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DlCT10N!<AUtE DE COSMOCaMB
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ble événement des annales bibliques , une eause d*un ordre supérieur, d*un ordre tout différent de 1 ordre de la nature. On sait ce qui est advenu de toutes les hypothèses proposées; et pourtant tant d'essais infruc* tueuxy tant de tentatives-malheureuses n ont pu convaincre tous ces savants de leur impuissanoe.
« Naguère encore un géologue, dont le nom a eu du reteoiissement dans la science, nous disait, avec toute Tassurance aue lui inspirait la satisfaction d*avoir résolu éCun même coup quatre ou cinqfiroblèmes :
« Supposons qu*un astre quelconque rep- « contre obliquement la terre dans son mou- « vemenl; que devra-t-il arriver? Le choc « violent de Tasire fera dévier le globe ter- « restre, ou le fera retourner sur lui-knème; « son double mouvement de rotation, diurne « et annuel, seront l'un et Fautre suspen-
« dus, ou ralentis un instant De là la
« dispersion des blocs erratiques, celle des « dépôts caillouteux; la disparition subite < d*un grand nombre d*animaux terrestres, c et la présence, dans les climats froids et c tempérés, des ossements de quadrupèdes c dont les analogues vivants habitent les t pavs chauds (621). »
« Nous avons répondu à ce géologue : Si te mouvement de translation de Ta terre autour du soleil était suspendu un seul instant, la terre, en vertu de la force centrale, qui ne serait plus et ne pourrait plus 6tre oontrebaianeée, tomberait en ligne droite sur k! soleil; ainsi son mouvement de rotation, ce mouvement diurne serait suspendu pour toujours. Le double mouvement de la terre aera-t-il seulement ralenti, alors il est bien certain, puisque la terre a, non-seulement un moutement de rotation à l'équateur de 7 iieues par minute y mais encore une vitesse de translation de 7 lieues par seconde ou de U2 lieues par minute, il est bien certain que notre malheureux globe serait bouleversé de fond en comble. Ce ne serait [Ans an déluge : il faudrait voir dans un pareil événement le chaos des poètes et des mythologistes; ce serait alors, comme récrivait Lalande en 1773, Vaceompliesement des sii^ des et la fin du monde. Mais nous savons maintenant que nous n'avons rien à crain* dre de semblable de la masse volatile et tout à fait insignifiante des comètes; car, il iSsiut bien le dire, Vastre quelconque aue vous invoquez, ne saurait être autre cnose qu'une comète; lés comètes sont évidemment les seuls astres que la* terre puisse rencontrer dans sa course annuelle au tour du soleil. »
Aussi est-ce sur cette rencontre de la terre par une comète, est-ce sur un pareil déplacement de Taxe de rotation de la terre, oocatianné par le choc d'une comète, que, plus réuemment encore^ M. de fioueheporn a essayé de fonder une Théurie nouvelle des
(021) M. N. BooB«E, QMof. Aément.
(6iS) HéflMire présenté k 1 Acadéroie des sciences, • inlttet 1844. Voy. BecoicpoRN.
(635) U Muge^ etc., p* 116.
révolutions du globe: et cela, parce qu« le calcul des probabilités lui a moBtré qu'ea supposant dix passages annuels de comètes dans les limites de l'orbe terrestre , touks les chances de rencontre de la terre par un de ces astres devaient être atteintes en iroii millions d'années (622).
Rebuté par tant et de si inextricables difficultés, 1 auteur étranger qui se présenie aujourd'hui pour VexpTication du aéiuge tt du phénomènes qui s'y rapportent^ emploie une autre méthode. S il a encore recours au déplacement de l'axe de rotation de la terre, il^ n'attribue plus ce déplacement au choc d'unecomète. Dans l'enseignement nouveau, la cause du déplacement de Taxe, ainsi qui celle du déluge^ doivent être cherchées dans it développement intérieur du globe (623).
Celle couse sera-t-elle plus facile k trouver dans cet intérieur du globe terrestre que dans le ciel des comètes? C'est ce que nous ne pouvons dire ; car le savant 6lraD|;er, M. Frederick Kiee, ne s'explique pas sur ce point. Ce silence est d'autant plus fteheui et surtout d'autant plus surprenant, que l'auteur annonce que sa « théorie doit eiercer une influence puissante et uniTerselle, non-seulement sur la géologie, mais aussi sur plusieurs autres sciences, notammeDt sur la mytholo^e, sur l'histoire, sur TiS" tronomie, particulièrement sur la théorie exposée par Laplace quant aux mouvements des corps célestes (€2^). » Mais, parce que cette cause, quelle quelle soit, eiigeun effet subit, instantané, il enseigne qu'on m peut peu décider avec certitude : V t si Noé a prévu cette catastrophe ou non ; » 2* f s'il a, par cette raison, bâti un navire d'une con^ truotioH particulière; » 3* « s'il s*est passé sept jours, comme le dit la Bible, avant que rin>ndation atteignit la demeure de Noé;» k' « si la pluie continuelle a duré quaraote jours et quarinte nuits, » etc.^ etc. (625;.
En procédant de la sorte on devait arriver à des résultats curieux. On arrive, en effet, à apprendre^ du mtcrr oa la biblk hêii» « qu'il a existé d'autres hommes sur li terre du temps d'Adam; » et même oa arrive à savoir « qu'Adam, chassé d'E^teOf a dû trouver la Babylonie passablement peuplée (626).» Puis une interprétation corrttlt du onzième chapitre de la Genèse apprend « aue Babylone a été fondée déjà avant k déluge, h
Cette dernière découverte est consigoée dans le ehapitre intitulé : Hypothèse qut la ville de Eabylone a existé orofU le iélugtiti que les images de TApocalypse ont été tiriti de la catastrophe du défwcemitnt de foxt éé globe^ surtout de la ruine de cette ville , ^ truite tors de cette ce^astrophe.
En outre, il est exposé dans oe cbapilK* que « vraisemblablement Babylone fat H « ville la plus importante de l'étal «ooo»
(6t4) Page S35.
(6S5) Page 315.
(6i6) Deuuéiae parik, eksf. S.
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rr M MLfi05T0L0CIK.
€ desdieux OU Elobim, qui semble avoir été,
« APBàsCBLCI DBS ATLAUTBS, le pluS puîSSBUt
4 des Etals avant le déluge ; » car, dans Thrpothèse dont il s*agit, lAilaniide déiruUe aussi lors de ceile catastrophe^ a été fEtat civilisé lepius ancien (^7).
Voici comment tout ceci se -démontre ou s'explique :
L Europe est TAtlantide donlparle Platon, ou, pour reproduire les propres expressions de Fauteur, « TAIlantide des anciens est l'Europe actuelle (628). v Or, < de même
• qu'on peut démontrer que, dans notre
• ère, la civilisation a suivi la marche
• du soleil de l'orient à l'occident , de « même elle Ta suivie avant le déplace- « ment de Taxe, en passant de l'Eurofie dans
• l'Asie occidentale, située alors h peu prAs « h r occident deVEuropt^ et en s arrêtant « aux Indes et dans la Chine, où le soleil,
• pour ainsi dire, j'eil arrêté et a changé sa « direction (629). »
Ce qui signifie qn avant cette rétrogradation frar il est question ici bien moins d'un simple déplacement de l'axe que d'un détonr* nement, d'un changement de rotation ou d'un mouvement rétrogratle), l'Europe actuelle était à Forient de l'Asie occidentale d'aujourd'hui, c*est«è-dire à l'orient de la Babjlonie, et par consé<{uent'h l'orient de la Chine, d'oà la civilisation , en conséquence de la nouvelle marche ou nouvelle direction du soleil, est revenue ensuite, en repasssant par les Indes et par la Babylonie, jusijne dans rEorope actuelle, son berceau primitif; avec eette diflérenise, néanmoins, aue, cette fois, le soleil n'ajant plus changé de direction, m elle a contmné sa route du cdté de l'oecident , en passant dans TAmérique (6M). »
Voilà pourquoi FAmérigne^ çut se éétt^ lippe avec une force gigantesque^ pans derant f Europe qui^ en général^ ne fait plus que de lents progrès (631).
Mais, en même temps, voilà comment it est démontré dans la nouvelle méthode explicative, qu'à part l'Amérique , l'Atlantide on l'Europe, le dernier des États civilisés dans l'ère actuelle, a été TEtat civilisé le plus ancien dans l'ère antédiluvienne, et ▼oilà commenti'Etat de ces dieux ouElohim, dont Babylone fut la C2pitale ou la ville la plus importante avant le déluge, a pu être appelé par l'auteur de l'explication, un état MOMoiiiB, comparativement à l'Atlantide ou à FEurope de la civilisation antéadamique.
Voilà aussi , sans doute , d*où vient que lea t^ptiens, qui, « probablement auront « édiappé à la mort dont les menaçaient la
• grande inondation , les éruptions volca- « niques et les autres phénomènes de la « nafnre qui ont accompagné le déplacement
• de l'axe (682), » eiis^gnaient aux Grecs de
(627) Paige 5tl.
(628) f Je pose donc rhypotlièse ^logique-bist<>fû^ae qa^rAtianîide éesanciensesl PEurone sctmeile^ et qee tes kMiaatw qmi périrent par le éétmge^ sont Irt AUaates om les Titans des anciens » (Pag. 229).
<629) DeMxiôK partie, ckap. 13.
|6Se) ilNxiéeie paitie, chsf. IS.
l'Europe qu'autrefois le soleil se levait à l'occident et se couchait à l'orient.
•* Enfin, voilà comment il se fait que « la « théorie développée dans cet écrit doit ' « exercer une influence puissante et uni- ^ verselle sur l'astronomie, particulièrement «r sur la théorie exposée par Laplace quant c aux TBouvements des corps célestes. »
Effectivement, cette transformation d'un mouvement de rotation primitivement Uiri(^ d'orient en occident, ce mouvement originaire d'orient en occident transformé accidentellement en rotation d'occident en orient, renverse les principes les plus fon** damentanx de Fastronomie, et avec ces principes fondamentaux, tout l'édifice oosmogonique de Laplace.
Tels sont les résultats princi|)aux de cette i^irLi7B!ic« PUISSANTS ET vxivehscixb que II. Frederick Klee promet à sa théorie explirative du déluge.
Cependant, comme Fauteur du livre que nous examinons déclare lui-même que»
« tant qu'on n'aura pas reconnu la jusiesse « des- idées principales avancées daas ce « livre, il serait hors de propos de dévelop- « per plus exactement ces ditférents résuJ-* • tats (633), 9 nous ne nous en inquiéterons pas autrement. Et véritablement nous n'avons j>as à nous préoccuper de ces résultats, puisque nous sommes en mesure de ineltre le lecteur à même de juger en toute eonnaissance de cause de lajusteue des idées pri$uipaies avancées dans ce litre. Il nous suffira présenteanent , sans que nous ayons besoin de suivre plus longtemps le nouveau réformateur dans ses considérations sur lo déluge de la Genèse et sur la Bab^lone de ï Apocalypse 9 considérations si différentes^ de celles de Calvin on de Jurieu sur cette Hiêiiie Babyloiie de VApocalypsCf il noua suflira de reproduire cette autre conclusion à laquelle est encore arrivé Fauteur de Texplication du déluge : •
c II est donc probable qu'il ne fut plus « créé d'hommes après le déluge , à moins « que ce ne soient les malheureux Papuas » € ou le peuple remarquable des Bohémiens» c dont lepparilion au milieu d'une période « historique est encore une énigme (634). ^
On voit queM« Frederick Kleea tenu tout ce que promettait cette épigraphe de son livre:
Croire tout déroavert est oee encer preCaede, C'est prendre riionioa peer les lignies du monde.
S'il n'a pas tenu ce que promettait le titre de ce même livre, s*il n a pas atteint h but principal qu'il se proposait, FejrpIiV «- Iton du déluge , s il a manqué son bût. c'est
?[u'il est écnt dans le livre divin, qtf e la conusion est le partage de quiconque, par mensonge ou par ignorance, contredit la parole de vérité (635\
(632) Page 311.
. (6331 Page 335.
. i63i) Page 16S.
(633) Nom cùturaduas serbo serUaûi uUo et de mendacio inenditioms îmm confsnâert, ,
un
LAMBiXMRANCHfiS oa ACÉPHALES.
-^Oame <lenoll«sqviesà laquelle appartient rtraitre. Les lamellilnBcbes HiaMiveDl de tête et sont bies plus sédentaires que les antres moHosqnes. Ik sont frios, en effet , œlte légèreté, i«tte aetUité des cépbaiopades; ils ne rampent Déme pins snr les roebersp eonme les gastéropodes. Dooés qnriqnefeis de la loeomotion, ils ne 1 exercent qaed*une manière incomplète, llssecaehent dans le saMe oo dans la vase, se déplacent en y traçant uo léger sillon« s'j enfoncent plus profèndéoient, on creusent des esTités au sein des rochers calcaires ; et dans ees deux derniers cas, ne chagent pas déplace, Uii se fixent encore an rocher par nnbjsana. ott bien y adhèrent d'une manière plus in* tiinepar leur coquille mèane, dont la matière calcaire s^unit an sel et réâste ainsi à la Tagne.
Les lamellibranches , diaons^nons, man* quent de tète, et dès lors sont dépourvus des organes de la vision, de Taudition et de la préhension. Ils ont une bouche sans dents , itiunie de lèvres charnues , tentaculaîres , placées à la partie inférieure, au milieu d'un énorme manteau qui enveloppe Iteîmai, se divise, le plus souvent, en deux grandes lames paires susceptibles de s^onvnr et de se fermer , et qui est presque tonionrs ex«> térieurement pourvu d'une coquilieealcaîre tiraite, en faisant intimement partie et protégeant l'enserohle. En dedans de ce man* teau sont les viscères, les branchies formées de chaque cAté , dd deux feuillets minces, fégulièrement striées %n long et en travers, quelquefois en avant sous deux tubes dis-> nncts, dont l'un est le tnbe branehml.
La bouche est h une extrémité; le tube anal h l'autre. Entre ces deux parties , mais plus près de la bouche, existe chez beaucoup de genres un pied unique ; masse charnue» cjp^lindrique ou compnmée, dont le méca^^ nisme de contmciion permet à ces êtres le seul mouvement dont ils sont susceptibles. Indépendamment des muscles propres au manteau, laissant des empreintes palléales sur la partie anlérietu*e de la coquille, on ToU djuoe yalve à l'autre, un, deux ou plusieurs muscles transrerses, qui servent à les fermer ; tandis que le seul effet du relâchement de ees musclée dattache laisse la coquille ouverte , un ligament corné , élasti^^e, placé au point d'union d«)s deux valves, les forçant toujours h s'ouvrir. C'est la force contraire des musclés d'attache et du ligament qui, à la volonté de TanioMiU ouvre et ferme la coquille.
La coquille des lamellibranches est ordi-
«drement formée de deux pièces; quelqueis, néaoiuoins, elle en a plusieurs autres diversement placées sur la charnière. Cette
eoquflle est fixée aux rochers; alors elle est irre^lière, montrant toqjoars son point d'attache, ou bien libre et le plus srmTent sjrmétrique. Lorsque ' les deux pièces oq valves sont égales, on les dit ^rrofr^i; lorsqu'elles sont iné^Ies, on les dit tn^ipiro/rcf ; lorsqu'une ligne tracée à partir do crochet, au bord, peut séparer la Take en deux parties ^ales, elle est équilatéralr, dao> le cas ou les deux côtés sont alors inégaux, elle est, au contraire» Mguilatéralt.
< Chacun, jusqu a présent, dit U. d*0(t)h gnj , a repr&enté les coquOles de lamellibranches, suivant une position arbitraire, qualifiée , quelquefois , de position analowûfme. Tous ceux «j^ui ont étudié les coquilles dans leur position naturelle, ont r^ connu, qu'un so/m, une pkoïa$t une Delncob ont toujours les tubes en haut, sailiaols à la surface du sable ou de la roche qui, les reaferme, afin de pouvoir respirer. La position anaiomiqoe, admise par quelques auteurs, renverse précisément tous les organes, de manière à placer en bas ce qui dans la station normale, esten liant, absolumealcomme un homme qu'on mettrait les pieds en l'air. Si, sans tenir compte de Tétat Dormal , on suivait ainsi, dans la position des êtres, oœ marche purement systématique, on arriverait aux conséquences les plus disparates. Faudrait-il donc» en effet, parce que, dans la slation habituelle, l'homme a la coloaoe vertébrale suivant uee ligne verticale, et perce qu'il porte la tète à leitrémilé supérieure de cette ligne, faudmit-il, disossr nous, figurer le$ autres mammifères daus une position analogue? Non, et personne n t encore songé à chamger pour eux la siatioa normale, pas plus qu*on n'a cherché à retourner un écbinide, en lui mettant la bouche en haut, position contraire à la nature. Itous croyons donc qu'il faut donner aui êtres, en toute cireonslance, dans les figures qui les représentent, une position analogue à celle qu ils ont l'habitude de prendre (iaitf les diverses phases de leur existence.
t Comme nous l'avons ftôt renaarqueraoi gastéropodes, la conchyliologie aywt été, pour ainsi dire, regardée pendant lon^op^ comme une branche séparée de la sciei€<^ qui traite de animaux mollusques, les auteurs parmi lesquels nous pourrions citer des noms très-cotmus, avaient ol'u poufoir » dispenser même de voir lu mer » avant d ^ crire sur les animaux qui y vivent exclusivement, et borner leurs études à des recherche* de ciUfinet, C'est ainsi qu'ils avawni cru devoir fixer arbitrairement Ja position d'une coquille sans consulter la nature, pour s'assurer si ce qu^'ils éublissaient ci*ncordaH avec elle. Nous croyons donc que la p<^^' tion toute deoentention donnée par les au-