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DlCT10iNNAIft& DE COSMOGONIE
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petites distances, au sein de robscnrité des nuits et des abîmes de TOcéan. Enfin nous
ÏtrouTODS un nouveau caractère qui associe la famille des lézards Tanimal auquel appartenaient des jeux ainsi conformés et en même temps l'éloigné à une grande distance de la classe des poissons (537).
Un autre genre aulilité qu'offrait ce curieux appareil de lames osseuses, c'est qu'il soutenait la surface externe de ce ▼aste globe oculaire, dont le volume excédait souvent celui de la tétc d'un homme, et lui donnait la force nécessaire pdur supporter la pression des eaux prolondes. En outre, comme les narines occu-
f>ent l'angle antérieur oculaire de l'orbite, es yeux se trouvaient nécessairement élevés au-dessus de la surface des eaux, toutes les fois que l'animal y venait prendre l'air nécessaire à sa respiration, et ces importants organes recevaient encore de leur enveloppe osseuse un service précieux, par la protection qu'ils y trouvaient dans cette circonstance contre les injures des vagues.
Mâchoires. — Les mâchoires des ichthyosaures, de même que celles des crocodiles et des lézards qui se prolongent plus ou moins en un bec saillant, sont formées par l'assemblage de plusieurs lames disposées de façon à reunir la force, l'élasticité et la légèreté à un bien plus haut degré que n'eussent pu le faire des os isolés, tels que ceux qui constituent les mâchoires des mammifères. Il est évident qu'une mâchoire inférieure aussi mince et en inème temps aussi allongée que le sont celles des crocodiles ou des ichthyosaures , et qui devait avoir pour emploi de retenir les grands et puissants animaux qui formaient leur proie, eussent été comparativement faibles et faciUs à briser, si elles n'eussent été composées que d'un os unique. Aussi chaque moitié latérale de la mâchoire inférieure était-elle formée de six pièces distinctes.
Cet arrangement de la mâchoire inférieure, dans le but de réunir la force et l'élasticité avec le plus petit poids de maté-
(557| Une disposition analogue a été accordée aux poissons, dans le but d'opposer à la pression du liquide ambiant la résistance nécessaire pour que les yeux conservent leur forme. Elle consiste dans Tossilication de la capsule extérieure; maïs, chez oes derniers animaux, Tossiication est ordînaireinent simple, bien que ]>lus ou moins complète suii vaut les difleréntes es}»èces, et la lame circulaire osseuse n'est jamais divisée par des sections transi versales en un srand nombre de plaques, comme cela a lieu dans les lézards et dans les oiseaux. Les capsules oculaires osseuses sont souvent conservées daîiè les tètes de poissons fossiles. On en rencontre «H aboodanee dans Targîle de Londres, et quelquefois aussi dans la craie.
(538) L*os corouoîde pénètre entre le dental et ropercuiaire, et ses ttbres sont dirigées obliquement, tandis que celles de oes deux derniers os sont horizontales et parallèles. La force de résistance de cet organe est 'considërablement accrue par celte flireclioa diagonale des fibres, sans que son poids ni ion volume s*en augmentent de la plus laililH quantité. H existe une pareille structure dans les os
riaux possible, est en tout semblable k celui qu'on donne aux lames de bois élastiques ou d'acier qui entrent dans la composition d'une arbalète ou d'un ressort de voiture. Dans la mâchoire de l'ichtbyosaure, comme dans les deux cas que nous venons de citer, les lames sont plus nombreuses et plus épaisses sur les points otl doit s'exercer un plus grand etfort; elles sont plus minces et en nlus petit nombre vers les extrémités, là ou l'action est beaucoup moindre. Ceux qui ont été témoins du choc qui ébranle la* tête du crocodile, lorsqu'il fenne brusquement ses mâchoires longes et minces,, ont pu voir combien le maxillaire inférieur eût été exposé à se briser, si chacune de ses moitiés n'eût été formée que d'un seul os. Les mètnes dangers eussent été- une conséquence de la même simplicité de structure de la mâchoire inférieure chez l'ichlbyiv sauré. Dans Tun comme dans l'autre c^s, ces six lames plates et minces de longueur et de force diflferentes, enchevêtrées et fortement liées les unes aux autres, pour former chaque moitié de la mâchoire inférieure, compensent la. faiblesse et là fra^lité qui étaient une conséauence nécessairede l'allongement extrême au museau.
M. Conybeare signale encore, dans la mâchoire de l'ichthyosaure, un arrangement fort remarquable, et tout à fait analogue k certaines dispositions adoptées depuis peu dans Tarchitecture navale (538).
Vertêbres,^La colonne vertébrale de J'icKtbyosaure est composée de plus de cent vertèbres; et bien qu'elle supporte une tête qui ressemble beaucoup à celle d'un lézard, elle offre dans sa structure les plus grandes analogies avec le mode d'organisation propre k la colonne vertébrale des poissons. Cet animal ayant été créé pour une locomotion rapide à travers les mers, des vertèbres à facetfes concaves, telles que celles qui i)ar leur mécanisme contribuent à donnes aux poissons leur grande puissance de locomotion (539), étaient beaucoup plus en rapport avec de telles fonctions que les vertèbres
de la tête des poissons, et aussi, bien qirà. un degré moindre, dans la tète des tortues. (Géolég. trafisac^ London, t. V, p. 565, et nouv. série, 1. 1'% p. llS.y (S39) La section d'une vertélire de poisson offre deux cônes creux réunis par leur sommet au centre de la vertèbre et rappelant la forme d'un sablier; mais la base de chacun des cènes, au lieu d*étre fermée, comme cela a lieu dans le sablier, par udc lame plate et élargie, se termine par un bord mince coname celui d*un verre à pied, et qui s'applique sur le bord o|)posé de la vertèbre adjacente. L e^cc vide que laissent entre eux ces deux cônes creux e&i rempli par une substance molle et flexible, ayant la forme de deux cônes solides juxta-poscs par leur base, et disposés de façon que chaque cône creux vertébral s'applique exactement sur l'un de ces cônes élastiques pleins qui le remplit et lui permet de.se mouvoir dans toutes les directions. Ce mode spécial d'articulation donne à la colonne vertébrale tout entière une grande puissance, et lui. ^permet une. flexion rapide dans tous les sens au sein des eaux. Mais, comme la flexion verticale est beaucoup moîus nécessaire que la flexion latérale^ elle se iriNive
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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•olides des léxards et des crocodiles. Mais d'un autre côté, ces côaes creux juxta-posés ne pooTaîeat entrer cooime élément dans la colonne vertébrale de quadrupèdes destinés à habiter la terre ferme ; cette partie essen* tielle de leur charpente solide étant presque à angle droit avec les membres» devait être liiMinée par une suite de pièces osseuses, larges et aplaties, et serrées avec une force eoosidérable les unes contre les autres. Il «^ donc évident que si à des créatures d'une taille et d*un volume aussi considérables
Sue les ichthyosaures, et une fois pourvues e vertèbres construites sur le même principe que celles des poissons, il eût été donné, au lieu de rames élargies , des membres organisés de la manière ordinaire, elles n'eusselit pu se mouvoir sur le sol, sans qu*il en résultât de graves lésions dans leur charpente osseuse (5U)).
Côies, — Les cotes sont minces , et pour la i^flupart bifurquées à leur extrémité supérieure ; il 7 en a dans toute la longueur de la colonne vertébrale, depuis la tète jusqu'au bassin, et c'est un rapport de plus entre la structure de richthyosaure et celles des lézards actuels. Cn grand nombre de ses^ os se réunissent en avant du thorax. Les cAtes du côté droit s'unissent à celles du côté gauche, à l'aide de certains os intermédiaires analogues aux portions cartilagi-
Caiilée par des apophyses épineuses, soit qa^elles cfaevandieBi les unes an -dessus des autres, ou ^*clles soienl simplement cooligués.
Cest là une dlsposilion mécanique d'une grande niiiîié ^r des animaux construits comme le sont les poissons. La queue est pour eux le princifaï ofgane de locomotion» et le poids de leur corps étant constamment soutenu par Teau dans laquelle ib sont uloosés, n^exerce sur les bords par IcMuels les venéores sont en contact, qu'une pression faible ou tout à fait nulle.
(310) Sir T. Home a de plus ebserré une particnlanlé an canal spinal qui n'existe dans aucun autre nalMal. La portion annulaire n'est point soudée au carpaéela vertèlire comme ches les mammifères; elle my est point non plus réunie par une suture comme ckez ks crocodiles , mais elle en demeure entièrement distincte, et s'y articule à l'aide d'une t^ ovale cmprimée, reçue dans unecaTÎté glénoidale. M. Co- ■ybâre ajoute que ce mode d'articulation concouit, avec la «Dsposition çupuliforrae des artieulatîons inierveftéiirales, poiir donner plus de Hexibilité à la tûkmnt et'rendre plus faciles ses mouTements o^dulitoirea. Car, si ces diverses psrties eussentété soli- 4iâées cdnme cbei les mammifères, les apophyses arlîcnlaifes« serrées comme elles k sont sur tout l'enicnUe de la colonne, eussent rendu impossibles dans ses diverses parties tous les mouvements oui, à l'aide ém WÊOàt d'articulations que nous Tenons de décrire, deviennent faciles.
(541) Ces arcs ttemo-eostaux faisaient probablé-
■Msl partie d'un appareil condensateur qui donnait
à ces animaux la nculté de comprimer Pair dans
nmérieur de leurs poumons avant que de s'enfon-
eersoss les eaux. M. Faraday (Loiid. and £df«.
MNuL Jfof ... oct. 1855) a indiqué un moyen à Talde
riKMnme peut lui-même disposer ses organes
a à prolonger considérablement son séjour
■ne atmospoèreimpuriï ou sous Peau, comme
le prationent les pèdieurs de perles; et ce mo^en a
dé connrmé par les expériences de sir Graves
€. Ilongliton. Si, après avoir, à l'aide d'une inspira-
neuseSy intermédiaires et sternalesdes e6tes chez les crocodiles, et aux os gui, chez le plésiosaure y forment ce que M. Conjbeare a appelé les arcs sterno-costaus. Cette structure avait probablement pour but d'admettre dans la poitrine une quantité d'air considérable et de permettre ainsi à l'animal de demeurer longtemj^ sous les eaux, sans avoir besoin de venir à la surface (5^1).
Sternum. — A un animal créé pour habiter la mer, sous la condition de venir respirer lair atmosphérique, il fallait un appareil qui lui permit de plonger sous les îlots et de revenir à leur surface avec une égale facilité. Cet appareil, nous le trouvons r&lisé, avec un déploiement de puissance vrai* ment prodigieux, dans les rames antérieures de richthyosaure, et dans la manière non moins extraordinaire dont se combinent les os de l'arcade sternale, ou de cette partie du thorax à laquelle les rames sont fixées.
Ces os, bar un rapprochement curieux, offrent à tres-peu près les mêmes combinaisons que ceux gui constituent la même arcade, dans rornithorhynque de la Nouvelle- Hollande (5^2), animal qui passe sa vie à chercher sa nourriture au fond des lacs et des rivières, et qui, comme richthyosaure, est forcé de revenir à la surface pour y respirer Tair atmosphérique.
Ainsi, voilà une race d*animanx qui se
tion profonde, fait pénétrer dans les poumons ane quantité d*air aussi considérable que possible, on cesse tout mouvement respiratoire, le temps que Ton pourra passer sans reprendre balemesera double ou plus ^ue double de celui qu'on eût pu passer sans cette précaution préparatoire. Quand MM. Brunel jeune et Gravatt descendirent, à Paide de U cloche a plongeur, à une profondeur dVuTiron trente Ijieds dans le trou par où la Tamise avait fait irruption dans le4unnel à Rotberbitie, M. Brunel plongea au-dessus de la docbe, après avoir inspiré profondément Tair comprimé qui y était contenu, et il éprouva qu*il pouvait demeurer deux fois plus louatemps sous Teau que dans les circonstances ordinaires.
Buckland tient aussi de M. Gravatt qu1l peut plonger et demeurer jusqu^à trois minutesaous Teau,
desquelles il comprime innïédiatement Tair de ses organes respiratoires par une forte contraction des muscles du thorax et se jette à Teau. Cette comprcs^ sion des poumons a de plus encore cet avantage que le poids spécifique du corps s>n aecrott, et par conséquent aussi la rapidité avec laquelle il tombeau fond.
H est probable que tous ces avanta^ se trouvaient réunis dans le mode de respiraUon de richthyosaure et du plésiosaure.
(5tô) Cet animal nous offre ramalpme singulier d*un quadrupède à fourrure dont la Douche est armée uun beCr comme celui d*un canard, dont les quatre pieds sont palmés, dont la femelle allaite ses petits, bien qu'elle paraisse être ovoTivipare, et dont le mâle a les jambes années d*ergoU. — Voyes les Mémaireêâe M. R. Owen sur YormUhorkffndnu pmra^ doxM, dans ks Tramêmetiams pkHoêopki^ueê de Londret 1832, deuxième partie; et 1854, deuxième partie. — Vov. aussi son Mémoire sur le même stf- [•4, dans les trûtuaeîiotu de Im SoeiM géûtoàfftÊe dk Londres; 1855, troisième partie. L'auteur y lait Toii tant dans l^p|Nuretl de la reorodnction que dans
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sont éteints à Tépoque où s*est terminée la série secondaire des formations géologiques,, et qui oflFrent dams leur structure un ensem- • tile de dispositions fondées sur le même principe que celles qui, de nos jours, ont été employées pour produire les mômes résultats chez l'un des quadrupèdes aquatiques les plus curieusement organisés de la Nouvelle-Hollande (5i3Î.
Rames, — Par la forme de ses extrémités, richthyosaure s'éloigne beaucoup des lézards pour se rapprocher des baleines. Dans nfi animal aussi ^rand, qui se mouvait dans les flots avec rapidité, et devait venir respirer Tair à leur surface, ij fallait que les membres antérieurs du lézard eussent subi de grandes modiflcations pour servir ces habitudes de cétacés. Leurs extrémités ont dû devenir des nageoires au lieu de pieds; et sous ce point de vue elles offrent, à un degré encore plus élevé que les nageoires de la baleine, la combinaison de la force avec l'élasticité. La série d'os polygonaux qui constituaient les phalanges des doigts varie en nombre suivant -les espèces. Il y en a plus do cent dans quelques-unes. Ils diffèrent pour leur forme de ce que sont les phalanges, soit chez les lézards, soit chez les baleines, et c'est à cet accroissement en nombre, en même temps qu'aux différences dans les dimensions, quil faut ^tribuer l'augmentation de puissance et d'élasticité qui s'j fait remarquer. Ce bras et cette main, convertis ainsi en un aviron élastique, et recouverts de leur peau, devaient ressembler beaucoup, pour leur apparence extérieure, aux rames sans doigts, distincts du marsouin et de la baleine. Leur position à la partie antérieure du corps estaussi à peu près Ja même. Dans ces animaux.» on voyait en outre des extrémités ou nageoires postérieures qui manquent dans les cétacés^ et qui remplaçaient probablement la queue aplatie et liorizontaie de ces derniers; ces rattes postérieures étaient de moitié plus petites que les antérieures (5U).
M. Conybeare fait observer, avec la sagacité qui lui est ordinaire, que les motifs qui ont déterminé cette modilication dans les proportions accoutumées des membres ix>stéHeurs chez les quadrupèdes en général, sont les mêmes auxquels oh doit attribuer la (liminution Relative des mêmes parties chez les phoques, et leur disparition complète phez les cétacés, et se trouvent dans la nécessité de placer le centre ou point d'application de 1 action latérale des organes de locomotion au-devant du centre de gravité.
C'est pour la même raison gue les ailes des oiseaux sont fixées à la partie antérieure du corps ; et, dans les vaisseaux ainsi que dans
d^iiitres appareils, une foule de rapports entre cet juiimat cl les reptiles.
(5i5) L'écliidné ou fourmilier épineux, de la Nou- .velle*Hollanile« est le seul mammifère terrestre connu chez lequel on irouve une fourchette et des clavicules seroblaliiés.Omroe cet animal se nourrit de fourmis, et se relire dans des terriers profonds, cette structure j^eut être Tune des causes prmcipalcs de la
les bateaux à vapeur, le centre d'action des
Suissances motrices^ soil qu'elles résident ans les voiles ou dans les roues à palettes, occupent, par rapport au centre de gravité, la même position. Dans les poissons, il est vrai, l'organe principal de locomotion , la queue», occupe l'extrémité postérieure du corps ; mais cet organe ,.. par son mode spécial d'action, produit une force impulsive, un vis a tergo, et agit par- conséquent dans des conditions tout autres que des organes fixés latéralement (545)..
Pour terminer cet article, dans lequel nou$ venons de passer en revue avec détails Tun des genres les plus intéressants et les plus anciens parmi tous ceux que la science géo* lo^que a restitué» à la lumière, je crois de* voirprésenter Quelques considérations sur les causes finales ae ces déviations iemarq(uables du type primitif, celui du lézard ; dévtatioDS par suite desquelles richthyosaure* réunit une combinaison des caractères qni s'ajoutent au tyi)e commun dans les poissons^ les baleines et les ornithorynques.
De mèoae qu'un lézard, créé pour vivre au sein des eaux à la manière des poissons^ n'a dû recevoir des vertèbres d'une forma analogue à celle des poissons que dans lo but d une locomotion plus rapide, de mémo aussi le choix pour les extrémités postérieur res d*une forme qui les rapproche des avirons de la baleine a dû avoir pour but do convertir ces extrémités en de vigoureuses nageoires ; et le don d'une fourchette et do clavicules analogues à celles de l'ornithorynque est un troisième et non moins frappant exemple des admirables prévisions k Vaido desquelles il est donné à des animanx d'une certaine classe de pouvoir vivre dans Télé ment assigné à l'existence d*une classe différente. Si donc les lois de la corrélation des parties sont moins rigoureusement maintenues dans richthyosaure que dans les autres créatures éteintes que nous retrouvons narmi les débris des formations primitives, il n'en est pas moins vrai que ces déviations, loin d*être l'œuvre du hasard, ou d'accuser d'imperfection le travail de Tintelligence créatrice» sont des exemples de plus de l'arraagement parfait et du choix plein de sagesse qui conduit et régularise jusqu'aux aberrations en apparence les plus contraires ï toute règle» * ,
Pourvu de la colonne veclébrale don poisson comme organe d'une progression rapide; des nageoires de la baleine et du sternum de l'omithorhvnque comme instruments d'élévation ou d abaissement au seip des eaux, le ceplile qui nous occupe offrait une combinaison d'arrangements mécaniques que nous ne trouvons plus que rép&r-
fmissance considérable aveola<^uelle il fouille la icrr^ ly a aussi chez leta^ouun rodimeiît cartilagineux de fourchette qui parait desliné k remplir le même M» (5^4) Chez rornithorhynque aussi,. Pexpana» membraneuse ou palmure des pieds postérieurs est beaucoup moins étendue que celle des pieds aa-
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(5i5) Ynirtsar. of ihe GeoL Soc, I. V,p. 5T9.
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ET DB PALEONTOLOGIE
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lis sar trois classes disllnctes do règne ani* nud. Si, destiné à produire des mouvements verticaux au sein des eaux, le sternum des omithorhjn^uest nos contemporains, aflècle des eombinaisons de formes qui ne se rencontrent que dans un seul autre genre de mammilières, ce sont, d*un autre côté, les mêmes combinaisons que nous trouvons dans le sternum de l'ichtii vosaure du monde primitif; de telle sorte qu à des temps séparés les uns des autres par des intervalles d'une durée an deU de toute appréciation, nous voyons un même résultat obtenu par des instruments tellement identiques, qu'il ne nous est plus possible de douter qu'un même plan, qu'une intelligence unique aient préside originairement à leur arrangement C'était une fonction nécessaire et spéciale dans l'économie du lézard-poi&son des anciennes mers que de monter a la surface des eaux pour j respirer l'air atmosphérique, et de descendre au fond pour y chercher sa nourriture: or, les mêmes mouvements sont encore, de nos jours, paiement spéciaux et nécessaires à l'omitborhynqiie à bec de canard dans les lacs et les rivières de la Nou- Telle-HoUande
L'aimission dans ces animaux de pareilles déviations du ty|)e respectivement propre aux groupes dont ils font partie , dans le but de les harmoniser avec des déviations identiques des habitudes générales de ces mêmes groupes, offre une combinaison de compensations et d'arrangements tellement semblables dans leursrapports, tellement identiouesdans leur objet, tellement jparlaits dans la subordination de leurs diverses parties et dans leur accord avec Tbarmonie et la perfection de l'ensemble, qu'il nous est impossible de nj pas reconnaître l'action d'un seul et même principe éternel de sagesse et d'intelligence qui a présidé, du commencement jusqu'à la fin, a l'cBuvre tout entière de la création.
IGUANODON. — Tons les reptiles fossiles
(516) L]hvlaBOsaiire oo iéiard de bois fui décoa- Tcrt en 1103 dam b forêt de Tilsale, comié de Sosiex. Ce léiani «traordinaîre parait avoir eu cnvinMi 35 pieds de long. Ce qui le caraclérise
rtool, ee foui les restes d*os allongés, plais et
nu», %m furmaîenl sans doule une éiionne raofe cutanée, semblable aux cpiiies cornées qui samoatent le dos des modernes i^anes. Ces os ont de 5 i 17 pouces de long, et <fe 3 à 7 pouces et demi de lar]ge à leur base. Oii trouve avec ces os des délNÎs de grandes pbqoes tégumcnlaires osseuses, oo écailles épaisses, qui probawemenl étaient logées dans bi peau.
(547) On n*a rencontré jusqulci riguanodon, k urne sade exception prés, qne dans la formation wealdienne d'eao dooce du sud de rAngleterre, formation Intermédiaire entre les dépôts marins noliiîqnes de bi pierre de Fortbnd, et les dénéls de saUe vert (grmaland) de la série crétacée. Ln décmnrerteqoe IVm a faite en 4854 (Pm. flMa,, jwUeC 4854, p. 77) d'une partie considérable do sqndeite de Pua de ces animaux dans les carrières de Keatisl»>ilay, près de Maidstone, est une preuve ^ae rexisteBee dreetle espèce n*a pas eu pour limite répoym ai s'est termiaée la foramiioB wealdienne. L*iadivida auquel appartint ce squeletle fut pndMh
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ne furent pas carnivores ; il existe aussi dans la même grande famille des espèces remplissant les fonctions d'herbivores et en oflfrant tous les caractères. De ce nombre est le genre suivant, dont nous devons la connaissance aux savantes recherches de M. Mantell. Nonseulement cet historien infatigable de la formation wealdienne d'eau douce, a rencontré dans ces dépôts de la période comprise entre la série oohtique et la série crétacée des débris de plésiosaures, de mé^osaures, d'hr • IcBOsaures (546) et de plusieurs espteesde crocodiles et de tortues; mais il a découvert en outre, dans la forêt de Tilga'e , les débris de l'iguanodon* (547), reptile encore plus gigantesque que le mégalosâure, et qne son système dentaire démontre avoir été herbivore. Les dents de Tieuanodon ressemblent si parfaitement par leur structure aux dents de l'iguane moderne , qu'elles ne laissent aucun doute sur les rapports intimes qui existent entre ce dernier reptile, notre contemporain, et le premier, le plus gigantesque de ceux qui ont disparu de la surface du
§1obe. Si nous observons que les plus granes espèces d'iguanes vivants ont rarement plus de cinq pieds de lon^, tandis que leur congénère fossile dut avoir une taille douze fois plus considérable , nous ne pourrons nous défendre d'uc mouvement d'étonnement en rencontrant dans des organes aussi caractéristiouesque Test le système dentaire, une ressemblance qui vajpresque iusqu'à l'identité entre les reptiles les plus énormes de la création ancienne et un genre qui ne renferme maintenant oue des espèces proportionnellement si faioles. Suivant Cuvier, l'iguane commun habite toutes les contrées chaudes de rAmérique ; il passe la plus fçrande partie de sa vie sur les branches, où il se nourrit de fruits, de semences et de feuilles. La femelle va quelquefois à l'eau,
riur déposer dans le sable ses orafs, qui sont peu près de la grosseur de ceux d'un pigeon (548).
Mement entraîné par les eaux delà mer, de la même manière que cens dont on retrouve ks osaementa dans les dépôts d*eau douce sous-jaceati à celte formation manne, ont dû être entraînés dans qadqae embouefanre de fleuve. Ce squeletle unique se voit maintenant dans le musée de M. Mantell , et il est Tenu conlinner presque toutes let conjectures que ce savant avait établies sur des os isolés rapportes par lui au genre isuanodon.
(548) Dans un appendice i an mémoire inséré dans les Transactions géologiques de Londres (nouvelle série, L Hl, iii« nartie) au sujet d*os fossiles de riguanodon trouves dans llle de Wightet dans Tile de Purtiecfa, Buekland a dté les faits suivants qui démontrent les habitudes berbivores des iguaries actuds.
Dans le printemps de 1899, M. W. J. Broderip vît un Iguane vivant, d^enviroa % pieds de km^, dans une serre des pépinières de M. Miller près de Bristol. Cet animal refusa tous les inseeies qu'on lui oflirit ainsi que.iaalee»èee de noarritare animale; mais, s'étant approchéde qaeiques pieds de ImricoU que Ton avait pbcés dans cette serre pour V Uter leurdéveloppemeat,!! se mit à eamnagerles leuilles, et depuis ce moment on Ta aaarri avec cette plante. En 1828, le capitaine Belcher rencontra daaa
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIB
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De ce fait que les iguanes modernes ne se rencontrent que dans les régions les plus chaudes de notre globe, nous sommes autorisés à conclure qu'une température égale à celle de ces contrées» sinon plus élevée, régnait sur les côtes maintenant tempérées du sud de r Angleterre, à Tépooue où elles avaient poiir habitants des lézards aussi énormes que Tiguanodon. Il est prouvé par un fragment de fémur de la collection de M. Hantell que Tos de la cuisse de ce reptile surpassait en grosseur celui des éléphants les plus grands. Ce fragment a 22 pouces de circonférence dans sa moindre épaisseur y et il a dû avoir en longueur environ & ou 5 pieds. Et si Ton vient à comparer les dimensions de cet os monstrueux avec celles des dents fossiles qui l'accompagnent, on voit que ce rapport est à peu de chose près celui qui existe entre le fémur de Tiguane et ses dents si caractéristiques et si semblables à celles de Tiguanodon-(5^9).
Les grandes cavités médullaires du fémur et la forme des os des pieds démontrent 'que l'iguanodon, comme le mégalosaure, était organisé pour une locomotion terrestre.
Une analogie de plus existe entre le reptile fossile et ses congénères actuels ; c'est l'existence d'une corne osseuse surmontant le museau. Deux faits d'organisation aussi remarquables que cette corne nasale d'une part, et de l'autre le mode de dentition dont aucun exemple ne se rencontre ailleurs que chez les iguanes, fournissent, dans leur présence simultanée, une preuve nouvelle de Funiversalité de ces lois de coexistence des parties dent l'empire n'est pas moins absolu sur les genres et les espèces qui font partie de l'univers fossile que sur les existences qui composent le règne animal du monde actuel.
Dents. — Comme les dents sont les organes les plus caractéristiques et les plus importants de l'animal tout entier, j'essaierai de faire voir qu'elles ont été l'objet d'un arrangement providentiel, soit dans leur structure, soit dans la matière dont elles se renouvellent, soit enfin dans le mode tout spécial suivant lequel elles s'adapteut à un régime essentiellement végétal. Ces dents ne sont point logées dans aes alvéoles distinctes comme celles des crocodiles , mais fixées, comme cela a lieu chez les lézards, à la face interne de l'os dental,
nie Isabelle des troupai d'Iguanes qui paraissaient oinoivores. Os dévoraient avec avidité les œufs d'oiseaux , li^ intestins des voUilles toées et les Insectes.
(549) M. Vantail a comparé avec soin les os de riguanodoD S ceux de Figaane dans huit points distincts de leurs squelettes respectifs, aûn d'obtenir de cette comparaison le rapport de ces diverses parties, et il a été conduit aux nombres qui suivent pour les dimensions principales de ee reptile extraoraiuaire.
Pieds.
Du boot du mosesD à rextrénilé de It queue, 70 ÎJÊ queue seule, SS ifi
. Clrconrérenee du corps. Il t;i
M. Mantell a calculé que le fémur de Tiguanodou
auquel elles sont sondées par l'une des b* ces de la substance osseuse de leur racine.
Les dents des quadrupèdes herbivores, si Ton en excepte les défenses, forment deux groupes à fonctions bien distinctes, les incisives et les molaires ; les premières destinées à saisir et à arracher au soi ou aux {liantes les substances végétales alimentaires, es autres à les broyer et à les préparer pour qu'elles descendent dans Testomac. Les lianes, bien qu'ils soient en grande pai^ tie herbivores, offrent une exception frappante à cette règle générale. Comme leurs dents sont peu propres au broiement des aliments, elles les laissent passer dans i'estoihac presjque sans leur avoir fait subir aucune division.
Le reptile géant qui nous occupe possède des dents tout à fait pareilles a celles de l'iguane, et d'un aspect tellement herbivore que Cuvier, au premier coup d'oeil, pensa que ce devaient être celles de quelque rhinocéros.
L'étude de c«s dents nous fera connattre de remarquables dispositions qui les rendent propres à la fonction de brouter des substances végétales, telles que le clathraria et d'autres plantes analogues, que l'on rencontre ensevelies avec les restes de Tiguanodon. On connaît la disposition et la force des tenailles en fer qui servent à arracher les clous du bois où ils sont enfoncés. Il est d'autres pinces ou cisailles encore plus puissantes, destinées à couper des fils de métal, et qui les divisent avec autant de facilité qu'un fil est divisé par une paire de. ciseaux. Dans les dents do l'iguanodon, la place qu'occupent les bords tranchants, leur mode de courbure, les points où elles deviennent plus larges ou plusétr«)i" tes, sont à peu près les mêmes que dans ces puissantes tenailles en acier; et .l'on peut se convaincre que ces organes, soit pour aecacher, soit pour trancher, offrent les mêmes «vantages.
On T observe deux arrangements distincts ooDl le but est de maintenir toujours acérée leur arête tranchante, depuis la sortie des gencives jusqu'au moment où les dents étaient usées jusqu'à n'être plus qu'un tronçon. C'est d'abord leur arête aiguë et dentée qui descend des deux cAtëSt depuis la pointe jusqu'à la portion la plus élargie du corps de la dent. Puis, une compensation à la destruction graduelle de cette
était vingt fois aussi grand que celui de Figuane ; mais, comme la longueur des animaux ne [croiLpas toujours en raison de leur posseur, on n*e$t pas autorisé à en conclure que Tiguanodon ait atteint la taille de iOO pieds, quoique selon toute probabilité il ait été fort près de 70.
' Avec on corps d'un volume aussi énorme, cet animal était impropre à poiiter aux arbres; il B*avsil pas roccasion de se servir de sa queue pour grimper comme le fait Tiguane; aussi lesdimensionsdes vertèbres caudales, dans le sens de la longueur, ^bodIelles beaucoup moindres: d'où il résulte que la queuo elle- même devait être proportioanellemeiit beaiicoap -plus courte.
ET DE PALEONTOLOGIE.
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«réie dentée, par Tapplication d*one lame mince d'émail à la lace antérienre de la dent, laquelle conserrait ainsi son fil acéré, tandis que le reste de sa substance se détruisait par suite de ses fonctions (550).
A mesure que la couronne s'usait ainsi de haut en bas, une al^sorption simultanée s*eierçait à la racine, causée par la pression d*une dent nourelle qui naissait pour rem* placer l'ancienne, jusqu'à ce que celte destruction , agissant d'une manière incessante aux deux extrémités, eût réduit la portion moyenne de Tancienne à la condition d'un tronçon creux qui tomlMdt de la mâchoire
K urètre bientôt remplacé. A ce dernier état. Forme de l'organe avait entièrementchangé; sa couronne avait pris la forme aplatie de la couronne des incisives humaines; elle ne IK>uvait plus s'acquitter que d'une mastication imparfaite, et elle étaitdevenue presque inutile comme instrument tranchant.
H n'existe pas, je crois, un autre exemp\e de dénis aussi merveilleusement constituées comme instruments mécaniques destinés à couper et à déchirer la substance Tégétale des plantes coriaces et résistantes ; et nous trouvons dans ce mécanisme animal des plus curieux, une harmonie parbdte de toutes les diverses parties qui constituent la dent et de toutes les proportions de cet organe avec les fonctions spéciales qu'il est appelé à remplir, en môme temps que des modifications que l'orjgane subit, en rai^rt avec les conditions diverses où il se trouve placé aux diverses périodes de sa destruction successive. Et à moins que de nous refuser à appliquer aux ouvrages de la nature les mesures qui nous servent dans l'appréciatiôn des ouvrages de l'art humain, comment pourrions-aous voir ces instruments, où la beauté des dispositions mécaniques s'allie à une si grande simplicité de moyens, et où tout est préparé à Tavance pour toutes les phases successives de leur emploi , sans nous sentir pénétrés de cette conviction firofonde que tous ces arrangements prennent leur origine dans les desseins d'une haute intelligence.
INCANDESCENCE oaiGiHELLB de la teebb.
Fpy. Pbbtukbatioiis géologiqcbs-
(550} De t'mème qae dans les rongeurs, la iadâfaiie do trancunl des deots éuii une conséde Teiislenoe d*ane lame d*éniaU qui rerêi ijenent leur bce antérieure. La substance plus de llnlérieur, Tivoire, devant 8*user plus rapi- Il qtie rémail, et d^aulanl plus rapidement qv^elle tnit plus éloignée de cette dernière lame, la se trouvait ainsi toujours lailtce oUiqneet conserrait à sa partie intérieure une aréle comme œb a lieu dans des tenailles.
Les dents jeunes, au moment de leur sortie of- Iraieat la forme d*une lancette, avec un trandiant étalé de chaipie côté s*éteiidant depuis la pointe îos-
£*! la portion la plus éhrgie, ainsi que cela a lieu ■s les Iguanes conlempprains. La dentelure cessait ft oè la dent avait le pm grand diamètre, c*est-adire aa point précis jpnssé lequel, si elle se Ht co»liaaée, ette n*eàt été d*ancnn eiét dans la fonction et coappr; Â nKsure que ces arêtes en sde s*usaient
fttlOMplc^en^ent , elles âaient remplacées dans action tranchante par b lame antérieure d*é-
INCRUSTATION. Yoy. FossiusatiOw.
INFINIMENT PETITS. Foy. Ihfcsoibes.
INFCSOIRES. — D'après Ebrenberg, les infusoires, que jusqu'à lui oa avait regardés comine à peine organisés, possèdent une structure interne qui rapfielle celle des animaux les plus éïewés. H leur a trouvé des muscles, des intestins, des deuts, des glandes de diverses sortes,desyeux,des nerfs, des appareils de reproduction mâle et femelle. Il a vu Su'il y en a dont les petits naissent vivants, 'autres qui se reproduisent par des œufs, et quelques-uns par une division spontanée de leur corps en deux ou plusieurs animaux distincts. Ils ont une puissance de reproduction telle qu'un seul individu {hydaiinn ienta) en a produit un million en dix jours, quatre millions en onze jours, et seize millions en douze jours. Le résultat le plus étonnant de ses observations, c'est que les plus petites taches colorées du corps du mcna$ iermo (lequel n a en diamètre que jiji' de li^e) n ont qu'un 4^000 de ligne, et que l'épaisseur de la membrane stomacale doit être comprise entre TTritt/ ^^ »»fitf * de li-
Sne. Or, cette peau elle-même doit contenir es vaisseaux d'un diamètre encore moindre, et dont il devient impossible de calculer les dimensions {Mhitmdtungem der Acadtmû der Wissenschaftem xu Berlin^ 1831). Ebrenberg a décrit et nguré plus de SOO espèces de ces animalcules : la plupart ne se rencontrent que dans certaines infusions végétales déterminées; quelques-unes seulement se montrent dans presque toutes les infusions. Un grand nombre de végétaux en produisent à la fois plusieurs espèces, dont quel- 3ues-unes se propagent avec plus de rapiité que les autres dans certaines de ces infusions. Tout le monde sait avec quelle promptitude apparaissent et se propagent les animalcules dans Tinfusion de poivre, et ce cas suffit à donner une idée de tous les autres.
Ces observations des plus curieuses jettent d'importantes lumières sur la question des générations équivoques , question si obscure et depuis si longtemps en litige. Ce &it bien connu que des aniinalcules de caractères déterminés apparaissent dans les
mail, et la disposition qu^atR^ctalt cette lame lui donnait encore une force nouvelle, et rendait son action plus complète. La face antérieure des dents est, en eflel, parcourue, dans le sens de sa longueur, par des rcnlis etdes siOons alternatifs; ces replis, qui formaient Uk comme des arcs-boulants, avaient pour bot d'empèeber rémail de s*écalller ; et le boni tranchant légèrement ondulé, qui résultait de Taher- ' nanœ de ces replis et de ces sillons, constituait une suite de petites gouges, ou de petits ciseaux cannelés. Il résultait & là ^ne les denu, sous Faction des mâchoires, constituaient un îustroment d*un eflfet bien plus complet pour trancher les Végétaux que si kur email eâl formé une seule ligne droite continue. Par suite de ces divers arrangemenU, les dents demeuraient également propres à remplir leurs fone- •ions, dans toutes les phases qu^elles subissaient, depuis le moment où elles naissaient sous la forme d*ttne bmcetae aiguë, jusqu'à celui oà leur usfre était complète.