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columelie (columellu); lorsque celte uartie «st saillante, oa la dit êtyliforme. Elle est ronde ou fortement comprimée.
Les courtes cloisons formant couronne»
qui naibseot souvent entre les columelles et les cloisons, et font saillie du fond du calice, se nomment pa//« (palulus). Les palis sont toujours situés dans le prolongement des cloisons, d*un ou de plusieurs cycles déterminés, et font ToCBce de cloisons complémentaires.
Dans quelques ras, les chambres, è mesure que le polypier s*éJève, tendent à se fermer par le bas. Cette occlusion des chambres peut s*effectucr de deux manières : elle résulte de la formation d'une série de lames horizontales, qui s'étendent à la fois dans toute la largeur du polypier, et, se superposant comme autant uétagcs, forment ce <^u'on nomme des planchers. Lorsqu elle ne s opère pas complètement, et qu'elle se borne à clore Tinter valle des cloisons, oa désigne ces lames sous le nom de Iraversts.
On peut appeler endotheque tons les tissus intérieurs d'un polypier.
I^s polypiers , bien plus nombreux que les échinodermes, dans les couches terrestres, mais moins multipliés que les mollusques, présentent quelquefois aes masses énormes aux étages géologiques qui les renferment. On les Toit encore, dans les couches terrestres , formant des récifs analogues à ceux aui entourent quelques lies des Antilles et e rOcéanie. Ces récifs anciens, disséminés dans les étages oxfordien et corallien , sont très-remarquables, surtout à Saint -Mibiel (Meuse), à la pointe du Cbé, et d'Angoulin ( Charente-Inférieure ) , etc.
Sur d'autres points, les polypiers, en moiiis grand nombre, sont disséminés dans les couches, par plus petits groupes ou par ifldi?idus isolés. Comme leur nature testacée empêchait leur destruction, on les rencontre souvent dans un bel état de conservation, ou seulement transformés. D'autres fois, ils n'ont laissé que leurs empreintes extérieures, ou, plus rarement, leurs moules intérieurs.
M. Milne Edwards divise les polypiers en trois ordres ileszoanthairest les alcyonaires, et les kydraires^ dont les deux premiers seulement ont des représentants à Tétat fossile.
Cn jetant les yeux sur le tableau de la répartition des genres et des espèces de zoopbytes dans les couches tertiaires depuis la première animalisation jusqu'à l'époque actuelle, on remarque tout d'abord que , de toutes les séries animales , c'est peut-être Tune des plus irrégulièrement réparties.
Depuis leur apparition dans l'étage siluiien, le premier du monde animé, les zoophytes occupent, en effet, tous les étaj[^es, sans néanmoins montrer de progression croissante régulière. Les genres qui ap|)araissent à chaque étage, et se continuent ensuite
J'nsqu'a l'éqoque actuelle, sont, par rapport \ ceux qui s y éteignent (et sont perdus pour l'époque actuelle ) dans les rap|K)rts de 38 à 176. Il en résulte • dans 1 ordre chronologique, un rcmplaccmeut ^ucce^sif
des genres , dont les uns éphémères , et les autres persistants, durent plus ou moins, mais font généralement place lés uns aux autres, depuis la première animalisation. jusqu'à nos jours. On remarque encore que, de tous les genres qui naissent durant la période paléozoïque, aucun ne passe aux grandes périodes suivantes : car les premiers genres qui arrivent jusqu'à nous naissent avec l'étage conchyfien, ou la seconde grande éooque du monde. Il est remarquable même ae voir que ceux de ces genres qui arrivent jusqu à nous, comparés à ceux
3ui s'éteignent, ne sont pas plus nombreux ans Icf terrains tertiaires les plus rapprochés de nous que dans les terrains juras* siques. De ces faits généraux on neut déduire la conséquence directe d'application , que les zoophytes sont peut-être, de tous les animaux , *les plus importants . à bien connaître dans leur répartition zoologique, afin d'appliquer les faits connus à la reconnaissance des terrains et des étages géologiques, eXc.
Comparaison de% ordres entre eux. — Nous n'avons ici aucune comparaison importante,* puisque les deux ordres, les zoantaires^ les alcyonaires^ naissent à la fois dans Tétage silurien, et suivent parallèlement tous les âges, pour atteindre leur maximum de développement générique dans les mers actuelles. Pour arriver à trouver des* différences notables dans l'apparition successive des séries de zoophytes, si nous descendons aux familles, nous les trouverons ainsi distribuées' suivant les grandes périodes géologiques,
Lts terrains paléozoïques montrent les familles des fatositidœ^ oes milleporidœ^ des serialoporidœ 9 des thecidœ^ des cyalhcphyl^ lidŒf des lithostrolionidœ 9 et des tubiporiaœ^
f^armi lesquelles les cyathophyilidœ et les ilhostroiionidœ ^ sont spéciaux à cette épo*, que , ainsi que les tkecidœ.
Dans les terrains triasiques naissent les, familles des eusmilidœj les cariophyllidœ ^ et les astreidœ.
Dans les terrains jurassiques se montrent,, pour la première fois, les familles des cya-^ tinidœ, des pachygyridœ^ des stylinidœ^ des meandrinidœy des poritidœ^ des oci4/tnî(f<r,,des fungidŒf et des agaricidœ. /
Dans les terrains crétacés apparaissent les fismailles des cladocondœ^ des eupsasimmidœt des stylophoridw ^ et des cyciolilidœ.
Dans les terrains tertiaires, qui nous ont précédés sur la terre, les familles suivantes restent seules à se montrer : les turbinolidœ^ les rhizangidœ, les madreporidœ ^ le$penna^ tulidœ et les gorgonidœ
On voit, par cette apparition successive que des familles entières, dans cette série animale, peuvent donner des caractères négatifs ou positifs, et peuvent encore avoir une application en zooio$^ie. Quant aux considérations de la perfection relativ? de ces. familles, comparées à leur époque d'appa* ri (ion dans les couches terrestres, nous ne croyons |;as qu'on puisse en établir. On voit ^ 9n cffel , des iK>lypicr5 libres dans les prv
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dichonnaiiul de cosmogomet
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mfers terrains comme dans les derniers r ef les différents modes de reproductions par Ixmrgeonnement et par fissiparité se retrourent également h tous les Ages.
* Déductions zooloaiques générales, — Les zoophjrtes, compares dans leur ensemble numérique, par rapport à leur instant d'ap- ]>aritiony naissent avec le premier étage du inonde animé, où ils offrent 7 genres. Ils montrent, dai^ les terrains paléozoïques, 38 genres^ dans les terrains triasiques, 12 ; dans .es terrains jurassiques, 67 7 dans les terrains crétacés, 82; et dans les terrains tertiaires, 76. Si Ton n'avait égard qu'aux genres fossiles, le maximum de déveIo()pement serait évidemment pendant la période crétacéei mais ce maximum, comparé aux genresactuellemeut existants dans nos mers, reste au-dessous de la faune zoophytique actuelle; et Ton est forcé de reconnaître que le meximum de développement générique de cette série animale, se trouvant à notre époquer il s'ensuit que, d'après les nom^ bres, elle a marché, néanmoins, dans une* progression croissante.
uédttctions climatologiques comparées. — Ce cgixe nous pouvons dire relativement aux zoophjtes, c est qu'ils suivent la marche céoéraie que nous avons déjà signalée.
Lorsque nous voyons, par exemple, que les genres flabellum^ caryophyllia^ oulophyllia^ infondy*tna, astrea^ aendrophyllia ^ madre^ pora et explanaria^ se rencontrent fossiles eu France, en Angleterre, en Italie et en Allemagne, aux étapes falunien et suhapen- Qinqui nous ont précédés sur la terre, tan^ dis qu'on ne les trouve plus aujourd'hui qu'iaux Antilles, dans le Grand Océan et dans la^ mer Bouge, aux régions équatoriales les plus chaudes,, on est forcé de convenir qu'à ces époaues passées, les mers géologiques d'Europe devaient avoir une température ^gale aux régions tropicales actuelles. Ce qu8 nous venons de dire des déductions cHmaloIogiques est également applicable aux déductions géographiques : c'est que la' distribution géographique des zoophytes datt^ les étages géologiques n'est nullement en rapport avec la distribution géographi-
3ue actuelle, qui dépend, le plus souvent, e zones isothermes.
' Haéduclions zoologdque^ tirées des genres.. -^ Les caractères stratigraphiques négatifs^ font on ne peut plus marqués pour les zoophytes. On voit, en effet, que sur 21V Genres fossiles, aucun n'occupant tous les étages r tous peuvent donner des limites négatives pour les étages et pour les terrains où ils ne se trouvent pas.
Les caractères positifs^ par la même raison, nous offrent, suivant l'extension que les genres occupent dans les étages, des ca^ ractères d'autant plus marqués que, sur les m genres fossiles, 176 s'éteignent dans les étages géologiques, sans arriver jusqu'à pous, et que 99 genres, ou près de la moitié, «ont encore spéciaux, dans l'état actuel de ùos connaissances, à un étage seulement. La persiUance des caractères positifs existe
chez les zeopiiytes. Pour s'en assurer, fl suffira de voir la répartition des espèces deb' genres prionastrea^ synetstrea^ fangineth^ phyllocœniar astrea et paracyaihus. Les conclusions relatives aux espèces sont encore les mêmes, car les 1135 espèces ftwsiles énumérées sont, jusqu'à présent, toutes spéciales à l'étage où elles ont vécu, et peuvent être considérées comme caraclénstiques de l'étage où elles ont, jusqu'ici, été rencontrées.
En terminant ces considérations générales, nous ne devons pas oublier de signaler d'autres circonstances d'application géologique. Aujourd'hui les zoophytes abondent dans îes régions chaudes, partout où se font sentir des courants assez forts pour mie les eaux soient constamment renouyeiées et claires. Lorsque dans les étages géologiques on y compare les couches où les zoophytes sont abondants, comme, par exemple, les dépôts bathonien de la Normandie; corallien de La Rochelle, de Saint-Mlhiel , de l'Yonne, de Nantua; cénomauien, du Mans; turonien, d'Dchanx, deCorbières, de Martigues, et même les dépêts parisiens d'Auvers, on acquiert bientôt la preuve, par tous les signes évidents de charriage des sédi* ments par les courants, que tous ces points Où abondent les zoophytes sont dans des conditions identiques aux conditions d'existence actuelles'.
POMATOMUS TELESCOPIUM. Vop. A:^i-