ORT
à la surfiice do globe, quand une fois elles ont commencé a paratlre. Nous arons tu cette persistance marquée aux mammifères; nous ypiTons aux reptile?, qu'après leur
f)remière apparition, en même temps que es em.Dreintes physiologiques en question, les reptiles n*ont cessé de se montrer à tous les âges géologiques. Nous voyons encore, en parcourant les autres séries animales, que Je fait est général- On pourrait alors se demander : pourquoi ne trouve-t-on au* cun ossement aoiseaux en même temps que CCS empreintes, quand les reptiles y ont laissé leurs restes osseux? Pourquoi, sî ce sont des oiseaux, ceux-ci sont-ils totalement ir connus, jusqu'à présent, dans le dernier étage triasique, et dans les dix étages jurassiques intermédiaires, qui séparent ces empreintes phj^siologiques des premiers restes certains d oiseaux? On voit au'il peut y avoir encore Quelque incertitude sur la pr sence réelle oes oiseaux à Tépoque de l'étage conchylien.
Après ces traces douteuses, les premiers ossements d*oiseaux qu'on a rencontrés ap* parliennent aux couches terrestres de Weald- Clay, que nous croyons devoir rapporter à Vt'tk^e néocomien, le plus ancien des étages crétacés. On connaît, a cette époque, deux aenres perdus {paleornis et cimoliornis). Dans les terrains crétacés, on ne cite qu'une seule espèce propre è Tétage sénonien des États-Unis. Après cela, les oiseaux ne se montrent plus en nombre qu'avec les terrains tertiaires où les mammifères ont pris leur grand développement de formes. On compte en effet, dans l'étage parisien onze formes zoologiques, quelques genres de plus dans rétage falunien, tandis que dans l'étage suba[)ennin, on en compte vingt-neuf. Ces c!iiU*res, comparés à celui de 300 environ, auxquels s'élèvent les genres existants, prouveront, avec toute Tevidence iK)ssible, que les formes zoologiques des oiseaux ont constamment marché en progression croissante, depuis leur première api-arition sur la terre, jusqu'à l'époque actuelle, et qu'elles sont, aujourd'hui, au maximum de leur développement générique.
Déductionê géologiques. — Les caractères stratigraphiques négatifs donnés par les penres d'oiseaux, sont semblables à ceux que donnent les mammifères. En effet sur les y» genres, aucun ne parcourant tous les étages, et tous étant, au contraire, cantonnés daus des étages spéciaux, ils deviennent, pour tous les terrains et pour tous les éM^cs où ils manquent, autant de caractères négatifs, aux quels on pourra recourir pour Tagc géologique d'étages douteux. Les ca-ractères stratigraphiques positifs sont encore.
Far la même raison, au nombre de 44; ainsi on voit, malgré le peu de faits donnés par le<^ oiseaux, comparés aux mammifères, qu ils oA*ent encore assez de formes spéciales
dans les étages géologiques, pour donner àe:9 caractères positifs applicables à la reconnaissance des étages géologiques.
OISEAUX, leur première apparition.
Foy. Co?rcHYLiE!i.
OMAR. Koy. .GÉOLOGIE.
ooLiTHE Inférieure. Foy. callovuh
et Bajocie^t.
OPHIUROIDES. — C'est un ordre d*échi« nodermes, embranchement des zoophytes.
Corps discoïdal , déprimé , pourvu de bras non creux ; organes spéciaux de locomotioni et indépendants de la cavité viscér»le. Une bouche servant en même temps d'anus; des pédicules respiratoires retractiles; ovaires dans le disque. Charpente osseuse testacée, extérieure an corps, et formée quelquefois de plaques dont le nombre est déterminé, sans plaque madréporiforme ; la bouche stelliforme est au centre. Les bras, sans ca* nat intérieur, sans sillons inférieurs, sont soutenus intérieurement par une série de pièces vertébrales centrales ; et , de plus , ^pourvus en dehors de nombreuses plaques ou d'épines disposées régulièrement. iJË% ophiuroldes se tiennent toujours la bouche en bas et rampant ainsi sur le sol.
Le nombre restreint de genres ne nous permet pas d'autres généralités que les sui* vantes. Le premier çenre connu s'est montré avec l'étage murchisonien. L^^ autres sont ainsi répartis : % dans les terrains paléozoïques, 3 dans les terrains triasiques, 5 dans les terrains jurassiques, 51 dans les terrains crétacés, tandis qu'un fort maximum se trouve dans les mers actuelles. Ainsi les opkiuroïdes sont certainement encore dans une pleine voie de développement de formes zoologiques.
OR. Foy. V Introduction»
ORDRES d'animaux fossiles âvx mwTÈi
BEUTS AGES DU 1105IDE. Voy. PlIYSIOLOGIB FA»
LÉ0!«T0L0GiQLB, — leurs périodes croissant se ei décroissantes. — Voy. ibid.
ORIGINE DE LA TERRE, DU SOLEIL, DES FLATIÈTKS, DES COMITES, CtC. Voy. CCS mOtS.
ORTHOCÉRATITES. — Ce sont dos mollusques ainsi nommés h cause do la forme ordinaire de leur coquille, qui est celle d'une corne droite. Le3 orthocératites commencèrent à se montrer à peu près k la même époque reculée que les nautiles, dans les mers où se déposèrent les couches de transition, et ils s'en rapprochèrent tellement par leur structure, que nous pouvons prononcer que c'étaient des coquilles remplissant de même les fonctions de flotteurs à regard de quelques mollusques céphalopodes. Ce genre se compose d un grand nombre d'espèces qui abondent dans les terrains stratifiés delà série de transition; et c'est un de ceux qui, appelés l'un des premiers à prendre place sur la surface de notre planète, ont presque complètement disparu dès une époque très-reculée (775)-
(llh) Vog» d'0rbic5T, Tableau méthodique des ' ik ce fait général que le genre ortlioeératUes*éleif ait
céphalopodes. ' svant le dépôt des terrains sccehdaires. Une |)etiie
U ii*existe ^ ma connaissanoe que deox exceptions espèce douteuse, trouvée dans le lias de Lysie-Be^
OXF
DICTIONNAIRK DE COSMOGONIE
OXF
De même que les nautiles, les orthocéra* tites sont des coquilles niulliloculaires dont les cloisons transversales ont leur concavité tournée vers Textéricur et sont percées à leur centre ou près des bords pour le passage d'un siphon. Le tube destiné h loger ce dernier varie dans son diamètre plus que celui d'aucune autre coquille mulliloculaire; car il atteint depuis un dixième jusqu'à la moitié du diamètre total de la coquille elle-même, et souvent il prend une forme renflée qui dût permettre la dilatation d'un siphon membraneux. La base de la coquille, en avant de la dernière cloison, offre une cavité plus (grande, où le corps de ranimai parait avoir été en partie coutenu.
Les orthocératites sont de forme droite et conique, et offrent avec les nautiles les mêmes rapports que les baculites avec les ammonites. Les orthocératites, en effet, pourvues de cloisons transversales simples, ressemblent à des nautiles aue Ton aurait redressés, tandis que, dans les secondes ainsi que dans les ammonites, les chambres a<^riennes sont formées par des cloisons transversales sinueuses. Les orthocératites varient considérablement dans leurs formes extérieures et dans leur taille; il en est qui ont trois pieds de long avec un diamètre d'un demi-pied ; et on a compté jusqu'à soixante* dix chambres aériennes dans un seul individu. L'animal, qui avait besoin d'un semblable flotteur |)Our se soutenir au sein des eaut, dut surpasser de beaucoup, par ses proportions, les plus gigantesques de nos céphalopodes actuels; et le grand nombre d'orthocératites que l'on rencontre parfois dans un seul bloc de pierre prouve jusqu'à quel point ces mollusques abondaient dans les eaux des océans anciens. On en trouve des quantités considérables dans les blocs d'un marbre de couleur rouge obscur, appartenant au calcaire de transition de l'Ile d'Ol^land, et que l'on transporte depuis Quelques années dans plusieurs parties de l'Europe, pour remployer dans les constructions architecturales (776).
OSCILLATIONS du sol ; leur rôle dam la formation des couches carbonifères. - Yoy.
CABBONlFiRIEll.
OURS. — Voy. Mammifères.
OXFORDIEN (ETAGE). — Le septième étage des terrains'jurassiques et le treizième de la série totale des formations géologiques. 11 lire son non d'Ox/brd, ville cTAngleterre, où il se trouve comme type, ainsi qu'à Trouville ( Calvados ) , etc.
Presque partout oii se trouve l'étage callovien, se remarque dessus l'étage oxfordien.
gls^ et une autre appartenani au calcaire alpin de la tormalîou oolitique de Halstadt. dans le Tyrol, •ont les deux plus récentes que Ton ait encore signalées.
(77i)) Une portion du pavé de la cour du palais de Ramptou, le pavé de la salle du collège de runlversité à Oxlord , plusieurs lonibeaux des rois de Pologne, à Cracovie, ont été exécutés avec ce marbre, éùiê lequel se montrent un gnui4 nombre do oo«
En résumé , on le rencontre depuis le U* jusqu'au 68* de latitude nord.
Sur certains points du sud-ouest de li France, dans le rentre et surtout dans les Alpes, on peut évaluer de 100 à ISO mètres la puissance de l'ensemble. .
En Russie, une surface lonzue dett,et large de 23 degrés, a cessé detre une mer k la fin de cet étage et est redevenue m partie continentale. Cette snréléYation de couches restées presque horizontales est-elle la suite d'une force intérieure souIeTanlei ou est-elle due à un changement de niTen dans les mers? Nous nous bornerons Nire que nous croyons que cette surélévalion est produite par l'abaissement des eaux, quii mis k sec des parties peu profondes des mers. Il parait, au moins, en être ainsi pour la Russie; car le manque de crinoîdes de bryozoaires et de zoopliytes; TabondaDoe des céphalopodes , des gastéropodes et des lamellibrancnes , ne nous donnent partout, que des points déposés sur une côte ou peu au-dessous des marées, ce qui |)Ourraiteipli-
3uer le dessèchement de ces parties, sans uae ifférence de niveau de plus que de quet ques mètres. Dans tous les cas, que le mouvement se soit fait sentir d'une manière ou de l'autre., nous le croyons assez considérable dans ce qui nous en est c^nnu, poor 2ue nous puissions lui attribuer la fin de It tune oxfordienne , dont les limites , sur les couches concordantes des points non disloqués , coïncident si bien avec ces parties isolées de l'époque.
Le polissage, la corrodation de 1 éli»
oxfordien d'Escragnolles (Varl,avaDiquj ne fût recouvert par d'autres sédimenls.est encore une preuve du mouvement des eaai, qui Ta ainsi dénudé et usé.
Caractiret patéonlologiques. — I^^ tères généraux de cette faune sont trts^ marquables. Ce n'est plus ici unenseinble sans couleurs , mais , au contraire, u«« curieuse époque de recrudescence de crffr tion très-tranchée parmi les terrains jurassiques. C'est, en effet, dans l« If".^ jurassique, l'étage où il naît le plusf«7 mes jusque-lk inconnues, et où plus «' formes spéciales y naissent et y roeuremi comme on le verra dans les caractères siratigraphiques suivants : .
Pour séparer l'étage oxfordien de U«g callovien , de plus du genre palœoteuihit ^ et mort dans l'étage callovien, nous a w deux autres genres qui, nés «ntérieure»
ment, s'éteignent aussi dans l'étage cai^ vien , sans passer k l'étape oxfordien : par» les reptiles, le genre ichthuosaurus; fàm les poissons , le genre pacHycormus.
quilles d^orthocératitcs. Les plas grandes .»i^ que Ton connaisse se trouvent dans le caî2"*rr2s' bonirère de Closeburn , dans le conilë de tj^^^^r elles sont à peu prés de la grosseur de la c»» - La présence de ces mollirsques gigan*^"^? I'^l^ témoigner de la haute température qui i^'^ A.. dans les régions septentrionales der£urope>i'7 M. SowKiBY, Min. cwêqH.^ pU ccuvi)
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ET DE PALBOMTOLOGIL
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Poar séparer paldontologiqnement Tépoque qqi 4ious o<:cupe de l'élage corallien <iuî lui succède iiuiDediatcmeDU nous avons, indépendamment des plantes, 36 genres qui commencent seulement à paraître dans létale suivant, et manquent encore dans celui-ci.
Les genres inconnus aux étages inférieurs, et apparus pour la première fois dans Téta^^e osfordicn, seront autant de caractères (losilifs pour les distinguer de Té- Eoqiie antérieure; ces genres sont au nomre de 78.
Les genres spéciaux à Tétage oxfordien, qui sont nés et moris dans cette période, sont autant de (taractères ()OsitiCs |iOur les distinguer de Tétago corallien, où ces genres ne sont pas inconnus. Nous avons 78 genres ou formes animales spéciales, ce qui est réellement énorme, rclaliveiuent aux limites straligraplûques données par la stratiCcation ; car ces dilTérences annonceraient les limites les plus tranchées entre les deux.
Sans compter les nombreuses espèces d*amaux vertébrés et annelés, et des planles qui £*élèvent à quelques centaines, nous avons , en animaux mollusciues et rayonnes seulement, le nombre de 739 cs|ièces. En ôtant de ce nombre les S esj'èccs communes à la fois à Téiage callovicn et les 15 sui- ▼anies communes avec Télagc corallien, il restera encore 702 es|)èces caraclérisiiijues de cet étage qui pourront servir à le taire reconnaître.
Chronoloffie hiitorique. — A la lin de Pelage callovien, prohablemcnt |>ar suite d'une perturbation géologique, ont élé anéanties, avec quelques genres, avec des espèces d'animaux vertébrés et annelés, 2S5es|ièces d*animaux mollusques et rayonnes. Liirs(|ue le calme s*est rétabli dans la nature, sont nés , avec l'étage oxfordien , 78 genres d'animaux de toutes les classes, juscju'alors inconnus , et plus de 800 csfYèces d'êtres et de plantes, complétant Taniniation de cette curieuse époque du monJe animé.
Les mers oxfordiennes ont conservé la même extension qu*à l'époque précédente , seulement elles se sont de nouveau retirées tout aiUour des liassins anglo-parisien et pyrénéen, par suite d'atterrissements littoraux. Elles s'étendaient sur les mêmes |)oints d*£urope, et probablement san» interruption, d'un côté , jusqu'en Asie-Mineure, et de Tautre en Russie ; car il y a trop d es|)èces communes entre la France et ces contrées lointaines jusqu'à la mer tilaciale, pour croire qu'il existait des limites entre ces points des mers oxfordiennes.
Les continents devaient être aussi les mêmes, au moins en France, en Angleterre et en Russie, à cela près,ce|cndant, dans les |>remières contrées, d'atterrissen^ents nouveaux au pourtour des t)as^ins. Comme à Tétage précédent, les détroits breton el vosgien forment un isthme; l'Ilot du Ji:ra est le même, ainsi que les autres points eontinentaux.
Les mers s'enrichissent d'un grand nombre d'animaux nouveaux; nous y vojons, en effet, apparaître , avec le premier règne des crustacés décaïKxles , les premiers crustacés isopodcs, les premiers règnes des amorpliozoaires testâtes; et, dans toutes les autres classes, soit le maximum de développement de quelques familles, comme celles des pycnodidé(.*s, des lépidoptéridées, parmi les |ioissons« un grand nombre de genres nouveaux de toutes les classes, parmi les«iuels nous distinguons des céphalofiocrcs remarquables, conuiic la «rr/if , les Irptolnh thiê et les acaniitoieuihist «les venus, lieaucou|) de genres de crustacés, d'érhiiiiider* mes , «iC iKilypiers et des s|K>iigi<iires. Les nombreuses ftirnies nouvelles jointes au niaximiiiii d« déveluppenieut des es|iè«x'sdes genres pholadomija^ myoconcha^ rhyniho" nrlla et cugeniacrinus^ donnent à cet étage une rii'lie*i.Ne «iiiiiiiale bien supérieure à celle ûes éjioiiiies antérieures.
Ijcs eoiitinenls n'étaient pas moins bien parlAirés; cnr nous y 'voyons apiiarailre, |tfHir la pri'inière fois, des représiiilAiits nombreux des ordres des insectes liémiptèrf*s, liyniénopières et lépitbqilères. Nous voyons* enrnrc le seeoini lè^nc des grands reptiles riverains composé île qiiebpies genres déjà cités, et de 10 genn*s nouveaux, parmi lestpiels les gnaihosnnruf . les rû'^ rhaotauruÉ^ les pteuroMurnn^ les gtostaurnêf les êpontigiotauruê 9 et siirlnut res siiigu* tiers rejililes volants nommés p/rrorfifr/^/ii#.
L*idenlilé de la faune marine o\frirdienne depuis le kOr de latitude jusqu'à la in«T «î laciale nous ferait croire qn'«î cette éiNnpie les zones isotliernies n'exi>taient |*as encore, neutralisées qu'elles étaient |>ai* la cliaieur centrale de la terre.
Par ce que nous avons déjfi dit de la perturliation tiiiale, on voit qu elle a probablement déterminé la lin de la période oxfordienne, et c|uc la perturliatiim coïncide avec les limites des faunes dans les couches terrestres.
OXYfiENE, son rôle dam la conêtiiutîon de la terre. — Fojf. MATiisES iLÉiiEKTAises