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JMCTIO^NAIRE D£ C0SMOGO9ÎIE
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EiL résumé, comme on peut en ju^^er par \e tableau précédent, et parles détails spéciaux qu'on trouvera aux étages, où nous (kvous donné le résultat consciencieux de tous les faits bien constatés, on peut en déduire:
1* Qu*ll existe dans les terrains jurassiques plus de <^,000 espèces d'animaux en^ tièrement différents cTes animaux des périodes antérieures et postérieures.
2* Que ce nombre se divise en 10 zones superposées formant, dans Tensemble des terrains jurassiques, autant de faunes chro- Tîoloçjques, ou d époques qui se sont succédé réOTlièremcnt les unes aux autres.
S* Que chaque zone a montré encore une faune spéciale distincte de celle des zones inférieures et supérieures, qui constitue un élaiçe, une époque bien caractérisée, de la même valeur que l'époque actuelle.
4* Que les espèces qui se trouvent, par accident ou autrement, dans deux eu plusieurs de ces étapes à la fois, et dont on a eiagéré le nombre d'après de fausses données, ne s'élèvent en réalité, d'après les recherches actuelles. j>ar rapport aux espèces spéciales, qu'à 1 J/2 pour 100; chiffré Irop peu important pour changer en rien les résultats propres aux faunes spéciales «ttccessives.
La présence, pendant cette période, des
mêmes genres et des m&nes espioos d'animaux, depuis la zone torride jusqu'au cml$ polaire, prouverait que la température éidit uniforme sur le globe, par suite de la chaleur centrale, et qu'aucune ligne isotherme n'existait encore sur le globe. La composition de ces faunes démontrerait aussi qu'elle était analogue aux fiiunes tropicales aotuelles.
' Les oscillations da sol sont on ne peut plus marquées durant les terrains jurassiques. Leurs traces sont surtout visibles pat les lignes littorales superposées de quelques points.
* A dix reprises successives, des perturbations géologiques, plus énergiques que les oscillations, sont venues interrompre l'animation de la terre et des mers à détruire presque tous les êtres. Après chacune de ces grandes catastrophes de la 1erre, le calme est revenu ; de nouveau, toute la nature a été repeuplée dé ses plantes et de ses animaux. A chaque fois, si les genres sont en partie restés les mêmes, les espèce** ont entièrement changé, ainsi qu'on peut le voir par les faunes respectives.
Quelques auteurs font surgir, pendant cette pift-iode les roches plutonienues qui dépendent des baisâtes, des ' porphyres py* roxéniques, etnéme des granits, M. Cordter ne naralt pas l'admettre.
KASWINL Foy. ttÉOLOOiE.
• KEPLER, belle prière. Voy. Buckland.
KEyPER. Voy, SâUirifiiEN.
- KIMMËRIDGIEN (Étage). — Neuvième étage des terrains jurassiques et le quin* ;Zième de TécheUe totale des formations Kéolosiques. Ce nom dérive de celui de la ville ae Kimméridge^ où, en Angleterre, a été décrit lu premier type de cette période géo* .logique ; c*est Vêlage supérieur du système poliikique^ V argile ixHonJleurj le Portland* 4lone des Anglais, etc.
i Le grand nomlnre de points où Tétage qui /lOttsoccujpe a été rencontré dans les bassins ^^lo-parisien et pyrénéen , doit nous faire croire qiill s*est déposé partout avec régula* rite sur Vétage corallien, et que, sll ne se voit jpas sur tous les points, c'est par suite de changements de niveau postérieurs ; qu*il a été recouvert par des étages crétacés et tertiaires, ou qull a subi (fes dénudations partielles. Autour du bassin anglo-parisien. Use montre avec un grand développement de cuuches.
^ En Angleterre, où nous trouvons la continuité du bassin anglo-parisien , l'étage forme, sur les autres terrains jurassiques, une bande qui traverse encore, du sud au nord, une grande |:ai tiède TAngleterre.
En additionnant les couches qui composent rélaj^e, soit depuis Châteiaillon jusqu'à
lafmdu Rodier, route de Rochefort, soit depuis Villeneu ve-la-Comtesse jusqu'au de* là de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Infé« rieure}, on arrive à trouver pour puissance environ 80 mètres. A Tonnerre ou à Sainlo- Colombe-en-Puisaye (Yonne), on l'a évaluée à 70 mètres. En Angleterre, on lai a recounu jusqu'à 150 mètres.
Nous voyons au Havre des dép6t$ soushiarins formés sous l'influence d'une pé* riede d'agitation déterminée par des courants, et d'autres déposés pendant le repo» prolongé : les premiers^ marqués par Tas* semhlage des couches remplies de (-oquiUes placées mortes où elles sont; les autres, par des argiles où Ton retrouve beaucoup de ooquilles bivalves en place dans leur portion normale d'existence. A l'île d'Oléron co sont, au contraire, des dépôts sous-marinsi formés seulement dans une période de repos. La localité la plus remarquable parles faits de ce genre qu'elle présente est, sans contredit, la pointe de Gh&telaillon. Elle so compose de couches variables, épaisses, plongeant légèrement au sud. Les couches formées de bancs de calcaires marfleui et d'argile, qui s'étendent à marée basse dans la mer actuelle, sont pour n«>us le type d'un dépôt sous-marin voisin, ou môme au niveau inférieur des marées de la côte, et sous rintîuçnce de larges j>erlurba(ious n^r
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Cr DE PÂLl!X>.XTOLQGlfi.
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turcllesi niûuieulaaées, démonlrées par la réparation des bancs ; en cfiet, e\]es olTrcnl
fiartout une incroyable auantiléde coquilles amelUbrancbes» de phoîadomya^ de mactra^ de ccromya^ iTanatina^ de thracia^ de pinna^ etc., dans leur position normale d*existenee, les unes ca famille, les autres isolées. On y voit encore, par places, des centaines de ctylilus^ autour du point où elles adhéraient par leur bj'ssus, et des groupes de pitiM dans la position vertû^e. Kien n*est remarquable comme ces bancs; on y Yoit les êtres marins tels gu ils Tivaient» et l'on prend, fiour ainsi dire, la nature passée sur le fait de son existence, comme pour animer en* core lljistoirc ancienne de notre planète; oa dirait même que les dernières com:hes ont été recouvertes subitement par une aiHuence plus uu onliuaire de sédiments, qui a tout étouOe au-dessous. En résumé, nocs verrons à Cbâlelailloii des dépôts littoraas accéder i des dé|K>ts côtiers sous-marins qui indi-» cmeraient un relèvement lent de ces côtes, oéterininé par laccumulation des dépôts, cpmme nou5 en avons signalé dans les causes actuelles; le Cait ne sera pas même ex« ccptionneit les couches kimméridgiennes du Calvados et de Saint-Jean-d'Aogély nous montreraient un phéflomène absolument semblable.
Caraeiiriê paléonioloqigueê. — La Caune de Tétage kknméridgieii (mre encore i côté d*une disparité presque complète des espèces, des formes génériques, voisines de la faune précédente. On reconnaît qu'elle ftit partie de ce grand tout des terrains jurassiques.
Pour distin^er Tétage kimméridgien de répoque antérieure, nous avons aujourd'hui les kQ genres qui existaient dans celle-er, ^ns arriver jusqu'à cet étaçe. Ce ré:>ultat montre encore que les terrains jurassiques •antinuent leur période de décadence ; oette décadence ressort surtout de la valeur des çaffMtèr^ Bégatifs inférieurs, très-nom'»
breiix, comparés 9ux caractères négatifs su- Rieurs, presque nuls» et du peu de caractères posiliiis ticés des genres que nous ATOns à siçialer.
Pour limite supérieure, nous n'arons, en effet, parmi les reptiles, que le genre c€ti4H r, qui, ineonnu à l'état kimméridgien,
se rencontrerait dans l'étage portlandien.
Four limites avec l'étage inférieur nous avons 4 genres qui manquent encore à cette épocpie ei ne paraissent qu'avec Tétage kim* flâéridgien, parmi les rpi»tiles : les genres jlaResaumf, êêreptùtjfanàylmê^ emjfê et pla^ leaiya.
Avec le genre êiemnÊKmrus^ mentioiuié seu*? leiDoit dans l'éla» kimméridgien, et qui peut être invoqué eomme limite positive eveeTélage portlandien, nous avons encore les 10 genres suivants, qui s'éteignent dans rétame kimméridgien sans passer au portlandien; parmi les reptiles» les genres ÎplesioMouruêf iekoÊtmruê^ piiammÊruê; parmi es poissons, les genres oêlerocanihus^ êtro^ pkoduSf thri$$op$; parmi les mollusques la-
mellibranches , les genres posidonomya^ eeromya et pinnigena; parmi les écblno^ dermes, le genre clypeuê.
] Indépendamment des espèces d'animaux vertébrés et annelés, et des plantes, noua 4vons seulement, en animaux mollusques et rayonnes, le nombre de 199 espôèes* En séparant de ce nombre les 13 espèces que nous avoiis rues se trouver en même temps dans l'élage corallien, et les 2 espèces suivantes : pterocera octani, Delabèche, et pecten IcmellosuSf Sow., qui se rencontrent dans l'étage portlandien, il restera encore 184 espèces spéciales et caractéristiques dç l'étage kimméridjpen.
^ Chronologie historique. — Avec les der^ nières couches de l'étage corallien restent ensevelis, pour toujours, 40 genres d'animaux qui. existaient dans cette période, eç même temps que 630 espèitcs d'animau^ mollusques et rayonnes qui, avec les autre3 séries animales, formaient la faune de cette époque. Après ce mouvement géologique^ lorsque le calme a reparu sur la terre» son| nées dans l'étage kimmérid^en, avec ouelf ques genres nouveaux, 186 espèces danir maux mollusques et rayonnes. .
Les mers, avec moins d'al>ondance, poss^ daient k peu prto les mêmes genres ; seule ♦ ment les espèces étaient différentes de celles de rétage corallien. Les céphalopodes y sont peu nombreux, et les genres dominants y eomme les ceromya et autres, dépondeni principalement des lamellibranches et des «astéropodes, qui vivaient près des côtes» le plus généralement sur des sédiments fins, lei Ton ne voit plus de récits, et à peine
Juelques zoophyies viennent-ils témmgnec e l'existenee de cette série animale.
Les eoBtineBts,indépendaffiment des genres d'animaux déjà cités dans les étages préoé* dents, nourrissaient sur leurs bords mari* times qneiques genres nouveaux de t^j^ tiles, tels que les sauriens: sienosaurus-^ êireplotpwMtf^uê ^ et des tortues des genres êmtfê et pUuemyê. C'est du reste, tout ce qui nous est resté de la faune terrestre de eette période, où pas une plante n'est encore connue.
KIRWAN. Voy. Géologob.
KLEE (FuBeÉMCK). Cet auteur a publié, en 1846, à Copenhague, un livre intitulé : La déluge^ consiaéraiionâ géoiofique$ et Aif leri» ^ues $ur leâ demierê caiaely$moi eu globe . édition française, Paris, 18^7. M. Klee traite, dans son livre, des matières les plus graves et les plus importantes et s'érige en réformateur universel. Son but principal, son but «inoneé du moins, est 1 explication d^ déluge.
« Dans tous les temps, dit M Godefniy, ks. savants ont fût les plus grands efforts pour trouver une cause physique à un évé^ nement dont ils ne pouvaient nier la réalité sans démentir la nature, qui en a partout grevé les fastes en caractères inefiaçaUes. Cependant une voix qui s'est Ait «itendre i toutes les nations assigne au dAuoe, et aux circonstances diverses de ce grandf ei terri*