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Je la terre liront jamais vécu, et ni les eouohfes terrestres ni les montagnes ne sont Teffet des causes naturelles. Nous allons citer : c'est le moyen de faire connaître au lecteur la valeur des considérations que %f . Tabbé Pachon développe dans son livre.
Voici d'aboni YAvanhPropos :
« Les plantes et les animaux sont pétri» fiés depuis la superficie jusqu'au, centre des rochers, des montagnes, jusqu'à une profondeur inconnue. Leur origine a été merveille use pendant les jours de la création ; l'univers a été créé iniorme |et perfectionné ensuite; les deux règnes sont entrés dans ce plan ; les Pères nous apprendront bientôt
au'ils sont sortis de la terre comme du sein e leur mère; nous dirons en toute lettre» ou au moins dans les principes , qu'ils y avaient reçu l'existence dès le premier jour. Ils ne Font donc point reçue & la surface, qui était recouverte par les eaux, mais dans ) intérieur des terres meubles et des rodiers alors en état de mollesse. Les rochers ont été durcis au troisième jour, au moment de }a construction des montagnes ; une abondance prodigieuse de plantes et d'animaux étaient par cela même destinés à rester fossiles, à orner, embellir les couches régulières, à former un vaste muséum sous les royaumes et les empires : ce sont les plantes et les animaux pétrifiés; ils sont dans les nombreuses conditions de leur création informe, dans les nombreuses conditions de l'état primitif et de l'état perfectionné du globe. Les deux règnes qui avaient été créés Sans les terres incohérentes ont reçu la \h aux troisième, cinquième et siième jours, vivent maintenant à la surface : tous ont eu primitivement la même orij^ine.
« Vous direa qu'il y a de Tinconvenance à ce que les deux règnes aient d'abord existé avant de recevoir la vie, qu ils aient existé j>élc-mèle avec les terres, les rochers encore en état de mollesse. Mais ces faits narrivent-ils pas encore tous les jours d'une manière à peu près semblable? Ne savons-nous pas que les animaux, sans parler des hommes» reçoivent d*abord l'existence, ensuite la vie dans le sein de leurs mères, qu'ils y demeurent plusieurs mois ? Leur naissance primitive ii'étail^elle pas beaucoup plus décente, plus honorable? Ne voyons-nous pas les plantes naître et demeurer toujours fixées en terre? Si Ton veut réflécnir, l'on conviendra qu'il y a moins d'inconvenance à ce que les deux règnes soient privés de la vie avant de l'avoir reçue qu'aprts l'avoir possédée; or ne la perdent-ils pas tous après l'avoir possédée? Ne se couvrent-ils pas de terre comme ils l'étaient dès le premier jour? L'ordre présent n'est-il pas une justification surabondante de l'ordre primitif? Ce qui arrive dans tout l'univers depuis si longtemps ne pouvait-il pas avoir lieu une fois d'une manière un peu différente ?
I « Les animaux, ainsi que les plantes, sont de la boue organisée, ils ont d'abord été confondus avec cette boue; ils ont laissé à l'homme le oriviléfce d'être seul créé k la
surface; leur, origine a manifesté et leur bassesse relative et notre éminente dioniié. Ils ont existé informes .avant de vmm leurs dernières perfections, afin d'entrer ainsi dans le plan de toutes les créatures. Ils n'avaient point d'habitation préparée, Tintérîeur de la terre était le seul liemiui k-ur fût convenable ; ils devaient d'abord y eiister avant de venir à la surface où sont leurs dernières fins, comme nous vivons (îhlM à la surface avant d'enlrer dans réierniit, où sont nos dernières fins. La dernière came de leur création informe, parmi les sub'^tances minérales, c'est que Dieu en a destiné un nombre prodigieux pour y rester, |.our être la pierre angulaire du temps, etc. Leur origine irimitive serait impossible manienant que les rochers sont durcis, que l'or :re a changé ; mais elle était aussi conTendUe, aussi nécessaire dès le premier jourquela naissance actuelle des animaipxdansleseio de leurs mères, des végétaux dans la lert«. «Les fossiles, étant parfaitement connus suflîraient maintenant, eux seuls, pour [roover leur véritable origine : il cnfauluire autant des masses fossilifères, du grand oa. vra^e de la construction. Les conlinenls onl toujours été visibles ; on ose dire enfin (|ue leur origine imuiédiate avait été la doclrme du christianisme; qu'elle était prouvée par les philosophes, les docteurs; donc les lossiles ont la môme origine, donc iU M^^' tiennent à la création informe. Lorij;iii« immédiate est opposée à celle profes.^éede nos jours, mais elle est la doctrine anciens comprise dans ce qu'elle avait de mplérieui, connue dans les riches trésors qu elle avait de cachés, confirmée dans ce qu'elle avaiOie manifeste : elle éclaire aussi d'une vive lumière toute la géologie.
« On sera forcé de convenir que cellpongine a toutes les conditions essentielles pour être vraie : serait-il possible après cela qu'elle fat fausse? Eh bien, soit! U^^^ parti raisonnable sera encore delà croire «» très-fermement; c'est ainsi que dans un autre ordre de choses nous recevons la rclaiion des sens, le témoignage des horames, w vraie religion, quoique tout sérail illU'^'J*'^ et mensonge sur la terre. Je prouverai que les fossiles, les autres phénomènes onl les Wj^ ports les plus intimes avec l'orii^ine ito»'^ diate. Celui qui voudra la réfuter doUçro'^ ver que ces rapports existent avec rorigir* maintenant professée, doit prouver que ^^ philosophes et les docteurs lui sonlM'^ ment favorables. Tout mon ouvrage e\\^ des faits certains, des doctrines inconleSi»blés, en déduit des conclusions ; il ft"^^"^^^ montrer que ces faits et ces dooiriues R^ ne sont pas vrais, ou que les conclu>ioD^ ne sont pas légitimes ; il faudrait raisonaJ conire moi exactement comme je raisonna moi-même; on n'osera l'entrej rendre, F la raison que deux doctrines oppostes a peuvent être véri tables. «
« Quels sont donc les moyens pour r«fl*
ter cet ouvrageî Ce sont ceux que P^f^^Z une cause perdue; c'est de fflure valoir ««
oriijinc.
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spécîosités de nulle valeur ; c'est de s'en tenir à des généralités qui ne disent rien; c'est (J'iiiibrouiiler l'état de la question, de dire que les deux origines peuvent ôtre vraies; ({u'il y aurait de la témérité à décider laquelle t'>t vérilaiile. Les géologues, les académi- ( ions diront qu*il faut être savant, qu'il faut ê.re (Je leur société pour juger cette grande «jiieslion. Je réponds que l'orii^ine immé- (Jivile donne des moj'ens de discussion entièr -luent opposés à ceux dont ils se sont servis ; elle est un monde qui commence où tînit le leur; il faut de la science, de la philoso-
Îliie, de la théologie qu ils n'avaient pas. ouïe leur science du passé ne peut servir qu a surveiller, si je rapporte exactement, les laits nombreux qu'ils ont, découverts : après dix années d'étude, i'espère avoir mi» celle grande discussion à la portée des intelligences les plus ordinaires. On dira que je condauine ce que les premiers pasteurs ont toléré; je refonds que la tolérance était un mai ne^es^aJre, une œuvre de sagesse iusqu'à ce que la vérité fût connue : dés lors, chd.un peut et doit croire ce qu'on croyait dans les siècles pa^^sés. Je rapporterai fidèlement la croyance antique, je la soumets aux P«is(eurs qui seuls ont le droit de décider; je dé<:]are que je suis entièrement soumis à leurs détiâions; je désire que les partisans de 1 origine méJiale soient animés du môme esj>ril. On m'objectera que les incrédules rejettent la doctrine ancienne; mais ils doivent la croire, puisqu'elle se change en prophétie: les fidèles croient cette doctrine, et c'est spécialement pour eux que cet ouvrage est composé.
« On me demandera encore quelle est l'iiuporlance réelle de l'origine immédiate cVst lie faire connaître que les continents, i'uuîvers, toutes les merveilles découvertes par k's géologues sont l'ouvrage même de la iTéalion; cesl de dévoiler des méprises, cies erreurs , uniques dans les annales du monde, les dimcultés inOnies qui en ont été la conséquence ; c'est de reculer les homes de la géologie) c'est (i'éeiairer d'une vive lumière la doctrine ancienne, d'en faire voir les trésors inconnus : elle est à la science moderne ce que la prophétie est h l'événement ; c*esi de ruiner l'athéisme, le I an théisme; c'est de faire connaître, ado»
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3ue vous avez découverts en si grande abon ance dans nresque toutes les régions; qui descendent a une profondeur inconnue , el qu'on peut croire être au moins de deux lieues au-dessous du niveau des mers. Je prouverai celte origine jusqu'à la démonstration ; j'ignore néanmoins comment elle sera reçue de mes contemporains. Nous savons tous que les vérités maintenant élémentaires, ont semblé d abord fausses, paradoxales; c'est ce qui est arrivé à l'égard iles antipodes, de l'immobilité du soleil, du circuit de la terre : c'est ce dont vous avez fait l'expérience; vous aviez beau dire : Venez, voyez, examinez; les hommes ont refusé longtemps de croire les merveilles dont la terre est remplie; il n'y aurait rien de surprenant, s'ils en rejetaient la véritable
« Commençons par exposer en peu de mots celle que vous professez. Vous dite* que ces plantes, ces animaux ont vécu dans un monde antérieur au nôtre, el qui aurait duré des myriades d'années; que les continents ont été formés jus;|u'à une profondeur inconnue par dépôt successif, par l'intermède des eaux et du feu ; que des forces souterraines auraient ensuite redressé les couches, soulevé les montagnes; que les vaHécs ont été creusées jiar érosion ; que la surface du globe n'est point l'ouvrage du souverain Architecte, mais relui des agents uaUirels, des causes inintelligentes.
« Toute cette doctrine est la conséquence nécessaire de l'origine que vous donnez aux fossiles nroprement dits; elle renferme des diiiicultés iiisolubles, et dont le nombre ne peut se compter; c'est votre aveu, celui de tous ceux qui veulent rélléchir. Les fossiles n*ont point l'origine, si vraisemblabie au premier abord, que vous leur attribuez, mais une entièrement diiférenle , qui est une grande merveille du Créateur, qui ruine toutes vos utopies par leur fondement; je vais la faire connaître. Si elle est, au pra^ mier abord, supérieure à notre intelligence, parce qu'elle est nouvelle, elle conduit à des conclusions claires, évidentes; si elle semble incroyable, comme les antipodes, je prie le lecteur de considérer les abîmes où conduit l'origine contraire.
« On a toujours enseigné çue l'homme a ivr^ {glorifier Dieu. La nature même de l'ori- .eu l'honneur, le privilège d'avoir été seul
créé à la surface ; que les plantes, les animaux ont une origine de beaucoup inférieure; qu'ils sont sortis de la terre. Il est maintenant certain qu'ils y avaient regu, dès le premier jour, l'existence dans leur propre nature avant de recevoir la vie aux troisième, cinquième et sixième. Celte création est justitiée avec surabondance par la naissance actuelle des animaux dans le sein de leurs mères où. ils demeurent plusieurs mois; par la naissance de tous les hommes; elle était, au contraire, beaucoup plus décente, plus honorable. Nous verrons qu'une fois croyable, elle est le sens littéral du texte «acre ; qu'elle a été professée par un grand nombre de docteurs; quelle est la coa-
gine immédiate est d'opérer tous ces prodi^^es. »
j%près cette petite introduction, l'auteur nim en matière et s'adresse aux géolo- .ues, comme il suit.
« Lei planut tt le$ aniwiaux sont iorti$ 'e la ierre : Us y aratani reçu Fesistenct dès > premier jour; un nondfre prodigieux y o^i retUs pour V orner ^ fombeUir: ee êoni es fossiles proprement dite.
c A MESSIEtJES LES GÉOLOGUES.
m Messieurs,
m Je viens faire connaître l'origine merrc: lieuse des plantes et des animaux qui
>oiit pélriSés dans les couches régulière:?;
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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ségucDce des principes enseignés sur Thistoirc des six jours. Cette création informe des deux rèj^ncs était non-seulement décente, conveuiihlc, mais encore nécessaire. Dieu en a destiné un nombre prodigieux pour lormer un vaste muséum sous les royaumes et les empires ; exercer les hommes dans les temps modernes; publier sa gloire; être la pierre angulaire 'lu temps, car rien ne les a précédés que l'éternité et seulement d*ùn point; nous certifier que la création a été faite comme on Tarait tou« jours enseigné; confondre ainsi tous ceux qui ont erré sur rori^^ine de l'univers.
« Ces plantes, ces animaux, restés dans la terre, ce sont les fossiles proprement dits; ils ont la nature, les divers â^es, tout ce qui a constitué la première g(^neration, mais à rétat informe. Le souverain Architecte a ensuite creusé les mers au troisième jour, redressé les couches, changé Tordre primitif pour construire les montagnes; il a également construit les volcans, les montagnes volcaniques après en avoir auparavant pré-
f)aré les matériaux ; lui seul a été l'auteur de a surface du globe, comme c'était la croyance des peuples chrétiens.
« Cette origine, enfin comprise , est entièrement opposée à celle que vous avez professée, dans son auteur, ses moyens, sa durée. Je détie Tesprit le plus subtil d'en inventer raisonnablement une troisième ; les émanations, Téternité du monde et autres fantômes, sont en dehors de la science et des faits qu'il s'agit d'expliquer; sont, par cela seul, condamnés à une éternelle réprobation. Cette origine est un monde spacieux, immense , est une confirmation de la doctrine ancienne , dissipe des ténèbres , fîiit jaillir des lumières; il me semble qu'on doit l'examiner , qu'elle intéresse la science, la religion, tous les hommes.
« Je vais indiquer les moyens nécessaires, faciles, afin que ceux mêmes, les plus étrangers à votre science, puissent discuter Tune et 1 autre, prendre leur parti. Les fossiles sont le fait principal; vous avez cru qu'ils avaient les conditions particulières aux débris de la vie ; nous verrons qu'ils n'en ont pas une seule. Les espèces à formes tropicales, celles à formes tempérées, ont été créées partout sans distinction ; les premières ont dû se trouver dans le nord, les secondes vers le midi, aussitôt après la fixation despôles et de Téi|uateur, au troisième jour; et, de fait, elles y sont en grand nombre. Les animaux marins ont été portés k deux ou trois mille toises avec les montagnes au moment de la construction, les animaux terrestres sont restés à des profondeurs in-* conrmes.. Voilà ce que j*ap))elle les phéno* mènes particuliers a Torigine immédiate ; ils sont très-nombreux dans les fossiles ; ils constituent presque toutes les autres matières lie la géologie : le nombre, la variété, la distinction des minéraux, en un mot, la nature, la forme des continents, sans parier de la conU^uraiion du bassin des mers. Or, jo soutiens que tous appartiennent essentiel-
lement & cette origine; afin de le prouver, je pose en thèse (qu'ils ont avec elle les rapports intimes (|ui existent entre une statue et le moule. d'où elle est sortie; entre m pièce de monnaie et le coin qui l'a framtée; entre un livre et la planche qui Ta imprimé. Il en doit être ainsi, afin que cette origine soit vraie. Ces phénomèîi'^s sonlréellemeot, & leur manière, et sur une échelle irouifose, des statues, des pièces de monraio, des livres; leur origine est un moule, un coin, une planche , qui les a réellement monlb, frappés, imprimés. Si vous prétendez que Torigine médiate soit vraie, tous devei montrer avec elle ces rapports intimes, mais vous n'oserez l'entreprendre. L'examen de vo^re origine, d'à) rès ces conditions, fera nattre des dissemblances énormes, la moitié plus que vous n'en avez connu jusqu'à présent. Tel est le premier moyen, les phénomènes de la géologie.
« Il en est encore deux autres, également nécessaires : ce sont les sentiments (lesplii« losophes, la doctrine chrétienne. L'origine
S|ue vous professiez étant fausse, tous ofrant des diflTicultés déjà trop ardues, voos avez dû rejeter ces deux autorités imi osantes, ou essayer avec elles une coiiciliaiioD éloignée qu'on peut toujours faire. C'est maintenant une preuve que vous étiez dévoyés : toute doctrine contraire aux siècles passés est nécessairement une erreur; cette erreur ne sera que matérielle, si Foo nen connaît pas la fausseté, et c est ce qui est arrivé.
« U question doit donc être reprise t neuf sur ces deux points. Un ^rand norobra de philosophes ont refuté Torigine médiate des continents, ainsi que de Tuuivers, contre Descartes et ses disciples, coutre les athées; ils ont soutenu que 1 admirable coordonnance de la surface du globe ne pouvait résulter des lois de la nature, des dépots successifs; qu'elle a eu Dieu |K>ur auteur, qu'elle est ainsi une preuve de son exi^teoce. Ces principes sont élémentaires dans les écoles; sont même naturellement |»rufes^' Demandez au laboureur si c'est Dieu m * formé les montagnes , creusé les TallecSi étetidu les plaines; il o'hésitera lias uii instant pour vous affirmer que tel e a été si [persuasion intime dès son enfance. Los pwosophes ne veulent donc )>as aUnoonDer les droits de la raison, comme vous naurie» pas abandonné jusque présent les fo^s»'^- Les condamnations qu ils feront de TOire origine sont celles mêmes qu'ils ont ^^J^ faites de ceux qui vous oui précédésîO"^
{>eut les lire dans Pluquel, Examen ^'••/'•J' wme, trois volumes; dans Pluche, «««^'JJ" du Ciel , serond volume ; dans Cudforfli Système intellectuel: on peut les lire d«» ceux qui ont traité de l'existence de Dtw» qui ont écrit contre les athées. .
« Les révélations venues de la terre sw devenues im^Kisantes par vos travaux ;^jj| ne devaient pas être contraires aux rétentions venues du ciel ; les premiers p^^^^Jr ont permis depuis un demi^siècle qttOQp<^
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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fessât rorigîne qui est maintenant prouvée fausse jusqu'à 1 évidence, qui n'a donc pas été la doctrine ancienne. Vous vous rap))elez qu'elle a été à la veille d*étre condamnée par la Sorbonne contre BufTon, qu'elle a élé repoussée pendant trois cents ans. Les pasteurs ne peuvent ni ne doivent s expliquer à chaque instant; ils ne le font même jamais, si Jes questions n*ont pas été longtemps débattues; ils ont la doctrine Irès-couAue de ceux qui les ont précédés ; tout particulier leur témoigne sa vénération en étudiant cette doctrine qui est la leur; il peut et doit la croire; il est louable de la prêcher jusque sur les toits.
« Martiningue est, sans contredit, le plus savant interorète moderne sur le premier chapitre de la Genêêe; il a lu presque deux cents Pères et théologiens; il en à composé un énorme in-folio; il résume à lui seul la tradition, et il dit : Tous les Pères, tous les théoiogiens enseignent unaniment (pie chacun des ouvrages des six jours a été faU par la puissance admirable du Créateur, e/, par conséquent, dans le plus rapide instant de chacun ae ces jours; c'est avec raison quils enseignent cette doctrine. On voit par les Ecritures que ces ouvrages n'ont pas été ceux de ta nature, mais du Créateur qui a remplacé tes agents naturels, qui a mis en œuvre la matière après ravoir créée. [Isogogœ in i cap. €en., in-folio, p. 759.)
« Nanni, autre docteur, qui a également résumé un très-grand nombre de thédio* giens, s'exprime dans le même sens : Dieu^ cJÎt-il, a été dés le commencement le seul au^ ieur des diverses créatures et de leurs formes; eest pour nous inculquer cette vérité qu*à chacun des ouvrages Moïse se sert de ces paroles ; « dieu dit que cela soit. » Paroles qui désignent faction du Créateur pendant les aix jours f car depuis lors il n'a été que la €aus€ première des êtres que nous voyons se succéder ici-biu. {CtUena argentea in Gen.f p. 61.) Vous vovez. Messieurs, qu'il serait difficile d'être plus clair et plus positif. Harlioiogue exclut l'action des agents naturels, et, par conséquent, l'intermède des eaux, du feu, les forces souterraines. Nanni oppose l'origine actuelle, qui a lieu sous les causes secondes, à la primitive qui a été l'ouvrage de la seule cause première. Ce qui a paru ▼rai dans tous les âges est maintenant confirmé par les fossiles et sera la doctrine des â^es futurs.
« Avant d'aller plus loin, il est nécessaire de concevoir clairement la distance infinie qu'il V a entre l'origine de Tordre présent et celle que vous enseignez. Les créatures ont reçu pendant les six jours l'existence , là rertu et le mode de persévérer jusqu'à la fin des temps. Ce mode a été déterminé par leur nature ; les plantes , les animaux , les hommes persévèrent par la naissance; les corps fluides, gazeux, impondérables , sous la mobilité perpétuelle de leurs formes; les corps solides, sous l'immobilité de leurs formes. Cn tfrand nombre sont maintenant d'origine méidiate, mais il est encore plus
vrai que toutes remontent jusqu*aux jours de la création, comme un fleifve k sa source, et qu'elles ne peuvent rien changer à ce que Dieu les a faites. Cette origine diffère donc totalement de la vôtre ; Tune est la permanence des ouvrages du Créateur » l'autre en est la formation de ces mêmes ouvrages par l'intermède des eaux, du feu. Nous |K)uyons être les enfants de nos mères, mais je doute si l'incandescence» les transports, ont pu former le corps du premier nomme. Cette comparaison s'applique au règne minéral qui est également panait en son genre, qui suppose également une puissance, une sagesse infinie; les causes actuelles n'ont de force que pour dégrader les montagnes, et même légèrement; elles ne les auraient donc pas formées autrefois.
4 Ainsi, votre origine est fausse en tout point; de là les difficultés qu'elle a trouvées sur son propre terrain ; de là celles qui apparaissent peut-être en aussi grand nombre pour.Ia première fois; de là. son opposition avec les philosophes, les docteurs, v ous ne pouviez comprendre la cause de tant de contradictions ; c'est que vous raisonniez d'après la méprise uniouedans les annales du monde; cette méprise était un mal nécessaire jusqu*à ce que vous eussiez suffisamment terminé votre glorieuse et importante mission dMtudier les merveilles qu il ne nous était pas donné de comprendre. Vous avez raisonné seuls, d'après de faux principes ; la Térité connue vjent raisonner avec tous» fSiire connaître tos longs égarements, restituer à Dieu son propre ouvrage, au chris<tianisme, son antique croyance, aux philosophes, les droits de la raison ; elle rient discuter les deux origines par ces trois genres de preuves qui sont maintenant les parties inséparables d'un seul tout ; qui s'éclaircissent, se fortifient réciproquement ; qui sont également importantes , cnacune dans leur ^enre ; décisives, chacune à leur manière : je crois qu'il est difficile de traiter des matières d'un intérêt aussi grand, aussi sénérai, comme j'espère les mettre à la portée des intelligences les plus ordinaires.
« Les plantes et les animaux créés informes ont servi à orner, embellir Fintérieur de ta terre,
c La création informe des deux règnes, dès le premier jour, donne la certitude que les fossiles ne sont pas les débris de la viè; avant même de les avoir examinés, elle ruine vos théories sur l'incandescence, les réTolutions, les annales de l'ancien monde. Il est certain d'abord par la comparaison des deux règnes vivants et de ceux fossiles, que les premiers ont été modifiés, et peut-être tous» en recevant la vie ; qu'ils ont été eomplétÀ dans les genres et les espèces : ces faits ne sont point contraires à l'ouvrage des pecfeotionnements. Une grande abondance aHM déjà servi à orner l'intérieur de la terre; une preuve que Dieu avait le droit de faire cettf merveille, c'est qu'il l'a faite; c'est que lef fossiles, les masses continentales, le çrand ouvrage de la construction, ont des conditions
DiCTi05if. DE Cosmogonie et de Paléontologui.
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