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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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entièrement opposées dans les deux origines, et qu*elles rempiisscnl avec la plus grande faculté celles de l'immédiate.

K Et d*abord, les pas d'animaux sont des impressions de végétaux palmés; c'était déjà le sentiment de tres-habiies géologues. L'habitation des serpuleSy des ballanes» sort du plan général de celle de tous les autres animaux, a fait, devait faire partie de leur création informe; aussi le rocher est-il dissous et non perforé, comme vous-mêmes en avez fait l'observation, comme il est facile de s'en convaincre en comparant Tordre ancien à Tordre présent. Les coprolites sont le plus souvent des espèces de pierres dont le genre est assez commun dans les montagnes, nous verronsde quelle manièreils pourraient être d'origine animale. L'existence informe permettait la séparation des membres, tous les degrés d'imperfection qui ne ruinent pas la .préexistence, les membres sont souvent réunis, séparés comme ils peuvent Tètre dans la seule origine immédiate. Vous ne pouviez .croire à Torigine contraire sans la chercher, la trouver partout, quand même elle n'était mille part.

« Les fossiles ont jeté dans un grand nombre de contradictions manifestes, ils sont inexplicables aussi bien que les vers de la sibylle, parce qu'ils appartiennent à la créa- 'tion informe. Les carnassiers actuels habitent les cavernes, y laissent leurs débris : ceux des époques tertiaires, contemporains 'de ces mêmes cavernes, né les ont point habitées; les herbivores vivent de préférence dans les plaines, sur le bord des mers; leurs os ne sont point tombés dans aucune des brèches qui auraient été cependant ouvertes autrefois, comme aujourd'hui. Les grandes espèces n'ont point laissé leurs os en tas énormes, comme depuis la fin de la création ^u déluge ; les bancs médiats de polypiers pierreux devraient couvrir les hauts-ionds de nos mers, )a surface dès continents; on ne les trouve que dans les couches régulières, et avec les conditions de la création informe. L'origine des fossiles doit se trouver ensuite par celle des masses où ils sont gisant, c'est une question importante qu'il faut développer.

« Dieu a créé, dès le premier instant, les couches régulières dans leur propre nature, ainsi que les autres. II les a ensuite coordonnées dans la construction ; il leur a imprimé à ces deux égards le cachet de sa sagesse infinie, il n'en a plus créé depuis lors, il est entré dans son repos ; il ne s'en forme donc point, dans Tordre présent, qui soient semblables à celles de nos montagnes par leur puissance, leur nombre, leurs variétés; . tout ce qu'il y à de nouveau consiste en de légères dégradations.

« Si les dépôts successifs les avaient foriinées, et surtout en si grande abondance, ils •auraient encore la même vertu. On ne peut maintenant nier cette conséquence, invoquer des lois qui auraient cessé, qui sont incon- .nues,à moins qu'on ne veuille raisonner sans principe et tomber dans l'arbitraire. Or, il

ne se forme point de couches régulières da&s Tordre présent, elles sont donc d'origine immédiate; les fossiles ont donc la même origine : écoutons vos aveux,

BBOlfGNURT.

« Ce qu'il y a d'aussi sûr, d'aussi bien

Prouvé qu'une vérité de ce genre puisse être, c'est que depuis les temps historiques les plus reculés, on n*a aucun exemple authentique de grands phénomènes géologi- S[ues, tels qu'un abaissement de la mer, une brmation de couches sous-marines, étendue et puissante ; qu'on ne peut citer aucune formation d'une étendue seulement dequc!ques myriamètres de terrains de granit, de calcaire saccaroïde, même de porphyre, de g}'pse, etc. rancune couche sous-marine ou sous-lacustre de calcaire compacte, renfermant des débris organiques réellement pétrifiés, c'est-à-dire dontja nature chimique, dont même la texture cristalline ait changé; aucune formation de veine ou filon métallique, etc. Et un peu plus loin : malgré les volcans, les sources d'eaux minérales, incrustantes, quelques concrétions sablonneuses et calcaires, etc., Tordre actuel est dans un état de repos, de tranquillité entièrement différent de celui (]ui a produit les couclics de calcaire, de schiste, de gneiss, deliouiiic, les pétrifications silicieuses, pyritouse$,etc.; qui a soulevé les Pyrénées, les Alpes, et*'.; qui a produit les filons d'Europe, d'Amérique, les a remplis de baryline, de fluor, de quartz, de suliure d'argent, de cuivre, de plomb, de zinc, etc. {Tableau dt% (eitatn», p. 58.)

UARCEL DE SERRES.

^ Les terrains tertiaires sont lesdemieri dépôts produits en couches régulières, (ffwgraphii physique^ t. V, p. 322.)

DE LA UÉTHERIE.

« Les physiciens s'accordent à reconnaître que Tordre ancien a entièrement cessé, et ils en tirent une objection sérieuse (contre l'origine médiate). Les eaux des mers n'o|^ rent plus les mômes phénomènes que dans les temps primitifs. Elles ne sauraient dissoudre les substances minérales quelles paraissent avoir tenues en dissolution. EH^" ne forment plus découches calcaires, g) l.^ scuses, bitumineuses^ de terrains priuiitifs... Il faut donc reconnaître que Télalpfc* sent est un nouvel ordre de choses absolument différent de Tancien, de celui qui f formé tous les terrains, soit primitifs, soil secondaires. {Théorie de la terre^ étiit. de 3 vol., 1. 111, p. 322.) De Laméthcrie aTOue que les faits de Tordre ancien ont absolument cessé à la surface des continents, in«i| u'ils peuvent encore se reproduire au W es mers; c'est là que cet auteur se réfugia afin de n*ètre pas confondu.

« Non-seulement les causes actuelles ne forment jamais nulle part des couches rë^* lières, variées, nombreuses, naais encore eues n'ont produit dans Tordre ancien aucun des

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ET DE PALEONTOLOGŒ.

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dép6ts qu'elles produisent dans Tordre présent, comme iestufs, les stalactites, les tourbes; elles n*ont donc point agi autrefois; donc les fossiles ne sont point les débris de la vie.

« Pourquoi tes deux règnes oni été créés dans rinlérieurde la lerre^ et y sont restés en si grand nombre à Fétat fossile,

c Les preuves de fait nous dispenseraient de celles de droit; nous pourrions dire : Les fossiles appartiennent à la création informe, ils ont reçu Texistence dès le premier jour; Dieu a eu des raisons qui peuvent nous être inconnues ; cependant je vais en indiquer un bon nombre qui se présentent de prime abord.

« Les êtres inintelligents ont pu et même ont dû recevoir Texistence dans les lieux où ils sont encore : les deux règnes ont été les seuls exceptés ; ils auraient empêché à la surface qui allait être bouleversée par le creusement et la construction. Ils ne reçoivent pas du ciel, comme nous, la vérité, les sages inspirations ; ils sont penchés vers la te rre qui les nourrit en toute chose, qxii est leur mère, qui a dû les enfanter. Les plantes devaient sortir de la terre comme à présent; l^lusieurs animaux vivent dans la terre ; tous ont dû V recevoir l'existence ; ils ont ainsi laissé à l'homme son glorieux privilège. Ceux restés dans les terrains meubles ont pu s*y dissoudre sans inconvénient.

« La surabondance est le caractère propre des œuvres de Dieu dès Qu'elle n'est pas €«>ntraire & sa sagesse; elle est peut-être, chaque année, égaie ou supérieure dans les ceuDs de poissons, les semences des plantes aux deux règnes fossiles. Le nombre des harengs est prodigieux ; ceux qui émigrent annuellement du nord pendant trois ou quatre semaines, en colonnes serrées, sur une laideur qui atteint ou dépasse quelquefois 25 lieues, sur une profondeur d'un ou plusieurs mètres, suffiraient pour couvrir toute la surface de l'Angleterre, pour nourrir toute TEurope. (Géographie physique ^ art. Harengs.) On estime que chacun renferme à peu près dix mille œufs ; si tous ces œufs venaient à éclore, on a dit qu'ils rempliraient l'étendue et la profondeur de l'Océan, après trois ou quatre générations. (Berxab- DI5 DBSAi?iT-PiEBRE,B/ttde5, édit. iu^iS, t. II, p. 66.) Le merlan, la sardine, la tanche, plusieurs autres espèces sont d*une aussi grande fécondité. (Poème des Merveilles de la nature^ par DcLABD, p. 80.) On porte les œufs d'une carpe à dl'âyOOO. (BBBKABDin de Saint-Piebbe, ubisupra^ p. 87); ceux d'une merluche h iOO millions (6^0^. phys.^ 1. 11, p. 767]; ceux d'une morue de Terre-Neuve à 9 millions et quelque cent mille. (Spect. de la nat.^ 1. 1", p. 384.) Les arbres, qui donnent annuellement 10, 20, 30, 50, 100,000 semences, sont communs ; on a évalué celles d'un orme à 15 milliards 844 millions. (Mémoires de TAcadêmiepour Pannée 1700, p. 65.) '

c L'étal primitif du globe demandait toute eette surabondance dans les deux règnes ; ils ent été créés depuis la superficie jusqu'à la profondeur qui oouvait être ramenée vers

la surface par lA C(mstniction. Les animaux terrestres et marins de formes tropicales et tempérées ont reçu partout rexidtêfloe, !es terres et les mers, le nord et le midi étaient partout contingents. Les plantes et les ani- ' maux marins étaient par cela même destinés à rester fossiles dans les continents ; de là leur abondance dans toute l'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Amérique, l'Océanie; de là les plantes et les animaux terrestres sous les eaux, les formes tiopicales dans le nord, les formes tempérées vers le midi.

« Le monde enseveli sous les royaumes est une grande merveille; il sert pour étudier les types primitifs de la création, les modifications survenues ; il donne une idée des êtres qui sont possibles; il conserve en nature les individus conservés à la surface par la reproduction ; il fait connaître la puissance qui a tant créé de i)lantes et a aniinaux que la surface du giobe n*aurait pu les nourrir; il est une image frappante du nombre des anges et des hommes qui resteront informes par un effet de leur propre volonté. Les grands de la terre embellissent leurs palais de mosaïques; pourquoi les animaux de fi^re colossale, déformes bizarres, n^aui'kier.t-ils pas servi à construire le palais destiné au roi de la création?

« Dieu a voulu préparer à la religion le plus grand triomphe qu'elle recevra jamais des scienres humaines ; je parle non-seulement du fait, mais encore du possible. Ce vaste univers est le premier des ouvrages de Dieu , un des plus frappants aux yeux de la plupart des hommes, celui qui annonce son existence, ses perfections infinies dans un langage intelligible à tous les peuples. Ce vaste univers a été créé et perfectionné en très-peu de jours ; cependant, bien des hommes, s'é[^arant dans leurs folles pensées, ojii ravi au Créateur son ouvrage, ont pjrétendu quil avait été formé successivement, et même que la matière en est étemelle.

« Or, cette abondance de plantes et d'ani • maux fossiles, n*ayant jamais vécu, sont des preuves de fait auxquels ne peuvent rien répondre les athées, les panthéistes, les atomistes ; ils leur prouveront l'existence d'un Dieu tout-puissant et son pouvoir créateur. Les animaux de l'ordre présent n'ont reçu la vie qu'après le perfectionnement de l'univers; ils ne pouvaient rester qu'un trèspetit nombre de jours avant de la recevoir; l'univers a donc été créé et perfectionné en aussi peu de temps qu'on Vavait toujours enseigné.

« Les. fossiles sont donc une démonstration de la doctrine chrétienne ; ils font comf)rendre ce qu'il y avait de mvstérieux dans a création, dans l'histoire ou elle est rapportée; ils réduisent au néant l'éternité de la matière, sa diffusion dans l'espace, le chaos, l'incandescence, i'atomisme. Prouver qu'ils appartiennent à la création informe, G est conroudre toutes les erreurs sur Torigine de Tunivers.

« Les fossiles ap|>rennent, en ce qui les regarde , la théologie aux théologiens , la

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philosophie aux philosophes, la géologie -aax géologues; ils se feront écouter de ceux qui ont méprisé Jésus-Christ et son Eglise; Dieu les a laissés dans Tintérieur de la terre pour les mêmes raisons qu*il a envoyé les «pôtres, les prophètes, les docteurs; car ils seront aussi, en leur genre, apôtres, prophètes et docteurs. Vous les avez étudiés afin qu'ils publient la gloire de Dieu , dé« fendent la religion, confondent ses ennemis jusqu'à la fin des temps. Mais après avoir suflisamment exposé leur origine véritable, je dois, avant a aller plus loin, les faire connaître dans Forigine contraire à laquelle ils ont servi de fondement (7T7). »

mous avons cité M. Tabbé Pachon pour montrer que toutes les théories, toutes les idées ont été successivement essayées. Du veste, celles de M. Pachon sont renouvelées du moyen âge. Nous ne croyons pas k leur fortune.

PACHYDERMES. Voy. HAHMiFiRBS. — ■Leur règne. — Voy SuBAPsicTft^r.

PALAEOTHERIUM. Voy. Mx^nmittES.

PALÉOZOIQUES ( TERRAINS ) ; ain»

nommés de deux mots grecs, parce qu'ils rappellent la naissance des plus anciens êtres connus. — Ces terrains commencent avec -les premières couches de ranimalisation et s*étendent jusqu'à l'étage permien inclusive* ment ; ils ont donc pour base les terrains azoïques et pour limite supérieure les ter* •Tains triasiques. Ils sont ainsi parfaitement caractérisés par les grands traits de la zoolo* gie et de la botanique stratigraphique.

L'ensemble des terrains paléozoïques se 'trouve représenté partout. En Europe, la France, TEspagne, fe Portugal, l'Italie, l'Angleterns^ laRelgique, l'Allemagne, la Russie, '€n offrent de vastes surfaces ; en Afrique, le cap de Bonne^Espérance ; en Asie, laCbine, l'Asie Mineure; en Australie, Van-Diémen, la Nouvelle-Hollande et la Nouvelle-Zélande en présentent encore d'immenses lambeaux. En Amérique, ils occupent aussi bien la portion méridionale que la portion septentrionale. En résumé, les terrains paléozoïques s'étendent sous la zone torride, et vers ^s pôles, du côté austral jusqu'au 53* deeré de latitude tfud, et du côté boréal jusqu au 80* degré de latitude nord; ainsi ces terrains "se trouveraient sur le monde entier.

L'étude comparative des limites des faunes fossilesavec les limites données parla super- ;position a démontré que les terrains paléozoïques se divisent naturellement en quatre ^groupes parfaitement définis et circonscrits, par M. Murchison» dans ses importants travaux sur l'Angleterre et sur la Russie^ En effet, en coordonnant tous les matériaux connus de la science, nous avons vu partout les éléments paléontologiques rentrer dans ces quatre groupes. Les études sur l'Amérique méridionale, les savantes recherches des ffliologues américains relatives aux Etats-Unis lointes aux judicieuses comparaisons faites l>ar M. de Verneuil, ont prouvé non-seule-

ment que les faits concorden! parfaitement sur tous les points, mais encore qu'il n*est pas possible dediviser Tensemble aatrement, attendu que ces limites, partout les mêmes, sont, dès lors, Texpression des rérolatioDS survenues dans un ordre chronoiogiqua constant sur la terre entière.

En commençant par les plus inférieores^ ces divisions sont les suivantes : Etages silurien j devonien^ carboniférien ei permin.

Comme on peut le voir a l'étage silorieih lorsqu'il n'a nen manqué k l'ensemble, le premier éîage paléozoïque repose soit sm les roches azoïques, soit sur les roches granitiques, comme en France, dans la Vendée, la Bretagne et la Normandie, en Bohême, en Russie, en Suède, dans les deux Amériques. On peut donc croire que les terrains paléozoïques ont régulièrement succédé aai roches azoïques. D'un autre côté, nousoe voyons pas l'étage silurien reposer toujours sur les roches azoïques^ nous trouvons, au contraire, tantôt le second étage, tantôt la troisième ou le quatrième, suivant qu'il manque un ou plusieurs étages sur ces différents points^ ce qui constitue la profonde discordance qui sépare les terrains paléo" zoiques des terrains azoïques. Ainsi les terrains paléozoïques oirt bien succédé ré^èrement aux' terrains azoïques, mais ils forment certainement chacun en particulier une époque très-distincte.

Le groupement des étages, aussi bien que les caractères paléontologiques commuons peuvent donner la certitude que les terrains paléozoïques constituent un ensemble distinct. On voit tous les étages les uns sur les autres en France^ dans l'Heraiilt. En jetant les yeux sur la belle carte géologique de rAn|;leterre de M. Murchison, on v ^ aussi se succéder régulièrement dans le pays de Galles, presque de l'ouest à Test, sur toutes les parties occidentales de rAglelerrc» les étages silurien, devonien, carbonuérienet permien, en couches concordantes ou discordantes. Quoique les choses soirat bien moins bien tracées, on peut entrevoir une succession à peu près semblable en Allemagne.

La même succession régulière des cinq étages superposés se montre en Russie, ^ Suède, et y succède comme en Aflgleterw^ e'est-à-dire de l'ouest à l'est, en partant de la Suède, et s'avauj^nt vers le centre de la Russie. 11 en est ainsi, mais en sens cod« traire, de l'est à Touest sur le versant ocodeutal de l'Oural. M. d'Orbigny a constat* une régularité semblable sur tous les pomis de la Bolivia, dans l'Américiue méridionale, où il a rencontré les terrains paléozoïques* Ces faits généraux de suiterposition viennent corroborer le groupement de tous ces étages dans une seule et même grande période.

Si les parties du monde où il ne manq»* aucun membre des terrains paléozoïques nous les font réunir en im seul groupe, des discordances partielles nous donnent les »mites réelles qui existent entre les qn«w*

(777) Oriqine dtê faiit/ei et éa cùMHnenti^ etc;, livre i.

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étages, comme on pourra le recoonaltre à cfaacon en particulier. On Toit, ffàr exemple» aux Etats-UniSy les trois premiers seulement exister en couches concordantes sur des centaines de lieues d'extension, sans qu'il y ait trace du dernier; on voit dans la Sarthe et dans la Manche, en France, les mêmes étages. D'autres fois, on ne trouve que les étages devonien et carboniférien; rx>mme à Ferques (Pas-de-CalaisJ comme en Espagne, ou run d'eux seulement, comme en Norwége, en Suède, en Russie, en France, et dans quelques autres contrées, que nous signalons aux étages. Ce sont des irrégularités de superposition, dénotant autant oe perturbations géologiques partielles, supérieures ou inférieures à ces étages isolés, ou avec des lacunes, qui nous donnent les véritables limites de ces étages lorsqu'ils sont en •uperposition concordante. Cela est si vrai, <iue la paléontologie spéciale de ces portions isolées, comparées aux étages en superpositions concordantes, correspond toujours aux limites qu'on trouve dans l'ensemole des faunes superposée, sur ces parties concordantes. Elle peut donc servir par compa^ raison à les limiter dans ce dernier cas.

En parcourant les étages pal^zoïques, on voit combien sont variables, dans chacun en particulier, les caractères de la composition minéraloçiques des couches. On sera dès lors certain que ces caractères ne sont appliqtiables qu'à des régions très-restreiotes et voisines les unes des autres, tandis que ces caractères changeront suivant lés lieux et suivant les couches. En effet, si des grès peuvent servir à faire reconnaître un étage sur un point, sur d'autres ce seront des calcaires ou des schistes. Il en résulte que pour chaque étage, il ny a pas de caractères niiuéralogiques particuliers, et moins encore pour l'ensemble. Il faudra même bien se garder de vouloir établir le moindre parallélisme dans les couches de deux lambeaux séparés, avant de s'assurer si les fossiles concordent avec ce parallélisme; car on pourrait racilement identifier deux Ages difiérents. Nous insistons sur cette remarque, îe plus sûr moyen de se tromper, étant de partir de la composition minéralogique, sans consulter les fossiles, gui sont les véritables preuves d'une parfaite contemporanéité.

Si nous avions à additionner la puissance de chaque étage pour avoir une seule somme, nous trouverions pour l'étage silurien, 5,200 mètres; pour l'étage devonien, 3,050 mètres; pour Tétage carboniférien, 3,000 mètres; pour l'étage permien, 1,000 mètres, ou un total de 13,150 mètres d'ensemble; mais cette épaisseur ne serait pas vraie : car il est certain que les mers, ayant souvent changé de forme, de lit ou de profondeur, peut-être à chaque étage, les plus grandes masses sédimentaires se sont toujours naturellement, par. suite du nivellement, constant, déposées sur les points les plus profonds qui devaient de toute nécessité cnanger de place à chaque époque. II ne serait .

donc pas juste d'additionner ces gfandef puissances de sédiments, qui devaient s'accumuler à chaque étage sur des points dif férents.

Nous dirons comme faits généraux, qu*è chacun des étages nous avons trouvé qall existait des continents et des mers; que les continents étaient couverts de végétation; que les mei*s avaient des points littoraux, des parties sous-marines voisines des côtes, et^ des parties sous-marines plus profondesavee des animaux spéciaux à ces zones, absolument comme les mers d'à présent ; et qu'enfin elles étaient soumises à toutes les influences physiques actuelles. On reconnaît encore que ces mers et ces continents étaient soumis aux mêmes oscillations du sol que nous vovons exister aujourd'hui dans le nord de l'Europe, ou sur beaucoup d'autres points depuis répoque actuelle.

La présence des végétaux fossiles , et dès lors de la houille, h cnacunc des cinq époques des terrains paléozoïques, prouve nonseulement ce que nous venons d'avancer, 2[u'il y avait des continents à chacune de ces poques, mais encore qu'il ne faut pas chercner de la houille seulement dans l'étage carboniférien. En effet, le charbon de terre s'exploite en Portugal dans l'étage silurien; en Espagne, les mines les plus riches paraissent dépendre de l'étage devonien, tandis qu'on l'a également signalé dans l'étage permien, en Saxe. Ces faits prouvent que si les dépôts houillers sont plus fréquents dans Tétage carboniférien, les autres étages |)aléozoïc^ues peuvent fournir aussi leur part do houille à l'industrie et aux arts. Il faulra donc la rechercher dans tous les terrains paléozoïques.

Nous n'avons pas pu employer les caractères minéralogiques pour distinguer les terrains [laléozoïques. On a même vu que la superposition était subordonnée à l'étude ?

f»a1éontoloçiquc pour recouni^tre l'âge des ambeaux isolés, ou les limites des étages concordants. C'est donc de la paléontologie seulement que nous devons tirer les caractères distinctîfs appelés, dans toutes les circonstances, à faire séparer les terrains paléo^ zoïques des terrains triasiques qui suivent immédiatement.

Pour distiqguer les terrains paléozoiques des terrains triasiques, nous avons tous les genres, qui, nés pendant la période triasique, sont encore inconnus aux terrains paléontologiques ; par exemple, 16 genres de reptiles ; 9 genres de poissons ; parmi les mollusques céphalopodes, 3 genres ; parmi les mollusques gastéropodes, 6 genres; parmi les mollusques lamellibranches, 10 genres; parmi les bryozoaires, le genre oêpendisia;

1>armi les échinodermes, 6 genres; parmi es zoophytes, 12 genres ; parmi les amorphozoaires, 8 genres ; c'est-è-dire, en tout, 71 genres nés dans les terrains triasiques, postérieurement aux terrains paléozoïques. Si nous lyoutons les caractères généraux, nous verrons encore an nombre des caractères négatifs des terrains paléozoiques la

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manque complet des classes des mammifères, aes oiseaux, des ordres de poissons cycloîdes, cténoïdes et pleuronectoïdes; des crustacés décapodes, stomapodes, amphipo* des, isopodes; de reptiles chéloniens, etc., etc. Eu résumé, pour distinguer les terrains paléozoïques des autres terrams, nous avons, en réunissant toutes les séries animales, environ lill7 genres qui peuvent donner des caractères négatifs, puisqu'ils sont encore inconnus à cette époque.

On conçoit que si nous avons invoqué Tabsence des genres comme caractère stratigrapbique, leur présence sera plus positive encore pour distinguer les terrains paléozoïques des terrains triasiqucs. Nous avons donc, pour séparer les deux étages, tous les genres qui, nés dans les terrains paléozoïques, n ont pas survécu à ces terrains, et sont encore inconnus aux terrains triasi- <][ues : le genre nothosaurus parmi les reptiles ; les 31 genres de poissons ganoïdes; un nombre considérable de genres composant l'ordre des trilobites. Parmi les mollusques céphalopodes, 17 genres; parmi les mollusques gastéropodes, 7 genres; parmi les mollusaues lamellibranches, 5 genres; parmi les mollusques brachiopodes, ik genres; parmi les mollusques bryozoaires, 1o genres; parmi Ité échinodermes astérides et échinoïdes, k genres; parmi les échinodermes crinoïdes, 40 genres; parmi les zoonhytes, 36 genres; parmi les foraminifères, le genre fusutina ; parmi les amorphozoaires, le genre pajœospongia. Ces genres forment un total de 323 caractères positifs qu'on peut invoquer pour distinguer les terrains paléozoïques des terrains triasiques. Ce sont ces genres qui donnent à l'ensemble de la faune un caractère particulier, un faciès qui ne peut manquer d*ètre reniarqué, quand on compare entre elles les faunes des différents terrains. Ce faciès particulier do la faune paléozoïque naît non-seulement des genres de chaque série animale qui y sont propres, mais encore du nombre dominant des genres de telle classe, de tel ordre en particulier. Par exemple, nous pouvons dire que les terrains paléozoïques sont le règne des poissons ganoïdes et placoidesj des crustacés trilobiteSf des mollus^es céphalopodes et braehiopodesj des échxnodermesi crinoïdes^ parce que ces classes et ces ordres d'animaux ont atteint pendant cette période le maximum de leur développement de formes génériques, étant alors plus nombreux et plus variés dans leurs formes qu'ils ne l'ont été plus tard. Il est même un ordre, celui des crusta^ ces trilobites^ dont lesgenres non-seulement sont très-nombreux dans les terrains paléozoïques, mais encore naissent et disparaissent tous dans ces terrains, aucun n'arrivant jusqu'aux terrains triasiques. Ces résultats, que tout le monde peut apprécier , prouveront péremptoirement, nous le croyons, le cantonnement des formes animales dans des zones superposées. En présence de ces faits il faudrait être aveugle ou vouloir nier l'évidence pour ne pas voir, dans les éléments

paléontologiques, les moyens les plus positifs d'arriver a la connaissance des Ages successifs du monde.

M. Adolphe Brongniart considère cette pé< riode, sous le rapport des caractères de » flore, comme le règne des plantes cryptogames acrogènesy c'est-à-dire comme l'inslaot où ces plantes ont eu leur maximum de développement, où elles dominaient au roiliea de la végétation de cette époque On voit que la botanique arrive à des résultats identiques à ceux que donne la zoologie. Commeui alors pourrait-on nier ces résultats indépendants les uns des autres et convergeant Tcrs les mêmes conséquences?

S'il pouvait rester quelque doute sur les zones chronologiques superposées d'unimaux qui sa sont succédé dans les étages et dans les terrains successifs <lu globe, la distribution des espèces viendrait les lever entièrement. Nous avons en effet, pour distinguer les terrains paléozoïques des terrains triasiques, indépendamment de nombreui animaux vertébrés, de plus nombreux animaux annelés, et de toute une flore spécialt composant un ensemble de près d'un millier d'espèces , le chiffre considérable de 3,180 espèces d'animaux mollusques e( rayonnes. Le fait de la spécialisation j^r zones est d'autant plus certain, queces3,t80 espèces ne sont pas seulement spéciales aux terrains paléozoïques, qu'elles distinguent parfaitement des terrains triasiques dans lesquels aucune ne passe ; mais qu'elles se divisent encore, suivant l'ordre chronologiques des étages, en zones superposées, du*^tinctes, constituant dès étages. En décomposant ce chiffre total, nous trouvons, effectivement, dans Tordre chronologique, b nombres suivants :

Etage silurien {

Etage devonien, Etage Carbon iféricn, Etage pcrmien,

inférieur, supérieur,

420 espèces.

Total égal, 5,180 espèûs.

« Combien de siècles se sont écoulés avaol que le globe ne soit peuplé depuis la dernière rupture de sa surface à la fin de la période azuïque? Nous l'ignorons copapléiement ; néanmoins, nous devons croire, i^ar la puissance des couches inférieures <les utrains paléozoïques souvent sans fosiilt's. que les êtres n'ont pas commencé à paraîtra immédiatement, et qu'il a fallu encore qut* les mers et les continents fussent aiipropne^ à Tanimalion qui devait les couvrir, il "'■ lait que les continents fussent devenus sia-^ hles, que les mers fussent circouscrites, qn" la température fût propre à l'animation. Ei^tin la toute-puissance créatrice se niel a l'œuvre; les continents se couvrent de yégp taux; les mers renferment dans leur sein u* nombreux animaux. Tous ces êtres ont-i > été créés à la fois ou successivement ? <^"y ils couvert tout le globe à la fois ; ou se 5onJils répandus peu à peu dans les mers? Tel* les sont les deux graves questions qu'ï ncw

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deTons d*abord nous adresser» en cherchant à y répondre. Pour aae Tharoionie de l'ensemble existAt dans la nature, il fisillait que tous les êtres fussent créés à la fois, car tous Tjvent aux dépens les uns des autres. On sait que beaucoup d'animaux vivent de débris de végétaux, et que le plus grand nombre se nourrissent d*ètres plus petits; c'est 4u moins la loi générale actuelle. Ce fait doit faire croire a priori que les plantes et les animaux ont été créés à la fois. C est aussi ce que présente la nature ancienne, puisque les mêmes couches renferment simultanément.

un grand nombre d'animaux de toutes les classes et des nlautes marines. La première question semblerait donc être résolue, par le raisonnement aussi bien que par les faits, dans le sens d'une création générale simultanée. Pour répondre à la seconde question, les faits viendraient encore prouver que, lors de cette premit^re animalisalion du globe, comme à toutes les créations successives qui ont suivi, les êtres ont été créés partout à la fois ; car on trouve, sur tous les points du globe, les mêmes êtres dans les mêmes étages, quelle que soit, du reste, la distance des points entre eux ; et les formes animales nées çn Europe avec la première aniînalisation du globe sont identiques à celles qu'on trouve dans les autres parties du monde, comme on pourra le voir aux étages. Nous devons d'autant plus le croire, que les mêmes résultats se montrent à chacun des étages qui se sont succédé depuis le conimencement du monde animé iusqu'à présent, et notamment quatre fois dans les terrains paléozoïques dont nous nous occupons (778). »

Pris dans leur ensemble, sans avoir é^ard aux étages, les terrains paléozoïques avaient des continents et des mers. Les mers couvraient une grande partie du monde; les. continents devant être moins élevés, on peut penser que ces mers couvraient une plus grande étendue que de nos jours. Elles se" fendaient aussi bien sous la zone torride que vers les pôles. Elles nourrissaient, sur leurs bords des p]an.tes marines, et déjà quelques reptiles sauriens respirant l'air en nature; un grand nombre de poissons générale-. ment cuirassés et de forme souvent bizarre,' parcourant les rivages et les hautes mers, où vivaient un grand nombre de crustacés trilobites, des cirrhii>èdes, desannélides et autres animaux respirant par des branchies. Les mollusques céphalopodes, les plus parfaits de cet embranchement d^inimaux étaient à leur maximum de développement, de même que les brachiopodes et les échinodermes cnnoïdes. Toutes les classes marines y étaient représentées dans ce premier ensemble, et il n'y manquait aucune des formes types de classes que nous avons aujourd'hui ; toutes soumises aux mêmes lois que les êtres actuels par rapport à leurs zones de profondeur dans les mers.

Il n'y devait pas moins d'animation sur les

continents : des insectes nombreux respirant l'air en nature par des trachées, des arachnides respirant par des poumons, animaient de leurs brillantes couleurs des sites où se déployait tout le luxe de la végétation. Tci des fougères des plus variées^ d'une taille gigantesgue ; là des sigillariées de grande taille lurmaient des forêts, tandis que le sol était couvert, de lycopodiacées, et d'autres plantes les plus variées, parnû lesquelles dominent les crvptogames acrogènes.

En résumé, dan^ cette première période de l'animation du globe, toutes les classes d'animaux marinis et terrestres avaient déjà des représentants, excepté les mammifères, les oiseaux et les myriapodes. Tous les modes différents de respiration des êtres existaient : l'eau par des branchies, l'air en nature au moyen {de trachées ou de poumons. Les plantes cryptogames, acrogèncs et amphigènes;des plantes dicotylédones, jçymnospermes et angiospermes y existaient, ef peut-être des plantes nionocotylédones.

Les mêmes êtres, les mêmes plantes s'étendaient, pendant cette période, depuis^ la zone torride jusqu aux deux pèles, puisqu'on trouve des plantes à File Melleville , et des animaux au Spitzberg, aussi bien que sous les tropiques. On doit en conclure qu'alors la température était uniforme sur le globe par suite de la chaleur propre à la terre, et que les lignes isothermes actuelles n'existaient pas encore.

Les oscillations du sol sont démontrées par les parties continentales avec leurs végétaux, placées, durant la même époque, Êlusieurs fois sous des couches marines. Iles ont existé dans chacun des étages de

man carbôniféricn.

Enfin, à quatre reprises différentes durant cette période, des perturbations géologiques» plus énergiques que les oscillations, sont venues disloquer la croûte terrestre. Le déplacement des matières dans les eaux a déterminé renvahissement complet des continents et une immense agitation dans les mers, qui ont détruit tous les êtres. Quatre fois aussi, après Tagitation générale, le repos est revenu; les continents sont restés stables; les mers sont rentrées dans leurs limites, et unenouvelle création a remplacé l'ancienne; création composée, souvent, des mêmes genres, avec quelques modifications; mais toujours d'espèces presque toutes différentes, comme on peut le juger aux étages et en étudiant leurs faunes comparatives.

A chacune de ces commotions géologiques la croûte terrestre fracturée, dislocjnée, a livré passage aux roches plutoniques, qui, alors, ont surgi à If surface, rempli en filons, en diques les fissures préexistantes , ou se sont répandues plus ou moins, sur le sol

Elles ont existé dans chacun des étages de l'époque paléozoïquei et sont même là plus marquées qu'ailleurs, surtout dans l'étape

(77S) AL d'Oebicnt, Cimn élémenL de paléontoi.f t. II.

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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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Consolidé» près de ces onvertores béantes laissées par les di'slocations.

PALISSY. Foy. Géologib.

PALLAS, Vojf. GioLOGii.

PALMIERS. ~- On regarde la famille actoelle des palmiers comme composée d'en- Yiron mille espèces qui appartiennent pour la frtupart en propre à certaines régions de la aooe torride. Quant à son histoire géologique» cette grande et belle famille^ bien qu die ait été appelée à Texistence aussitôt oue les formes végétales les plus anciennes aela période de traiisition, elle n'a que très-peu de représentants dans la formation houillère (779)» et elle est également peu nombreuse dans la série secondaire (780)» mais on trouve en abondance des tiges» des feuilles et des fruits de palmiers dans les formations tertiaires (781).

Troncê fossiUê de palmier i. — Les tiges de palmiers que Ton rencontre à Tétat fos* sile proviennent d*un grand nombre d'es«r pèces ; on en voit qui sont converties en un peau silex dans les dépôts tertiaires de la Hongrie et dans le calcaire grossier de Paris (7S2). 11 existe également des troncs de K limiers dans les formations d'eau douce de ontmartre (783), et on assure qu'à Liblar» près de Cologne^ il s'en est trouvé dont la direction était- verticale (784). De beaux troncs de palmiers siliciûes se voient à kn* tigoa et dans l'Inde» ainsi que sur les buttes d Jrawadi» dans le royaume d'Ava.

Nous ne devons pas nous étonner que des débris de palmiers se rencontrent dans les latitudes chaudes où les plantes de cette famille sont encore maintenant indigènes, comme k Antigoa ou dans les Indes ; mais leur présence dans les formations tertiaires de l'Europe» associée à des débris de croco*

(779) LiNDLET. Flore fostile^ n. XV, pi. cxlii, p, 163.

(780) Voffet le travail de Sprengel sur les palmacites endoffcnites du nouveau erès rouse des envi* rons de Cheoinitz (Halle, 18z8), et rouvrage de Coilaii DendroUthen; Dresde et Lieipsick, 185z, pi. IX et x).

(781) M. Ad. Brooffniart a mentionné huit espèces de palmiers dans la liste qu'il a donnée des plantes fossiles de la série lerliaire,

(782) On voit dans la planche lxiv, ûjf. 2 de Tniivmge ae Buckland , un oeau tronc fossile appartenant au Muséum de Paris, voisin de la famille des palmiers, etd*une circonférence de près de 4 pieds; li a été trouvé dans la région inférieure du calcaire grostiier de Vailly, près de Soissons, M, Brongniart a désigné ce fossile sous le nom d^Endogenites echinalus. Les appendices saillants dont il est entouré, et qui rappellent le feuillage qui couronne un chapiteau corinthien, sont les portions persistantes dçs pclioles tombés, portions oui demeurent adhérentes a la tige après la chute oes feuilles elles-mêmes. Lies appendices sont dilatées à leur base, qui en^ toure un quart ou même un tiers de la circonférence (le la tige ; la forme de celte base, et la disposition du tissu ligneux dans les faisceaux de libres , indi-

Suent assez que ce fossile provient d*un monocotyléon arborescent voisin des palmiers. (785) (hi à trouvé dans les lits de marne argileuse

?ui recouvrent les couches de ffy|>se du bassin de ^ris, des troncs couchés de palmiers d*une taille

diles'el de tortues» et à des coquilles marines très-voisines de celte que 1 on rencontre maintenant dans les mers chaudes, semble indiquer que le climat de l*£urope \m* dant la période tertiaire était d'une lempé^ rature plus élevée qu*il ne l'est à Tépoque actuelle.

FeuiUes foêMes de p&imier*. — Sept toc»lités différentes présentent des feuilles fossiles de palmiers dans les couches tertiaires de la France» de la Suisse et du Tyrol } et parmi ces feuilles se trouvent au moins trois espèces flabelliformes» oui diffèrent non-seolement des feuilles du chamœropê Atum7if,le seul palmier qui croisse maintenant (7851 dans le sud de l'Europe» mais qui ue res^ semblent même à aucune espèce vifante connue (785). Cesfeuilles sont d ailleurs trop parfaitement conservées pour que l'on puisse admettre qu elles ont eu à subir dq transport par eau des régions éloignées, et elles doivent plutôt» selon toute apparence, être rapportées aux espèces éteintes qui furent indigènes de l'Europe durant la période tertiaire.

On n'a rencontré jusqu'ici dans les couches tertiaires aucune feuille de palmier de forme pennée» bien que cette forme soit deox fois plus fréquente que la forme en éventail dans la famille des palmiers telle qu'elle existe maintenant (786).

Fruité fossiles de palmiers. — On rencontre dans les formations tertiaires un grand nombre de fruits fossiles appartenant à la fiamille des palmiers, et qui» d'après M. Ad. Brongniart» paraissent tous provenir de genres à feuilles pennées. On en a découvert 3uelques-uns dans l'argile tertiaire de Tile. e Sheppey» parmi lesquels des dattes (787), fruits qui maintenant ne se voient plus

considérable, en même temps que dea coquilles de limnées et de planorbes.

Comme les dépôts dont il s'agit sont des dé^ d'eau douce, ces troncs n'ont pu y être apport^ de régions éloignées par des courants marins; elile^t probable que ce sont des palmiers indigènes de \t^ rope et même de la France.

n8i) On n'a pas encore décidé la question de savoir si ces palmiers ont conservé cette poslUoii iprw avoir été charriés, on s'ils occupent encore la pia« où ils ont vécu, ainsi que cela a lien pour les cyti* dites et les conifères de l'Ile de Portland.

(785) La feuille représentée pi. lxiv, flg. 1,mb5 l'ouvraffe de Biicklànd est celle d'un palmier fbbcluforme, le palmacUeê lamanoniSy provenant du gyp» d'Aix en Provence ; on en trouve encore de semblabes dans trois autres localités de la Fraocc, va environs d'Amiens, du Mans et d'Angers, ei prtooi dans des couches tertiaires. Une autre espèce, k pa(macite$ parisienêis^ provient du calcaire grossiff des environs de Versailles. (Cdvier et BroîwîjujJ' Géognosie deê environs de Paris, pi. vui, fig. 1* ^ ' Une troisième, le palmacites fiabeliaius, se rencontre dans la molasse de la Suisse, prés deLausion^ et dans le lignite d'Hœring, dans le Tyrol.

(786) Les dattiers . les cocotiers et les arew wo» des exemples bien connus de palmiers à feuiue» pennées.

(787) Pariikso», Organic remains, t. !•% p- ^

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ET ne PALEONTOLOGIE.

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