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La plupart de ces coquilles sont microsco- ^ piqiies, et abondent dans les eaux de la Méditerranée et de l'Afrique. Leurs espèces fossiles se Irouvent principalement dans les terrains tertiaires, et, jusqu'à ce jour, c'est en Italie qu*on les a surtout rencontrées ; mais on en voit dans la craie de Meudon» dans le calcaire jurassique de la Charente- Inférieure, et dans Toolite de Calne. Le mar- Sais de Northarapton en a découvert dans es silei de la craie des environs de Brighlon. .
Je ne m'occuperai, dans ce chapitre, que du genre nummulite, que M. d*Orl)igny place dans sa section des nauliloïdes. Ces coquilles sont ainsi appelées à cause de leurressemblance avee une pièce de monnaie.
Leur taille varie depuis celle d'un écu de six livres jusqu'à une petitesse microscopique; et elles occupent une place importante dans Thistoire des coquilles fossiles, à cause de leur c|uanlité prodigieuse dans les étages supérieurs des terrains secondaires, et dans
lusieurs des couches tertiaires. Souvent on es rencontre amoncelées, et serrées les unes contre les autres comme les grains dans un tas de l)lé. Dans cet état, elles forment une partie considérable de la masse entière de
f)1usiours montagnes, comme on le voit dans es terrains cali^aires tertiaires de Vérone et du Monte-Bolca, et dans les terrains stratifiés secondaires des formations crétacées : dans les Alpes, ptfr excmf)le, dans les mon (s Carpathiens et dans les Pyrénées. Quelques-unes des pyramides et le sphynx de l'E^ynte sont construits avec un calcaire rempli ue uummulites.
Il est impossible que nogs voyions ces masses montagneuses formées avec les coquilles d'une famille unique ainsi surajoutées aux matériaux solides qui constituent ré:;ur.:c du globe, sans qu*a.ussilôt cette idée fra\ pe noire esprit, que chacune de ces coquilles en particulier a tenu une place importante dans Tor^anibation de (quelque animal vivant, et sans que notre imagination se trouve ainsi reportée en arrière, jusqu'à ces époqup^ îeculées où les eaux de I océan, qui recouvraient alors notre Europe, étaient remplies par des bancs flottants de ces mol-
eoqiiilleft n*ont pas de siphon , mais leurs chambres cumiiiuiiiqniMil eiilre elle au moyen «fun ou de plusiiurs pol ts pertuis. Cd ordre do foraminifèrei a été p:irlagé par M. d*Orliigny en cinq familles compr 'liant ciiii|iiaule-i( ux genres.
Nous devons ajouliT toutero««- que Topinio*^ qui allrihne à des eéphnlopotles la construction de ces C04|uilles iiiulliloculaires est ciu-fM-e un objet de doute pmr pliifi.u'S d'entre elles, etqiril y a des auteurs 4|ui leur attribuent une origine toute différente.
(772) Cette |.9pulation immense de nummuliies qui fourniillait, suivant notre hypothèse , dans les anciennes mers, est représentée (le nos jours par la fécon(!iié prodigieuse de la mer du Nord. D*après ce qu* dit Cuvier, dans son Mémoire sur le CIto boroaiis« la surface de ces mers, lorsque les eaux en aoiil trn.i«|uill s, rourniille de tant de milliers de ces molliis'iues, qui plimgent sans cesse et reviennent à la surface pour y respirer Tair atmosphérique, que les laieines peiîvent à peine ouvrir leur énorme gueule sans eogioutir des miliiera de cet petites
lusques éteints, pareils à ces bancs de be roès et de clios qui s'observent de nos jours dans les eaux des mers polaires (772).
Les nummulites, de même que les naa* tiles et les ammonites, sont itarta^^ées en des chambres aériennes dont rensemUe était destiné à remplir rofBced'un flotteur; mais on n*j voit |>oint une dernière chambre pins grande où ait pu être contenue quelque po^ tion du corps de Tanimal. Les chambres sont extrêmement nombreuses, et des cloisou transversales les {lartagent en petites subdivisions. Le siphon manque. La forme des parties essentielles varie dans chaque espèce appartenant à ce genre ; mais leurs f principes de construction et le mode suirant equel elles remplissent leurs fonctions paraissent avoir été les mêmes dans toutes.
Les nummulites ne sont pas les seuls débris d*animaux qui constituent les couches calcaires de Tenveloppe du globe. Il est d'autres coquilles, d*une taille encore plos petite, qui ont produit des résultats blos grands et plus surprenants. Lamark fn3), en parlant des millioles, petites coquilles multiloculaires dont la grosseur o*excèd« pas celle d*un grain de millet, et qui reoDplissent les couches de plusieurs carrières des environs de Paris, a fait ressortir Tiih fluence gi ologique qu*ont exercée ces petits corps, en raison de leur excessive abondance. A I9 vue de* leur taille insignifiante, dit-il, on hésite à porter Texamen sur res coquilles microscopiques; maison cesse de les regarder avec ce mépris, lorsque l'on considère que c'est à Taide des objets les plus petits que la nature produit quelquefois ses plus remarquables, ses plus importants phénomènes. Ce qu'elle semble perdre ce volume, dans la création des êtres maoLS elle le regagne amplement par le nombre des individus qu'elle sait multiplierjusqui rinfmi avec une admirable promptitude. Les restes de ces individus si petits ont grossi davantage la masse des matériaux qui constituent Ta croûte extérieure du çlobe <!»* ne l'ont fait les ossements des éléphants» des hii;popotames et des baleines.
créatures célatineuses, longues d'un pouce, e( ^ avec les Méduses et quelques autres animaux pw petits, forment la lase de la nourriture de ces woov trueux habiuintsdes mers. Nous trouvons un rapprochement tout pareil dans le fait saiTint, J«c rapporte le iourual de Jamesou, tome U, paget'^- ÏAs nombre des petites Méiluses, dans ceruiuts parties r*-$ mers du Groenland, est si nrand, <!».•• pouce cube pris au basant nVn contient ^ ^ de 64; U y en a donc 110,592 dans un P^^l^^' et si Ton prenait un mille cube (or on ne P^^ !|^ ter que la mer ne soit chargée de ces petits eiro dans une étendue aussi considérable), onsarav nombre tellement effrayant , que si , suppose q» i|° homme en puisse compter un million par sema"'* il eOt fallu employer 80,000 personnes depuis ivn gine du mrnile pour arriver à en oUenir IcÇ^?'!"^ — Voyez Tadmirîille hçon d'uitioduction fjiu* g» le doeieur Hidd à son cours d*auatomie comparai OxfoifV 1824, p. ^5.
(773) Àmmaua iau HrMm^ I. VU; p. (Il*
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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OBJECTIONS coRTEB la nioBB asteo- HOMiGO-CHmiQt'E. — Yoff. C08I10GOHIB et La-
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OISEAUX. — Les oiseaux se divisent en ordres; mais ces ordres ne se distingnent guère entre eux que par des caractères empruntés à la forme du hec^des pattes, etc. Les caractères ostéoio^iques, qui nous avaient été d*un si puissant secours |K>ur diviser méthodiquement les mammifères, deviennent i4'i insuffisants; car ils n'offrent pas, dans chacun de ces ordres, des différences assez tranchées |)0ur les séfiarer convenablement. De là de grandes difficultés dans la détermination des débris fossiles d*oiseaux, d*autant plus (|ue la nartie cornée du bec et les pattes n*offre généralement pas des conditions fSuvorables à la fossilisation, et que conséquemment ces organes sont trèsrarement conservés avec les os à Tétat fossile. Ajoutons que dans une classe dont les limites extrêmes sont aussi peu éloi/jnées que dans celle des oiseaux , les zoologistes ont établi plus de cinq mille es|)èces vivantes. On concerra dès lors facilemeat que les caractères du squelette, déjà insuffisants pour la détermination des ordres, le seront bien plus encore pour celle des genres, et qu*entin il sera impossible, dans la nhipart des cas, de distinguer par ces caractères les espèces à rétat fossile. Du reste, les débris fossiles d*oiseaux sont rares, ce qui tient peut-être à rbabitude de ces animaux de vivre généralement sur le sol exondé, ou à la faculté dont ils jouissent de ))Ouvoir fuir les inondations et d*échapper ainsi à l'envahissement brusque des eaux, peut-être aussi à la rareté même de la race aux anciennes époques géologiques, ou enfin à la nature poreuse des ossements qui les porte à surnager pendant longtemps, avant que les sédiments s*en emparent
Li^s os ne sont pas les seuls débris de la classe des oiseaux qu'on rencontre à l'état fossile. Nous avons vu qu'on y rencontrait très-rarement les ongles, le bec, les plumes, etc. ; on y trouve même des œufs parfiiitement conservés dans leur forme. Les gypses de Montmartre présentent de beaux exemples d'oiseaux conservés avec le bec et les ongles. On possède au Muséum de Paris deux portions de plumes très-reconnaissables, qui proviennent d'un terrain tertiaire d'Auvergne, un autre échantillon provenant du gypse d'Aix, un troisième de Monte - Bolca. Quant aux œufs fossiles d'oiseaux, on dit qu'il n'est pas rare d'en rencontrer dans les terrains d'eau douce d*Auvergne ; on en cite également dans les gypses d\\\.
L'hi>toire que nous venons de tracer des débris fossiles de la clasde des oiseaux demeurerait incomplète, si nous ne disions
encore quelques mots oes traces que ces animaux ont laissées sur certaines couches géologiques ancÎQpnes dont nous avons déjà fait mention, en traitant des empreintes physiologiques. {Voy, ce mot.) La véritable nature organique de ces empreintes ne saurait être aujourd'hui douteuse pour personne; M. Hitchcock, qui les a |)articulièrenient étu^ diées, a prouvé, par de savantes recherches, qu'il n'était possible Je les attribuer à antenne autre classe d'animaux marcheurs qu'à celle des oiseaux. Rencontrées dans les grès de l'étage conchylien de Massachussets, aux Etats-Unis, ces empreintes sont généralement composées de trois doigts, le médian étant plus long que les deux autres. Quelques-unes portent des ongles; quelquesunes aussi offrent un pouce en arrière, et toutes retracent bien la marche d*un bi|.ède: car on ne trouve jamais plus de deux rangées parallèles, une de droite et upe de gauche, pour chaque série de pas. Les em|<retntes se succèdent régulièrement, le pied droit et le pied gauche se montrant toujours à leur place respective. Quelques-unes n'entre elles mesurent des dimensions énormes ; une, entre autres, semble prouTer que le pied qui l'a produite n'avait pas moins de 15 pouces (anglais) de long et 10 pouces de larj^e* sans compter l'ongle de derrière, qui avait à lui seul 2 pouces. Quatre à cinq [lieds au moins d'intervalle séparent la trace de cb*que pas, c'est-i-dire marque chaque enjambée de l'animal. Ces intervalles indiquent des pro{)ortions si fort au-dessus de celles des espèces vivantes connues jusqu'à ce jour (les enjambées de l'autruche n'ont que 10 à 12 pouces de long, mesure anglaise), que le g<^ologue est porté naturellement a se demander si ce sont bien là de véritables empreintes de pas d'oiseaux. Une circonstance assez remarquable, qui sp rattache au gisement des empreintes physiologiques de pas d'oiseaux, c'est que, dans les couches où celles-ci se rencontrent, on n'a jamais trouvé le moindre débris osseux d'oi>eaux. On y a découvert seulement, en ces derniers temps, des coprolites qui paraissent bien, d'après leur composition chimique, devoir être attribués à des animaux de cette classe.
Cuvier divise les oiseaux en ordres qui ont presque tous des représentants à l'état fossile.
Premier ordre. Oiseaux de proie (Bapacee). — On rapporte à celte division un genre perdu : le g. lithomisj Owen, voisin du vautour, mais plus petit qu'aucun des genres actuellement connus. Il s'est montré dans l'étage parisien de Sheppy. On connaît encore quelques rcfTésentants des g. haliœtue^ buieo et #/ri<r, dans l'étage parisien de Montmartre; du g. catarthes^ mns l'étage subapeil*
DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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nin d'Auvergne ; des g. vuUur, ajutïa, dans le diluviiim.
Deuxième ordre. Passereaux {Passeres), — On cite comme genre éteint le g. protornis^ Moyer, rencontré dans Tétage suessoniea ijeijiaris.
Parmi Jes genres existants qu'on a cru recoiinaîire, on indique les g. turdus , frinailla et corvusj dans l'étage falunien de Weisenau, de Sansan ; et dans les cavernes ou le diluvium, les genres motacilla^anaba* teSf alauda^ (wrdus^ corvus^ hirundo^ raprtntulgus^ etc.
Troisième ordre. Grimpeurs, — Un genre éteint, décrit par M. Owen sous le nom d'halcyornisy a offert une espèce dans l'étage parisien de Sheppy (Angleterre). Les genres encore existants connus, tels que les coocysus, picusy psitlacusj etc., sont des cavernes ou du diluvium d'Europe et du Brésil.
Quatrième ordre. Gallinacés {Gallinaceœ).
— On a rapporté toutes les espèces fossiles ft des genres connus h l'état vivant. Le g. perdix a offert une espèce dans Tétage
{)arisien de Montmartre, une autre dans 'étage falunien de Weisenau; les quatre genres phasianus^gallus^ numida^ crypiuruf^ cités à rétat fossile, sont des cavernes et du diluvium, dès lors ils dépendent peut-être de répoque actuelle.
Cinquième ordre. Courreurs (Currentes).
~. Un genre perdu de cette division, le g. eîmornt>, Owen, dont on rencontre des restes abondants dans le diluvium de la Nouvelle-Zélande, était remarquable par ses dimensions et par sa forme. Sa découverte récente a vivement excité l'admiration des zoologistes. On en connaît déjà cinq espèces ; l'une d'elles n'avait pas moins de quatre mètres et plus de haut; un tibia mesure i8 pouces et demi (anglais) de long ; un fémur, Ifc pouces de long et 7 pouces et demi de circonférence. Les dinornis étaient intermédiaires, pour la forme entre les casoars et les aptéryx.
Le genre rhéa a montré des débris dans les cavernes du Brésil. On sait que ce genre vit encore sur le même continent.
Sixième ordre. Echassiers. (Grallœ) tous oiseaux dé rivages. — On a décrit sous le nom de palœornisy Mantell, des os d'oiseaux rencontrés dans l'étage néocoraien de Tilgate. Les autres genres qu'on a cru reconnaître sont rapportés aux formes actuelles. On cite le g. scolopaxy dans l'étage crétacé sénonien de New-Jersey, aux États-Unis; des traces des g. tantalns^ scolopax, nume^ nius et /w/ua, dans l'étage parisien de Montmartre et de Halten; des traces des genres ciconiay scolopaxy dans l'étage falunien de Weisbaden et de Weisenau; des ossements de phœnicopterusy en Auvergne; et dans les cavernes et le diluvium, avec les genres précédents, des olis^ des rallus et des crex. Septième ordre. Palmipèdes (Nalatores).
— Un genre perdu de celte division est le
cimoliornisy Owen, de l'étage crétacé néocomien de Maidstone (Angleterre). Parmi les genres connus à l'état vivant, onaiseotienne le g. carbo^ dans l'étage parisien tle Montmartre; dans l'étage subapennirufAuvergne et de Morabach, des mergus^ des anas et des carbo: puis, dans les cavernes et dans les ailuvtons, où Tâge ne peut être rigoureusement déterminé, avec les ceorei cités des larus^ des amer ei des eolj^miiu.
Résumé paleontologique sur les oiseau.
— Comparaison générale» — £n comparai la répartition cbronologique des oiseaui à la surface du globe, à ce que nous avons dit des mammifères, on s^apercavra, tout de suite, que \^ oiseaux fossiles ont suivi, en tout, la même loi de répartition géologique En etfet, on voit encore qu'à rexcepliou de quelques empreintes nhysiologiques im les premiers âges géologiques et de quelques genres dans les terrains crélacés, IVosemble des oiseaux s'est montré avec les terrains tertiaires et a marché pro^^res^vement jusqu'aui dernières coucnes (^éoluziques. Nous insistons sur cette concoruancf de résultats, dans le but de faire reiuaniuer que les oiseaux, comme les oiammifères, sont essentiellement terrestres et quii»
respirent l'air en nature.
Après cccfuenous avons dit de ladi culte de distinguer avec certitude les genres par les caractères ostéologiques, on concevra que nos généralités sur les oiseaux fossiles ne peuvent nous amener à des coH&i; dérattons aussi complètes que les maoïniifères. En effet, les oiseaux ne montraBi aucune différence bien marquée dans I io^ tant d'apparition respective des ordres, nous pouvons croire qu'ils eut subi ane même lui de répartition dans les couches terre^lrcs.
Réductions zoologiques généralei, - Si nous comparons, en remontant deséi^u^ anciennes vers Tétai actuel, le nombre respectif des traces que les oiseaux ont laissées clans les couches terrestres, nous arrivG'ODS aux conclusions suivantes. A quelle époque peut-on faire remonter avec quelgue cerlitude la première apparition des oiseaux sur le globe? C'est la première question q»; se présente naturellement à la pensée, m l'on en croit lea empreintes physiolog't^^ dont nous avons parlé, les premières traces d'oiseaux se seraient montrées avec Téiage conchylien, le premier des terrains tnasjques (Tik). Malgré les savants travaux de M. Hitchcock, nous ne pouvons nous eiii-
1)ècher de conserver encore des doutes 5ur es véritables rapports de ces ancicniK> traces d'animaux. Rien , assurément, fl^' s'oppose à ce que les oiseaux ovipares a sang chaud, se soient montrés, pour ia pr^ mière fois , sur la terre, en môme temps qjî« les reptiles ovipares à sang froid. La'J»'!' culte, pour nous, ne se trouve pas là ; p*'* bien dans une autre déduction générais d'une haute importance en paléontok-i^ C'est la persistance des formes imoiH^
(774) M. Elle de Baumoat penM qu« le D(Hiveau gris rauga dépend des lerf mm tiiasîqttti iffàietff^^
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ET DE PALEONTOLOGIE.