip pour sa forme du cercle osseux qui entoure ia pupUle de Taigle doré. Dana Tun counne dans Tautre cas , cette disposition a pour but de Elire varier retendue de la vision distincte, de façon k ce que fanimal puisse découvrir sa proie aux «fistanees les plus éloignées comme aux distanees les plus courtes. Ces plaques osseuses aerveni encore â conserver à la partie proéminente ëe reeil celle saillie qui est si remarquable chez fies oiseaux. Chex les hiboux, oè la vision à de arandes distances est incompatible avec leurs hanitudes nocturnes, le cercle ossrui, d'après les observations
qu'elle éprouve, a sa base bientAt absorbée, et son corps finit par tomber pour iaire place à celle qui doit lui succéder.
Comme les habitudes de rapine des icbthyosaures les exposaient, ainsi que les cro» ccdiles de nos jours, à la perle fréquente de leurs dents, il a été abondamment pourvu, dans les uns et dans les autres, à ce qu'elles fussent continuellement remplacées.
Teux. — Le volume énorme de Tœil des icbthyosaures est une des particularités les plus remarquables de leur organisation. La grande quantité de lumière que ces orjçanes pouvaient admettre, par suite de ce diamètre extraordinaire, devait leur donner une puissance de vision remarquable, et nous trouvons ailleurs des preuves que ces yeux
Souvaient remplir tout à la fois les fonctions u microscope et du télescope. A la partie externe de la cavité orbitaire où cet œil était logé, se trouve une série circulaire de plaques osseuses minces et pétrifiée* entourant l'ouverture centrale où fut la pupille. Pour la forme et Fépaisseur, chacune de ces plaques ressemble beaucoup aux écailles d'un artichaut : ce cercle de plaques osseuses n'existe pas dans les poissons; mais on le trouve dans les yeux de plusieurs oiseaux (536), ainsi que dans ceax des tortues terrestres et marines, des lézards, et même, bien que moins développé, dans ceux des crocodiles.
Chez les animaux vivants, ces plaqueai osseuses sont fixées dans la tunique externe de l'œil, ou sclérotique , et leur action a pour résultat de modifier la convexité de la cornée. Si elles sont ramenées en arrière, la cornée transparente se trouve repoussée en avant, son rayon diminue, et 1 ceil devient un microscope. Viennent-elles à reprendre Teur position lorsque l'œil est en repos, elles en font une sorte de télescope. Les parties molles de Tœil des ichthvosaures sont entièrement détruites, mais la conservation de ce curieux appareil de plaques osseuses nous fournit une preuve que les
Jeux énormes auxquels ils servaient jadif 'enveloppe extérieure étaient des instruments d optique d'un pouvoir prodigieux^ et su5ceptibles de varier leur action de telle sorte que l'ichthyosaore pouvait découvrirsa proie aux plus grandes comme aux plus^
de M. Tarrd, est eoneave et proloiifé en avant, 4a telle façon i|iie la surface externe de Viml se trouve |iorl^ à rexlrénité d*aB lonf tube, et sàiUe ainsi en dehors des plumes légères ovi forment an duvet aaloar-dela tète. Cet anteor ajoute : Véumàme éê tUion dami jtnmêent Us fmusms m été prohmblewÊeui refusée aux yems d^ ki^us; Mm im spkériàté pitu^ tùfsssdérahU du crisiëfim et de im eomée elles ses of» seaas de proie leur dorme une imtetuité de vmsmi plus en rapport avee tobscmritéde Voimùsplàre ok s^eserce leur aetUm wismeUe, Ces oiteamx pemeeM iiro comparés ans persormes myopes fin aotciu les oijsis pins grands et pius ctairs, pomrem qu*iis sotent piaeé» è lu dislance nalnrelie de knr oisiem distinese, parm ^lls le voieni sons nm an^ pins ffmsd. fK Anaiùme des oiseaux de proie [Zooêogieai éo tome lU, ^ 188] )